Cuba tient bon : travaille, crée et lutte contre la menace de l’impérialisme.

Déclaration du chapitre cubain du Réseau en Défense de l’Humanité. Il est facile pour nous qui sommes encore protégés (pour combien de temps) de la perversité sadique de l’impérialisme d’affirmer notre adhésion à cette déclaration, pourtant il est nécessaire plus que jamais d’éclairer l’incroyable résistance de cette île de la liberté qui s’est portée aux avants postes en défense de l’Humanité. La résistance n’est pas simple baroud d’honneur, elle est stratégie face à un impitoyable ennemi qui lui aussi planifie obsessionnellement la fin de Cuba. Mais la force de l’île c’est à la fois de ne compter que sur elle-même et dans le même temps de s’être toujours intégré à un combat, un rapport de forces collectif dans lequel elle paraît s’oublier parce que c’est la seule chance de survie, une leçon que nous devrions admettre nous Français pétrifiés, divisés, entraînés malgré nous dans un bellicisme sans issue sauf à détruire l’Humanité. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

« L’impérialisme planifie froidement ses temps forts. Chaque étape fait partie de son obsession historique de s’emparer de Cuba.

Au blocus historique – le plus long de l’histoire – il a ajouté le blocus des carburants, sous le chantage et la menace à quiconque tenterait de vendre du pétrole à Cuba. Il y a ajouté un ensemble de sanctions entre le 29 janvier et le 7 mai. Continuer la lecture de Cuba tient bon : travaille, crée et lutte contre la menace de l’impérialisme.

Les coopératives agricoles face au recul de l’élevage

Par Gérard Le Puill

Qu’il s’agisse de la production de lait de vache, de viande bovine, ovine, porcine ou de volaille, la France peine à installer des jeunes dans les filières de l’élevage quand les plus âgés partent en retraite. Ce fut le constat un unanime de quatre éleveurs responsables de coopératives agricoles dans ces filières lors d’une rencontre avec la presse le 13 mai à Paris.

En France, les coopératives agricoles vendent des fertilisants, des semences, des produits de traitement des cultures et du matériel agricole aux paysans. Elles collectent aussi et transforment en produits alimentaires les céréales, les fruits et légumes, le lait, les œufs et la viande des animaux d’élevage. La France compte actuellement 2.100 coopératives agricoles et trois agriculteurs sur quatre en sont membres. Ces mêmes coopératives emploient quelques 200.000 salariés en France pour un chiffre d’affaire annuel de 118 milliards d’euros, soit 50% de l’agroalimentaire en France.

Mais les coopératives sont soumises à la concurrence des entreprises privées et à la pression des enseignes de la grande distribution. Ces dernières font croître les importations de produits alimentaires pour faire baisser les prix payés aux transformateurs de produits agricoles, ce qui fait également baisser le prix payés aux paysans. A titre d’exemple, le 5 mai 2026, la tonne de blé tendre rendue au port de Rouen pour l’exportation ne cotait que 184€ contre 220€ en mai 2024 et même plus de 300€ au début de l’année 2023.

Le jeune bovin d’une dizaine de mois, vendu en maigre par des éleveurs pour l’engraissement, cotait 6,20€ le kilo vif en mars, avant de tomber à 5,55€ le 4 mai à Mauriac. Deux ans plus tôt, dans cette même salle de cotation, son prix du kilo vif n’était que de 3,50€. Selon Philippe Colin, éleveur de bovins en Meurthe-et-Moselle et président de la section bovine de la coopération agricole, le nombre de vaches allaitantes et laitières en production a baissé de 1,2 million de têtes en France entre 2016 et 2026. C’est donc la baisse de l’offre au regard de la demande qui fit remonter les prix des bovins de boucherie dernièrement. Mais les accords de libre-échange que l’Europe a signé avec le Mercosur et l’Australie feront croître les importations et chuter les cours à nouveau.

