« l’opération carburant » de Fabien Roussel pour faire baisser la TVA et les marges de TotalEnergies

Le candidat communiste à l’élection présidentielle a mené une « opération carburant » dans une station essence d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), afin de mobiliser en faveur d’une baisse de la TVA et des marges de Total.

Fabien Roussel est en campagne. Pas tant pour la présidentielle, mais pour « faire en sorte que la revendication d’une baisse de la TVA sur le carburant devienne majoritaire dans le pays. « » Il faut qu’on s’y mette tous ensemble », a-t-il annoncé, accompagné de plusieurs dizaines de militants communistes altoséquanais et parisiens, en arrivant tôt ce mardi 22 septembre au matin à la station-service TotalEnergies Pont Aval d’Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine. Continuer la lecture de « l’opération carburant » de Fabien Roussel pour faire baisser la TVA et les marges de TotalEnergies

Tolérance zéro contre les violences sexistes et sexuelles au travail ? L’épreuve des faits dans les ministères

Alors que les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Sports multiplient les engagements contre les violences sexistes et sexuelles au travail, une enquête menée par la CGT Éduc’action auprès de leurs personnels en administration centrale révèle l’ampleur de ces violences et les défaillances de leur prise en charge. « Ce n’est pas l’administration qui neutralise le risque, c’est la victime qui cherche à s’en préserver. » Près de 70 % des répondant·es déclarent avoir été confronté·es à au moins un fait de violence sexiste ou sexuelle au cours des trois dernières années. Continuer la lecture de Tolérance zéro contre les violences sexistes et sexuelles au travail ? L’épreuve des faits dans les ministères

Fabien Roussel sur France Inter : « Cette envie de se révolter est normale »

Fabien Roussel était l’invité de France Inter ce dimanche 21 septembre.

Guerre en Ukraine, flambée des prix de l’énergie et des carburants, budget Lecornu, pouvoir d’achat : Fabien Roussel appelle la France à reprendre l’initiative diplomatique et à changer radicalement de politique économique.

Face à la hausse des prix et à un budget qui demande encore des sacrifices aux retraités, aux fonctionnaires, aux malades et aux collectivités, Fabien Roussel alerte sur la colère qui monte dans le pays : «Cette envie de se révolter, elle est sincère et elle est normale. »

à Visionner aussi, prix des carburants : Fabien Roussel au péage de Senlis appelle à la mobilisation

Budget 2027 : des propositions inacceptables et dangereuses… (commission économique PCF)

 

Membre du conseil national – PCF

Le Premier ministre a livré ses pistes pour construire le budget 2027. L’enfer se pare ici de bonnes intentions. Pour lui, les recettes ça n’existe pas, seules les dépenses comptent.

Emmanuel Macron a donc choisi de terminer son mandat par un feu d’artifice antisocial !

Jouant une peur de la dette, les mesures proposées préparent une année terrible pour une majorité de la population française. Les familles aux revenus modestes et moyens vont être mises à rude contribution. C’est une cure d’austérité XXL qui se prépare ! Continuer la lecture de Budget 2027 : des propositions inacceptables et dangereuses… (commission économique PCF)

FACE AUX MENSONGES DE MACRON « CHEF DE GUERRE EUROPÉEN « IL Y A EU FABIEN ROUSSEL (Lettre CR aux communistes)

NDLR de Démocrite « de la vie de la cité à …. »:

L’article ci après, la lettre compte rendu aux communistes de Fabien Roussel et les renvois qui s’y trouvent revêtent une importance particulière dans le moment international que nous vivons. Nous ne pouvons rester indifférent à la modélisation d’un monde qui n’aurait comme perspective que la guerre pour le plus grand profit du Capital et de ses affidés aux relents fascisants. Nous voulons la PAIX!

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Histoire et société

Certes nous sommes face à un tel scandale que l’on aurait souhaité une représentation nationale d’une autre envergure mais il faut aussi savoir voir qu’une fois de plus il n’y a que les communistes et leur leader Fabien Roussel pour défendre les travailleurs, la population française, refuser toute xénophobie et en partant de ce positionnement de classe prendre de la hauteur et exiger la paix, l’ouverture immédiate de négociation. mais écoutez en fin la vidéo de Fabien Roussel et comparez là à cette forfaiture. Vous pouvez même remarquer comme il a souhaité rassembler les Français sans la moindre position politicienne.

