Une grève pas seulement sanitaire in Caf. Péda.

Ce sera le premier affrontement direct entre les syndicats et le ministre depuis le printemps dernier. Le 10 novembre une intersyndicale (FSU, Cgt, Sud, Fo, Snalc, Sncl Faen) appelle à la première « grève sanitaire ». Mais bien d’autres raisons vont pousser une partie des enseignants hors des écoles et des établissements.

Nouvelle forme de grève, vieux enjeux

Dans les circonstances actuelles les enseignants ont bien des raisons de ne pas faire grève, ne serait ce que le désarroi des élèves et des familles, la maigreur des salaires, la menace terroriste, l’apparente inflexibilité du ministre.

Les syndicats appellent à une « grève sanitaire », un nouveau concept qui souligne l’incapacité du ministre à gérer la crise sanitaire. Concrètement ils demandent une meilleure protection des enseignants et des élèves et des recrutements pour faire face à la situation. Continuer la lecture de Une grève pas seulement sanitaire in Caf. Péda.

Gauche. Le PCF lance les travaux de son congrès

Pour Fabien Roussel, ici en novembre 2018, «    plus que jamais, il y a besoin d’un horizon d’espoir    ». © J. Jaulin/Hans Lucas

Pour Fabien Roussel, ici en novembre 2018, « plus que jamais, il y a besoin d’un horizon d’espoir ». © J. Jaulin/Hans Lucas

Crises multiples, élections de 2022… les sujets majeurs ne manquent pas et le Parti communiste a décidé d’engager sans tarder les débats de son 39e congrès.

Malgré la pandémie, le PCF a commencé ce week-end à s’atteler à son prochain congrès. « Statutairement, il devait déjà se tenir en 2021 et la situation mondiale et nationale, à bien des égards historique, le   rend d’autant plus indispensable », souligne Christian Picquet. Responsable du pôle « mouvement des idées », il était en charge de présenter, lors du conseil national de la formation, ce samedi, les « quatre grands thèmes de débat » proposés à l’ordre du jour du futur rendez-vous.

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Le 10 novembre: Grêve sanitaire pour l’avenir de l’école!

Parents, enseignants, AESH, personnels contractuels et titulaires, agents de l’état et des collectivités dans les écoles et établissements du secondaires, tous dans les rassemblements, dans la rue pour demander moins de mépris et une protection sanitaire digne de ce nom!

 

La grève du 10 novembre face à la décision de Blanquer in Café Pédagogique

A l’issue d’une nouvelle journée de mobilisation, la grève lancée pour le 10 novembre par une intersyndicale assez large semblait bien partie. Et puis est arrivée la décision de JM Blanquer d’autoriser l’enseignement hybride dans les lycées. Cette concession du ministre va t-elle mobiliser davantage pour obtenir par exemple des embauches ou au contraire nuire au mouvement ?

La journée du 5 novembre a connu à nouveau des grèves et des blocus d’établissements. Ainsi dans le Val de Marne on comptait une vingtaine de collèges et lycées en grève ou bloqués. Dans le Val d’Oise 5 lycées et 4 collèges. Mais des établissements ont aussi été perturbés à Nantes, Saint Nazaire, Maubeuge, Orthez, Lyon, malgré les interventions, parfois violentes, de la police pour empêcher les blocus. Continuer la lecture de Le 10 novembre: Grêve sanitaire pour l’avenir de l’école!

La fachosphère Castel/Moissac dans ses œuvres (Mél, Post, tweets et Coups de fil)

Après de longues discussions et ayant pris connaissance de la réponse de Monsieur le Procureur, la rédaction de MAC a prit la décision de publier « IN-EXTENSO », la plupart des posts reçus sur le site et des mels enregistrés émanant du groupuscule fasciste identitaire « Languedoc Nationaliste », et de quelques individus identifiés ou non dans le landernau politique Tarn et Garonnais.

ATTENTION!

