Le Sacré-Coeur inscrit aux Monuments historiques ? Une fois encore « la commune de Paris » bafouée

https://www.commune1871.org/images/PhotothequeAmis/jpg/Ernest%20Pignon-Ernest%20La%20Commune-1971.jpg

Le Sacré-Cœur de Montmartre était déclaré d’utilité publique depuis 1873 ; la commission régionale du patrimoine et de l’architecture d’Île-de-France vient de voter son inscription aux monuments historiques, avec le soutien de Madame Bachelot. À quelques mois du cent-cinquantième anniversaire de la Commune, cette décision apparaît comme une véritable provocation.

La basilique du « Vœu national « avait dès 1870 pour objectif avéré d’expier la « déchéance morale » provoquée par les révolutions égrenées depuis 1789. Après 1871, s’y ajoute, dans l’opinion dominante, l’expiation de la Commune de Paris déclenchée le 18 mars 1871 sur la butte Montmartre.

Le pain de sucre de la butte est donc tout à la fois le signe tangible de « l’ordre moral » voulue par l’Assemblée monarchiste élue en février 1871 et le symbole par excellence de « l’anti-Commune ». C’est cet objet que les autorités de la nation décident de valoriser volontairement. Continuer la lecture de Le Sacré-Coeur inscrit aux Monuments historiques ? Une fois encore « la commune de Paris » bafouée

Un rapport édifiant. Aides publiques pendant la crise : voici ce qu’en font les entreprises du CAC40

Un tiers des sociétés du CAC 40 ont versé des dividendes alors que des milliers de leurs salariés étaient rémunérés sur fonds publics via le chômage partiel… D’autres ont supprimé des postes malgré tout l’argent public reçu. Un rapport démontre à quoi ont servi les aides versées par l’État pendant la crise. 

Depuis mars, le gouvernement a ouvert en grand les vannes des aides publiques, crise économique oblige. Jusqu’ici, il était compliqué d’avoir une vision d’ensemble de l’utilisation de cette manne. L’Observatoire des multinationales tente de lever un coin du voile avec un rapport, publié ce lundi, qui fournit quelques chiffres chocs. Un tiers des entreprises du CAC 40 ont distribué des dividendes pendant la période, pour un montant total de 30,3 milliards d’euros. Huit firmes ont même augmenté les dividendes versés par rapport à l’année dernière. Un tiers du CAC 40 a versé des dividendes alors que des milliers de leurs salariés étaient rémunérés sur fonds publics via le chômage partiel…

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« Il faut rentrer dans le rang, maintenant ! » par Daniel Amédro, ancien inspecteur d’académie

A propos de « SOS École Université, Pour un système éducatif démocratique »

NDLR de MAC: Merci à Daniel Amédro, ancien inspecteur d’académie pour cette note riche et éclairante. A diffuser massivement!

La société change. L’école aussi. De quels changements s’agit-il ? D’où proviennent-ils ? Comment les apprécier ? Quels lendemains nous promettent-ils ? Que vont-ils nous apporter ou nous imposer ? Quelles conséquences pour les élèves et les enseignants, dans la classe ? Que faire ?…

Cela fait beaucoup de questions, auxquelles, il faut bien le dire, il n’est vraiment pas facile de trouver des réponses, tant il est vrai que l’on a affaire à des réalités imbriquées, intriquées, enchevêtrées. « SOS École Université, Pour un système éducatif démocratique », coordonné par Martine Boudet aux éditions du Croquant (296 pages), s’y essaie, et – disons-le d’emblée – ne manque pas sa cible.

