Fabien Roussel sur TF1: Prix des carburants, taxation des géants pétroliers, nationalisation (video)

⛽️ Prix des carburants, taxation des géants pétroliers, nationalisation : ce matin sur TF1, Fabien Roussel a appelé le gouvernement à prendre des mesures fortes face à l’explosion des prix à la pompe et au choc énergétique.

Le secrétaire national du PCF annonce avoir écrit au Premier ministre pour exiger des réponses immédiates et concrètes en faveur des travailleurs, des ménages, des entreprises et de tous ceux qui subissent l’explosion des prix.

🚩 Blocage des prix de l’essence, taxation des superprofits des groupes pétroliers, hausse des salaires, réponse publique forte face au chantage de Total : des solutions existent pour protéger le pouvoir d’achat et reprendre la main sur notre souveraineté énergétique.

Comprendre les ressorts sociaux et scolaires du vote RN in Caf. Péda.

« Une partie des électeurs du RN oppose une sorte de réflexe de self-défense en dénonçant le système scolaire. »

Dans Du FN au RN : les raisons d’un succès (PUF, 2026), Patrick Lehingue et Bernard Pudal analysent le rôle de l’école dans la progression du RN.

Frustrations scolaires, sentiment de déclassement et défiance envers les institutions nourrissent selon eux le discours anti-système de l’extrême droite. « Les enseignants sont eux-mêmes victimes d’une évolution du système scolaire qui passe des promesses « démocratiques » du collège unique à un horizon scolaire qui s’est refermé, à la fois par manque de moyens mais aussi par absence d’un véritable projet démocratique », ajoutent-ils, soulignant la perte progressive de leur autorité sociale.

 Que savons-nous vraiment des électeurs de l’extrême droite ? Continuer la lecture de Comprendre les ressorts sociaux et scolaires du vote RN in Caf. Péda.

Pour la paix et une vie digne, refusons de payer la crise capitaliste et préparons l’avenir ! (PCF) + Video

Résolution du Conseil national – 9 mai 2026

Les affrontements impérialistes actuels sont nourris par la crise du capitalisme mondialisé et la concurrence pour les ressources, l’énergie, les technologies. Les réelles causes des guerres actuelles sont économiques et géostratégiques. Face à la crise économique et à la remise en cause de certaines dominations, les grandes puissances privilégient de plus en plus les politiques de force et la militarisation. Les communistes portent une autre voie, celle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la coopération et de la paix. Continuer la lecture de Pour la paix et une vie digne, refusons de payer la crise capitaliste et préparons l’avenir ! (PCF) + Video

Qu’est-ce que l’homonationalisme, qui incite une partie de la communauté LGBT + à voter extrême droite ?

Voter extrême droite séduit de plus en plus les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et trans, certes à un niveau plus bas que la population globale, selon un sondage Têtu/Ifop publié cette semaine, alors que le concept d’homonationalisme reste peu connu.

L’homonationalisme prend la forme de déclarations stigmatisantes envers les personnes immigrées, racisées et musulmanes, les décrivant comme des menaces par nature pour les personnes LGBT +.  © Bastien Ohier via AFP

Les résultats du sondage du magazine Têtu, réalisé par l’Ifop et paru mercredi 11 mars concernant la présidentielle 2027 interrogent. Le candidat du RN Jordan Bardella arrive en tête, avec 27 % des intentions de vote exprimées par les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et trans. Mais il arrive premier du fait de l’éparpillement des candidats à gauche, car concernant les familles politiques, l’extrême droite est cependant loin de constituer la première force chez les personnes LGBT. Continuer la lecture de Qu’est-ce que l’homonationalisme, qui incite une partie de la communauté LGBT + à voter extrême droite ?

Un 9 Mai sous pression à Moscou et à Kiev par Jakline Boyer

Jakline Boyer met les pendules à l’heure et comme nous le faisons aujourd’hui s’interroge sur le sens de cette vision qui est la nôtre en occident et même en France, à savoir l’incapacité- quelle que soit la démonstration que nous subissons- à imaginer autre chose que notre suprématie et celle de notre suzerain USA. Dans mon enthousiasme moi qui suis la seule à avoir vécu la joie de la capitulation je me suis permis d’ajouter quelques souvenirs de ce temps là…Je me souviens de la foule marseillaise qui chantait, dansait et moi sur les épaules de mon père j’ai tant aimé ceux qui avaient donné leur vie pour sauver la mienne… (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

PS. j’ai mis en illustration, un journal local des communistes à la Libération pour montrer sans commentaire l’évolution de la presse sur l’interprétation de la victoire…

par Boyer Jakline

Stalingrad : 200 jours, 200 nuits et la capitulation allemande : 2 millions de morts.

Stalingrad : 200 jours, 200 nuits et la capitulation allemande : 2 millions de morts.