La plupart des posts et autre peuvent heurter et beaucoup relèvent, au regard de leurs contenus, d’action justiciables et nous les tenons à disposition de la justice si besoin était.En effet, ils sont porteurs de révisionnisme, d’appels à la haine et à la stigmatisation de personnes venant ainsi compléter les affichages odieux faisant l’apologie de la peine de mort sur les murs de Castelsarrasin et de Moissac. Ces messages surfent sur une actualité anxiogène et sur la désespérance de nos concitoyens-nes et en cela ils véhiculent des idées répréhensibles néfastes à la démocratie. User de la peur de son prochain a toujours été l’apanage de l’extrême droite, rejoint en cela par une droite extrême qui en rajoute, à l’exemple de Mme Barège à Montauban (M. Lopez a été présent à toutes les initiatives de cette dernière préfigurant le rassemblement des droites cher à Marion Maréchal Le Pen. Continuer la lecture de La fachosphère Castel/Moissac dans ses œuvres (Mél, Post, tweets et Coups de fil)

Pollution à Castelsarrasin. Le propriétaire nonagénaire condamné à 5000 € d’amende et à une remise en état du site sous astreinte in DDM

NDLR de MAC force reste à la loi. MAC a été très impliqué ainsi que les communistes de Castel dans cette affaire, comme lanceurs d’alerte puis comme suivi… Enfin la reconnaissance que nos quartiers ne sont pas des poubelles…. l’écologie en acte

L’une des sociétés ayant pollué le site de Gandalou, à Castelsarrasin
L’une des sociétés ayant pollué le site de Gandalou, à Castelsarrasin Photo DDM/MRD, archives

À 94 ans, le propriétaire d’un terrain pollué, situé dans le quartier de Gandalou à Castelsarrasin, vient d’être condamné devant le tribunal correctionnel à 5 000 € d’amende ainsi qu’à remettre en l’état le site d’ici trois mois sous peine d’une astreinte de 100 € par jour. Depuis des années, son terrain était devenu une décharge illégale bénéficiant à plusieurs entreprises locales du BTP.

Révélée dans nos colonnes (nos éditions des 21, 28 décembre 2018 et du 16 janvier 2019), l’affaire de la pollution d’un terrain privé de Gandalou s’est soldée devant le tribunal correctionnel de Montauban, dans la nuit de mardi. Continuer la lecture de Pollution à Castelsarrasin. Le propriétaire nonagénaire condamné à 5000 € d’amende et à une remise en état du site sous astreinte in DDM

Covid-19 : le rectorat refuse aux lycées du Tarn-et-Garonne une réduction de leurs effectifs

En juin, après deux mois et demi de fermeture à cause du covid, le lycée Bourdelle avait rouvert ses portes avec des contrôles stricts aux entrées. Mais seulement 700 élèves étaient revenus au lycée.
En juin, après deux mois et demi de fermeture à cause du covid, le lycée Bourdelle avait rouvert ses portes avec des contrôles stricts aux entrées. Mais seulement 700 élèves étaient revenus au lycée. DDM – MANUEL MASSIP

l’essentiel Le protocole sanitaire rédigé par l’Éducation nationale et applicable depuis le 2 novembre permet aux gros établissements de réduire leur jauge d’accueil. À Montauban, Caussade, Moissac et Montech, quatre villes du Tarn-et-Garonne, les proviseurs se heurtent au refus du rectorat.

Comment accueillir 2 800 élèves tout en respectant à la lettre le protocole sanitaire mis en place ce mois-ci par l’Éducation nationale ? Au lycée Bourdelle de Montauban, plus grand lycée d’Occitanie, on se pose la question avec inquiétude. Réunis en cellule de crise avant la rentrée des vacances de la Toussaint, le proviseur Philippe Donatien, les équipes de la vie scolaire et de l’infirmerie sont vite tombés d’accord pour demander au rectorat la réduction des effectifs présents en même temps au lycée tarn-et-garonnais.

« Ce protocole nous demande d’organiser des récréations par petits groupes, de mettre en place un seul sens de circulation dans les bâtiments, d’échelonner les arrivées et départs des élèves dans l’établissement… Tout cela est impossible avec 2 800 élèves, prévient le proviseur. C’est pour cela que nous avons demandé au rectorat, comme le protocole nous le permet, de mettre en place un enseignement à distance par demi-groupes, afin de réduire à 1 400 le nombre d’élèves accueillis chaque jour. Notre demande reste depuis le début de la semaine sans réponse. »

Le couac du lycée de Fronton

Si Philippe Donatien garde à longueur de journée son téléphone en main, c’est qu’il espère une réponse rapide du recteur tant l’attente des enseignants se fait forte. Mais il semble que ce soit l’annonce d’une reprise en demi-effectif au lycée de Fronton qui ait mis le feu aux poudres dès lundi 2 novembre. Un couac dont ce serait bien passé les inspecteurs d’académie et le recteur.