Publié par Danielle Bleitrach

Macron qui ne sait plus comment se sortir de la crise qu’il a provoqué puisque nous le répétons ce que nous savions en janvier des conséquences d’Ormuz auquel il feint d’être étranger alors que nous avions dénoncé dès cette époque le fait que nous nous retrouvions cobelligérants pour être installés aux côtés de l’armée américaine dans des bases dont la France ignorait tout et ayant promis en particulier aux émirats, une intervention. Continuer la lecture de FACE AUX MENSONGES DE MACRON « CHEF DE GUERRE EUROPÉEN « IL Y A EU FABIEN ROUSSEL (Lettre CR aux communistes)

Budget 2027 : Lecornu annonce une saignée sociale au service du capital (PCF)

 

Publié le 18 septembre 2026

Dans son entretien au Figaro, Sébastien Lecornu dévoile un projet de budget d’une violence sociale considérable : 54 milliards d’euros d’économies imposées au pays.

2 milliards seraient prélevés sur les fonctionnaires par le gel du point d’indice, 2 milliards sur les
arrêts maladie, 2,5 milliards sur les politiques du travail et de la formation. Encore une fois les retraités sont honteusement ciblés, menacés par le gel des pensions ou la réduction de l’abattement fiscal pour 6 milliards d’euros ! Les APL pourraient être bloquées alors que les
loyers et les charges ont augmenté de 20% en cinq ans. Les collectivités pourraient aussi être contraintes de réduire leurs services publics. Le gouvernement prévoit même de restreindre les droits sociaux des étrangers pour détourner la colère vers les plus fragiles.

Dans le même temps, la contribution exceptionnelle des grandes entreprises serait réduite de
2,5 milliards d’euros, le Pacte Dutreil et les principales niches fiscales seraient sanctuarisés. C’est inacceptable alors que les plus grandes entreprises françaises ont versé 61 milliards
d’euros de dividendes à leurs actionnaires au deuxième trimestre 2026, un triste record en Europe ! Et le budget militaire augmenterait de 6,4 milliards.

Tout est dit : ce budget est un budget de classe. 

L’hôpital, l’école, les salaires publics, les retraites et les collectivités sont traités comme des
coûts, tandis que les profits et les grandes fortunes restent protégés. Le déficit est le résultat des cadeaux fiscaux accordés au capital et des intérêts versés aux marchés financiers qui se gavent sur le dos des Français·es.

Le péril c’est la finance, pas la dette !

Ce budget vise également à marteler de façon mensongère que seule une politique capitaliste est possible et à enfermer le débat de l’élection présidentielle dans ce cadre. Avec notre candidat Fabien Roussel, nous portons une alternative à cette politique pour enfin vivre mieux en France et vivre en paix !

Le PCF refuse cette saignée sociale. La France ne manque pas de richesses: elles sont accaparées par une minorité et détournées de l’emploi, des salaires et de l’investissement utile socialement et écologiquement.

Pour ouvrir le débat sur le budget 2027, nous proposons immédiatement trois mesures pour agir contre la vie chère, augmenter les salaires et les pensions et développer le pays, des mesures attendues par nos concitoyennes et concitoyens :

  • Agir contre la vie chère : baisser la fiscalité sur les prix du carburant et les bloquer à 1,60 euros le litre ; baisser de 30% les prix de l’électricité et du gaz
  • Augmenter les salaires et les pensions : porter le smic à 2200 euros bruts, indexer les salaires et les pensions sur l’inflation, augmenter les bas-salaires et revaloriser immédiatement de 10% le point d’indice.
  • Développer le pays : engager un plan de 60 milliards d’euros pour l’emploi, la formation et le climat visant le développement des services publics, la relocalisation industrielle, la mise à niveau du système électrique, la mobilité propre et la rénovation thermique.

