« Un milliardaire paye proportionnellement moins d’impôts qu’une infirmière » : Oxfam porte plainte contre l’État pour rupture d’égalité devant l’impôt

Alors qu’un nouveau projet de loi de finances d’austérité pour tous – sauf pour les plus aisés – arrive en première lecture à l’Assemblée nationale ce mardi, la confédération d’ONG dépose un recours devant la justice.

Hélène May l’Humanité

La France a-t-elle renoncé à faire de l’égalité un principe fondateur ? Deux faits concomitants, ce mardi, semblent en attester : d’un côté, l’arrivée dans l’Hémicycle du dernier projet de loi de finances (PLF) de l’ère Macron, qui, comme les précédents, pérennise le sacrifice des dépenses sociales et la faible participation des ultra-riches. De l’autre, le dépôt par l’organisation Oxfam d’un recours contre l’État devant la justice « pour son manquement à prélever un impôt de façon juste et égalitaire, alors même qu’il est exigé, notamment par la Constitution ».

L’imbrication de ces deux événements n’est pas fortuite. Explosion de la dette et affaiblissement des services publics sont pour beaucoup dus à la volonté de réduire la participation des plus riches et des grandes entreprises au financement de la nation. Continuer la lecture de « Un milliardaire paye proportionnellement moins d’impôts qu’une infirmière » : Oxfam porte plainte contre l’État pour rupture d’égalité devant l’impôt

La raison pour laquelle « la gauche radicale » ne sera jamais une classe dirigeante…même si le capitalisme est « un tigre de papier »

article header cover image

Histoire et société

Le premier texte élaboré par un ami hongrois énonce une évidence que j’ai abordé aujourd’hui par divers biais y compris celle de la pseudo radicalité post moderne, il ne propose rien sinon de poursuivre la critique du capitalisme. Le fait est que tout ce que la « radicalité  » de gauche a été capable de dire n’avait de sens que si l’Union soviétique existait en particulier la dénonciation de la dictature du prolétariat et l’équivalence communisme et nazisme voire la fin de l’histoire. . Ce constat les ex-pays socialistes, ici les Hongrois, le font et ceux qui ont vécu cette contrerévolution disent souvent cette vieille plaisanterie soviétique : les communistes ne disaient qu’une seule vérité, le capitalisme c’est pire ! Mais de toutes part monte le concret, le fait qu’il faut arracher les dents et les griffes une à une au tigre de papier et ça il faut FAIRE pour savoir et il faut apprendre… de qui ? .En attendant, mais peut-être suis-je trop optimiste, j’ai l’impression que se rassemblent les conditions d’un véritable dialogue…

Publié par Danielle Bleitrach

Le piège de la gauche radicale, la raison jamais devenir une force dirigeante (?)

Ces dernières années/décennies (surtout depuis 2008), une nouvelle tendance à gauche a pris de l’ampleur : il s’agit de la soi-disant « gauche radicale », qui, bien qu’étant un concept large, présente certaines caractéristiques communes : l’anticapitalisme, l’anti-impérialisme, la politique verte et peut-être même le progrès social peuvent être inclus ici.

Bien que je me considère également comme un militant de gauche radicale, ce mouvement a certains problèmes dont nous devons parler – car sans eux, la gauche radicale reste un simple mouvement de protestation principalement composé de la génération Z.

1. IL N’Y A PAS D’ALTERNATIVE

Le plus gros problème de la gauche radicale est qu’elle ne propose aucune alternative économique au capitalisme. Elle critique le capitalisme, nous explique ses problèmes, mais n’offre aucune contre-proposition.

Bien que la première étape consiste effectivement à critiquer le capitalisme, elle ne saurait se substituer à la seconde, qui est de proposer une alternative. Sans cette dernière étape, les autres – telles que l’organisation, la mobilisation, etc. – seront vaines.

Sous l’Union soviétique, il était encore possible de présenter cette orientation comme une alternative, et l’électeur était libre de l’accepter ou non. Cependant, depuis l’effondrement de l’URSS, cette alternative a disparue, et personne – hormis un noyau dur de marxistes-léninistes – ne souhaite y revenir. Mais si ce n’est ni le capitalisme ni une économie planifiée, alors quoi ? Et il n’y a pas de réponse à cette question.

