Le fermage, un statut sécurisant l’accès au foncier agricole, fête ses 80 ans, mais ses failles sont exploitées par les grands exploitants. De quoi perturber l’accès fondamental à des terres, premier enjeu pour l’installation agricole.
Nantes (Loire-Atlantique), correspondance
Pour l’historien émérite René Bourrigaud, il y a eu deux temps forts dans l’émancipation paysanne : « L’abolition des privilèges en 1789 permettant de se libérer de la tutelle des seigneurs, puis en 1946 la création du fermage pour se libérer de la tutelle des grands propriétaires fonciers. » Le fermage vient tout juste de fêter ses 80 ans. À cette occasion, l’historien était invité à un colloque organisé le 11 avril, en Loire-Atlantique, par le syndicat la Confédération paysanne. Continuer la lecture de Comment les grands exploitants détournent un statut censé protéger les petits paysans in Reporterre
Vous dont les fins de mois s’arrangent par traîtrise
Il vous dit que c’en est assez
Assez mettre à l’encan la robe de la France
A la bourse d’Europe entre des maquignons
Escompter ses enfants, leur force et leurs souffrances
Dont Mère avec toi, nous saignons.Il dit qu’avec les feux truqués d’une légende
On égare un soldat fût-il intelligent
Et ses fils ne font pas une nation grande
A massacrer chez eux les gens
Que naguère ce fut nous-mêmes qui donnâmes
L’exemple que suivront les peuples indomptés
Et qu’on ne peut couvrir cette guerre au Viet-Nam
Du drapeau de la liberté
ARAGON, Les Yeux et la mémoire (1954)
Bonjour à chacune et chacun.
J’ai consacré cette semaine mon texte à l’un des enjeux majeurs du moment bien trop sous-estimé : celui de l’empilement des armes nucléaires dans le cadre de la course aux armements en cours. À la veille de l’ouverture de la conférence de révision du Traité de non-prolifération nucléaire, un mouvement devrait se déployer pour que les gouvernements particulièrement le gouvernement français renforce ce traité au lieu de préparer son affaiblissement.
Conçu par la chercheuse mexicaine Martha Alicia en 2009, le Violentomètre s’est diffusé en France à la fin des années 2010. Outil de sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles (VSS), il a donné naissance à d’autres échelles graduées plus spécifiques à certains environnements, ou à d’autres formes insidieuses de violences. L’association « Les Chouettes effraient » en proposent une nouvelle déclinaison sous forme de « Paritomètre ». A découvrir pour amorcer notamment une réflexion sur l’égalité des genres avec des élèves de lycée.
Objectifs et déclinaisons du Violentomètre
Le Violentomètre, en permettant de visualiser à travers 23 situations types l’enchainement progressif des violences conjugales, a largement contribué à diffuser la notion, essentielle, de continuum des VSS. En vert : la relation est saine et respectueuse ; en jaune et orange : la vigilance est nécessaire, certaines attitudes sont déjà violentes ; en rouge : la situation est dangereuse, il faut se protéger et demander de l’aide. Le passage d’un degré à un autre est le plus souvent insidieux et diffus. Le Violentomètre aide à en prendre conscience et à repérer les signaux d’alerte.
L’outil s’est en quelques années décliné sous différentes formes, pour cibler les mécanismes de violences de genre s’exerçant dans un milieu en particulier, par exemple associatif, syndical, médical, sportif … ou ciblant des groupes : valisdomètre, racistomètre, violentomètre de la grossophobie …
Un nouvel outil : le Paritomètre
Sous une forme graduée équivalente, on peut découvrir désormais sur le site de l’association « Les Chouettes effraient » en téléchargement gratuit un « Paritomètre ». Il aide à visibiliser et conscientiser « des mécanismes parfois banalisés : inégalités de prise de parole, répartition implicite des rôles, interruptions répétées, invisibilisation du travail des femmes, accès différencié aux responsabilités… » qui, au quotidien, font obstacle à une parité effective, allant des « micro-déséquilibres » aux « violences symboliques » en passant par les « inégalités installées ».
Un « outil d’auto-diagnostic et de discussion collective autour de la parité et de l’égalité femmes-hommes », concret, facile à manipuler et exploiter, qui permettra d’ouvrir le dialogue en classe, dans le cadre notamment d’une séance consacrée à l’égalité des genres en EVARS ou à la socialisation différenciée en SES. Parce que « Mesurer la parité, c’est déjà agir. »
A défaut de prendre la tête même de la social démocratie consciente comme l’Espagne, nous avons les records que mérite la classe politique globalement la plus bête du monde… celle de nos divisions électoralistes pires que l’Italie qui n’est pas mal dans le genre pourtant… avec de tels crétins parlementaires suivant chaque leurre des enquêtes d’opinion nous sommes devenus le paradis des milliardaires en particulier dans l’armement, mais aussi dans la reconstruction après guerre… Eux ils savent défendre leurs intérêts et acheter ceux qui sont censés défendre les intérêts de la classe ouvrière et des autres travailleurs y compris intellectuels quand ils ne se contentent pas d’être de simples domestiques courtisans. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
À l’échelle des 27 États membres, l’ABE recense 2.266 banquiers percevant une rémunération supérieure à un million d’euros en 2024.
totale de Cuba par le gouvernement étatsunien est aujourd’hui poussée à l’extrême. Les principaux services essentiels du pays sont à l’arrêt depuis le 3 janvier. D’après l’ONU, ce sont plus de 110 000 opérations d’urgence qui ont dû être repoussées faute d’électricité. Près de 400 000 enfants sont, quant à eux, en risque de rupture scolaire suite à la fermeture des écoles et des 240 pensionnats du pays. Dans cette situation catastrophique, la compagnie Iberia a décidé elle aussi d’arrêter ses vols à destination de Cuba au moins jusqu’en juin.