Ces mesures sont finançables en faisant contribuer les grandes fortunes, les dividendes et les revenus financiers, en arrêtant la distribution des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises sans critère, en mobilisant le pôle public bancaire existant avec des prêts à taux zéro pour les projets utiles.

Le PCF combattra ce budget au Parlement comme dans le pays et présentera une véritable alternative. L’argent doit aller au travail, à l’emploi, au climat, à l’industrie, aux services publics et à la paix, pas aux marchés financiers et à l’économie de guerre.

A l’opposé de l’engrenage vers la guerre, la France doit vite prendre des initiatives diplomatiques car la crise énergétique ne se résoudra pas en autarcie. Une économie de la Paix doit s’imposer rapidement avant qu’une pénurie de diesel mette en panne sèche l’économie mondiale. Les attaques contre les raffineries dans le monde, les chantages portant sur les ressources énergétiques doivent cesser. S’en prendre à l’énergie est criminel au regard des conséquences pour les peuples ! L’énergie n’est pas une marchandise, c’est un bien commun.

Nous appelons dès à présent les travailleuses et travailleurs à répondre massivement à l’appel de l’intersyndicale de la fonction publique le 29 septembre et à se mobiliser dans toutes les luttes pour le progrès social et écologique, en participant aux grèves, aux rassemblements, aux marches citoyennes telle la marche du 26 septembre pour le climat.

Parti communiste français



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Sarah ou Fatima (44 ans déjà!)

16 septembre 1982 : Début des massacres de Sabra et Chatila.
Pendant trois jours, dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, à Beyrouth-Ouest, des milices phalangistes libanaises, alliées d’Israël, massacrent plusieurs milliers de civils palestiniens et libanais.
Ce crime est rendu possible par l’occupation israélienne de Beyrouth, commandée par Ariel Sharon, alors ministre de la Défense, qui laisse les milices entrer et boucler les camps. Hommes, femmes, enfants, vieillards : nul n’est épargné.
Sabra et Chatila restent, dans la mémoire collective, le symbole d’un crime impuni, mais aussi d’une exigence universelle : celle de la justice pour la Palestine et contre l’impérialisme et le colonialisme.

 

Sarah ou Fatima

Que tu t’appelles Sarah

Ou bien Fatima

Qu’importe ton prénom

La mort t’emporte en un sourire

Que de la pierre surgisse la colère…

Je ne saurais jamais,

L’exacte liberté

Une empreinte un visage

La montagne levée au bras de l’assassin

Que de la pierre surgisse la colère…

Mais je me souviendrais

La peur au ventre, de ta course

Une folle lueur dans leurs yeux

Les fusils braqués, prêts à tirer

Que de la pierre surgisse la colère…

Dans la nuit, je te verrais

Absentes, dans ces rues

Sous la poussée de l’assaut

Le feu, les horreurs subites

Que des cendres surgissent les pierres…

Le lendemain, à l’actualité

Présente, sur tant de télé

Les os brisés, la chair béante

Des blessures jetées à mon visage

Que des cendres surgissent les mots…

Que tu t’appelles Sarah

Ou bien Fatima

Qu’importe ton prénom

La mort t’emporte sur un sourire

Que mes mots…  Mes mots servent de pierres…

Maximilien, Septembre 1982

Fabien Roussel : « Je veux être du côté de celles et ceux qui se battent » | BFM

Pouvoir d’achat, mobilisations sociales, prix de l’énergie, salaires, Sécurité sociale, logement, présidentielle, rassemblement de la gauche ou encore guerre et paix en Europe : il répond aux questions d’Apolline de Malherbe et présente ses propositions pour permettre à chacune et chacun de vivre dignement.

Face à la colère sociale, Fabien Roussel défend un choix : être aux côtés de celles et ceux qui se battent pour leur travail, leur pouvoir d’achat et leur dignité.

