Publié le 15 octobre 2026
Derrière une prétendue opération de « simplification » et « d’économie », le gouvernement agit en toute autorité pour mettre fin à la délégation de gestion de l’assurance maladie confiée à la MGEN pour les personnels de l’Education nationale. Son objectif est clair : toujours plus affaiblir la solidarité et faire le lit des assurances privées.
Derrière cette décision imposée sans débat ni concertation se joue un affaiblissement historique de la protection sociale pour les 3,5 millions de personnes concernées – actifs, retraités et enfants – et un éloignement du projet fondateur de la Sécurité sociale, arraché de hautes luttes.
Le danger est là ! Cette fragilisation intervient alors que la protection sociale est déjà soumise à une concurrence brutale des assurances privées et de nouveaux acteurs commerciaux.
Le développement d’acteurs comme Alan, qui a remporté plusieurs appels d’offres dans la complémentaire et qui vient de nouer un partenariat avec Allianz, doit nous alerter.
Car une fois les mutuelles affaiblies sur l’assurance maladie obligatoire, qui empêchera demain de leur retirer progressivement la gestion de la complémentaire ? Qui empêchera les grands groupes privés et les start-up de la protection sociale de prendre leur place ? C’est le scénario que nous refusons : affaiblir le mutualisme aujourd’hui pour mieux livrer demain la protection sociale au marché. Continuer la lecture de Le Mouvement mutualiste ne doit pas être sacrifié (PCF)