Le premier mérite de l’ouvrage est de rassembler les contributions d’un ensemble particulièrement varié d’acteurs du monde de l’éducation : professeurs des écoles, professeurs des lycées et collèges, universitaires, inspecteurs pédagogiques, formateurs en ESPE/INSPE, inspecteurs généraux, auxquels il faut ajouter deux ‘’intellectuels collectifs’’ : le ‘’Groupe Jean-Pierre Vernant’’[1] et ‘’Université volante’’[2]. Soit, dit Martine Boudet, « une équipe intercatégorielle, interdisciplinaire et intersyndicale ». Son autre mérite est de s’appuyer sur la vaste littérature publiée sur le sujet depuis bien des années[3] en braquant sur les sujets retenus, -grâce à la diversité des expertises des contributeurs, -un projecteur particulièrement …éclairant parce qu’il établit des liaisons pertinentes entre les résultats de la recherche, le travail de réflexion mené par un certain nombre de cadres du système, et les réalités – éventuellement déroutantes, difficiles à interpréter – des écoles et des établissements.

Pourquoi lancer un SOS ?

La formule a un petit côté stressant, convenons-en, mais j’ai le sentiment qu’elle est employée moins pour alerter sur une supposée situation désespérée de l’École et de l’Université que pour provoquer une réaction des acteurs de l’école, auxquels ce livre s’adresse en priorité. Situation pas désespérée, en effet, parce que même si les ‘’contre-réformes’’ pleuvent comme à Gravelotte, dont le sens n’est pas facile à établir, dont d’aucuns peuvent même se demander si elles s’inscrivent dans un projet d’ensemble, et auxquelles, d’ailleurs, il ne paraît pas nécessairement urgent d’opposer une réponse ferme et unie, en dépit de ces assauts donc, fort heureusement, le système éducatif, ce vaste ensemble d’écoles et d’établissements animé par plus d’un million d’agents, n’a pas (encore) véritablement perdu son caractère d’institution de la République, vouée à la lutte contre les inégalités.

Oui mais, disent les contributions particulièrement bien documentées réunies par Martine Boudet (voir, à cet égard, les notes infrapaginales n° 7, 8 et 10), il faut faire très attention : le processus de déconstruction, entamé presque ‘’tranquillement’’ depuis quelques décennies, marqué par « des vagues de modifications successives, dispersées, pas toujours coordonnées » (p. 50), systématisé et conforté dans l’indifférence générale par une stratégie de Lisbonne[4] ignorée du plus grand nombre, connait depuis quelques temps une intensification et une accélération dont il faut absolument prendre conscience….

 

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[1] Intellectuel collectif regroupant des universitaires de différentes spécialités.

[2] Collectif constitué de 600 membres, étudiants, militants, universitaires et chercheurs.

[3] Sans aucune prétention à l’exhaustivité, citons :

  • Christian Laval, L’école n’est pas une entreprise, La découverte, 2004 ;
  • Christian Laval, Francis Vergne, Pierre Clément, Guy Dreux, La nouvelle école capitaliste, La découverte, 2011 ;
  • Denis Kambouchner, Philippe Meirieu, Bernard Stiegler, Julien Gautier, Guillaume Vergne, L’école, le numérique et la société qui vient, Mille et une nuits, 2012 ;
  • Martine Boudet, Florence Saint-Luc (co-coord.), Le système éducatif à l’heure de la société de la connaissance, Presses universitaires du Mirail, 2014 ;
  • Grégoire Chamayou, La société ingouvernable, Une généalogie du libéralisme autoritaire, La Fabrique, 2018 ;
  • Wendy Brown, Défaire le dèmos, Le néolibéralisme, une révolution furtive, éditions Amsterdam, 2018 ;
  • Barbara Stiegler, « Il faut s’adapter », Sur un nouvel impératif politique, Gallimard, 2019

 


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Un budget encore plus modeste 

Le budget 2021 est en train de se dégonfler. La publication des « bleus budgétaires », c’est à dire des comptes détaillés des ministères, montre un budget de l’enseignement scolaire en faible évolution en 2021 et une revalorisation des enseignants plus faible qu’annoncée. Finalement ce ne sera pas 10 milliards, puis 1 milliard, puis 500 millions, puis 400 millions, le budget annonce plus modestement 141 millions pour le premier degré public et 173 pour le second. Dès septembre nous annoncions que « l’éducation n’est pas une priorité » gouvernementale. C’est maintenant officiel.