La production recule quand la consommation augmente

Aux côtés de Philippe Colin, trois autres éleveurs responsables de la coopération agricole se sont adressés aux journalistes lors de cette rencontre. Il s’agissait du drômois François Monge pour la production ovine, du finistérien Philippe Bizien pour la fédération porcine, du landais Bernard Tauzia pour le secteur avicole. Le dossier de presse remis aux journalistes à cette occasion indiquait que 30% de la viande bovine, 52% de la production ovine, 58% de la viande porcine et 50% de la production avicole sont vendues aux distributeurs par des coopératives. Il faisait état d’un léger redressement des prix et des revenus des éleveurs par rapport au début de la décennie en cours. Mais il reste à voir ce qu’il en sera dans les prochains mois, suite à l’actuelle flambée des prix des carburants et des engrais. En attendant, Philippe Bizien a expliqué que la filière porcine voit son nombre d’élevages diminuer. En 2025 « le niveau d’autosuffisance en viande porcine était de 98% en recul sur 2024 alors qu’une part importante des ateliers est exploitée par des éleveurs proches de la retraite ».

De son côté, Bernard Tauzia a montré que « la consommation de volaille et d’œufs augmente de 3 à 5% par an en France au point que 45% de la volaille consommée en France était importée en 2025 dont 52,4% des poulets». Voilà une situation plus que paradoxale dans un pays qui produit beaucoup de céréales secondaires destinées aux volailles alors que les prix de vente de ces céréales ont baissé sensiblement depuis 2022.

Selon François Monge, la filière de la viande ovine a connu « une chute des 40% des abattages en 20 ans et son taux d’auto-approvisionnement est désormais inférieur à 50%. Près d’un million d’agneaux français manquent tout au long de l’année pour répondre à la demande nationale ». Selon lui, la stratégie portée par les coopératives doit permettre « d’améliorer la productivité des troupeaux, d’optimiser les coûts de l’alimentation, de réduire les pertes, de mieux planifier les agnelages, de sécuriser les revenus et les conditions de travail des éleveurs ».

Mondialisation des échanges et distorsions de concurrence

Mais à aucun moment, l’éleveur drômois n’évoqua dans son intervention les difficultés croissantes auxquelles font face les éleveurs de moutons face à la multiplication des attaques des loups contre les troupeaux. Quand nous lui avons posé la question , il a indiqué que la présence de plus de 1.200 loups en France fait reculer l’élevage ovin, mais aussi le revenu des éleveurs qui doivent investir dans les clôtures et les chiens de protection. Ajoutons que la France importe ses viandes ovines des pays comme l’Irlande, le Royaume Uni, la Nouvelle Zélande et l’Australie, lesquels ne comptent aucun loup sur leur territoire, ce qui donne aux éleveurs de ces pays un avantage de compétitivité par rapport à leurs homologues français.

A défaut d’évoquer les problèmes posés par le loup, le dossier de presse  remis aux journalistes le 13 mai indiquait que « ces dernières années, les productions animales ont été fortement perturbées par plusieurs épizooties majeures: influenza Aviaire (IAHP) Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) ». Face à ces risques, les responsables des coopératives souhaitent voir «renforcer l’anticipation sanitaire, notamment par l’élaboration en amont de plans de lutte contre chaque maladie et la constitution de banques d’antigènes afin de disposer rapidement de vaccins ».

Avec le réchauffement climatique en cours, le métier de paysan est également confronté à une multiplication des risques que sont les inondations, les dégâts des tempêtes sur les cultures, les aux sécheresses prolongées, en plus des maladies contagieuses dont sont victimes les animaux d’élevage. Mieux vaudrait donc investir en faveur de notre souveraineté alimentaire que dans la surproduction des armes de guerre.

Ormuz : comment le blocage des engrais peut nous précipiter dans une crise alimentaire mondiale

Malgré le cessez-le-feu au Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz, stratégique pour l’exportation d’engrais sur tous les continents, est toujours partiellement paralysé. Pertes agricoles colossales et famine guettent de nombreux pays du monde, notamment en Afrique.