La conséquence directe de ce manque de vision est le phénomène également connu sous le nom de wokisme. Puisque la gauche n’a pas de véritable alternative économique et ne croit pas que le capitalisme puisse être remplacé, elle se concentre sur un domaine où il est facile d’imposer le changement : la politique sociale. Ainsi, en raison de ce manque de vision, la politique identitaire demeure au cœur du système à gauche – comme en témoignent la cause palestinienne et le soutien à l’islamisme déjà mentionnés.…

En bref : la gauche radicale ne se bat pas POUR QUELQUE CHOSE, mais CONTRE quelque chose.

2. « STÉRILISME » THÉORIQUE

Ce problème est étroitement lié au premier point. Qu’advient-il d’un courant si celui-ci ne propose aucune solution concrète et s’il est plongé dans une apathie totale ? Il se réfugie dans la théorie, fuyant ainsi la réalité. En soi, cela ne poserait pas de problème, mais cela en devient un si, au lieu de s’attacher à développer une alternative, il se contente de répéter inlassablement la première étape évoquée précédemment.En soi, cela ne poserait pas de problème, mais cela en devient un si, au lieu de s’attacher à développer une alternative, il se contente de répéter inlassablement la première étape évoquée précédemment. Si un mouvement ne subsiste que des théories stériles, la discorde n’en sera que plus grande, puisqu’il ne restera rien de tangible.…

Sans contact avec la réalité, on peut facilement tomber dans l’illusion que tout ce qui est logiquement cohérent fonctionnera dans la réalité. Or, rien n’est plus faux : dans le monde réel, les facteurs imprévisibles et les conséquences potentielles sont si nombreux qu’il est impossible de tout prévoir depuis un bureau. La réalité n’est jamais figée.

Et cela est également lié à la critique du capitalisme : la gauche radicale critique souvent certains aspects du capitalisme qui, bien que déplorables, sont des maux nécessaires avec lesquels nous devons composer – comme la nécessité d’une certaine force coercitive pour travailler, le fait que nous devions parfois faire des choses que nous ne voulons pas, qu’il y aura toujours des personnes ambitieuses, qu’il y aura toujours des personnes malhonnêtes, qu’il doit toujours y avoir une forme de motivation individuelle, qu’il doit y avoir une forme de hiérarchie, etc. Et ce ne sont là que quelques exemples.…

Mais c’est précisément ce que les gauchistes savent, sans l’admettre. Le fait que ce soit le cas, tel que je le décris ici, est la meilleure preuve qu’il n’existe pas encore de théorie de gauche réaliste capable de penser en dehors du cadre du capitalisme et d’apporter une solution globale à tous les problèmes qu’il critique.

Il n’en existe aucune, car c’est impossible. Jusqu’à présent, il n’y a eu qu’une seule réponse à ces problèmes : le communisme. Et je pense qu’il est inutile de s’étendre sur le fait que le communisme……

Ces problèmes sont en grande partie le résultat du marxisme idéaliste dans lequel nous vivons et de l’éloignement de la gauche vis-à-vis de la classe ouvrière.

Le fait que la gauche ait complètement abandonné son milieu ouvrier d’origine est de plus en plus évident, notamment parce qu’il ne lui reste plus que la théorie et les politiques identitaires. Le problème ne réside pas dans l’idéologisation abstraite, mais dans le fait que c’est tout ce qui reste à la gauche. Les théoriciens de gauche sont actuellement guidés par leurs propres intérêts.

Voici donc le dilemme de la gauche radicale : revenir aux fondamentaux économiques et rester réaliste, ou opter pour la politique identitaire et l’anéantissement. « Telle est la question, choisissez. »

MAIS JUSTE POUR FAIRE UNE SUGGESTION

Cette critique s’adresse à tous, moi y compris. La gauche compte de nombreux théoriciens et experts de talent, ainsi que beaucoup de personnes tout simplement bien informées sur le sujet. Pourquoi ne pas commencer à chercher des alternatives ? ​​Pourquoi ne pas examiner le passé ? Pourquoi ne pas réfléchir davantage à une véritable alternative économique anticapitaliste ? Pourquoi ce sujet est-il si peu abordé dans le discours de gauche ?

Voici donc ma suggestion : que tous les militants de gauche se mettent à chercher des alternatives et qu’on intègre ce sujet au débat de gauche. Il n’est pas nécessaire que ce soient des théories parfaites. L’objectif n’est pas la perfection, mais d’enfin en parler.