« Je ne sais pas pourquoi ni comment le lycée de Fronton a annoncé une telle chose. Mais au rectorat, les choses sont très claires : tant que la situation sanitaire ne se dégrade pas, les effectifs ne bougeront pas, assure Pierre Roques, directeur départemental de l’Education nationale en Tarn-et-Garonne. On ne peut pas ouvrir la boîte de Pandore dès maintenant car après le lycée Bourdelle, d’autres établissements emboîteront le pas. Nous devons autant que possible préserver des scolarités normales, en présentiel, sans prendre le risque de renvoyer des élèves chez eux qui pourront être tentés de décrocher. Gardons vraiment cette option ultime si la situation sanitaire s’aggrave. »

Depuis lundi, le lycée Bourdelle n’est pas le seul à avoir demandé d’appliquer le nouveau protocole en demi-effectif. À Caussade (Claude-Nougaro), Moissac (François-Mitterrand) et Montech (Olympe-de-Gouges) la demande a été la même. Le lycée Michelet de Montauban (1 000 élèves) se pose aussi la question et cherche la meilleure solution. Un point central qui sera abordé mercredi 4 novembre au soir lors du conseil d’administration. Mais les proviseurs devront quelque temps encore trouver les mots pour rassurer les enseignants qui travaillent dans des classes à plus de 35 élèves.

Philippe Cahue

Hommage à Samuel Paty : la lettre de Jaurès censurée ?

La Lettre de Jaurès « aux Instituteurs et Institutrices », parue en Une de la Dépêche, le 15 janvier 1888.

La Lettre de Jaurès « aux Instituteurs et Institutrices », parue en Une de la Dépêche, le 15 janvier 1888.

Dans le cadre de l’hommage à Samuel Paty, le ministère de l’Education nationale a mis en ligne, sur le site Eduscol, la lettre de Jaurès « aux Instituteurs et Institutrices », parue en Une de la Dépêche, le 15 janvier 1888. Sauf que ladite lettre, qui a été lue ce lundi 2 novembre dans les établissements scolaires, n’a pas été retranscrite dans son intégralité…

Quelle ne fut pas la surprise de certains enseignants lorsqu’ils se sont rendus sur le site du ministère de l’Éducation nationale, Eduscol, pour trouver la « Lettre aux instituteurs et aux institutrices » de Jean Jaurès. Ce texte, paru en 1888 dans le journal la Dépêche, doit être lu dans les établissements scolaires, ce lundi 2 novembre au matin, dans le cadre de l’hommage à Samuel Paty.

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Rentrée : Les tensions montent dans les établissements in Caf. Péda.

A la veille d’un appel au blocage des lycées, une trentaine d’établissements ont connu des mouvements de grève le 2 novembre. Ce phénomène, rare un jour de rentrée scolaire, résulte du trop plein de tensions et d’humiliation ressentis par les enseignants suite à la réduction de l’hommage à S. Paty à une simple minute de silence et au nouveau protocole sanitaire jugé trop peu protecteur. A l’épidémie, à l’alerte attentat va s’ajouter une crise sociale qui pourrait prendre de l’ampleur.

« Ca va s’élargir ». Bruno Bobkiewicz, secrétaire national du Snpden Unsa, le premier syndicat de personnels de direction, craint nettement l’extension des luttes dans les établissements. « L’hommage à S Paty s’est globalement bien passé », nous dit-il, si ce n’est que les personnels étaient émus de ne pas avoir pu se réunir suite à un revirement de dernière minute. Cela a été perçu comme un manque de respect ».

Mais il y a, selon lui, un autre sujet de mécontentement : le maintien du fonctionnement des établissements avec des effectifs pleins. Il craint « une forte mobilisation pour manifester qu’il ne faut pas prendre les lycéens à plein temps. Ça va forcément se poursuivre » nous dit-il. Continuer la lecture de Rentrée : Les tensions montent dans les établissements in Caf. Péda.

Exclusif: Le Livre du CENTENAIRE DU PCF 1920 – 2020

La Fédération 82 du PCF et les « Nouvelles 82 » prévoient de marquer cet anniversaire par plusieurs initiatives.