« L’année de la consolidation »

Pour le ministère, qui rédige son document budgétaire, 2021 est « le temps de la consolidation et d’évaluation des réformes engagées ». « L’année 2021 marque l’aboutissement de la mise en place des réformes pédagogiques engagées depuis le début du quinquennat, dont le point d’orgue est la mise en oeuvre du nouveau baccalauréat 2021, mais aussi le début de leur évaluation, les résultats devenant significatifs quatre années après la mise en oeuvre des  premières mesures à la rentrée 2017 ». Le document rappelle « la priorité donnée au premier degré » et la nécessité de « renforcer l’attractivité du métier de professeur ». « Le Grenelle de l’éducation qui doit se saisir de l’ensemble de ces questions sera ainsi structuré autour de trois axes : une meilleure reconnaissance des professeurs pour attirer, diversifier et conserver les talents, une plus grande coopération pour développer l’esprit d’équipe et des collectifs dédiés au suivi individualisé de l’élève ;  l’ouverture du champ des possibles pour transformer les pratiques, via le numérique notamment ». Enfin en 2021, l’Ecole sera « mobilisée pour ses valeurs. Continuer la lecture de Un budget encore plus modeste 

Mobilisation à Montauban de l’intersyndicale CGT-FO-FSU pour sauver la sécurité sociale

Guillaume Mangenot- FSU - Lina De Santi - CGT et Bernard Garcès - Solidaire 82.
Guillaume Mangenot- FSU – Lina De Santi – CGT et Bernard Garcès – Solidaire 82. Photo DDM, Hélène Spring.

L’intersyndicale CGT-FO FSU et Solidaires de Tarn-et-Garonne a organisé une journée d’études sur l’histoire des 75 ans de la Sécurité Sociale. En 1945, au lendemain de la guerre, le Gouvernement provisoire de la République Française a voté les ordonnances promulguant les champs d’application de la Sécurité sociale. Le principal initiateur de ce progrès social se nommait Ambroise Croizat, alors ministre du travail. Il disait déjà ce que les syndicalistes rappellent aujourd’hui : « Ne parlez pas d’acquis sociaux, parlez de conquis sociaux, parce que le patronat ne désarme jamais ». Pour Lina De Santi de la CGT : « La sécurité sociale a été mise en place par le comité national de la résistance pour protéger les travailleurs et leurs familles des aléas de la vie. Le principe étant chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de détricoter le système. Ils rendent les usagers responsables du ‘trou’ de la sécu alors que si les cotisations URSSAF patronales étaient recouvertes en totalité, il n’y aurait plus de trou. L’objectif de cette journée est l’édition d’une plaquette commune rassemblant les revendications de base ».

Pour Guillaume Mangenot de la FSU : « La Sécurité sociale a été attaquée au lendemain de sa création, nous élaborons un discours commun pour la défendre. Le choix sémantique du gouvernement et du patronat n’est pas anodin. Ils parlent de déficit, nous dénonçons un sous-financement, une casse de la protection sociale et nous engageons une reconquête pour imposer une nouvelle révolution sociale, pour rétablir les valeurs de solidarité, de partage, d’entraide, d’équilibre entre le patronat et le salariat. Le grand patronat a volé la sécurité sociale, les victimes demandent réparation ».

Pour Bernard Garcès de Solidaire 82 : « Nous sommes en plein dans l’actualité avec la création de la 5e branche dépendance et autonomie du projet de loi de finances de la Sécurité sociale présenté mercredi. Nous voulons rendre la gestion de la sécurité sociale aux salariés. J’ai ma carte d’électeur et je n’ai pas voté à la CPAM depuis 1983, les salariés ont perdu la main ».