PARLONS-EN.

Si vous avez des idées, n’hésitez pas à commenter, à écrire quelque chose à ce sujet ou simplement à vous renseigner. Engageons une discussion plus approfondie ! Faisons de la gauche une véritable alternative, et non plus une simple source de critiques !

#baloldal #marxizmus #szocializmus #dilemma #kapitalizmus #munkásosztály

LE PCF appelle à amplifier le mouvement social sans attendre la présidentielle

Le conseil national du PCF s’est réuni samedi et dimanche. Au coeur de ses travaux : le mouvement lycéen, mais aussi les mobilisations pour les salaires et contre la flambée du prix des carburants.
Alors que le mouvement lycéen secoue l’ensemble du pays, les membres du conseil national du PCF se sont retrouvés sous la coupole de la place du Colonel-Fabien pour examiner l’actualité et faire le point sur la campagne de Fabien Roussel.
« Ce n’est pas rien d’avoir une campagne présidentielle qui se déroule en plein mouvement social », relève Ian Brossat, directeur de campagne et porte-parole du PCF. « C’est une bonne nouvelle qui impacte ce que disent les autres forces. Le RN a commencé par dire qu’il ne comprenait rien aux revendications des lycéens, puis qu’ils fallait leur répondre, mais dans la réalité, il présente un super plan d’austérité avec 140 milliards d’économie jusqu’en 2030. C’est l’austérité XXL qu’il propose », martèle le sénateur de Paris. Continuer la lecture de LE PCF appelle à amplifier le mouvement social sans attendre la présidentielle

« Retour sur La question du logement  » de Engels et à propos du mouvement des jeunes… (Réflexions marxistes)

article header cover image

Histoire et société

Temps de lecture: 23 minutes

Tout est parti comme toujours chez moi d’une question que me posait la réalité et ce dans la pratique politique, à savoir la discussion que j’ai eu avec une jeune cadre du PCF. Elle s’interrogeait et m’interrogeait sur la nature du mouvement. Elle avait des tas de questions passionnantes, des impressions : cette jeunesse était-elle révolutionnaire ? Non! mais la voie qu’elle emprunte l’est fut ma réponse . Elle n’est pas révolutionnaire parce qu’elle est ni organisée, ni formée. Ce qui une fois de plus pose en priorité la question du parti en particulier sur les lieux de la production. Cette jeunesse m’apparaissait à travers Marx et la lutte des classes en France, toujours au coeur des contradictions actuelles. De là nous sommes passés au fait que ces jeunes chantaient la Marseillaise, comme un chant de rébellion. Quel rôle joue la nation? Pourquoi Marx et Lénine insistent-ils sur le caractère révolutionnaire de la classe ouvrière française alors même qu’elle a, selon eux, les dirigeants les plus grotesques. Des « socialistes bourgeois » qui prennent la pose devant leur miroir et pratiquent l’emphase pour s’effondrer à la première sommation? (la formule d’Engels dans sa correspondance avec Marx est féroce sur un mode hilarant : il désigne Louis Blanc, « le socialiste » avec sa vanité qui le rend fou: mais plus généralement il décrit l’exil et ces figures : « c’est une école de ragots et de bassesses dans laquelle le dernier des ânes se mue en sauveur de la patrie ». A Paris c’est pire, ils se pressent pour être le premier à se vendre. Par quel miracle avec de tels dirigeants la France est le pays de la lutte des classes? celui dont les échecs apprennent plus que bien des réussites dit Lénine: la réponse est parce que cette classe ouvrière exprime le plus clairement les contradictions de l’époque. La jeunesse n’est pas une classe sociale mais elle est à sa manière un groupe d’âge qui interroge l’avenir. Et de là cette jeune femme cadre du PCF s’interrogeant sur son action a souligné le fait qu’en Espagne, et à Berlin, le mouvement paraissait partir centré sur la question du logement, en Espagne la mobilisation partait d’une émotion, une vieille femme chassée de son logis et en mourant, pour dénoncer la question du logement alors qu’en France c’était la totalité de la vie qui était en cause. Est-ce que cela ne veut pas dire que cette jeunesse française est au coeur des contradictions de l’époque, celle de ce basculement historique ?