Faute d’acheteur et de possibilités d’acheminement, des milliers de tonnes de thé kenyan ont pourri dans les entrepôts et les rares stocks écoulés l’ont été à des prix dérisoires. © Xinhua/Wang Guansen/ABACAPRESS.COM

La situation au Moyen-Orient ne fait certes plus la une des journaux télévisés. Mais les conséquences en cascade – économiques, énergétiques, alimentaires – engendrées par la guerre illégale israélo-états-unienne contre l’Iran, et le blocage du détroit d’Ormuz, n’ont pas miraculeusement disparu. Les négociations sur la poursuite d’un cessez-le-feu fragile entre Washington et Téhéran patinent, quand le Liban vit toujours au rythme des attaques de l’armée israélienne. Continuer la lecture de Ormuz : comment le blocage des engrais peut nous précipiter dans une crise alimentaire mondiale

SOS homophobie : un climat de plus en plus anxiogène et délétère

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre les LGBTIphobies du 17 mai, SOS homophobie vient de publier son 30e rapport annuel. Un anniversaire qu’on n’a guère envie de fêter tant le bilan déjà bien sombre du précédent rapport s’est encore alourdi. Climat politique et social réactionnaire, banalisation des discours de haine ne cessent de « renforcer les dynamiques d’exclusion subies par les personnes LGBTI ». Il est grand temps de nommer « toutes les violences et discriminations liées aux orientations amoureuses et sexuelles et aux identités de genre », écrit Julia Torlet, Présidente et porte-parole de l’association, car elles « ne disparaîtront pas tant qu’elles ne sont pas pleinement perçues au sein de la société ». Dans ce combat, l’Ecole a un rôle essentiel à jouer, y compris de protection des élèves et des équipes éducatives. Car la LGBTIphobie tue,  rappelle le rapport, dédié tout particulièrement à Caroline Grandjean-Paccoud. Continuer la lecture de SOS homophobie : un climat de plus en plus anxiogène et délétère

40ème CONGRÈS DU PCF, DU « PARTI OUVRIER » AU « PARTI D’ÉLUS » ? par Jean Paul Legrand

