Loi « sécurité globale » : un texte ultrasécuritaire en service commandé
La proposition de loi de la Macronie arrive ce mardi 17 novembre à l’Assemblée nationale. L’Humanité décortique 4 points clés de ce projet autoritaire, qui porte atteinte aux libertés.
La proposition de loi sur la «sécurité globale» arrive ce mardi dans l’Hémicycle. Soutenu par le ministre Gérald Darmanin, le texte de LaREM décline en 32 articles les orientations très sécuritaires du gouvernement. Du floutage obligatoire des agents à la surveillance généralisée de l’espace public, en passant par le renforcement de la police municipale, la loi inquiète les organisations de défense des libertés publiques. Car son objectif est simple : restreindre les images de policiers en opération, mais faciliter la diffusion d’images produites par les policiers pour contrôler le récit des événements. Continuer la lecture de Loi « sécurité globale » : un texte ultrasécuritaire en service commandé
Loïc Pen, médecin : « La puissance publique doit contrôler les grands labos » (Vidéo)
Une vidéo d’actualité… Propositions du PCF!
Fabien Roussel : « Une candidature communiste en 2022 ne serait pas une surprise »

Face aux crises qui frappent le pays, le PCF entend se donner les moyens de concourir à la présidentielle, explique son secrétaire national, Fabien Roussel. Une décision à laquelle il se prépare mais qui n’est pas encore prise. Entretien.
Cinq ans se sont écoulés depuis les attentats du 13 novembre 2015. Alors que la France est frappée par une série d’attaques, quel sens doit prendre cette commémoration ?
Fabien Roussel Les attentats du Bataclan, ces six attaques au cœur de Paris, leurs 130 morts et 413 blessés ont marqué le pays, et le marqueront pendant longtemps. Se remémorer cette date, c’est remettre en perspective les dizaines d’attaques qui ont eu lieu depuis jusqu’à celles qui ont frappé le professeur Samuel Paty et les trois personnes tuées dans la basilique de Nice. La menace terroriste existe, il est impossible de la nier, et il faut s’y attaquer. Mais la menace est double. Elle vient à la fois de ceux qui défendent l’islamisme, un véritable projet politique que nous combattons, et de l’extrême droite, car les deux théorisent la guerre des civilisations, des religions. Face à cela, la République est le meilleur des antidotes.
Blanquer et l’équité en éducation : Leçon européenne
La France aggrave t-elle les inégalités scolaires ou les réduit-elle ? Comment évaluer l’équité des systèmes éducatifs ? La Commission européenne vient de publier un ouvrage qui aborde de nombreux critères d’organisation des systèmes éducatifs au regard de l’équité. C’est assez éclairant pour la France où on repère mieux comment certaines réformes vont dans le sens de l’accroissement des inégalités.
Un ou
vrage de la Commission européenne réunit 12 critères qui influent sur l’équité, comme par exemple les politiques d’admission scolaire, de séparation en filières, de liberté de choix des écoles, de soutien aux écoles défavorisées, d’accès à l’école maternelle. On ne nous en voudra pas de nous en tenir à quelques particularités françaises et de conseiller la lecture de l’ouvrage pour l’analyse plus complète de la question. On pourra aussi se référer à la conférence du Cnesco qui a abattu un travail considérable sur cette question.
Cela permet de mettre en valeur 4 caractéristiques françaises qui sont liées à un faible niveau d’équité, bien connu, de notre école et dont on n’a pas toujours conscience. Continuer la lecture de Blanquer et l’équité en éducation : Leçon européenne
Le gouvernement face à la crise sanitaire dans les établissements in Caf. Péda.
Une semaine après la décision de mettre les lycées en mi groupes, le gouvernement pourrait encore revoir l’organisation scolaire. Sous la pression de l’épidémie et des chiffres de contamination chez les élèves dévoilés par la Santé, il doit décider le 12 novembre du maintien des enseignements ou non dans les lycées et peut-être aussi les collèges. Faute d’avoir mis en place un protocole sanitaire viable et devant la mobilisation des enseignants et de l’opinion, le gouvernement se trouve dans une impasse sanitaire dont il doit sortir. Il aura à choisir entre privilégier le maintien de l’activité économique et fermer les lycées ou la santé , et passer les collèges en mi-groupes. A moins qu’il emprunte la voie belge…
Un conseil de défense le 12 novembre
« Oui nous sommes prêts à faire évoluer encore le curseur ». La petite phrase de JM Blanquer à l’Assemblée nationale le 10 novembre donne à penser que le ministre de l’éducation nationale est prêt une nouvelle fois à céder.