  • 00:00 Colère sociale, pouvoir d’achat et mobilisations
  • 04:07 Énergie : des mesures d’urgence pour faire baisser les factures
  • 07:12 Défendre les salariés et préparer les mobilisations
  • 09:46 « Je fais le choix de la barricade »
  • 10:41 Salaires, TVA et défense de la Sécurité sociale
  • 13:22 Logement : répondre à la crise plutôt que diviser
  • 16:50 Fête de l’Humanité
  • 19:03 Présidentielle : quelle stratégie de rassemblement à gauche ?
  • 20:30 Guerre, surarmement et paix en Europe

Canicules, effondrement du vivant, climatosceptiques… Comment lutter pour le climat sans désespérer ?

L’été 2026 a été celui de tous les records : nombre de canicules, températures extrêmes, hectares de forêt brûlés… Quatre scientifiques de haut rang haussent le ton sur la scène de l’Agora.

Dans quel état d’esprit êtes-vous au sortir de cet été infernal ?

 

Christophe Cassou, Climatologue, directeur de recherche du CNRS, co-auteur du Giec

Ce que nous avons vécu cet été était anticipé par la communauté scientifique. La seule « surprise », c’est que le changement climatique va plus vite que ce que l’on pensait. Il y a du déni sur la gravité de ce changement, avec cette illusion de pouvoir négocier avec les tonnes de carbone qui s’accumulent dans l’atmosphère.

C’est un déni de notre vulnérabilité. Nous pensions pouvoir nous adapter à des chaleurs extrêmes, à des sécheresses. Mais la limite est physiologique, elle n’est pas seulement technologique. À partir d’une certaine température, les végétaux meurent, il peut y avoir des dizaines de milliers de morts.

Magali Reghezza-Zitt, Géographe, directrice des études à l’ENS Paris

Je suis en colère et j’ai honte. On nous parle beaucoup de changement de comportement. Mais ce que je vois, ce sont des gens qui veulent… et ne peuvent pas : manger à leur faim, partir en vacances, assurer à leurs enfants un avenir, ne pas mettre leurs parents dans des Ehpad surchauffés. En tant que scientifiques, ce n’est pas notre boulot d’imaginer un futur qui embarque la population. J’aimerais bien qu’on arrête de demander aux scientifiques de faire de la politique. Notre boulot, c’est de faire progresser les connaissances.

Serge Zaka, Agroclimatologue

Je ressens une certaine forme de lassitude. Lorsque nous sommes intervenus en 2022 pour parler des canicules, les mêmes questions nous étaient posées : faut-il mettre des OGM ? Faut-il des réserves d’eau ou des mégabassines pour irriguer ? Quatre ans plus tard, nous assistons à une faillite des écosystèmes. 10 à 20 % des arbres sont en train de mourir… Et on nous interroge sur la climatisation !

Le changement climatique n’impacte pas que l’homme, il faut aussi trouver des solutions pour les animaux, pour les forêts, pour les sols, pour l’eau, pour l’agriculture. À 42 ou 46 °C, il n’y a plus d’adaptation possible pour un végétal ou un animal. Sortons de notre égoïsme humain et regardons les impacts qu’on a sur les écosystèmes, sur les sociétés, et sur la vie.

Magali Reghezza-Zitt, vous avez publié en mai un livre intitulé Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone (Seuil) dans lequel vous rappelez que les vingt prochaines années sont décisives. Quelles seraient les trois mesures prioritaires à mettre en œuvre en termes d’adaptation ?

Magali Reghezza-Zitt : Réforme de l’éducation nationale, réforme de la Sécurité sociale, réforme de l’accès à l’emploi. La crise climatique l’a révélé cet été : l’hôpital allait mal, l’école et l’agriculture aussi. La crise est surtout un révélateur. L’été qu’on vient de vivre sera la norme dans les prochaines années : il va falloir trouver des moyens de former, de reconvertir, d’accompagner, et… de financer. C’est bien gentil de dire aux agriculteurs : « Alors les gars, maintenant, vous allez devoir faire de l’agroécologie. » Mais il faut les accompagner. Tout cela est une question de choix politique.

Yamina Saheb, Climatologue, co-autrice du GIEC

Pour mettre en place toutes ces politiques de protection mais aussi de préparation des jeunes générations au climat sous lequel nous allons vivre, il y a une décision assez simple que peut prendre le gouvernement français : mettre fin aux subventions à l’économie fossile.

