Retraites. Un recul social de 70 ans

Revalorisation des pensions de 0,3% en 2019 et 2020, hausse de la CSG rejet d’un système par points ont poussé des milliers de retraités à descendre dans la rue, jeudi 18 octobre.

Les retraité.e.s sont furieux. Ils expriment leur colère face aux choix gouvernementaux. C’est un recul social de 70 ans.

Entre le report de la majoration des retraites il y a un an, la hausse de 1,7 point de la CSG et la revalorisation des pensions limitée à 0,3% tandis que l’inflation galope à 2,3%, un retraité qui touchait en décembre 2017 une pension moyenne (1.380 euros par mois) perd 560 euros sur un an.

Macron fait preuve de cynisme, il ne défend que les milliardaires.

Les dernières décisions du gouvernement concernant les pensions de retraite aboutissent à un recul social de plus de 70 ans. Dans le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2019, la pension de retraite doit rester un droit, un dû, acquis par le versement des cotisations, et non devenir une simple « allocation sociale ».

L’évolution des pensions, devenues allocations sociales, est désormais le fait du prince, des possibilités budgétaires, avec l’objectif de les faire baisser drastiquement.

Le Président Macron, élu en promettant que le « pouvoir d’achat des retraité.e.s serait préservé », les considère comme des « nantis », diminue leur pouvoir d’achat et veut mettre fin à l’acquis des retraites. Il applique maintenant aux retraité.e.s ce qu’il veut faire avec sa réforme de retraite à points en 2019.

Pendant ce temps, il est devenu banal que les riches soient devenus de plus en plus riches, avec de nouveaux cadeaux fiscaux pour les grosses sociétés et les titulaires de portefeuilles boursiers. C’est donc bien un choix politique !

C’est pourquoi, dans le cadre d’une journée nationale d’action à l’appel de neuf organisations syndicales et associations de retraités, le jour-même de l’ouverture du débat parlementaire sur le PLFSS, le 18 octobre, les retraité.e.s sont descendus dans la rue pour exiger :

  • La suppression de la hausse de la CSG ;
  • La revalorisation de toutes les pensions ;
  • L’indexation des pensions sur les salaires ;
  • Le maintien des pensions de réversion ;
  • La prise en charge de la perte d’autonomie à 100% par la sécu.

Une centaine de manifestants rassemblés devant la CPAM en soutien aux retraités in DDM

Plusieurs organisations se sont rassemblées devant les locaux de la CPAM de Montauban./Photo DDM, M.B.
Plusieurs organisations se sont rassemblées devant les locaux de la CPAM de Montauban./Photo DDM, M.B.

Une centaine de manifestants se sont rassemblés ce jeudi dès 10h30 devant les locaux de la CPAM de Montauban pour « soutenir les retraités ». Ils se sont retrouvés suite à l’appel lancé par la CGT, Force Ouvrière, Solidaires 82, la FSU ou encore la Fenarac 82. Plusieurs discours des différentes organisations présentes ont rythmé le rassemblement, qui s’est achevé peu après 11 heures.

« On proteste contre toutes les mesures anti-retraités, comme la pension et les retraites qui ne sont pas revalorisées » a expliqué Michel Coulom de FO82. Le lieu de rassemblement n’avait pas été choisi au hasard : « La sécurité sociale est l’emblème de la solidarité nationale » a-t-il ajouté. Parmi les manifestants, plusieurs retraités ont fait le déplacement : « on est là pour défendre nos droits, car plus ça  va plus ça diminue et il faut essayer de montrer que ça va de plus en plus mal » expliquent Josette et Pierrette, retraitées.

Des actifs ont également tenu à être présent, comme Saïd et Patrick : « C’est aujourd’hui qu’on veut que ça change, pour les retraités d’aujourd’hui et il faut être solidaire avec eux, car nous sommes les retraités de demain » a détaillé Patrick. « Déjà qu’on arrive pas à économiser et qu’on vit mal, si on supprime nos acquis qu’est-ce qu’on va devenir ? » s’interroge Saïd.

