Iran : les bombes n’apportent pas la liberté aux peuples (PCF)

Publié le 28 février 2026

Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé ce matin le lancement « d’opérations militaires majeures » contre l’Iran, en prolongement d’opérations lancées auparavant par le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou. Plusieurs villes iraniennes ont été touchées, telles que Teheran, Qom, Ispahan, Tabriz, Karadj et Kermanshah. Le régime iranien a annoncé, en réponse, le lancement de missiles balistiques contre des villes israéliennes.

Cette nouvelle guerre, dans la poursuite de la « guerre des douze jours » de juin 2025, est une nouvelle violation du droit international. Elle est déclenchée alors que les négociations se poursuivaient et que l’IAEA avait annoncé de nouvelles discussions la semaine prochaine à Vienne.

Cette politique de la force et du chaos, portée par deux gouvernements d’extrême-droite, celui de Trump et de Netanyahou, et les surenchères de la dictature islamiste iranienne, feront une seule victime : le peuple iranien qui se retrouve sous les bombes. Elle aura également des conséquences incontrôlables en chaine dans l’ensemble de la région. Derrière la question nucléaire et balistique, se situe la question du contrôle du détroit d’Ormuz et des ambitions impérialistes que cela suscite.

Le PCF condamne avec fermeté ces bombardements qui interviennent en contradiction avec la charte des Nations Unies et ont été déclenchés sans l’aval du Congrès des États-Unis. Seule l’IAEA, agence de l’ONU, est habilitée à contrôler le nucléaire iranien et le gouvernement de Téhéran doit l’accepter. C’est au peuple iranien, opprimé par la dictature théocratique au pouvoir et qui subit une répression sanglante, de décider en toute souveraineté des conditions dans lesquelles sera rétablie la démocratie, sans ingérence, ni tentative de lui imposer une nouvelle autocratie. Non seulement les bombes de Trump et de Netanyahou ne le permettront pas, mais elles risquent d’aggraver les souffrances du peuple iranien, voire d’accentuer la dictature qui l’opprime depuis trop longtemps.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec les forces progressistes et patriotiques qui agissent pour un Iran souverain et démocratique, notamment avec le parti Toudeh d’Iran.

Lire aussi: Bernard Hourcade : « Les attaques sur l’Iran vont favoriser les radicaux »

Le PCF appelle le gouvernement français à agir concrètement contre l’escalade guerrière, pour la reprise des négociations sous le contrôle des Nations unies, pour la paix et la sécurité collective dans l’ensemble de la région, sur la base du droit international.

L’avenir du Proche et du Moyen-Orient ne passe pas par la guerre mais par un traité qui en fasse une zone sans arme nucléaire ni arme de destruction massive. Ce n’est pas à travers les décisions unilatérales de l’hyper-puissance états-unienne et du gouvernement israélien que l’on y parviendra.

Paris, le 26 février 2026

Parti communiste français.

Des élèves interdits de chanter, Lavilliers en soutien aux salariés d’une aciérie promise à la fermeture…

Par Acide Carton, Inspecteur Honoraire de l’Éducation Nationale, Commandeur des Palmes Académiques

Voilà où nous en sommes en France: Disons d’abord, comme le démontrent les historiens Johann Chapoutot et Pierre Serna : voilà un bel exemple de l’extrême-centre en action. Il devient même inquiétant que des fonctionnaires deviennent à ce point si serviles ; qu’ils aient à ce point perdu tout recul critique face aux injonctions de leur hiérarchie bien ignorante des fondamentaux de l’action pédagogique et des missions historiques de l’école publique. La réaction ne remontera jamais assez loin pour traquer toute conception révolutionnaire de la Nation. Elle nous enfermera dans le « travail, famille patrie » pour les détruire tous les uns après les autres (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Faut-il rappeler ici que les corps d’inspection de l’éducation nationale furent « inventés » vers 1793 par Condorcet et les révolutionnaires Le Pelletier de Saint-Fargeau et Bouquier, pour veiller à l’indépendance de l’École vis-à-vis des pouvoirs quels qu’ils fussent et que celle-ci soit en phase avec les citoyens et le contexte social, géographique dans lequel elle se trouvait.

Y a-t-il quelque chose de plus inhumain, d’invraisemblable pédagogiquement, que de priver des enfants de travailleurs de chanter en soutien à leurs parents et ainsi d’apprendre concrètement à quoi sert l’instruction civique ? Eh bien, voilà donc ce que l’Inspection d’Académie de l’Allier, soutenue sans aucun doute possible par le Ministère extrême-centriste, s’est permis. Ces mêmes rectorats ne sont pas si prompts à contrôler ce qui se chante dans certains établissements catholiques sous et hors contrat. Continuer la lecture de Des élèves interdits de chanter, Lavilliers en soutien aux salariés d’une aciérie promise à la fermeture…

Némésis: Le vrai visage, à la croisée de toutes les extrêmes droites

Après nos révélations des échanges confidentiels d’une de ses cadres locales avec des néofascistes lyonnais, le collectif est dans la tourmente. En dépit de ses dénégations, le mouvement cultive bien des liens tous azimuts avec les groupuscules les plus radicaux comme avec le RN ou Reconquête. En arrière-plan, Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin veillent à populariser et financer ses actions.