Ce n’est pas moi qui le dis, mais le FMI – on ne peut pas dire que ce soient de grands écolos. Ces subventions coûtent de 12 à 25 milliards de dollars que la France dépense pour alimenter la machine infernale. S’il y a un sujet sur lequel se battre, c’est celui-là : il faut débrancher l’économie fossile, c’est une économie subventionnée à la sueur de nos fronts.

Estimez-vous qu’en passant sous silence les véritables enjeux, les médias participent à alimenter l’inaction ?

Christophe Cassou : Nous ne sommes plus face à du climatoscepticisme. Les climatosceptiques, notamment sur les réseaux sociaux, sont des ignorants, des idiots qui empêchent de parler des vraies responsabilités et masquent les intérêts privés qui se cachent derrière l’enjeu du climat. Nous sommes face à des stratégies d’obstruction organisées qui s’expriment dans les médias. Cela alimente la confusion entre les faits scientifiques et les opinions.

Cette stratégie vise à casser la confiance dans les scientifiques, à les discréditer, à les présenter comme militants alors qu’ils n’apportent que des faits. C’est facile de rejeter la responsabilité sur nous. Mais c’est un déni de responsabilité des politiques. Personne ne peut dire qu’il ne sait pas. Nous ne sommes plus en 2015, avant l’accord de Paris. Les décisions prises le sont en conscience et en connaissance. Ils ont une responsabilité dans les souffrances actuelles et les morts futures.

Yamina Saheb : Les médias mainstream invitent généralement les scientifiques et les experts mainstream. Au moment de la sortie du rapport du Giec, plusieurs journalistes m’ont dit qu’on ne me connaissait pas. On m’a découverte plus tard grâce aux médias alternatifs. Pendant l’une des canicules, un journaliste m’a appelé, il voulait parler de la climatisation, Moi, je suis ingénieure en climat, je voulais parler des causes. Il me répétait que c’est le climatiseur qui intéresse les Français… On a conclu que je ne convenais pas. Alors va-t-on se laisser bercer par ces médias qui apportent toujours le même argument ou va-t-on se battre tous ensemble pour la liberté de la presse afin d’apporter d’autres arguments ?

Serge Zaka : S’il y a des scientifiques dans la salle, sachez que nous ne sommes pas assez nombreux dans les médias et auprès des politiques pour leur faire comprendre la problématique. Ce n’est pas parce qu’on se fait insulter par les climatosceptiques qu’il faut lâcher le combat. Continuez le combat.

Mon objectif, c’est de répondre aux climatosceptiques, même si je sais que je ne changerai pas leur vie. Prenez Pascal Praud, sur CNews, je ne pense pas qu’en argumentant avec lui, cela va changer grand-chose. Mais s’il n’y a pas de contradiction, à la fin, les gens votent pour des partis qui se moquent du changement climatique.

Yamina Saheb, vous rappeliez récemment dans l’Humanité que la cause première de la crise écologique, c’est le capitalisme. Quelle alternative appelez-vous de vos vœux ?

Yamina Saheb Il faut sortir du capitalisme. On situe le bouleversement que nous vivons aujourd’hui au moment de la crise de 1929 aux États-Unis. C’est à ce moment-là que les associations de protection des citoyens sont devenues des associations de protection des consommateurs. On est passé du statut de citoyen – nous avons des droits et des devoirs – à un statut de consommateur. Quand on est consommateur, c’est votre carte bancaire qui décide de ce à quoi vous avez droit. Quand j’étais petite, nous étions des usagers de la RATP. Aujourd’hui, nous sommes des clients de la RATP. Ce n’est pas la même chose.

Pour nous réapproprier notre citoyenneté, on a besoin de faire société. Nous avons commencé à Aubervilliers ce qu’on appelle les agoras. Les agoras de la sobriété. La sobriété, contrairement à ce qui a été compris en France, où elle n’est présentée que par la restriction, est une théorie de justice distributive pour garantir que chacun ait suffisamment pour bien vivre.

