Le maire de Trappes, Ali Rabeh (Génération.s), a pris la parole lors de l’hommage rendu aux victimes de l’attentat de Trappes et de La Verrière.
Dans les manifs : Infiltrés ou actions spontanées ? le retour à Lénine …
Comme c’est souvent le cas lors d’affrontements et de violences contre les biens ou les personnes pendant les manifestations publiques, tandis que la droite prône une approche répressive comme solution miracle, de nombreux observateurs à gauche pointent du doigt la présence d’infiltrés au sein des forces de police ou d’autres secteurs de l’État. Par ailleurs, une version modernisée de la théorie de l’infiltration a le vent en poupe, surtout à droite, mais pas exclusivement : les troubles sont attribués à une guerre hybride menée par des entités étatiques hostiles, comme l’a affirmé en Italie le ministre Crosetto et en Albanie le président Rama, qui a explicitement accusé les suspects habituels : l’Iran et la Russie.
Source : www.elviejotopo.com

En réalité, le recours aux agents provocateurs est une pratique très ancienne ; Joseph Conrad l’évoque d’ailleurs dans plusieurs de ses nouvelles, notamment dans « L’Agent secret » (publiée en 1907, mais dont l’action se déroule dans le Londres anarchique de 1894). Ces derniers jours, nombreux sont ceux qui ont évoqué les propos du président Cossiga sur l’opportunité d’attiser la violence afin de légitimer ensuite la répression contre tous ceux qui participent à la lutte sociale et politique. D’autres se sont souvenus du recours avéré à des policiers déguisés en « camarades » lors de manifestations dans les années 1970, comme lors du meurtre de Giorgiana Masi.
Après le Forum social de Gênes de 2001, où Carlo Giuliani fut tué et où de nombreux manifestants pacifiques furent brutalement battus par la police à l’école Dias, des photographies d’hommes cagoulés et vêtus de noir, dissimulés derrière des fourgons de police, ont circulé. Continuer la lecture de Dans les manifs : Infiltrés ou actions spontanées ? le retour à Lénine …
Macron se cache derrière les jupes de Lecornu : la stratégie pour endiguer son impopularité
Par Bruno Sommer. El Ciudadano_Resumen Latinoamericano, 25 octobre 2026
Par Bruno Sommer. El Ciudadano_Resumen Latinoamericano, 25 octobre 2026
Venu de Cuba dans le site consacré à l’observation des relations internationales sous un angle inusité mais toujours décapant… Il est insisté ici sur ce que représente Macron, la faillite de ce dirigeant narcissique et qui a symbolisé plus peut-être que bien d’autre la faillite des « élites » européennes… Les caprices et l’art de trouver des fusibles pour les assumer … on peut toujours considérer que cette « élite » est responsable d’une telle débâcle mais malheureusement le système depuis des années ne paraît pas être en mesure d’engendrer quoi que ce soit de différent… Et c’est incontestablement une des dimensions de cette protestation française que de n’avoir personne en qui faire confiance et on peut en regard de cette impasse être stupéfait par la maturité d’un peuple et de sa jeuesse… Ceux qui tentent de masquer ces responsabilités abyssales non seulement de Macron mais de ces « élites » corrompues en invoquant « les casseurs » ou les influences étrangères ne cherchent qu’à trouver le moyen de perpétuer sous une forme ou une autre la crise systémique et ce qui l’engendre : la subordination de fait à une crise générale du capitalisme… Malheureusement personne n’ose aller jusqu’au bout du constat et cherche à poursuivre le consensus en s’abritant dans les jupons de la déconsidération macronienne…. En fait, effectivement la question se pose dans toute l’Europe et pour tous ces dirigeants déstabilisés. Soit on suit ces dirigeants tous plus irresponsables chacun à sa manière qui ont pris la tête de l’UE et de la Grande Bretagne avec des irresponsables capricieux ou fanatisés comme Macron et Merz et alors la ligne sera celle de la guerre, du surarmement quoiqu’on en fasse . Ou on choisit une autre perspective internationale et c’est de cela que l’adhésion aux BRICS est depuis pas mal de temps la traduction, celle d’une alternative mais les enjeux montent et se pose de plus en plus la question du socialisme à l’intérieur de cet ordre international qui a été un temps conçu sans rupture … Malheureusement une fois de plus …
Source : www.resumenlatinoamericano.org
Alors que les rues de France s’embrasent à nouveau sous le poids du coût de la vie et du mécontentement social, l’Élysée a opté pour la discrétion. Macron se retranche derrière Lecornu : la stratégie visant à endiguer son impopularité se précise de plus en plus dans ce contexte. Continuer la lecture de Macron se cache derrière les jupes de Lecornu : la stratégie pour endiguer son impopularité
L’Assemblée générale de l’ONU demande pour la 34eme fois consécutive la levée du blocus contre Cuba et une fois de plus les Etats Unis sont désavoués par le vote majoritaire !