L’histoire du Parti communiste français est profondément liée à celle de la classe ouvrière industrielle. Entre les années 1920 et les années 1970, le PCF s’est construit comme une organisation politique enracinée dans les usines, les mines, les chemins de fer, les ports et les grands bassins industriels.
Son encadrement militant provenait largement du monde ouvrier lui-même. Les cellules d’entreprise structuraient la vie du parti et l’expérience concrète de l’exploitation capitaliste constituait le cœur de sa culture politique.
Durant cette période, le PCF ne représentait pas seulement la classe ouvrière : il formait également des cadres issus directement de celle-ci. Les travaux du sociologue Bernard Pudal ont bien montré comment le parti permettait la promotion politique d’ouvriers souvent peu diplômés devenus responsables syndicaux, élus ou dirigeants politiques grâce à l’organisation communiste elle-même. La légitimité militante reposait alors largement sur l’expérience du travail industriel, des luttes sociales et de la confrontation quotidienne avec le patronat. La théorie marxiste de l’exploitation n’était pas une abstraction intellectuelle mais une réalité vécue dans les cadences de production, les rapports hiérarchiques de l’usine, les bas salaires ou les conflits sociaux.
LA DÉSOUVRIÉRISATION PROGRESSIVE DU PARTI
À partir des années 1970 et surtout dans les décennies suivantes, la sociologie du PCF s’est profondément transformée. Les chercheurs convergent généralement pour constater un recul progressif du poids ouvrier dans les structures militantes et dirigeantes du parti. Cette évolution accompagne naturellement les grandes mutations de la société française : désindustrialisation, fermeture des grands sites industriels, affaiblissement du syndicalisme ouvrier, montée du secteur tertiaire et transformation du salariat.
Mais plusieurs travaux sociologiques soulignent également que cette mutation ne relève pas uniquement d’un phénomène extérieur. Le PCF a lui-même progressivement modifié sa composition sociale et ses modes de recrutement militant. Le sociologue Julian Mischi montre notamment que les enseignants, les fonctionnaires, les élus locaux et les permanents institutionnels ont pris une place croissante dans l’appareil du parti. À mesure que disparaissaient les grandes cellules d’usine, les structures municipales et les réseaux institutionnels sont devenus centraux dans la vie communiste locale.
UNE TRANSFORMATION DU RAPPORT À L’EXPLOITATION CAPITALISTE
Cette transformation ouvre une interrogation importante sur les conséquences idéologiques et stratégiques d’un tel déplacement sociologique. On peut en effet formuler l’hypothèse selon laquelle l’effritement de la base ouvrière du PCF et le recul des cadres issus directement du travail industriel ont contribué à modifier les priorités politiques du parti. Lorsque les responsables politiques vivent quotidiennement les rapports d’exploitation dans l’entreprise capitaliste, la question de la production, de la propriété des moyens de production et de l’extraction de la plus-value tend naturellement à occuper une place centrale. En revanche, lorsque les cadres militants proviennent davantage des secteurs de la fonction publique, de l’enseignement, des collectivités territoriales ou des appareils administratifs, leur rapport concret au capital industriel devient plus indirect.
Il ne s’agit évidemment pas de prétendre que les fonctionnaires ou les salariés du secteur public échappent aux rapports de domination sociale. Les politiques d’austérité, la bureaucratisation du travail ou les logiques managériales affectent fortement ces professions. Mais les formes d’exploitation qu’ils subissent ne se manifestent pas de la même manière que dans le travail industriel directement soumis à la production de profit et à l’extraction de la plus-value. Cette différence d’expérience sociale peut influencer les représentations politiques, les priorités programmatiques et les formes de mobilisation.
LE DÉPLACEMENT DES PRIORITÉS POLITIQUES
Plusieurs chercheurs ont ainsi observé un déplacement progressif du centre de gravité idéologique du PCF. Les problématiques liées à l’administration locale, à la gestion des collectivités, aux politiques publiques ou aux enjeux sociétaux prennent progressivement davantage de place, tandis que les questions directement liées à la production industrielle, à l’organisation du travail ou à la souveraineté productive perdent de leur centralité. La culture politique issue de l’usine tend alors à s’effacer au profit d’une culture plus institutionnelle et gestionnaire.
Julian Mischi parle d’ailleurs d’une « désouvriérisation » du PCF. Selon lui, les ouvriers deviennent progressivement marginalisés dans les directions du parti alors que les élus locaux et les catégories diplômées acquièrent une influence croissante. Bernard Pudal avait déjà montré auparavant que la crise du PCF correspondait aussi à l’effondrement du modèle historique de promotion politique ouvrière qui avait longtemps constitué sa singularité.
Cette évolution ne concerne d’ailleurs pas uniquement le PCF. Dans l’ensemble de la gauche européenne, les chercheurs observent depuis plusieurs décennies une montée du poids des diplômés et des catégories intermédiaires au détriment des salariés issus du monde industriel. Cette transformation sociologique contribue souvent à éloigner les organisations politiques des préoccupations concrètes liées au travail productif, aux conditions de production et aux conflits industriels.
UNE HYPOTHÈSE À NUANCER
Toutefois, cette hypothèse doit être nuancée. Le recul de la classe ouvrière dans le PCF résulte aussi de transformations structurelles profondes de la société française. La désindustrialisation massive a détruit les grands collectifs ouvriers qui constituaient autrefois la base sociale du parti. Le monde du travail lui-même s’est fragmenté avec le développement de la sous-traitance, de la précarité, des plateformes logistiques et des nouvelles formes d’emploi. Le modèle de l’ouvrier de la grande usine fordienne ne correspond plus à la réalité contemporaine du salariat populaire.
Néanmoins, la question demeure politiquement centrale. Les recherches sociologiques suggèrent fortement que la composition sociale d’une organisation influence durablement sa manière de penser les rapports sociaux. Lorsque la direction politique est directement issue du monde de la production industrielle, les enjeux liés à l’exploitation capitaliste et à la création de la plus-value tendent à structurer profondément l’analyse politique. À l’inverse, lorsque le centre de gravité militant se déplace vers les appareils institutionnels et administratifs, les priorités peuvent progressivement se déplacer vers d’autres problématiques.
UNE QUESTION TOUJOURS ACTUELLE
Dans le contexte actuel de réindustrialisation, de crise énergétique et de débat sur la souveraineté économique, cette question retrouve une importance particulière. Les débats autour de l’industrie, de l’hydrogène, de la planification industrielle ou de la transition énergétique remettent au premier plan la question fondamentale de la production des richesses et du contrôle des outils de production. Ils posent indirectement la question du lien entre représentation politique et expérience sociale concrète du travail productif.
L’évolution sociologique du PCF apparaît ainsi non seulement comme un sujet d’histoire politique, mais aussi comme une clé de compréhension des difficultés contemporaines de la gauche à reconstruire un lien organique avec le monde du travail industriel et avec la classe ouvrière.
BIBLIOGRAPHIE
Bernard Pudal, Prendre parti. Pour une sociologie historique du PCF, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1989.
• Julian Mischi, Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF, Presses universitaires de Rennes, 2010.
• Julian Mischi, Le communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970, Agone, 2014.
• Annie Kriegel, Les communistes français, Seuil, 1968.
• Philippe Buton, Le Parti communiste français. Histoire et stratégies 1945-2000, La Découverte, 2004.
• Michel Dreyfus, Histoire de la CGT, Complexe, 1995.
• Stéphane Sirot, Le syndicalisme, la politique et la grève. France et Europe : XIXe-XXIe siècles, Arbre bleu éditions, 2011.
• Pierre Bourdieu, La distinction. Critique sociale du jugement, Les Éditions de Minuit, 1979.
• Michel Verret, La culture ouvrière, L’Harmattan, 1988.
• Xavier Vigna, L’espoir et l’effroi. Luttes d’écritures et luttes de classes en France au XXe siècle, La Découverte, 2016.