200 agents envahissent la séance du Conseil départemental de Tarn-et-Garonne DDM+ SNUTER-FSU

La salle a été envahie par les agents du Département./ Photo DDM , L.B.
La salle a été envahie par les agents du Département./ Photo DDM , L.B.

C’est une première dans l’histoire du département de Tarn-et-Garonne. Plus de 200 agents du Département ont envahi la salle où se tenait la discussion sur la décision modificative du budget 2018. Ils protestent contre la politique sociale de la majorité, et ont reçu le soutien du groupe radical et des élus socialistes. Un mouvement à l’appel des syndicats FO et FSU dont les représentants ont pris la parole en pleine séance, demandant du « respect » au président Astruc, pris de court par cette interruption. Une confusion qui vient sanctionner la politique d’une majorité aux abois.

NDLR de MAC: En complément d’information, les causes du mécontentement sont plus profondes et portent aussi sur une forme de mépris pour le travail des agents, ainsi que pour leurs droits…. des photos et le texte du SNUTER-FSU!
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Crédit Photos André Greder des « Nouvelles du Tarn et Garonne »

Loi Blanquer : la loi du marché éducatif contre l’égalité (communiqué PCF)

Une énième réforme de l’école est présentée ce jour au Conseil supérieur de l’éducation. Un projet de loi qui s’attaque à tous les sujets, de l’âge de l’instruction obligatoire au financement de l’enseignement privé en passant par le développement de l’expérimentation et de l’évaluation. Jean-Michel Blanquer déclarait pourtant quelques mois après son arrivée Rue de Grenelle que « l’école n’a pas besoin, à chaque alternance politique, d’une nouvelle loi ».

L’enseignement privé est le grand gagnant de la réforme puisque les communes devront désormais le financer dès la maternelle, par le biais de l’obligation scolaire à partir de trois ans. Un coût que l’État s’engage à prendre en charge pour l’année à venir… au détriment des moyens accordés à l’école publique.

De même, sous couvert d’expérimentation, le ministère entend encourager le développement d’offres éducatives des plus diverses, publiques comme privées. Balayant le caractère national de l’éducation, on veut donner aux familles la liberté de choisir l’école de leurs enfants en fonction des choix pédagogiques et didactiques de chaque établissement. Un marché ouvert qui renforce les inégalités entre les élèves.

La liberté et l’autonomie des acteurs s’arrêtent cependant aux portes du ministère puisque ce même projet de loi propose de substituer au CNESCO, instance indépendante d’évaluation des politiques éducatives reconnue par la profession, un organisme placé sous le joug du ministre lui-même. L’évaluation est réduite à l’état d’un outil de contrôle des établissements et des personnels, qui n’ont que le libre choix d’obéir aux injonctions et fantaisies ministérielles.

Ce projet de loi s’oppose une nouvelle fois au principe d’égalité sur lequel est fondé l’école publique. Le Parti communiste français sera de toutes les batailles face à ce nouveau coup de force de Jean-Michel Blanquer. Avec son réseau école et avec tous les acteurs de l’éducation, le PCF propose de construire une école de l’égalité et de l’émancipation.

PCF le 15 octobre 2018

Moissac: discrimination et milices (Communiqué PCF)

C’est avec stupéfaction et désolation que nous prenons connaissance du contenu de l’article de M. l’adjoint à la sécurité de Moissac parut dans les pages de Moissac Mag d’octobre 2018.

En effet, si l’on excepte le louable engagement pour la tranquillité des habitants, on est sidéré par la présence de propos à caractères discriminatoires envers une partie de la population ici stigmatisée car « peu au fait des habitudes occidentales », propos relevant de l’opposition des civilisations que ne renierait pas le RN local. L’amalgame est parfait quand vient ensuite la question « des poubelles jetées n’importe où » …

Mêmes les solutions avancées ont des relents de milices locales ou pêle-mêle, gendarmes, policiers municipaux se verraient adjoindre des citoyens et des associations dans une brigade de lutte contre les incivilités. A quand des patrouilles dans les rues moissagaises ? Armées ou non ? Et dans quel cadre juridique ?