Donc Z. qui se sent le vent en poupe a menacé de frapper la Place Rouge pendant la parade du 9 mai. Moscou a pris cela très au sérieux et ne fera pas défiler la parade militaire. Le vent en poupe car la production de drones germano-ukrainienne remporte des succès de plus en plus en profondeur dans le territoire russe. Les Anglais assurent la géo-localisation qui permet le succès des attaques. Continuer la lecture de Un 9 Mai sous pression à Moscou et à Kiev par Jakline Boyer

Élu communiste tabassé, saluts nazis en pleine rue, présence de Némésis… Comment l’extrême droite tisse sa toile à Caen

Après les débordements lors du banquet du Canon français, le 18 avril, la ville de Caen voit l’extrême droite tisser sa toile dans une terre jusqu’ici épargnée par la vague brune. Malgré des résultats électoraux mineurs, la xénophobie et la violence progressent, alertent des militants de gauche et des habitants.

Plusieurs dizaines de personnes rassemblées contre l’extrême droite à Université de Caen à l’appel de la France insoumise et de syndicats étudiants dont l’Union Pirate.
© Nicolas Cleuet / Le Pictorium.

Caen (Calvados), envoyé spécial.

À peine a-t-il eu le temps d’entendre « sale gauchiste » que Lilian Bellet a été roué de coups par un groupe de « trois ou quatre hommes ». La soirée du conseiller municipal communiste de Caen aurait dû ressembler à tout autre chose : un pot de départ au « French café », karaoké aux vitres fumées et aux néons bleus allumés toute la journée, coincé entre un bar à huîtres, un bistrot Régent et un restaurant à tapas. À la place, aux alentours de 2 h 40 du matin, samedi 17 janvier, Lilian a été frappé entre deux voitures, puis projeté sur le goudron du parking. De quoi lui causer des blessures au nez, à l’arcade et au poignet. Continuer la lecture de Élu communiste tabassé, saluts nazis en pleine rue, présence de Némésis… Comment l’extrême droite tisse sa toile à Caen

TotalEnergies, profiteur de guerre, fait du chantage pour ne pas être taxé

Le PDG de TotalEnergies menace les automobilistes de revenir sur le plafonnement des prix à la pompe si jamais le gouvernement cherchait à taxer les profits de guerre réalisés par la multinationale. De quoi susciter une indignation dans une partie de la classe politique.

Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, rencontrait l’émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani, le 23 avril 2026.
© IMAGO / APAimages

Oubliez le profiteur de crise, dont l’entreprise engrange des milliards de dollars depuis le début de la guerre en Iran : en réalité, le patron de TotalEnergies est un bienfaiteur de l’humanité, dont le sens du dévouement n’a d’égal que l’attachement à notre souveraineté. C’est (à peine caricaturé) l’improbable récit opposé par le PDG du pétrolier à ceux qui voudraient lui demander des comptes.

« Quand les raffineries perdent de l’argent, personne ne vient proposer de nous les subventionner, alors même qu’elles contribuent directement à la souveraineté énergétique nationale », répond le PDG, interrogé sur les 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros) de résultat net au premier trimestre, en hausse de 51 % par rapport à la même période l’année précédente. Continuer la lecture de TotalEnergies, profiteur de guerre, fait du chantage pour ne pas être taxé

Sport à l’école : le SNEP-FSU défend une vision sociale et émancipatrice

« L’enjeu est de renforcer la démocratisation d’accès aux pratiques physiques, sportives et artistiques. Cela passe par une politique volontariste et le vote d’un budget qui répond aux besoins des jeunes dans leur diversité : milieu social, lieu de vie, genre… L’augmentation du temps d’éducation physique et sportive à l’école doit aussi s’accompagner de programmes à visée émancipatrice fondés sur l’acquisition d’une culture commune ». Fabrice Allain et Coralie Benech co-secrétaires du SNEP-FSU depuis le mois dernier, évoquent pour le Café pédagogique les principales orientations et priorités de leur mandat. Pour eux, la « définition sociale de l’École est bien différente des injonctions aux parcours personnels ou de la réduction de la discipline à la seule santé physique. Le SNEP-FSU promeut une santé « transformatrice », soit un pouvoir d’agir de l’individu dans son contexte social ». Continuer la lecture de Sport à l’école : le SNEP-FSU défend une vision sociale et émancipatrice

Unir les communistes (Franck Marsal, Gironde) Premières réflexions sur les textes alternatifs!

Samedi 2 mai 2026, par  Franck Marsal,

 40e congrès 2026 |

A/ le rôle du 40e congrès dans le développement du Parti Communiste

Le 40e congrès du PCF se présente avec une base commune, largement adoptée à 77 % par le Comité National sortant, et en contraste avec cette large unité, la promesse de 4 textes alternatifs.

Cette pratique des textes alternatifs n’est pas issue de la culture militante historique du PCF. C’est depuis le 32e congrès, à Martigues en 1995, qu’elle a été instituée. Elle correspond à une phase de renoncement aux principes d’organisation communistes, comme l’abandon des cellules, celui de l’organe central et du centralisme démocratique.