Le 13 avril encore, D. Trump annonçait qu’après l’Iran Cuba serait la prochaine cible militaire des USA. Ce que le gouvernement des États-Unis vise est simple : l’anéantissement total de toute velléité d’indépendance et de résistance sur le continent latino-américain comme dans le reste du monde.
« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres », disait Antonio Gramsci. Force est de constater que ces derniers mois les monstres sont de sortie et qu’ils n’hésitent plus à agiter le spectre de la guerre nucléaire, de l’anéantissement de civilisations entières et de génocides pour assouvir les desseins d’une bourgeoisie financière étatsunienne (et de ses alliés) qui refuse de voir son hégémonie contestée à l’échelle globale. Si nous ne les arrêtons pas maintenant, vers qui se dirigeront leurs attaques ensuite ? Le Groenland, l’Espagne, la France peut-être ? Nous devons les stopper ! Continuer la lecture de Cuba : continuons la mobilisation internationale pour briser le blocus ! (Vidéo)
Publié mardi 15 avril, le baromètre annuel des droits des personnes malades réalisé par France Assos Santé atteste d’une augmentation des pénuries de médicaments, des difficultés d’accès aux soins et des dépassements d’honoraires.
Voici à titre d’information ce qu’en l’état de ce qu’a déjà réussi à imposer au monde l’impérialisme en faillite et ses brillants « alliés » de l’OTAN, dont notre propre président et gouvernement, l’UE, et qu’il parait difficile d’éviter. Ce qui nous devrait nous conduire si nous avions le moindre bon sens à deux attitudes politique, la première d’imposer que cela s’arrête et la seconde de voir qui va déjà payer la note de ces folies bellicistes (sans parler de celle de ceux qui ont tout fait pour nous conduire là en contribuant activement à diffuser la propagande de l’OTAN y compris au sein du PCF, de l’Humanité, de la CGT comme dans toute la gauche) . Ces deux urgences politiques nous conduisent à ce qu’a compris Pedro Sanchez à savoir qu’il n’y a pas le choix entre le monde multipolaire et une troisième voie mais bien entre le monde multipolaire et le fascisme, la guerre et celle-ci est déjà là. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
par Ionès Jaoulane, Directeur investissements
Le Fonds monétaire international a publié ce mardi 14 avril ses nouvelles prévisions de croissance mondiale, et le tableau est alarmant : le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran a définitivement enterré les espoirs d’une année 2026 synonyme de reprise, où la croissance mondiale aurait pu atteindre 3,4 %. À la place, le chef économiste du FMI Pierre-Olivier Gourinchas présente trois scénarios — tous mauvais — qui dépendent essentiellement de la durée des hostilités et de leurs répercussions sur le détroit d’Ormuz.
Dans le meilleur cas, un conflit court limiterait la casse à une croissance de 3,1 % et une inflation à 4,4 % ; dans un scénario intermédiaire, le baril grimpant à 100 dollars ferait chuter la croissance à 2,5 % et forcerait les banques centrales à remonter leurs taux ; dans le pire des cas enfin, avec un pétrole à 125 dollars en 2027 et des prix du gaz bondissant de 200 % en Europe et en Asie, la croissance mondiale tomberait à 2,2 % — frôlant le seuil de récession que le FMI fixe à 2 %, un phénomène rarissime qui ne s’est produit que quatre fois depuis 1980.
Et malgré l’annonce d’une trêve temporaire, Gourinchas est catégorique : « Le mal est déjà fait. »
La paix, si elle advient, ne suffira pas à effacer les cicatrices économiques d’un conflit qui a déjà changé la donne pour des millions de ménages et d’entreprises à travers le monde.
45 500 € collectés, 10 271 oliviers déjà plantés !
Le PCF réaffirme sa solidarité historique avec le peuple palestinien dans sa lutte de libération nationale. Face à une stratégie d’anéantissement, nous opposons une solidarité internationale concrète et une bataille politique fondée sur le droit international. L’enracinement à la terre demeure, plus que jamais, le cœur de la résistance, contre la spoliation. Continuer la lecture de PCF : « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine »
Photographie Wikipédia / Yayasurwikiblg
La disparition de Roger Establet, le 8 avril 2026, marque d’abord la perte d’une figure majeure de la sociologie de l’éducation. Avec lui disparaît le chercheur qui a su poser une manière d’interroger l’école, non pas perçue comme une institution isolée mais comme profondément inscrite dans les rapports sociaux.
Né en 1938, ancien élève de l’École normale supérieure et agrégé de philosophie, Roger Establet s’oriente très tôt vers la sociologie. Il fera l’essentiel de sa carrière à l’Aix-Marseille Université où il est professeur et participe à structurer durablement les sciences sociales dans le paysage universitaire français. Continuer la lecture de Roger Establet : penser l’école dans la société capitaliste