Faits de violence à l’École : ne pas oublier l’impératif éducatif ! (FSU)

Deux lycéens ont menacé une enseignante avec une arme à feu factice jeudi 18 octobre pendant un cours. Il s’agit là d’un fait grave. Un dépôt de plainte a été effectué.

La FSU avec ses syndicats condamnent toute forme de violence, d’où qu’elle vienne, et apportent tout leur soutien à la collègue menacée et à l’équipe de l’établissement.

Le sujet important de l’accompagnement éducatif et social demande de la réflexion et du recul davantage que de la bousculade médiatique et des réponses à visée sécuritaire. L’École n’est pas un sanctuaire. Les débats et la violence qui traversent la société l’affectent aussi. Mais elle est avant tout un lieu d’enseignement et d’éducation.

Les équipes ont à cœur d’y prévenir la violence par un travail collectif quotidien de l’ensemble des personnels : enseignants, CPE et AED, AESH, personnels médico-sociaux, équipe de direction. Pour y parvenir, elles doivent disposer des moyens nécessaires : humains, formation, concertation, soutien aux projets de prévention de la violence…

Les passages à l’acte des élèves doivent faire l’objet d’une réponse rapide mais non précipitée, proportionnée, et à visée éducative. L’institution se doit de protéger l’ensemble de la communauté éducative, les personnels comme les élèves. De la réponse dans la classe à la saisine du CHSCT et/ou de la justice, l’ensemble des réponses doit pouvoir être mis en œuvre.

La FSU demande au Ministre de prendre la mesure du nécessaire accompagnement des équipes et des outils à mettre en place pour que l’École puisse jouer pleinement son rôle.

Communiqué de presse – Les Lilas le 22 octobre 2018
Eliane Lancette,
chargée des relations avec la presse pour la FSU
06 72 53 91 13 / 01 41 63 27 40

Paysans, un monde au bord du gouffre

Photo Mehdi Fedouach/AFP.

Photo Mehdi Fedouach/AFP.

Un an après son discours de Rungis qui promettait de meilleurs prix, le président Macron demande aux paysans de se débrouiller seuls face aux transformateurs et aux distributeurs. Alors même que le monde rural affronte les effets de la sécheresse et s’inquiète de l’avenir de la PAC.

C’était le 11 octobre 2017 au Marché d’intérêt national (MIN) de Rungis. Trois mois plus tôt, le nouveau président de la République avait mis en place les états généraux de l’alimentation dont les travaux des différentes commissions devaient contribuer à une montée en gamme des produits alimentaires, à une moindre utilisation de la chimie en agriculture et, surtout, à une meilleure rémunération du travail des paysans. Ces échanges devaient faciliter le travail des parlementaires afin que la loi, prévue pour le printemps 2018, permette aux paysans de tirer un revenu décent de leur travail.

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Éducation. AVS, des salariés maltraités, l’inclusion des élèves menacée

Les accompagnants d’élèves en situation de handicap sont là pour créer du lien. « C’est un crève- cSur, quand on a réussi à faire progresser un écolier et qu’on nous dit : 0x201CMaintenant vous allez ailleurs0x201D    », confie l’un d’entre eux. Jean-Pierre Sageot/Signatures

Les accompagnants d’élèves en situation de handicap sont là pour créer du lien. « C’est un crève- cSur, quand on a réussi à faire progresser un écolier et qu’on nous dit : 0x201CMaintenant vous allez ailleurs0x201D », confie l’un d’entre eux. Jean-Pierre Sageot/Signatures

Pourtant indispensables à la scolarisation des enfants porteurs de handicap, les auxiliaires de vie scolaire sont sous-payés, peu reconnus et quasiment sans formation. Paroles de travailleurs pauvres en souffrance.

Précaires, mal payés, mal formés, isolés, parfois en butte au mépris du corps enseignant… Les difficultés de ces accompagnants entravent souvent leurs missions. « Si on ne travaille pas dans de bonnes conditions, ça se ressent sur les élèves », confie Nolwenn Coulon, une syndiquée SUD qui officie dans la région de Brest, handicapée elle-même et mère d’une fille épileptique. « Ces emplois, nous les avons revalorisés puisque ce ne sont plus des emplois aidés mais des contrats, avec des salaires de 1 350 euros mensuels », assure le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, interrogé par France Bleu Normandie.

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