Alice Cordier du collectif Némésis dans la manifestation parisienne du 8 mars 2025 à Paris.  © Lionel Préau

Pendant plusieurs jours, profitant de la sidération, c’est une vraie fable qu’elles ont dictée. Après la mort tragique, le 14 février, de Quentin Deranque, le jeune identitaire frappé au sol à coups de pied dans la tête par des militants antifascistes à Lyon, les dirigeantes de Némésis ont pu dérouler leur récit des événements, tissé de rumeurs, d’omissions, voire de mensonges.

Voyez ces gentils garçons qui, venus défendre une action pacifique contre la tenue d’une conférence, subissent une attaque au couteau d’antifas menée notamment par une étudiante « identifiée », dont Alice Cordier, cheffe du groupe fémonationaliste, livrera le nom à deux reprises chez Pascal Praud à l’antenne d’Europe 1… Mais rien n’était vrai ! Continuer la lecture de Némésis: Le vrai visage, à la croisée de toutes les extrêmes droites

Salon de l’agriculture : les Amap redonnent le pouvoir aux agriculteurs et agricultrices

 

Par Pascale Bueno Merino, Directrice de la Recherche, Enseignant-Chercheur en Management Stratégique, Pôle Léonard de Vinci; Hamdi Hamza, Docteur en sciences de gestion, Université Le Havre Normandie; Samuel Grandval, Professeur des Universités en sciences de gestion, Université Le Havre Normandie et Sonia Aissaoui, Maître de Conférences en Sciences de Gestion, Université de Caen Normandie

À l’occasion du Salon international de l’agriculture de Paris, une étude met en lumière le double bénéfice des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, dites Amap : renforcer l’autonomie des agriculteurs et permettre aux bénévoles d’être des entrepreneurs… collectivement.


L’importance des échanges citoyens pour mettre en œuvre une agriculture durable est au cœur du programme de conférences du Salon international de l’agriculture. Les interrogations sur le « comment mieux manger ? » ou sur le « comment produire autrement ? » continuent de retenir l’attention.

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Municipales 2026 : le Rassemblement national au révélateur local

Après des scores record aux dernières européennes et législatives, le RN aborde les municipales avec plus d’ambition que jamais. Son objectif : gagner des villes pour nourrir son récit de conquête pour la présidentielle 2027, et pousser toujours plus l’union des droites. Le parti d’extrême droite souffre cependant d’un manque d’ancrage local, qui crée de l’incertitude sur le nombre de communes qu’il pourrait conquérir les 15 et 22 mars.

Même des lieutenants du parti, comme sa porte-parole Laure Lavalette, candidate à Toulon, mettent le logo de la flamme en sourdine. © Alain ROBERT/SIPA

Cette fois, le Rassemblement national ne se risque pas à donner des objectifs chiffrés. À une époque où les narratifs politiques comptent plus que les faits, et à un an de la présidentielle, le parti d’extrême droite veut avant tout éviter que ces municipales 2026 soient perçues comme un échec. Comme en 2020, lorsque les ambitions brunes ne se sont pas concrétisées dans les urnes. Quelques mois après des élections européennes qui l’avaient déjà placé en tête, le parti à la flamme espérait alors « une percée » avec 50 communes visées, il n’en a gagné que 13 (deux de plus qu’en 2014). Continuer la lecture de Municipales 2026 : le Rassemblement national au révélateur local

Un 24 février par Jakline Boyer

De la propagande ordinaire en France, une propagande qui sans doute pour la première fois depuis l’union sacrée et à la mort de Jaurès assassiné (dont l’assassin fut gracié comme un patriote) tant le consensus en faveur de la boucherie était total, il n’y a aucun parti, aucune presse pour s’y opposer. Voici une illustration de ce que je décris dans le Zugzwang(1) comme une « censure militaire » décrite par Jakline Boyer dans la manière dont l’UE et son système de propagande a célébré le 24 février 2022. (note de danielle Bleitrach pour histoire et societe)


Publié le 24 février 2026 par Boyer Jakline

Battez, tambours, sonnez, trompettes : 24 février 2022, la Russie envahit l’Ukraine. 

Anniversaire : Von der Leyen débarque à Kiev, bouquet de fleurs à la main. Anne Ponsinet, pour France 2, est en direct de Moscou, où  » l’économie commence à donner des signes d’essoufflement ». Bref, les petits plats dans les grands pour conforter le « narratif »  menteur et criminel. Car à quelques centaines de kilomètres de là, les services ukrainiens kidnappent les hommes dans la rue pour les envoyer au front, et à Donetsk, Lougansk on est dans la douzième année de guerre : écoles, hôpitaux bombardés, vie dans les caves, comme l’avait promis le président d’alors Porochenko, des milliers de morts, civils de préférence, femmes et enfants… Tiens, tiens,  cela ne rappellerait pas quelque chose ? Continuer la lecture de Un 24 février par Jakline Boyer

Après la mort de Quentin Deranque, des jours sombres pour la République Par Patrick Le Hyaric

 

Bien sûr, les temps troublés nous obligent à refuser les simplismes, les postures, les outrances. Avec lucidité et hauteur de vue, il s’agit d’affronter ensemble les complexités. De les défricher, de les déplisser jusqu’au fond de leurs replis cachés. Cela exige de penser, de parler, de réfléchir ensemble et de condamner sans ambiguïté toutes les violences, toutes les mises à mort et leurs responsables.

