Un siècle après la naissance du premier président de l’Afrique du Sud démocratique, son combat pour une société libérée de l’oppression raciste et de classe reste d’une brûlante actualité.
Il s’appelait Nelson Rolihlahla Mandela. Son destin était princier. Il est resté, pour tous les Sud-Africains, Madiba ou Tata. Un homme d’une envergure exceptionnelle, tant par son parcours que par son comportement. Aujourd’hui, il aurait eu 100 ans. La biographie de cet homme est si connue, retracée ici et là, surtout là par ceux qui l’ont ignoré lorsqu’il était enfermé dans le sinistre bagne de Robben Island, sur une île en face de la ville du Cap, qu’il n’est peut-être pas besoin d’y revenir. Lui, qui aimait à dire : « Je ne suis pas un saint », est, d’une certaine manière, canonisé. Mandela serait ainsi la bonne conscience de l’humanité. Faire oublier combien, lors du procès de Rivonia, qui l’a vu, lui et ses camarades, condamné à la prison à vie, il était totalement absent des radars du monde libre. En France, et ce n’est pas un hasard, c’est la députée du Parti communiste français (PCF) Marie-Claude Vaillant-Couturier, rescapée des camps nazis, qui monte à la tribune de l’Assemblée nationale pour dénoncer une sentence inique, un déni de justice, une volonté de punir ceux qui se battaient pour mettre fin au régime raciste de l’apartheid, qui avait le bon goût de se trouver dans le bon camp, celui des États-Unis et de l’atlantisme. Celui de la défense d’un monde se disant « libre » et qui n’était pourtant pas gêné par l’oppression des Noirs.
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