Publié par Danielle BleitrachSource : shs.cairn.info

Pourquoi ce retour à la question du logement ?

Donc dans mes cours sur l’urbanisation et le travail de la classe ouvrière, je faisais étudier entre autres la question du logement d’Engels, mais aussi la rente foncière dans le Capital de Marx. Il m’a paru intéressant à propos des remarques de ce jeune cadre de présenter la synthèse qu’ont réalisé des chercheurs en partant de la question du logement d’Engels et en notant ce qui depuis avait infirmé ou non la thèse D’Engels. La seule critique que je ferais à ce texte est dans son introduction: ce n’est pas une bonne méthode de mêler les textes de 1872 avec la « conditions de la classe ouvrière en Angleterre » de 1845, (ni même à la même époque la correspondance avec Marx sur l’expérience de Manchester), ne serait-ce que parce que la Question du logement qui est une œuvre de maturité , démarre sur le constat qu’il n’y a pas de crise du logement dans les villes ouvrières comme Manchester alors que cette crise du logement est bien lié à l’industrialisation dans ce qu’elle oblige à repenser toute l’organisation de villes comme Paris et Berlin. Continuer la lecture de « Retour sur La question du logement  » de Engels et à propos du mouvement des jeunes… (Réflexions marxistes)

Mobilisations sociales et lycéennes : la colère monte dans le pays | Léna Raud (Video)

Carburants, pouvoir d’achat, services publics, éducation : partout en France, la colère sociale grandit et les mobilisations se multiplient.

À l’occasion du Conseil national du PCF du 10 octobre 2026, Léna Raud présente un rapport sur la situation sociale et politique du pays, avec une attention particulière à la mobilisation historique des lycéens et des étudiants. Face à la dégradation des conditions d’études, aux politiques d’austérité et à la répression des mobilisations, le Parti communiste français appelle à répondre aux revendications de la jeunesse, à investir massivement dans l’éducation et à construire la convergence des luttes.

Une ambition : rassembler les colères autour d’un projet de transformation sociale et donner à la jeunesse les moyens de construire son avenir.

00:00 Pouvoir d’achat et montée de la colère sociale

01:23 Nationaliser TotalEnergies et rompre avec l’austérité

03:08 La mobilisation historique de la jeunesse

06:16 Répression et aspirations des lycéens

08:06 Le plan du PCF pour la jeunesse et la convergence des luttes


 

 

 

Je souhaite rejoindre les soutiens de Fabien Roussel, je veux participer à sa campagne!

← Retour

Merci pour votre réponse. ✨

Oui, les collectivités territoriales doivent rénover les lycées. Mais avec quel argent, M. le premier ministre ? Par R. Portolès IN Humanité

Alors que Sébastien Lecornu appelle à rénover les établissements scolaires, son gouvernement prévoit de réduire de 5,4 milliards d’euros les dotations aux collectivités territoriales. L’urgence est de rompre avec les politiques d’austérité et de dégager de nouvelles recettes en faisant davantage contribuer les grandes fortunes et les grandes entreprises.

Par Rodolphe Portolès, conseiller régional d’Occitanie, président de la commission Éducation, Orientation et Jeunesse.

Sébastien Lecornu demande au gouvernement d’engager un chantier sur la rénovation des bâtiments scolaires. Il était temps. La mobilisation lycéenne a mis sur le devant de la scène une réalité que les collectivités connaissent depuis longtemps : dans trop d’établissements, les conditions d’étude ne sont plus à la hauteur de ce que la République doit à sa jeunesse.

Oui, il faut rénover les lycées pour faire face au dérèglement climatique, les isoler, améliorer leur confort, leur performance énergétique. Mais, monsieur le premier ministre, avec quel argent ?

Votre gouvernement s’apprête à baisser les dotations aux collectivités de 5,4 milliards d’euros dans le cadre du budget 2027. Les Régions sont appelées à se serrer la ceinture, alors même qu’elles sont essentielles dans la construction et la rénovation des lycées. On ne peut pas demander de faire davantage avec moins.

De l’argent, il y en a

En Occitanie nous n’avons pas attendu les injonctions de Matignon pour investir dans nos lycées. Nous le faisons parce que nous considérons que l’éducation est un investissement, pas une dépense comme une autre.