Sous la conduite d’Alain Raynal, journaliste à l’Humanité, une commission Histoire du PCF 82 a été créée. Des militants passionnés sont à l’oeuvre depuis des mois pour consulter les Archives Départementales, pour rechercher des documents devenus aujourd’hui accessibles, pour recueillir des témoignages inédits et rédiger des contributions. Ce travail de documentation, d’information, et de réflexion prend appui sur une grande rigueur historique. Il fera l’objet d’une importante publication (voir la couverture ci jointe).

Cet ouvrage exceptionnel comprendra quatre parties :

– Les jeunes années du PCF en Tarn-et-Garonne. De 1920 à la fin des années 30. Il s’agit de remettre sur le devant de la scène, et parfois de révéler l’existence et le rôle de militants trop méconnus pour la plupart qui ont permis à ce département de prendre sa part dans l’épopée sociale et historique de cette première partie du XXème siècle.

– Le PCF dans la Résistance en Tarn-et-Garonne. Il a été décidé de reproduire l’intégralité du livre, conçu, rédigé et publié sous ce titre par une équipe sous la direction de Marcel Maurières en 1985 par « Nouvelles de Tarn-et-Garonne ». Epuisé depuis longtemps, cet ouvrage est ainsi réédité en l’enrichissant de nouveaux récits, documents et témoignages.

– Le rôle majeur tenu par les guérilleros espagnols dans la Résistance.

– La place des femmes trop souvent ignorée dans cette histoire et ses combats.

Ce livre est à réserver sans attendre !

Parution prévue pour le début du mois de novembre. Le nombre d’exemplaires imprimés correspondra au nombre de réservations confirmées d’ici la fin du mois de septembre. (Le prix reste à fixer). Pour réserver « Les communistes en Tarn-et-Garonne : 1920 – 1944 »:

Vous pouvez envoyer un mail avec vos coordonnées (mail, téléphone, adresse) dès maintenant à pcf.federation82@gmail.com

Moissac : O Amala, la fraternité d’Est en Ouest in DDM

  Dobri Kovachev, président très investi de l’association O Amala.
Dobri Kovachev, président très investi de l’association O Amala. Photo DDM

Dobri Kovachev a ainsi traversé l’Union Européenne il y a quelques années, pour tenter l’aventure. Aujourd’hui bien installé en famille en périphérie de la cité uvale, il œuvre au bon accueil de ces travailleurs d’origine rom et à leur intégration.

Un contexte municipal

Ne l’évacuons pas. Les dernières élections municipales à Moissac ont été particulièrement axées sur cette réalité locale : l’accueil depuis une bonne dizaine d’années d’une population de travailleurs venus de l’Est européen, et particulièrement de Bulgarie (région de Pazardjik). Pourtant certains secteurs nécessitent, lors des pics saisonniers, une main-d’œuvre importante que n’arrive pas à fournir le marché du travail français. Il en est ainsi pour l’arboriculture et de la viticulture, fers de lance de la valeur ajoutée produite sur les coteaux du Quercy et les terrasses bordant Garonne et Tarn, autour de Moissac.

Le projet d’une association était déjà dans l’air, mais les résultats électoraux ont précipité la chose, avec l’urgence de changer le regard des gens, de mieux se comprendre, de se connaître.

Une équipe engagée

Aurélie est secrétaire adjointe de l’association qui en est encore à ses premiers balbutiements. Avec la bénédiction de Stéphan Altasserre, qui a soutenu une thèse sur les mobilités bulgares et également chroniqueur pour la revue Regard sur l’Est, le top départ a été donné au mois de juillet. « On lui a donné le nom d’O Amala qui signifie « amitié » en langue romani », nous confie-t-elle.

Dobri Kovachev a été investi de la présidence de cette association franco-bulgare, pour le symbole mais surtout pour son dynamisme et son empathie naturelle.

Des projets en gestation

Un vrai travail de fond est en projet, pour la médiation et le vivre ensemble. Cela passe notamment par de l’accompagnement administratif et l’apprentissage du Français, en complément du travail déjà accompli par d’autres structures (Escale Confluences notamment). L’association, qui pour l’instant ne brigue aucun financement public, compte s’ouvrir vers les autres ressortissants des pays de l’Est qui vivent dans le secteur, avec en prévision un tournoi de football « international » au printemps. Un moyen fraternel pour casser certains préjugés.