Mais dans le monde tel qu’il est organisé aujourd’hui, tout est fait pour qu’une petite minorité ait beaucoup et que la majorité n’ait pratiquement rien. Nous sommes les esclaves du capitalisme. Et l’esclavagisme a pris fin parce que les esclaves se sont révoltés. Nous devons nous révolter. Révolution, ça ne veut pas dire couper des têtes. Révolution, ça veut dire reprendre le pouvoir sur nos vies, ce pouvoir aujourd’hui marchandisé, que le capitalisme nous a pris.

Les peuples du Sud sont en première ligne face aux catastrophes. On l’a vu tout récemment au Népal, qui ne représente que 0,01 % des émissions de CO2 mondiales. Cette injustice climatique, est-elle synonyme d’une logique coloniale à l’œuvre de la part des pays riches ?

Yamina Saheb : Bien sûr. C’est en rejoignant le Giec que je me suis rendu compte de la colonialité de la science du climat. Je vous donne un exemple. Aujourd’hui, l’Afrique consomme beaucoup moins d’énergie que nous. Dans les projections, en 2050, nous consommerons toujours beaucoup plus qu’en Afrique : cela m’a amenée à qualifier les scénarios du Giec de colonialistes. De quel droit faisons-nous cette projection ? Nous n’avons pas été formés à l’égalité. Elle était où l’égalité quand l’Algérie était colonisée ? À l’époque, on avait inventé le concept qu’on allait les civiliser.

La transition énergétique ou climatique a aussi été conçue avec un esprit colonialiste. La voiture électrique ? D’où viennent donc les matériaux ? Ils viennent des pays du Sud. Et qui en profite ? C’est nous.

La neutralité carbone telle qu’elle a été conçue, ce sont des scénarios qui prévoient encore plus d’extractions dans les pays du Sud pour construire la pseudo-transition dans le Nord. On nous dit qu’en Europe, nous sommes les champions de la décarbonation, mais on n’a jamais réussi à faire décroître les émissions du transport et du bâtiment, parce que ça, on ne peut pas l’exporter ailleurs.

La voiture électrique va nous permettre de décarboner chez nous, mais en déplaçant nos émissions dans les pays du Sud, avec des impacts environnementaux et sociaux incroyables. La crise climatique, c’est la suite de l’esprit colonial ; la façon dont elle est étudiée est colonialiste, et les solutions qu’on propose ne peuvent être que colonialistes.

L’été 2026 a été très difficile, mais hélas, il n’est qu’un avant-goût des années à venir. Les gens ont peur. Comment se saisir de cette peur pour la transformer en espoir, en résistance ?

Magali Reghezza-Zitt : La question, ce n’est plus de savoir si on va décarboner, mais quand. On peut se raconter ce que l’on veut : on va être obligé de décarboner. On peut parfaitement y arriver à condition d’accepter d’abord de s’appuyer sur la science, et ensuite d’arrêter de penser dans des cadres qui ont été construits du XIIIe au XIXe siècle. Comment on construit un système politique, démocratique, idéologique nouveau ? Il faut parler de futur. Tout ça, c’est une politique, ça se joue dans les partis, dans les syndicats, etc. C’est de la politique parce que c’est notre capacité à vivre ensemble, à vivre collectivement.

Cyberattaque dans l’Éducation nationale : quelles conséquences sur le terrain ?

Un sujet en chassant un autre, il n’est plus guère question, du côté du ministère de l’Education nationale, de la cyberattaque de juillet 2026 ni de ses conséquences sur la rentrée scolaire. Tout est-il pour autant résolu ? Le Café pédagogique a voulu savoir ce qu’il en est actuellement sur le terrain. Inquiétude, missions bloquées, projets menacés, système D, surcharge de travail… Les enseignant·es font avec, mais surtout sans, une fois de plus.

Une communication ministérielle bien tardive  

Plus de cinq millions de données personnelles ou administratives d’élèves et de personnels volés, des centaines de milliers de comptes académiques piratées… Entre identifiants de connexion bloqués, plateformes et messageries inaccessibles, espaces numériques de travail et logiciels de vie scolaire hors service, l’organisation de la rentrée s’annonçait des plus périlleuse. Continuer la lecture de Cyberattaque dans l’Éducation nationale : quelles conséquences sur le terrain ?