Aujourd’hui 28 octobre 2026 se déroulait à l’Assemblée Générale des Nations Unies le vote annuel de la résolution sur la « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique à Cuba ».
Cette année 2026 a été marquée par le renforcement des mesures étatsuniennes prises contre Cuba, et la mise en place du blocus énergétique, provoquant de très fortes pénuries. Le vote de cette résolution – à 130 voix pour 17 voix contre et 25 abstentions – demandant de mettre fin au blocus criminel et illégal démontre à nouveau une chose une chose : la très grande majorité des membres de l’ONU le rejette. Continuer la lecture de L’Assemblée générale de l’ONU demande pour la 34eme fois consécutive la levée du blocus contre Cuba et une fois de plus les Etats Unis sont désavoués par le vote majoritaire !
« Octobre rage » d’Eleonore Bridge : « Nous ne sommes ni assez informés, ni assez en colère » sur les causes du cancer du sein
Dans « Octobre rage. Sous les rubans la colère », l’autrice Eleonore Bridge fait du récit de son cancer du sein une réflexion sur la vulnérabilité, le système de santé, les inégalités de genre et les responsabilités politiques

Pourquoi avoir intitulé votre livre Octobre rage ?
Eleonore Bridge, autrice
En octobre 2025, j’ai fait un mois complet de radiothérapie, entourée de rubans roses et d’opérations marketing opportunistes qui m’ont heurtée. Ce mois de sensibilisation où on nous vend des beaux combats et des fables de résilience peut être une épreuve pour beaucoup de malades. Je ne conteste pas les témoignages de personnes qui ont vécu leur cancer comme une épreuve qui les a transformées. Mais ce sont presque les seuls récits qu’on entend.
On valorise la figure de la « guerrière » qui continue à travailler, à courir des marathons, à tout surmonter. Or beaucoup de malades sont simplement terrifiés, épuisés ou vulnérables. Cette diversité des expériences devrait aussi avoir sa place dans l’espace public.
Pourquoi le fait de chercher prioritairement des responsabilités individuelles aux cancers vous exaspère-t-il ?
Je n’ai aucun antécédent familial, je fais du sport, je mange bio, je n’ai jamais fumé, j’ai allaité pendant trois ans. Pourtant, j’ai eu un cancer du sein à 43 ans ; la moyenne d’âge, c’est 63 ans. Cela m’a amenée à m’interroger sur les autres facteurs dont on parle très peu. La médecine est encore largement centrée sur les comportements individuels, alors que l’environnement joue probablement un rôle important.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans votre parcours ?
Plus que la douleur physique, c’est l’angoisse de l’attente. Attendre les examens, attendre des semaines des résultats disponibles pour savoir à quel stade en est la maladie. Cette incertitude a été psychologiquement dévastatrice. Or le soutien psychologique est quasiment absent du parcours.
Quel rôle ont joué vos proches ?
Un rôle essentiel. On traverse beaucoup mieux la maladie quand on est soutenu. Je n’ai trouvé aucun réconfort dans l’idée d’être une guerrière solitaire, j’avais besoin d’être entourée. Mon fils, mes amis, leur présence et leur humour m’ont permis de tenir. Mais la maladie agit comme un catalyseur. Certaines personnes s’éloignent par peur ou maladresse. J’ai également vécu une séparation. Or une femme confrontée à une maladie grave a six fois plus de risques d’être quittée par son conjoint qu’un homme dans la même situation. C’est une violence supplémentaire dont on parle peu.
Vous dénoncez aussi une certaine rudesse du corps médical, pourquoi ?
J’ai surtout vu les conséquences du manque de moyens : délais d’attente très longs, difficultés d’organisation, manque de personnel. Les médecins font souvent ce qu’ils peuvent dans des conditions dégradées. Mais j’ai également été confrontée à un système très rigide, parfois infantilisant. J’ai eu le sentiment qu’on me laissait peu de place pour comprendre, questionner ou participer aux décisions concernant ma santé.
Après avoir lu les études et demandé un second avis médical, il est apparu que, dans mon cas, la chimiothérapie n’apporterait probablement qu’un bénéfice très faible voire nul. J’ai donc choisi de ne pas l’accepter. Ce qui m’a frappée, c’est que ce traitement m’était présenté comme une obligation, alors qu’il aurait dû faire l’objet d’une véritable discussion.
Vous évoquez aussi le peu de cas fait des effets secondaires des traitements hormonaux…
Ces effets sont souvent sous-estimés. Troubles du sommeil, brouillard mental, douleurs articulaires, dépression, ménopause provoquée brutalement… J’ai parfois eu le sentiment que ces difficultés étaient traitées comme de simples « problèmes de bonnes femmes », alors qu’elles ont un impact majeur sur la qualité de vie.
Pourquoi faites-vous du cancer un sujet politique ?
Au départ, je ne voulais pas parler publiquement de mon cancer. Puis le vote de la loi Duplomb et la manière dont Fleur Breteau a été traitée dans l’hémicycle m’ont inspirée (les députés qui avaient voté la loi et se congratulaient ont ri quand elle s’est adressée à eux en criant : « Vous êtes les alliés du cancer et nous le ferons savoir », NDLR). Un tel cynisme, un tel manque de conscience m’ont décidée à prendre la parole pour décrire les difficultés d’accès aux soins, les effets secondaires des traitements, leur remboursement et les conditions dans lesquelles les patients vivent la maladie.