Il est urgent que le pays sorte de cette idée dogmatique selon laquelle la seule trajectoire possible serait de réduire les dépenses. C’est le « There is no alternative » de Margaret Thatcher, érigé en vérité économique. Monsieur le Premier ministre, chaque euro que l’on refuse d’investir aujourd’hui est un renoncement pour demain.

La question devrait être : de quelles recettes avons-nous besoin pour répondre aux besoins du pays ? C’est une vieille coutume républicaine : avant de discuter de ce que l’on dépense, on discute de l’argent qu’on peut aller chercher.

De l’argent, il y en a, la France n’a jamais produit autant de richesses. Les caisses ne sont pas vides, elles sont alimentées par le travail de millions de personnes. Le problème est de savoir où vont les richesses, qui les produit et qui en bénéficie. Pendant que l’on demande des économies aux collectivités et aux Français, les profits continuent de s’accumuler pour une minorité de privilégiés.

Chercher de nouvelles recettes

Ce dogme de la baisse permanente de la dépense publique finit par tout abîmer. Il abîme les collectivités territoriales, les petites et moyennes entreprises, les artisans, les professionnels du BTP, les paysans, les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, les cadres. Il abîme la France tout entière.

Monsieur le premier ministre, nous sommes prêts à rénover les lycées, à investir davantage pour notre jeunesse. Plutôt que de demander aux régions de faire des miracles avec des budgets contraints, commencez par chercher de nouvelles recettes pour faire face aux enjeux de ce XXIe siècle.

Faites contribuer davantage les grandes fortunes et les grandes entreprises, luttez contre l’évasion et l’optimisation fiscale, remettez à plat les aides aux grandes entreprises qui représentent 211 milliards d’euros comme l’a démontré la commission d’enquête présidée par le sénateur communiste Fabien Gay.

La France a besoin d’investissements, de services publics, de lycées dignes de sa jeunesse.

À Lille, profs et Jeunes communistes aident les lycéens et étudiants à structurer leur mobilisation

Dans les facs et les lycées du Nord, la colère contre le manque de moyens cherche à s’organiser. Enseignants et militants des Jeunes communistes (JC) accompagnent les premiers engagements des jeunes lycéens et étudiants.

Petite silhouette, lunettes rouges, Gabriella court partout. Autour de l’enseignante de langues étrangères à Roubaix, les cartons brandis enragent : « On crie SOS, pas CRS ». Dans le cortège lillois, ce jeudi 8 octobre, on chante : « Grèves, blocages, Macron dégage ! »

Manifester avec sa prof ? « C’est génial ! », répondent ses étudiants en chœur. « On a instauré un dialogue avec les étudiants, on échange beaucoup. Et d’ailleurs, on est tous venus en manif ensemble. » La manifestation a rassemblé 10 000 personnes selon le syndicat SUD, 3 000 selon la préfecture. Dans les établissements, des enseignants prennent part aux discussions et à l’organisation du mouvement.

Continuer la lecture de À Lille, profs et Jeunes communistes aident les lycéens et étudiants à structurer leur mobilisation

Prix Nobel de la paix : la juriste sud-africaine Navanethem Pillay, à la tête de la commission d’enquête de l’ONU sur les crimes d’Israël à Gaza, reçoit la récompense

Le prix Nobel de la paix a été décerné par le comité, ce vendredi 9 octobre à Oslo, à la juriste sud-africaine Navanethem, dite « Navi » Pillay. Militante anti-apartheid, juge à la CPI, elle a présidé la commission d’enquête indépendante de l’ONU qui a accusé Israël de commettre un génocide dans la bande de Gaza.

Militante historique contre l’apartheid et présidente du Tribunal pénal international pour le Rwanda, Navi Pillay, a également été l’une des 18 premiers juges nommés à la CPI. Ici à Genève, le 16 septembre 2025. © Wikus de Wet / AFP

Avec l’attribution du Prix Nobel de la Paix à la juriste sud-africaine Navanethem Pillay, c’est un peu la Cour pénale internationale (CPI). qui est récompensée. Cette avocate sud-africaine a été désignée pour ce prix le plus prestigieux au monde en raison de “ses efforts pour promouvoir la paix et le droit international”, indique le comité Nobel. Le président du comité Nobel norvégien, Jørgen Watne Frydnes, a précisé que “la lauréate de cette année a joué un rôle déterminant pour garantir que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide fassent l’objet de poursuites judiciaires”. Continuer la lecture de Prix Nobel de la paix : la juriste sud-africaine Navanethem Pillay, à la tête de la commission d’enquête de l’ONU sur les crimes d’Israël à Gaza, reçoit la récompense

574 milliards d’euros pour les armes en 2026. Le rapport du SIPRI met en cause les pays européens (C. Meier).

