
La France est en état d’urgence. Des centaines de milliers de jeunes descendent dans la rue. Des affrontements isolés, des pillages et des émeutes de barricades se produisent. En Allemagne, les élites politiques et médiatiques sont consternées par une telle désobéissance civile. Des hommes vieillissants, tant physiquement que mentalement, s’emportent sur les réseaux sociaux. Comment des jeunes peuvent-ils être aussi ingrats ? N’ont-ils aucun respect pour la propriété d’autrui ? Mais quiconque pose ces questions a manifestement mal compris le problème. Une société qui prive systématiquement sa jeunesse de son avenir ne devrait pas s’étonner de la voir finalement se révolter. La vraie question n’est pas de savoir pourquoi la jeunesse française se rebelle, mais pourquoi elle le fait maintenant.
Un essai de Jens Berger. Mais la vraie question n’est-elle pas celle d’un parti révolutionnaire capable de faire des individus superflus des citoyens producteur de leur propre vie autant que de celle de leur nation souveraine? Le véritable problème est d’avoir devant eux des partis défendant l’ordre tel qu’il est ou des partis gazeux dont les buts et le méthodes continuent à conforter cette jeunesse dans son inutilité et c’est aussi ça la situation française, il serait temps d’en prendre conscience s’il est encore possible d’agir parce qu’il s’avère qu’il n’y a personne en qui on peut avoir confiance pour construire parce que tout est fait pour accorder une prime à ceux qui se conforment au système dans un cadre uniquement de fait électoraliste. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
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Un essai de Jens Berger.
Tout a commencé par une revendication : les étudiants français réclamaient plus d’enseignants, de meilleures écoles et des conditions d’apprentissage décentes. Du jamais vu. Ils ne réclamaient ni révolution mondiale, ni l’abolition du capitalisme, ni même une réforme en profondeur du système éducatif. La jeunesse souhaitait simplement que l’État assume ses responsabilités les plus élémentaires. Mais même cela paraît une revendication radicale en France en 2026.
Et pas seulement. Continuer la lecture de La jeunesse se rebelle – et les élites ne comprennent plus le monde.





En France à la rentrée 2026, les chiffres sont encore accablants : près d’un étudiant précaire sur trois saute des repas, 47 % renoncent à des soins pour des raisons financières et 69 % disposent de 100 euros ou moins par mois pour vivre, une fois leurs charges payées, 10% n’ont pas de logements ou de logements salubres .
Nous refusons que la précarité devienne une fatalité pour toute une génération. Il faut agir sur les causes : le coût du logement, l’insuffisance des ressources, l’accès à l’alimentation, à la mobilité et aux soins. Les jeunes ont droit à autre chose qu’à la débrouille et aux sacrifices permanents.

De la mobilisation lycéenne à la mobilisation citoyenne
Mobilisation lycéenne : une répression policière disproportionnée « pour humilier, faire peur, dissuader »
Elisabeth Fleury