Par ailleurs le ton dramatique employé n’est pas de nature à apaiser le climat, il est ici question de « survie de notre cité » avec des accents moralisateurs parfois comme « se comporter mieux pour bien vivre dans notre ville ».

L’idée même que la municipalité adhère à « voisins vigilants » est une incongruité car est-ce le maire, les élus, les agents de la commune qui seront partie prenante et en cela sous quelle forme et dans quel cadre ?

Quid donc de la nécessaire responsabilité de l’état ?

Enfin, il est inadmissible qu’un élu s’immisce dans la gestion des scolarités en pointant du doigt « l’absentéisme scolaire » comme facteur d’incivilités comme si la prévention et la lutte contre le décrochage, les absences ne se faisaient pas au sein des établissements de l’éducation nationale.

Il est regrettable que la perspective des échéances municipales de 2020 ultra-droitise le discours de cette majorité qui vient chasser les électeurs-trices du RN avec un argumentaire démagogique et fourre-tout.

Cette vision sécuritaire est à l’opposé de nos convictions et des solutions alternatives sont possibles avec un engagement de l’état fort en moyens humains et financiers adaptés.

PCF Cantons de Castelsarrasin/Moissac/Valence et Pays de Serres

CSP, l’irruption citoyenne pour la santé

Durant de longues années, il faut bien admettre que l’intervention citoyenne en matière de santé s’est « bornée » à la défense des structures publiques de santé, hôpitaux et maternités. Les résultats sont contrastés et les luttes n’ont de cesse de se multiplier rejoignant en cela les batailles emmenées par les personnels soignants ou non. Le libéralisme érigé en doctrine exclusive, et son bras armé l’ARS ont orchestré une casse du service public de santé sans concession ou si peu.

Les élus locaux ont souvent été désemparés face à cela et ils sont encore peu nombreux à s’engager dans les luttes existantes.  En revanche, de mandats en mandats, ils mesurent bien la déliquescence de la continuité des soins sur leur commune, leur territoire avec le départ inexorable des médecins qui ne trouvent pas de remplaçants pour leur cabinet et des administrés qui leur en font reproche.

De l’argent public pour des pratiques privées.

Alors pour combattre les déserts médicaux naissant ou avérés, ils se sont engagés dans une réponse modélisée sous la forme de créations de Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) qui par définition reste un modèle économique libéral soumis aux règles du genre et à la bonne volonté ou non des praticiens qui s’inscrivent dans ce type de projet. Des centaines de milliers d’euros avec ou sans subventions sont ainsi versés dans des structures (neuves ou rénovées) pour satisfaire l’installation de cabinets de médecins, d’infirmières, de kinés… ou autres ! Des plateaux techniques flambants neufs voient le jour avec l’approbation des autorités qui valident un peu plus la dérive marchande de l’accès à la santé.

En Occitanie, ce sont plusieurs dizaines de MSP, ou de projets de MSP qui jalonnent le territoire et qui répondent aux besoins immédiats de soins mais aussi aux besoins électoraux des élus locaux.

Pour autant, la réponse n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Plusieurs MSP sont restées des « coquilles vides » ou sont appelées à le devenir. Les médecins pressentis pour s’engager ont rechigné à s’installer sur des territoires à « faible potentiel d’attractivité ». De nombreux citoyens engagés précédemment sur l’accès à la santé ont vite compris le danger de cet unique modèle libéral et rappellent aujourd’hui combien la Santé est un droit fondamental qui passe par la mise en œuvre de la puissance publique au travers de nouveaux projets de santé territoriaux.