Histoire et société

Les FAITS rien que les FAITS pour dénoncer ce qu’on vole à notre jeunesse et comment il se trouve des complicités infâme pour la mettre en procès, pour l’encourager à être celle qui « casse », parce que c’est leur image de la « révolution ». Non c’est celle de cette classe prédatrice et belliciste qui leur interdit le droit de vivre…

Publié par Danielle Bleitrach

Source : www.farodiroma.it

Les dépenses militaires totales des pays européens atteindront 574 milliards d’euros en 2026. Selon les données du SIPRI, ces dépenses représenteront 2,55 % du PIB en 2026, contre 1,64 % en 2021, avant le déclenchement du conflit en Ukraine. Parallèlement, les pays de l’OTAN consacreront 1,4 % de leur PIB aux investissements liés aux infrastructures et à la sécurité militaire au cours de la période à venir.

Globalement, l’Europe a augmenté ses dépenses militaires de 291 milliards d’euros en cinq ans, soit un doublement de leur montant. Aux États-Unis, en revanche, ces dépenses ont progressé de 28 % sur la même période. L’Allemagne demeure le pays qui augmente le plus ses dépenses militaires en valeur absolue : elles sont passées de 48 milliards d’euros en 2021 à 125 milliards d’euros en 2026, soit une multiplication par 2,6.

Par ailleurs, le chiffre d’affaires cumulé des plus grandes entreprises militaro-industrielles européennes cotées en bourse, réalisant un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros ou plus, est passé de 104 milliards d’euros à 166 milliards d’euros sur la période 2021-2026. De plus, les entreprises de défense américaines ont vu leur chiffre d’affaires passer de 311 milliards d’euros à 427 milliards d’euros.

Rappelons qu’au sommet de l’OTAN de 2025, les alliés se sont engagés à porter leurs dépenses annuelles de défense à 5 % du PIB d’ici 2035. Sur ce pourcentage, 3,5 % du PIB seront alloués aux besoins militaires essentiels et 1,5 % aux investissements de défense, notamment la protection des infrastructures critiques, le renforcement de l’industrie de défense, la cybersécurité et la protection civile. Les pays baltes et la Pologne ont déjà atteint cet objectif. Plus précisément, la Pologne a multiplié ses dépenses militaires par 3,5, l’Estonie par 3,6 et la Lituanie par 4,3.

Christian Meier

Génocide à Gaza : une cargaison militaire française destinée à Israël doit décoller de Roissy ce jeudi + com PCF

 

Plusieurs syndicats et deux organisations, Urgence Palestine et Palestinian Youth Movement, alertent sur une nouvelle livraison de composant militaire français au départ de l’aéroport de Roissy vers Israël, le jeudi 8 octobre. Le gouvernement continue de violer le Traité sur le commerce des armes qui interdit toute exportation à un État qui pourrait utiliser ces armes pour commettre un génocide ou des violations graves des Conventions de Genève.

Manifestation à Paris, le 5 octobre 2024, en soutien à Gaza et au Liban. © Jeremy Paoloni/ABACA

Les organisations Urgence Palestine et Palestinian Youth Movement révèlent, ce mercredi 7 octobre, qu’une livraison de composants militaires français serait arrivée à Roissy avant de partir vers Israël. Ce vol AF966 doit décoller jeudi 8 octobre avec une cargaison qui comprendrait « des réducteurs planétaires », un composant essentiel dans l’ingénierie destiné à équiper des véhicules militaires.

Selon Urgence Palestine, ce système d’engrenage haute précision « fabriqué par Mijno Precision Gearing à Saint-Étienne » aurait transité par Lyon avant d’atterrir à Roissy-CDG ce mercredi pour redécoller le lendemain « vers Elbit Systems Land, la division terrestre du groupe d’armement israélien Elbit ». Continuer la lecture de Génocide à Gaza : une cargaison militaire française destinée à Israël doit décoller de Roissy ce jeudi + com PCF