Pour que les choses soient claires: Le cas Mélenchon et le Zugzwang … par Danielle Bleitrach

Des interlocuteurs tout à fait de bonne foi me renvoient à des dialogues de Mélenchon avec d’autres héros de la « rupture » avec le capitalisme. Je voudrais que l’on comprenne ce qui fonde ma conviction qui ne s’acharne pas contre un individu que je ne considère pas comme un ennemi mais analyse un système dans lequel il prend place.

A savoir les quelques décennies dans lesquelles le « libéralisme » avec son primat des « élections » et d’une stabilité basée sur la pseudo victoire de la « démocratie » se combinait en fait avec celle d’un monde unipolaire. C’est ce moment là que je tente d’analyser à partir du choix mitterrandien de 1982 l’horizon indépassable du capital, la rigueur et l’austérité après un baroud d’honneur qui succède au Mitterrand allant en Cancun y lire un discours concocté par régis Debray. Mitterrand va être accompagné dans ce retournement par toute la gauche qui crie avec Montand « Vive la crise » et chante le nouveau héros antifasciste que serait Tapie. Tout cela parfaitement orchestré pour transformer la politique en spectacle dans lequel la gauche et la droite se délitent. Je vous conseille de lire à ce sujet ce que dit Eric Li c’est très parlant. Continuer la lecture de Pour que les choses soient claires: Le cas Mélenchon et le Zugzwang … par Danielle Bleitrach

« Master poulet » ou « Tasty Crousty » : le bruit de la barquette de poulet Par P. Le Hyaric

Loin des élevages hors-sol où caquettent dans un indescriptible brouhaha coqs, poules ou poussins, les poulets font la une des journaux, s’incrustent dans les bulletins d’information et les magazines télévisés, nourrissent murmures, sourires en coin, commentaires et conjectures en tous genres.

Lire aussi: Un restaurant « Master Poulet » fermé par manque d’hygiène : les autorités ont découvert 80 kg de viandes périmées

Loin de la basse-cour, le populaire gallinacé qui n’a rien demandé se retrouve au cœur d’une polémique dans une belle ville jouxtant Paris : Saint-Ouen-sur-Seine. Là, des responsables politiques de gauche se lancent au visage des cuisses de poulet frit sous les goguenards et gras rires de la droite et de quelques milieux d’affaires. Ils sont si heureux qu’on détourne l’attention des enjeux fondamentaux.

En cause ? L’ouverture, à la sortie du nouveau métro, à deux pas de l’hôtel de ville, d’une boutique « Master Poulet », une chaîne de restauration à base de barquettes de poulet et riz à très bas prix. Continuer la lecture de « Master poulet » ou « Tasty Crousty » : le bruit de la barquette de poulet Par P. Le Hyaric

À Colonel-Fabien, l’esprit du Front populaire soufflait encore + vidéo

 