Agrégés en collectifs, mouvements, associations, c’est donc à une irruption citoyenne dans ce domaine à laquelle nous assistons aujourd’hui. Une intervention bienvenue qui vient prendre le relais d’élus désemparés découvrant alors une alternative en la création de Centres de Santé Public bien loin des dispensaires d’hier. Des Centres de Santé qui présentent l’intérêt d’une pratique médicinale collective au travers d’équipes de salarié-es œuvrant non pour leur propre compte mais pour un projet de santé en continuité avec les hôpitaux et maternités de proximité. Des CSP soutenus par un projet de santé incluant souvent la dimension de prévention, de médecine sportive voire de complément à la médecine du travail.

Les citoyens-nes ont bien saisi la richesse de la mise en œuvre de ces projets de CSP et donc l’enjeu sociétal dans des territoires ou le mieux vivre ne veut pas dire faire des kilomètres pour se soigner. Ils l’ont saisi bien plus vite que les élus locaux et ce malgré une opposition frontale des autorités telle l’ARS ou l’ordre des médecins. C’est un tout autre schéma qui se dessine alors, portés par la volonté de collectifs qui ne cessent de s’élargir, bien au-delà des tenants traditionnels du service public.

Un espoir pour nos territoires.

La réflexion mise en place publique en est encore à ses balbutiements, mais nous pouvons noter que plusieurs élus (de communes, de départements ou de la région) s’engagent à leur tour et que ces associations porteuses d’idées et de projets émergent dans la région. De plus, les citoyens qui les composent entretiennent un lien viscéral avec la défense des structures de santé publiques existantes qui sont mises à mal par les choix gouvernementaux successifs.

C’est donc une intervention citoyenne constructive, non repliée sur des acquis qui devient une force de propositions, d’informations, qui émerge dans le paysage politique, dans le débat public pour proposer une alternative crédible avec l’objectif de garantir à toutes et tous un droit à la santé pérenne dans nos campagnes, nos villes et nos villages.

Maximilien Reynès-Dupleix

Président et porte-parole du collectif 3CSP82

Ils manifestent à Montauban pour défendre le modèle social… in DDM

Le syndicat Force ouvrière déplaçait un corbillard pour symboliser la mort du service public./ Photo DDM, M.B.
Le syndicat Force ouvrière déplaçait un corbillard pour symboliser la mort du service public./ Photo DDM, M.B.

Entre 500 (selon la préfecture) et 1 000 personnes (selon les syndicats) ont manifesté hier dans les rues de Montauban pour s’opposer à la politique sociale menée par le gouvernement, dans le cadre d’un appel national lancé par diverses organisations syndicales. Le départ était donné à 10h30 au centre hospitalier de Montauban. Les militants se sont ensuite arrêtés devant les locaux de la DDT (Direction départementale des territoires), la mairie de Montauban, l’école du centre pour finalement stopper le cortège devant la préfecture. Le mouvement était mené par Force Ouvrière, la CGT, Solidaires et la FSU. «On se bat notamment contre la suppression de milliers de postes de fonctionnaires mais aussi contre la baisse des salaires. On ne veut pas la mort du service public ni des fonctionnaires» ajoute Agnès Seguela, secrétaire départementale de Force Ouvrière. «On veut montrer qu’il existe une autre possibilité de société, avec une répartition des richesses plus justes» ajoute Maryline Cavaillé de la CGT.

Un corbillard en tête de cortège

En tête, Force ouvrière menait le mouvement, vêtu de noirs, transportant un faux corbillard dans les rues de la ville. À chaque arrêt, une oraison funèbre au tambour était jouée pour symboliser la mort du service public : «On a voulu surprendre et faire passer un message, c’est notre modèle social qu’on assassine» a déclaré Force Ouvrière au cours d’un discours. En plus des drapeaux représentant les différentes forces syndicales présentes, plusieurs pancartes et banderoles volaient au-dessus du cortège : «école publique laïque RIP», «n’expérimentez jamais un monde sans fonctionnaires», «contre le chômage, travailler moins pour travailler tous», «pas d’égalité sans services publics»,…etc.