Le gouvernement réunit le 12 novembre un conseil de défense qui devrait prendre des décisions pour le système scolaire. La question de la fermeture des lycées est à l’étude. Mais celle des collèges devrait aussi être discutée, les mêmes maux créant les mêmes situations. Continuer la lecture de Le gouvernement face à la crise sanitaire dans les établissements in Caf. Péda.
Covid à l’école : chronique d’une catastrophe redoutée

En minimisant les chiffres de l’épidémie en milieu scolaire, Jean-Michel Blanquer justifie son inaction, quitte à courir le risque d’une fermeture totale des établissements.
Elle se dit « vraiment furieuse », Frédérique Rolet. Au lendemain de la grève du 10 novembre dans les établissements scolaires, la secrétaire générale du Snes-FSU déplore le fait que « Jean-Michel Blanquer reste dans le déni » face à la situation dans les écoles, collèges et lycées. Pour ces derniers, faute de prendre les décisions nécessaires pour endiguer la propagation de l’épidémie, le risque de fermeture n’est plus à exclure. Continuer la lecture de Covid à l’école : chronique d’une catastrophe redoutée
Éducation: Une grève en forme d’avertissement (Florilège d’articles in DDM)
NDLR de MAC: nous reprenons la plupart des articles repérés dans les pages de la DDM pour présenter un florilège des actions menées ce mardi 10 novembre. Il y en aura d’autres c’est certain…C’est notre responsabilité d’informer et de « passer » les infos. Merci de nous soutenir!
Montauban : les enseignants manifestent leur colère et leurs inquiétudes
À l’appel du syndicat FSU82, enseignants et personnels des établissements scolaires se sont réunis en petit nombre devant le collège Olympe-de-Gouges à Montauban, ce mardi midi. Objectif: exiger du ministre de l’Education nationale des conditions sanitaires renforcées afin de garder les écoles ouvertes.
Les enseignants et personnels des établissements scolaires du premier et second degrés de Montauban ont manifesté leur colère et leurs inquiétudes, ce mardi midi, à l’appel de la FSU82. D’abord devant le collège Olympe-de-Gouges, à Montauban, puis à la préfecture, où ils ont été rejoints par leurs collègues de tout le département. Au cœur des revendications: un renforcement et une meilleure adaptation du protocole sanitaire dans les classes.
Malgré les récentes annonces de Jean-Michel Blanquer concernant les lycées (cours à distance, accueil en demi-groupes…), les enseignants pointent des insuffisances dans les écoles et au collège. Le choix de manifester devant Olympe-de-Gouges est d’ailleurs symbolique, selon Julien Caillaud, cosecrétaire du SnesFSU82 et enseignant de l’établissement: « Avec 1 200 élèves accueillis, le collège est l’un des plus importants de la région. L’application du protocole est très difficile à mettre en place avec un tel nombre d’élèves et le brassage est très problématique. »
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Covid-19 : l’Éducation nationale minimise-t-elle le nombre d’élèves malades ? in Ouest France
La semaine passée, le ministère de l’Éducation nationale faisait état de 3 528 élèves malades du Covid-19. Dans le même temps, Santé publique France en recensait 7,5 fois plus…
L’Éducation nationale minimise-t-elle le nombre d’élèves testés malades du Covid-19 ? La question est légitime tant les données du ministère diffèrent de celles de Santé publique France.
Dans son point de situation hebdomadaire, vendredi 5 novembre, le ministère faisait état de 3 528 cas confirmés sur les quatre jours précédents, du lundi 1er novembre au 4 novembre, à 13 h, soit 0,03 % des 12,4 millions d’élèves scolarisés entre la maternelle et la terminale. Ce qui incitait Jean-Michel Blanquer à parler de chiffre maîtrisé
sur RTL.