Publié le 13 mai 2026

Le samedi 9 mai, la place du Colonel-Fabien avait des airs de fête populaire. Sous les drapeaux rouges, dans les lumières du soir, entre les discussions passionnées qui animent déjà les échanges à l’approche du congrès, les éclats de rire et quelques pas de danse, il flottait quelque chose de rare : une joie politique. Une joie fraternelle. Comme un écho lointain à ce cri lancé il y a 90 ans : « La vie est à nous ! ». Continuer la lecture de À Colonel-Fabien, l’esprit du Front populaire soufflait encore + vidéo

Mélenchon 2027: une candidature présidentielle qui freine la mobilisation des travailleurs (Alexandre Lantier)

J’assure les publications de ce matin, après avoir reçu un message hier soir de Danielle, qui a fait une mauvaise chute. Avec l’aide de son entourage, elle a pu aller à la pharmacie et a de nombreuses contusions. Nous lui souhaitons tous le meilleur repos et rétablissement. La candidature de Mélenchon, lancée très prématurément, alors que se prépare une crise majeure, ne permet ni la mobilisation collective, ni l’unité. Renvoyant le peuple à l’échéance électorale, qu’il proclame gagné d’avance (comme il l’avait fait en défiant Marine Le Pen à Hénin-Baumont lors de législatives, avant de se désintéresser définitivement de ce territoire ouvrier et populaire après sa défaite retentissante), Mélenchon se pose en obstacle à l’action collective. La crise et les transformations mondiales et nationales provoquées par la fermeture du Détroit d’Ormuz se poseront dès les prochaines semaines, dès la fin du moi de mai et le début de celui de juin et s’approfondiront à l’été. La construction de l’unité du peuple nécessite d’apporter une perspective de solution à la marche vers la guerre, c’est la perspective du Sud global et des BRICS, de l’ouverture de discussions avec la Russie et la Chine et au renforcement du pouvoir des monopoles de la finance qui veut faire payer cette marche à la guerre par la destruction des moyens de vie et de développement du peuple et de la nation, c’est la perspective de l’unité du peuple et de l’unité de la nation autour de son intérêt immédiat, l’intérêt collectif, la réindustrialisation et la modernisation de la France, par la planification et le pouvoir aux mains des travailleurs. (Note de Franck Marsal pour Histoire&Société)

Rien de plus vache qu’un trotskiste pour un autre trotskiste. Il est vrai que l’obédience de Mélenchon, les lambertistes a un lourd passé qui a pesé sur souvent injustement sur d’autres branches. Comme ici WSWS qui est incontestablement la branche avec laquelle le dialogue est le plus intéressant. Même si je ne partage pas tous les arguments il y a qui paraissent incontournables et que nous avons déjà note en fait le soutien évident à la politique impérialiste de Macron comme en a témoigné son interview à la tribune du dimanche et plus généralement toutes ses prises de position et celles de LFI qui ont visé non seulement à diviser la gauche mais à le faire sans autre perspective qu’une manoeuvre électoraliste pour la présidentielle, une véritable obsession « mitterrandienne ». (Note de Danielle Bleitrach)

texte d’Alexandre Lantier

Le 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 sur le plateau du journal télévisé de TF1. L’entretien qu’il a accordé à Anne-Claire Coudray a exposé non pas une perspective révolutionnaire, mais l’absence d’une telle perspective. Avec son parti La France insoumise (LFI), il agit non pas pour mobiliser les travailleurs contre l’austérité et la guerre, mais pour les étouffer par une orientation nationaliste vers les institutions capitalistes françaises. Continuer la lecture de Mélenchon 2027: une candidature présidentielle qui freine la mobilisation des travailleurs (Alexandre Lantier)

Festival Cannes 2026 : « L’Abandon » de Vincent Garenq in Caf. Péda.

  « Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty mais peu de gens connaissent réellement son histoire. Le 16 octobre 2020 Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, est assassiné à la sortie de son collège. A la lumière des enquêtes et des procès, ce film revient sur ses onze derniers jours et sur l’engrenage qui a conduit à sa mort tragique ». Formulé avec sobriété, le synopsis du film de Vincent Garenq, – Sélection Officielle-Hors Compétition, Cannes 2026 -, L’Abandon, nous éclaire déjà sur la démarche exigeante et rigoureuse présidant à sa réalisation.

Suivre le déroulement des faits dans leur implacable enchaînement Continuer la lecture de Festival Cannes 2026 : « L’Abandon » de Vincent Garenq in Caf. Péda.