Les communistes contre les Fachos

Ce samedi , de nombreuses affiches à caractère discriminatoire, xénophobe et fascisant sont apparues sur les murs de Castelsarrasin provoquant l’émoi des démocrates et progressistes. Sitôt l’alerte donnée, les communistes de Castel/Moissac/pays de Serres se sont organisés et plusieurs véhicules ont sillonné la ville de Castelsarrasin et celle de Moissac , mais aussi les enivrons pour réparer cet outrage à la loi.

Car depuis la loi Gayssot, les affiches et expressions racistes, xénophobes et incitatrices à la haine raciale sont prohibées. A n’en pas douter, les tenants nationalistes semblent ne pas connaitre la loi, ou du moins l’ignore sciemment…

Ayant pris des photos et enregistré des témoignages pour ester en justice au besoin, nous avons pris le parti de recouvrir ces affiches!

Rien ne nous arrêtera pour combattre dans les faits, pied à pied les idées fascistes sur nos murs comme dans les consciences.

 

 


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Panthéon : aux grandes femmes, la patrie un jour reconnaissante ?

Les combats féministes et anticolonialistes de l'avocate Gisèle Halimi, décédée le 28 juillet dernier, devraient avoir droit aux honneurs de la République. © Berzane Nasser/Abaca

Les combats féministes et anticolonialistes de l’avocate Gisèle Halimi, décédée le 28 juillet dernier, devraient avoir droit aux honneurs de la République. © Berzane Nasser/Abaca

Féministes et signataires d’une pétition réclament l’entrée de Gisèle Halimi au Panthéon, sur fond de lutte contre l’invisibilisation des femmes.

Il y a quarante-huit ans, la pénaliste Gisèle Halimi défendait devant le tribunal de Bobigny Marie-Claire Chevalier, violée à 16 ans et dénoncée à la police par son agresseur pour s’être fait avorter. S’ouvrait un procès historique, entraînant un débat national et le changement de la loi. Pour cette victoire majeure en faveur des droits des femmes, mais aussi pour ses combats contre la guerre d’Algérie, pour la dépénalisation de l’homosexualité et la criminalisation du viol, des collectifs féministes, dont Les effronté-es, Les Grenades et Osez le féminisme !, manifestent ce dimanche en faveur de son entrée au Panthéon, qui exprime l’hommage de la France à ses plus grandes figures, essentiellement masculines…

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Éducation. « L’école publique, c’est un temple qu’on doit défendre » par FCPE

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À la veille des élections des délégués des parents d’élèves, Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, a répondu en toute liberté à nos questions sur le confinement et l’école à distance, les inégalités, la laïcité, le séparatisme, l’avenir de l’école… Une décapante invitation à investir l’avenir de l’école.

Quelles leçons tirez-vous de l’expérience du confinement, du déconfinement, et de la manière dont leurs conséquences ont été gérées par l’éducation nationale ?

Rodrigo Arenas Le système scolaire n’a pas résisté au choc de la pandémie. La fameuse continuité scolaire a reposé d’abord sur la solidarité entre enseignants, parents, élèves, élus locaux, associations… Et ensuite, sur le fait que chacun a retrouvé sa place. Les parents ont compris qu’enseigner est un métier ; les enseignants ont compris que sans les parents, l’école, c’est compliqué ; et tout le monde s’est retrouvé sur l’idée qu’au final, on est là pour les enfants. Une nouvelle centralité de l’élève a commencé à prendre corps. À la FCPE, nous espérions que cette expérience aurait pu permettre de faire un bilan, de se réinventer… Mais cette possibilité a été empêchée par le gouvernement.

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« Ces chiffres-là, on ne les retrouve qu’en Inde » : en Ile-de-France, l’inquiétant taux d’infection au Covid des personnes en grande précarité

NDLR de MAC: le Covid, une infection très capitaliste qui surfe sur la misère!
Dans les camps de migrants (ici à Aubervilliers, en juillet dernier), impossible de se protéger du Covid, quand on vit les uns sur les autres, dans des conditions d’hygiène déplorables. Mathieu Drean

Dans les camps de migrants (ici à Aubervilliers, en juillet dernier), impossible de se protéger du Covid, quand on vit les uns sur les autres, dans des conditions d’hygiène déplorables. Mathieu Drean

Menée par Médecins sans frontières, l’enquête épidémiologique « Précarité et séroprévalence du Covid-19 en Île-de-France » révèle des contaminations massives, surtout dans les foyers et les centres d’hébergement.