Il est temps de s’interroger. On peut se demander dans quelle mesure le moment ne porte pas la marque brune de l’accélération d’une dangereuse culbute portée par de puissantes forces drapées des habits de la raison et de la bienséance.

Avant que ne s’élance à Lyon samedi dernier une manifestation en mémoire de Quentin Deranque, rassemblant nationalistes, identitaires, racistes de toute sorte et néonazis, la tête de liste du parti les Républicains à la mairie de Marseille revendiquait le slogan pétainiste « Travail, Famille, Patrie » en lieu et place de la devise républicaine : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Quelques heures plus tard, la ministre de l’Agriculture la soutenait ouvertement à la radio. Continuer la lecture de Après la mort de Quentin Deranque, des jours sombres pour la République Par Patrick Le Hyaric

Mort de Susan George, figure altermondialiste et écologiste visionnaire

Susan George s’est éteinte le 14 février. En lutte contre « la classe de Davos », elle avait dénoncé les effets de la révolution verte dans les pays du Sud et mis au jour la fusion entre néolibéraux et néoconservateurs.

Geneviève Azam est économiste, essayiste et membre d’Attac.

Susan George (1934-2026), une voix majeure et une âme inspirante de l’altermondialisme, s’est éteinte le 14 février. Elle était présidente d’honneur de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) qui lui a rendu hommage dans un communiqué, retraçant les étapes essentielles de son engagement contre ce qu’elle nommera plus tard, « la classe de Davos ». Continuer la lecture de Mort de Susan George, figure altermondialiste et écologiste visionnaire

Dans les conversations secrètes entre Némésis et des néonazis pour agresser des militants de gauche à Lyon

À Lyon, dans des échanges internes datant de l’automne dernier, que l’Humanité dévoile aujourd’hui, les fémonationalistes et d’autres groupuscules d’extrême droite planifiaient, en toute décontraction, de véritables traquenards visant à attirer les militants antifascistes dans des guet-apens.

Ces conversations consultées par l’Humanité éclairent les buts cachés derrière les actions mises en scène régulièrement par les membres du collectif fémonationaliste Némésis. 

Ce mardi-là, vers midi, Némésis planifie sa séquence hebdomadaire d’agit-prop à Lyon, qui pourra, comme de coutume, alimenter les réseaux sociaux. Nous sommes le 14 octobre 2025. La semaine précédente, quelques-unes de ses militantes ont fait un tractage sur le campus Carnot de l’université catholique de Lyon (Ucly) et, satisfaites, elles envisagent d’y retourner le soir même. Sur un canal sécurisé, une cadre du mouvement fémonationaliste local, désignée sous le nom d’Ornella, fait le point avec ses complices. Continuer la lecture de Dans les conversations secrètes entre Némésis et des néonazis pour agresser des militants de gauche à Lyon

Nos nazis font l’aller retour vers l’Ukraine…

Didier Gosselin

Quand on dit qu’il y a une filière néonazie européenne, qui essaime en Ukraine et ailleurs, intégrée à l’armée de Zelensky, les esprits forts, antirusses, ironisent sur les plateaux, disent que c’est exagéré et les députés votent crédits militaires sur crédits militaires pour permettre aux ukrainiens de mener la guerre occidentale par procuration contre la Russie. La France a déboursé un total de 8,6 milliards d’euros pour soutenir l’Ukraine, entre le 24 février 2022 et le 31 décembre 2024. La Russie, où on ne risque pas de trouver la moindre tracé d’un néonazi, a entre autres choses (neutralité de l’Ukraine, pas de bases de l’Otan, protection des populations russophones du Donbass…) posé la nécessité de la dénazification de l’Ukraine, et elle s’en occupe. Ici, en France et en Europe de l’ouest, on laisse se développer les mouvements néonazis tranquillement, et des loustics comme ceux évoqués dans cet article partir sur le front ukrainien ou arménien…

L’encre Libre
Condamné en appel mais toujours debout : qui est vraiment Marc de Cacqueray-Valménier, le chef du GUD que la justice ne parvient pas à arrêter ?

 

Il se présentait à l’audience avec un petit pull bien sage, des chaussures de ville, deux avocats ténors du barreau parisien, et son épouse enceinte à ses côtés. La mise en scène était parfaite, calculée pour inspirer la clémence. Elle n’a pas fonctionné. Ce jeudi 19 février 2026, la Cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation de Marc de Cacqueray-Valménier à 18 mois d’emprisonnement, dont neuf avec sursis probatoire pendant deux ans. Un verdict qui aurait dû faire l’effet d’un coup de tonnerre dans l’opinion. Il n’en fut rien. Continuer la lecture de Nos nazis font l’aller retour vers l’Ukraine…