Retraités, cheminots, enseignants, personnels de santé,… plusieurs corps de métiers et statuts (salariés, chômeurs, privés d’emploi, retraités,…) ont défilé dans les rues de la cité Ingres. Parmi eux, Peggy, aide-soignante à l’hôpital de Montauban : «les soignants sont en souffrance, on ne peut pas soigner comme on le voudrait. J’aime mon métier, mais on est pressé comme des citrons, les conditions sont de plus en plus pénibles». Un cri d’alarme que lancent également les enseignants présents dans le cortège : «Nous sommes venus défendre un service public de qualité. Ce n’est pas en baissant le nombre d’enseignants qu’on aura un enseignement de qualité, les classes sont surchargées. Nous sommes les professionnels de l’éducation, mais on ne nous écoute pas» s’exclame l’un d’eux, professeur de collège à Montauban. Les manifestants ont fini par se disperser devant la préfecture, après avoir applaudi les discours de chaque syndicat.

Plus de 30 000 communistes choisissent leur base commune de discussion

Les 4, 5 et 6 octobre, 49 231 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois, devaient choisir le texte de base commune de discussion pour le 38e congrès.

30 841 de ces électrices et électeurs inscrit·e·s ont voté, soit 62,65 % des inscrit·e·s.

Il y a eu 661 bulletins blancs ou nuls, et 30 180 suffrages exprimés.

Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.

La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « Le communisme est la question du XXIe siècle », a obtenu 11 467 suffrages, soit 38 % des exprimés.

Le texte alternatif « Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme » a réuni 3 607 suffrages, soit 11,95 % des exprimés.

Le texte alternatif « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » totalise 12 719 suffrages, soit 42,14 % des exprimés.

Le texte alternatif « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes » a, quant à lui, atteint 2 387 suffrages, soit 7,91 % des exprimés.

En application de nos statuts, le texte « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » devient donc la base commune de discussion dont tou·te·s les communistes doivent désormais se saisir pour la travailler, l’enrichir de tous les débats et contributions jusqu’au terme du congrès, avec l’impératif d’une construction collective.

Après la grande consultation des communistes, l’assemblée nationale des animatrices et animateurs de section, les états généraux du progrès social, de la révolution numérique, les rencontres Niemeyer, les assises communistes de l’écologie, la convention pour l’art, la culture et l’éducation populaire, une nouvelle étape dans la tenue de notre congrès extraordinaire est franchie.

Il reviendra au Conseil national des 13 et 14 octobre, ainsi qu’aux conseils départementaux, d’analyser et de tirer les enseignements politiques des choix effectués les 4, 5 et 6 octobre par les communistes.

La gravité de la situation politique et sociale en France, en Europe et dans le monde met en devoir tou·te·s les communistes de réussir le congrès afin que notre peuple dispose d’un Parti communiste français à la hauteur des enjeux cruciaux de ce début de XXIe siècle.

Parti communiste français
Paris, le 6 octobre 2018.

Attaque du siège de SOS Méditerranée : Ian Brossat demande au Premier Ministre la dissolution de « Génération identitaire »

Ce vendredi, vers 14 heures, une vingtaine de militants de Génération Identitaire se sont introduits illégalement au siège de SOS Méditerranée à Marseille, afin d’expulser de force les salariés de l’ONG qui affrète l’« Aquarius ».

Face à cette nouvelle phase de violence politique menée par l’ultra-droite, il est désormais temps de faire respecter l’État de droit dans notre pays et de mettre fin au trouble manifeste à l’ordre public.

Compte tenu de ce contexte nouveau, Ian Brossat interpelle le Premier Ministre, Édouard Philippe, qui exerce les fonctions de Ministre de l’Intérieur par intérim, afin de procéder à la dissolution dans les plus brefs délais du groupuscule d’extrême-droite Génération identitaire. Une inaction du gouvernement vis-à-vis de ce groupuscule, qui n’en est pas à sa première opération, serait un laxisme coupable.

Le chef de file du Parti communiste français aux élections européennes appelle l’ensemble des forces citoyennes, associatives et syndicales à se mobiliser, ce samedi, à l’occasion des rassemblements de soutien à SOS Méditerranée et faire barrage à l’extrême-droite.