Le long du canal, sous le pont de l’autoroute A1 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), des dizaines de tentes Quechua se sont érigées depuis le mois d’août. De la musique lancinante s’échappe de l’une d’elles, faisant écho au bruit incessant des voitures. Entre la ligne 13 et les escaliers qui mènent au Stade de France, des hommes discutent, jouent aux cartes, chahutent, regardent en fumant les passants qui s’engouffrent dans la bouche de métro. Ils sont 300 ou 400, afghans. Des hommes, essentiellement, qui se sont installés ici depuis l’évacuation d’un camp à Aubervilliers. Continuer la lecture de « Ces chiffres-là, on ne les retrouve qu’en Inde » : en Ile-de-France, l’inquiétant taux d’infection au Covid des personnes en grande précarité

Enfin un musée pour Robespierre, le plus célèbre des Arrageois

Maximilien Robespierre (1758-1794). © Rue des Archives/Bridgeman Images

Maximilien Robespierre (1758-1794). © Rue des Archives/Bridgeman Images

Figure emblématique de la Révolution française, l’Incorruptible aura son musée à Arras, sa ville natale. La décision a été enfin prise, en réponse à une demande ancienne.

D’ici 2026, Maximilien Robespierre (1758-1794) aura son musée dans la maison où il vécut de 1787 à avril 1789 et son départ pour les états généraux, à Versailles. Frédéric Leturque, le maire de centre droit, l’a confirmé. Lorsqu’en 2016, l’association les Amis de Robespierre pour le bicentenaire de la Révolution française (ARBR) lui exposait, pétition de 7 000 signatures à l’appui, une revendication trentenaire, la municipalité a sans doute compris tout l’intérêt économique et touristique qu’elle pouvait tirer de l’exploitation de son image. Même si l’action de l’avocat arrageois au sein du comité de salut public continue de susciter l’ire de ses contempteurs, qui le présentent comme un tyran sanguinaire, en dépit des travaux « de nombreux historiens actuels de la Révolution qui démontent, depuis une dizaine d’années, ces préjugés », commente Alcide Carton, le président de l’ARBR.

Ni sacralisation ni dénigrement

En fait, « il s’agira moins d’un musée que d’un centre d’interprétation. Pas question de sacraliser Robespierre, ni de le dénigrer, nous sommes plutôt dans une logique d’explication de son rôle pendant la Révolution, en faisant la part belle aux outils numériques. Il s’agit de repositionner Robespierre dans sa ville natale », insiste Laurent Wiart, conservateur en charge du patrimoine à Arras. Son contenu sera défini par un comité scientifique notamment composé de Guillaume Mazeau et Hervé Leuwers. « La controverse n’est pas leur propos. Ces historiens font de l’histoire », se réjouit Alcide Carton, pour qui les combats (laïcité, liberté d’opinion, égalité sociale, droits à l’éducation et de vivre dignement, etc.) de Robespierre « restent d’actualité ». En février prochain, le conseil municipal devrait se prononcer sur la création de cet espace muséographique, dans le cadre du plan pluriannuel d’investissement. Son coût, supporté à hauteur d’un tiers par la ville, est estimé à 800 000 euros. Des lettres signées de l’Incorruptible, un acte de baptême, une assiette à sa gloire pourraient alimenter cet espace à vocation pédagogique.


Retrouvez tous nos articles sur Maximilien Robespierre.

Bienvenue dans la Maison de Robespierre

Rendez-vous 2, rue de la Douizieme, 62000 Arras.

Le lieu est ouvert au public les vendredis, samedis, dimanches et jours, fériés, de 15 heures à 18 heures.

Toutes les infos ici.

 


 

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