26 850 cas positifs entre 0 et 19 ans
Problème, selon les données du site Géodes de Santé publique France, mises à jour quotidiennement, ce sont 5 052 enfants de 0 à 9 ans qui ont été testés positifs au Sars-CoV-2, le coronavirus responsable du Covid-19, du 1er au 4 novembre : 202 le 1er novembre, 1 850 le 2 novembre, 1 503 le 3 novembre et 1 497 le 4 novembre. Si l’on prend la tranche supérieure, celle des 10-19 ans, ce sont 21 819 enfants qui ont été testés positifs dans la même période : 722 le 1er novembre, 8 108 le 2 novembre, 6 793 le 3 novembre, 6 196 le 4 novembre.
Soit, si on rapproche les deux données, 26 871 enfants et adolescents atteints du Covid-19, dans la semaine du 1er au 4 novembre, selon Santé publique France. Un peu plus de 7,5 fois plus que les chiffres fournis par l’Éducation nationale. Même en considérant que l’instruction n’est obligatoire qu’à partir de 3 ans et qu’elle ne l’est plus à compter de 16 ans, l’écart reste important.
Parents d’un côté, labos de l’autre
Comment l’expliquer ? Les données médicales sont par essence confidentielles. Nous ne pouvons pas demander aux parents de nous les communiquer. Les chiffres sur lesquels nous nous basons sont ceux qui sont donnés librement par les parents aux établissements scolaires
, confie-t-on, un peu embêté, dans l’entourage du ministre.
Les données de Santé publique France, quant à elles, sont issues du Système d’information national du suivi du dépistage du Covid-19, une plateforme sécurisée qui enregistre systématiquement les résultats des tests aux Sars CoV-2 effectués dans les laboratoires.
On ne cache rien, se défend le ministère. Ce qui nous importe, c’est la variation. Pas la photo, mais le film. On était à 8 223 élèves malades le 16 octobre, avant les vacances. On était à 3 528 jeudi 4 novembre, trois jours après la rentrée. On voit bien qu’il y a eu un effet vacances. On s’attend à une remontée à la fin de la semaine. C’est cela que nous surveillons, afin d’ajuster le protocole sanitaire.
L’explication ne convient guère aux syndicats. « Une nouvelle fois, le ministère cherche à cacher la réalité des faits. Ce n’est pas responsable, tacle la secrétaire générale du Snes-FSU, Frédérique Rolet. Nous sommes pour laisser ouverts les établissements scolaires le plus longtemps possible, mais nous demandons des données fiables. »
Covid-19: Le PCF aux côtés des personnels d’éducation
Depuis le début de la crise sanitaire, les personnels de l’éducation font fonctionner l’école envers et contre tout, malgré le manque de moyen, les injonctions contradictoires et le mépris de leur ministre. Si le service public d’éducation nationale tient encore debout, c’est grâce à elles et eux.
Nous mesurons à quel point la situation à laquelle ils sont confrontés est grave. Pour que celles et ceux qui ont continué à travailler malgré la pandémie, malgré la fermeture des établissements, malgré l’absence complète d’organisation et les discours insultants de leur ministre, décident aujourd’hui de cesser le travail, c’est qu’il y a urgence. Une urgence vitale.
Cette rentrée scolaire aurait dû être marquée par une réponse forte de l’ensemble de la communauté éducative à l’ignoble attentat islamiste qui a coûté la vie à Samuel Paty. Cela aurait dû être le moment de replacer l’école au cœur de la République, de la défense de la laïcité, de la liberté d’expression et des défis qui fragmentent la société française. Le ministre de l’Éducation nationale a privé les équipes enseignantes du temps nécessaire pour préparer cette rentrée, témoignant une fois de plus de son mépris, de sa négligence, de son irresponsabilité. Les grands discours sur la laïcité et la République masquent mal la triste réalité : le ministre ne défend pas l’école de la République, préférant encourager le recours au privé ; l’institution ne défend pas les valeurs de la laïcité et de la liberté d’expression, préférant « ne pas faire de vague ».
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