Deux de ces textes (’nos révolutions’, finalement retiré, et ’stratégie communiste’) ont été manifestement écrits avant que la base commune soit soumise au Comité National, amendée et adoptée par lui. C’est un pas de plus dans le glissement vers un fonctionnement en tendances s’affrontant les unes les autres, prenant la main sur le débat collectif, au détriment d’une discussion égale et fraternelle entre camarades, basée sur la responsabilité de chacun établie par le vote des communistes au congrès précédent.

Le 38e congrès a remis le parti et son projet politique au centre de notre stratégie de transformation. Il s’agissait d’en finir avec l’idée que le PCF ne pouvait plus être qu’une force d’appoint d’une gauche dominée par les forces sociaux-démocrates ayant le rôle principal. Cette orientation avait abouti à faire un petit commerce de la confiance acquise par le PCF au sein de la classe ouvrière, du prolétariat, et de larges couches du peuple par le sacrifice et l’effort de générations de militants de 1920 au tournant des années 1970. Cette confiance a été dilapidée pour soutenir d’abord le Mitterrandisme néo-libéral dans les différentes étapes de ses renoncements et de sa décomposition, puis le néo-Mitterandisme populiste de Mélenchon.

Cette réorientation du parti a été confirmée par le 39e congrès en 2023. Sa mise en oeuvre reste difficile : elle est combattue de l’intérieur et de l’extérieur par les adeptes divers du ralliement. Elle demeure inaboutie dans ses perspectives et portée de manière contradictoire. Les communistes doivent se battre sur tous les fronts : face au harcèlement néo-libéral de la classe dominante, face à la montée de la fascisation et de la guerre, mais aussi face à la démagogie populiste, aux trahisons internes, à la perte des traditions militantes et face à des baronnies au sein même du PCF.

Les partisans en internes d’une soumission ont mis leurs positions au service de la stratégie de Mélenchon, bon client de leur petit commerce. Ces fractionnistes sont ouvertement organisés au travers du groupuscule Continuer la lecture de Unir les communistes (Franck Marsal, Gironde) Premières réflexions sur les textes alternatifs!

 » Nos vies valent plus que leurs profits » : les syndicats ne chôment pas pour la fête du travail in DDM

Le rassemblement et le défilé du 1er mai ont été une réussite avec plus de 500 personnes dans la rue, syndicalistes, politiques et quidams mêlés.

 par Éric Théron

Une météo au beau fixe, des menaces sur la pérennité du 1er mai férié et des revendications longues comme un discours de Sébastien Turon, leader de l’UD CGT, la mobilisation était au rendez-vous hier matin devant la Maison du peuple où 500 personnes se sont rassemblées pour la fête du travail. Exclu de l’intersyndicale l’an dernier, Force Ouvrière a fait son retour en catimini avec ses drapeaux mais sans prise de parole.

En préambule, le chef de file de la CGT a annoncé une bonne nouvelle à l’assistance : la grève à la crèche Babilou a pris fin jeudi soir après des négociations couronnées de succès entre la direction, l’Unsa et la CGT, pas invitée à débattre mais très présente dans les faits. « Les salariées se sont opposées à une direction qui a fini par écouter après une semaine de grève. L’exemple de Babilou doit être reproduit ailleurs », a souligné Sébastien Turon, qui a également évoqué le sort des 23 salariés de Quercy Interventions Services menacés de licenciement « malgré l’argent public investi ».

« Nos vies valent plus que leurs profits »

Mobilisation, lutte et blocage, le secrétaire de l’UD CGT s’est ensuite montré plus offensif. « La CGT sera toujours là pour mener le combat de la classe ouvrière, de ceux qui produisent mais à qui on refuse tout. Le capital s’enrichit alors que nos vies se dégradent, maos nos vies valent plus que leurs profits. Rien n’est donné, tout est arraché par la lutte. »

Guillaume Mangenot (FSU), après avoir déploré les attaques frontales du gouvernement sur le 1er mai, « faisant le lit de l’extrême droite », a réaffirmé au nom de son syndicat un message de paix. « En soutien aux Ukrainiens, aux Palestiniens, aux Iraniens et aux Libanais. » Et de conclure avec les présidentielles dans le viseur. « Nous avons un an pour créer une alternative. »

Les guerres, le pouvoir d’achat, l’avancée de l’extrême droite, le représentant de Solidaires 82, Bernard Garcès a repris à son compte les grands thèmes de ce 1er mai 2026. Enfin, le collectif « Nous Toutes » a porté la parole des femmes. « Il n’y a pas de justice sociale sans justice féminine. Elles sont les plus touchées par la précarité et sont victimes de violences dans tous les espaces, au travail comme chez elles. » Et de demander « plus de prévention, un renforcement de la formation sur les violences sexuelles et sexistes et plus de places d’hébergement. »

Le cortège, bigarré et coloré, a conclu sa matinée revendicative par une randonnée urbaine en passant devant le tribunal, l’hôtel de ville et le MIB.