Le dépistage vanté pendant Octobre rose, c’est très bien, mais la première étape de la prévention, que l’on tait, c’est de prévenir d’éviter les risques de contamination en ne votant pas de textes qui vont à l’encontre de la santé publique. Nous ne sommes ni assez informés ni assez en colère. Parce que les pollutions, les perturbateurs endocriniens, certains pesticides, les conditions environnementales et de travail constituent des enjeux majeurs sur lesquels il faut agir collectivement et politiquement.
La santé est un droit pour toutes et tous partout! Je rejoins le PCF pour combattre l’enrichissement des lobbys pharmaceutiques et médicaux.
« Plus on sera nombreux, plus le gouvernement nous écoutera » : comment les lycéens communistes préparent les prochaines mobilisations
Venus de la France entière, des lycéens, tout juste encartés au Mouvement des jeunes communistes de France, participent à leur première session de stage le lundi 26 octobre au siège du Parti communiste français à Paris. L’objectif ? Se former politiquement et agrandir la lutte.

Marseille, Nîmes, Grenoble, Rennes, banlieue parisienne… Venus de l’ensemble de l’hexagone, ces jeunes participent aux journées de stage annuelles du Mouvement des jeunes communistes de France.
Lire aussi: Les lycéens commencent à faire plier le gouvernement, mais le compte n’y est pas
Aiiden est une Grenobloise de 15 ans. Comme ses camarades, elle est venue apprendre de ses aînés. « Le mouvement de jeunesse qui embrase le pays ne va pas s’essouffler », maintient-elle. Continuer la lecture de « Plus on sera nombreux, plus le gouvernement nous écoutera » : comment les lycéens communistes préparent les prochaines mobilisations
« 28e régime » : ALERTE sur ce projet de Bruxelles qui risque de réduire les droits des travailleurs à néant
Les syndicats européens se réunissent le mardi 20 octobre à Bruxelles contre le projet de la Commission, via la création d’un 28e régime, de permettre aux entreprises de choisir les législations sociales et fiscales des pays de l’UE qui leur conviennent le mieux pour payer moins de salaires et moins d’impôts.

© Nicolas Landemard/Le Pictorium
La compétitivité des start-up a bon dos. En son nom, la Commission européenne tente d’imposer un nouveau statut pour les entreprises, le régime 28, aussi appelé EU Inc., qui leur permettrait d’échapper aux législations nationales des pays membres en matière de droit du travail et de fiscalité.
Présenté comme un outil destiné à compenser les difficultés administratives créées par l’absence de règle unique, il autorise la création et la dissolution d’une entreprise en quarante-huit heures. Il permet son enregistrement dans un seul pays, sans lien avec le lieu effectif de l’activité, dont les règles en matière de droits des travailleurs et d’obligations fiscales vont s’appliquer à l’ensemble de ses activités dans l’Union. Continuer la lecture de « 28e régime » : ALERTE sur ce projet de Bruxelles qui risque de réduire les droits des travailleurs à néant
Lula da Silva remporte l’élection présidentielle brésilienne de 2026 au second tour.

Luiz Inácio Lula da Silva, candidat du Parti des travailleurs (PT) à sa réélection et président brésilien, brandit un drapeau brésilien dans un bureau de vote lors du second tour de l’élection présidentielle à São Bernardo do Campo, dans l’État de São Paulo, au Brésil, le 25 octobre 2026. Photo AFP Nous avons été surs du résultat pour publier parce que toute la soirée les deux ont été au coude à coude mais là différence est trop importante pour être renversée. Félicitation au peuple brésilien, à sa classe ouvrière qui a pris l’élection en main comme nous l’avons signalé. Félicitations à Lula qui a su retourner à ses fondamentaux…
Source : www.jornada.com.mx
Au second tour des élections présidentielles brésiliennes, avec 99,77 % des votes comptabilisés, le président Luiz Inácio Lula da Silva a recueilli 51,76 % des voix, soit 64 076 924 votes, contre 48,24 % et 59 727 910 votes pour le sénateur d’extrême droite, Flávio Bolsonaro, rapporte Folha de Sao Paulo.
Et voici comment le peuple brésilien conscient de sa victoire l’a célébré… C’est toute l’Amérique latine et en particulier Cuba qui ce soir a gagné mais le chemin est encore long… pour que les peuples trouvent dans quoi et dans qui s’investir… Parce que la bataille politique continue plus que jamais. Continuer la lecture de Lula da Silva remporte l’élection présidentielle brésilienne de 2026 au second tour.
La jeunesse se rebelle – et les élites ne comprennent plus le monde.

La France est en état d’urgence. Des centaines de milliers de jeunes descendent dans la rue. Des affrontements isolés, des pillages et des émeutes de barricades se produisent. En Allemagne, les élites politiques et médiatiques sont consternées par une telle désobéissance civile. Des hommes vieillissants, tant physiquement que mentalement, s’emportent sur les réseaux sociaux. Comment des jeunes peuvent-ils être aussi ingrats ? N’ont-ils aucun respect pour la propriété d’autrui ? Mais quiconque pose ces questions a manifestement mal compris le problème. Une société qui prive systématiquement sa jeunesse de son avenir ne devrait pas s’étonner de la voir finalement se révolter. La vraie question n’est pas de savoir pourquoi la jeunesse française se rebelle, mais pourquoi elle le fait maintenant.
Un essai de Jens Berger. Mais la vraie question n’est-elle pas celle d’un parti révolutionnaire capable de faire des individus superflus des citoyens producteur de leur propre vie autant que de celle de leur nation souveraine? Le véritable problème est d’avoir devant eux des partis défendant l’ordre tel qu’il est ou des partis gazeux dont les buts et le méthodes continuent à conforter cette jeunesse dans son inutilité et c’est aussi ça la situation française, il serait temps d’en prendre conscience s’il est encore possible d’agir parce qu’il s’avère qu’il n’y a personne en qui on peut avoir confiance pour construire parce que tout est fait pour accorder une prime à ceux qui se conforment au système dans un cadre uniquement de fait électoraliste. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
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Cet article est également disponible sous forme de podcast audio. Podcast: Écouter dans une nouvelle fenêtre | Télécharger
Un essai de Jens Berger.
Tout a commencé par une revendication : les étudiants français réclamaient plus d’enseignants, de meilleures écoles et des conditions d’apprentissage décentes. Du jamais vu. Ils ne réclamaient ni révolution mondiale, ni l’abolition du capitalisme, ni même une réforme en profondeur du système éducatif. La jeunesse souhaitait simplement que l’État assume ses responsabilités les plus élémentaires. Mais même cela paraît une revendication radicale en France en 2026.
Et pas seulement. Continuer la lecture de La jeunesse se rebelle – et les élites ne comprennent plus le monde.
« La République, ce n’est pas le régime de la matraque » : la gauche refuse la lacrymocratie (F. Roussel)
Couvre-feu, possible interdiction d’accès aux réseaux sociaux, interdiction de manifester, les progressistes du pays s’inquiètent de voir le gouvernement s’enfermer dans une stratégie de « pourrissement » du conflit et de restriction des libertés.

La gauche n’a de cesse de le répéter : à problème et crise politiques, réponse politique. Le gouvernement ne l’entend pourtant pas de cette oreille. Confronté au mécontentement contre la vie chère et au mouvement de jeunesse le plus important de ces dernières années, l’exécutif s’enferme dans des solutions autoritaires.

Margot Bonnéry