Débat Martinez-Roux de Bézieux: «Voilà où nos visions s’opposent» + video

À la Fête de l’Humanité, le secrétaire général de la CGT et le président du Medef ont envisagé le monde d’après l’irruption du Covid-19 et de ses conséquences économiques et sociales. Intervention de l’État et respect du droit international contre liberté laissée aux entreprises et contrôle des gouvernements à la marge, deux projets de société se sont fait face.

Durant le confinement, Emmanuel Macron a invité à inventer le « monde d’après » l’irruption du Covid-19 et ses conséquences économiques, sociales et environnementales. Si le président de la République a assez prestement refermé l’horizon des possibles, la Fête de l’Humanité a repris cet élan. Durant une heure et demie d’un débat historique (voir notre édition de lundi), le secrétaire général de la CGT et le président du Medef se sont prêtés à leur premier mano a mano public, avec un impératif : avancer les solutions pour sortir de la crise et inventer le monde de demain.

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Exclu MAC: la lettre au maire de Moissac par la Libre Pensée (copie au préfet)

Pierre GUEGUEN                                                                      M. le Maire

3 Place Roger Delthil

82200 Moissac

 

Copie à M. le Préfet du Tarn-et-Garonne

                                                                                                             Montauban, le 13/09/2020

 

 

Objet : Liberté de circulation des personnes et dispositif de sécurité pour l’émission Le Jour du Seigneur (31/08/2020)

Monsieur le Maire,

En raison de l’enregistrement de la messe dominicale dans le cadre de l’émission Le Jour du Seigneur et de sa diffusion en direct sur France2, vous avez mis en place par arrêté un dispositif de sécurité réduisant l’accès au périmètre de l’abbatiale de Moissac le dimanche 30 août dernier de 7h à 12h30.

Comme nous en ont informés des libres penseurs moissagais, si une telle mesure se comprend concernant la circulation et le stationnement des véhicules, elle est par contre surprenante quant à celle des personnes. Vous écrivez ainsi : « les riverains, résidents et commerçants sont impactés par le dispositif de sécurité », mais aussi que « seuls 300 fidèles (!) seront autorisés à assister à la messe dominicale. »

D’un côté, on doit montrer patte blanche à un barrage filtrant tandis que de l’autre, des centaines de « fidèles », reconnus sans doute comme tels par une opération du Saint-Esprit et soudain exempts de tout risque de contamination mutuelle, pénètrent en masse dans l’abbatiale.

De ce fait, l’espace public et donc la liberté fondamentale d’y circuler ont été soumis à une interdiction d’autant plus contraignante et pénalisante, notamment pour les commerçants et restaurateurs, que le contexte dû à la pandémie actuelle est particulièrement brutal sur le plan économique et social.

Pourtant, Moissac connaît les mobilisations évènementielles et ce qu’elles impliquent sur le plan de la logistique. Jamais le cœur de la ville n’en a été pour autant « paralysé » avec des interdictions piétonnes pour les touristes comme pour les Moissagais, qui plus est au nom d’une manifestation religieuse.

Je me permets donc, au-delà des remarques liées à cet arrêté, de rappeler que « la laïcité garantit la neutralité de l’État, des collectivités locales et des services publics, condition de leur impartialité vis-à-vis de tous les citoyens, quelles que soient leurs croyances et leurs convictions.

– La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. Aucune religion ou conviction ne peut être ni privilégiée ni faire l’objet de discrimination. La laïcité repose sur la séparation des Églises et de l’État, ce qui implique que les religions ne s’immiscent pas dans le fonctionnement des pouvoirs publics et que les pouvoirs publics ne règlent pas le fonctionnement des institutions religieuses.

– La laïcité est ainsi doublement émancipatrice. D’une part, elle émancipe l’Etat [et les collectivités locales] de toute tutelle religieuse. La laïcité en France est fondée sur le même principe que la démocratie : les deux

récusent qu’un fondement surnaturel puisse ou doive légitimer l’ordre politique, fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens. D’autre part, la laïcité émancipe également les religions de toute tutelle étatique. Elle garantit aux croyants et aux non-croyants ou agnostiques les mêmes droits, en particulier le même droit à la liberté d’expression de leurs convictions.

– La laïcité garantit la liberté de religion, mais aussi la liberté vis-à-vis de la religion : nul ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.

– La République laïque garantit l’exercice de tous les droits civils quelles que soient les convictions ou les croyances de chacun. » (Observatoire de la laïcité – Libertés et interdits dans le cadre laïque – 3/10/2016).

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’expression de mes salutations distinguées,

Pierre GUEGUEN

(NDLR de MAC: Nous poursuivons ainsi la mise en surveillance des agissements du maire Rhaine/Fhaine de Moissac et de ses acolytes extrémistes (ex œuvre française) en éduquant, informant sur tous les dérapages en cours ou à venir. Par ailleurs, MAC est partie prenante de la revitalisation du CODEX82 (comité contre l’extrême droite) qui s’exprimera bientôt!)

Face à la crise, les alternatives de gauche marquent des points. Un Sondage exclusif pour la Fête de l’Humanité

Tout le week-end, la Fête de l’Humanité autrement multipliera les débats pour des réponses de progrès à une crise sanitaire, économique et sociale inédite. Dans ce contexte, la 7e vague de notre baromètre annuel Ifop « Être de gauche aujourd’hui » émet une série de propositions qui suscitent une large adhésion. 

Les promesses d’un « jour d’après » tournant la page d’un monde qui marche sur la tête n’y ont rien fait. À l’heure du plan de relance « pro business » de l’exécutif, le peuple de gauche est moins dupe que jamais. Et certaines de ses idées marquent même des points. C’est ce que révèle notre baromètre annuel Ifop, publié depuis sept ans à l’occasion de la Fête de l’Humanité.

L’Observatoire de la sécurité des établissements et le plan de relance 

(NDLR de MAC: ce devrait être la priorité des CHCST de l’éducation nationale)

« Le plan de relance étant une occasion exceptionnelle d’engager une rénovation des constructions scolaires sur des bases conformes au développement durable, le diagnostic préalable devrait porter à la fois sur la sécurité incendie, l’accessibilité, l’adaptation aux risques naturels majeurs avec la spécificité de l’Outre-Mer, la mise en place opérationnelle de systèmes modernes d’alarme et d’alerte, le traitement de l’air pour améliorer sa qualité, les toilettes et points d’eau dont la crise sanitaire a révélé les faiblesses que nous avions signalées à de nombreuses reprises », rappelle l’Observatoire de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement.

Présidé par Jean-Marie Schléret, l’observatoire a démontré son utilité avant et pendant la crise sanitaire en sonnant l’alarme sur le risque amiante ou encore en montrant qu’un quart des écoles n’a pas assez de point d’eau pour appliquer le protocole. L’Observatoire fait partie des organismes que le gouvernement veut supprimer.

Sur l’application du protocole


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Gilets jaunes. « La braise est encore chaude pour une deuxième vague »

NDLR de MAC: RDV à Montauban sur le Rond point d’Aussonne dés 8h00 samedi 12 au matin à l’appel de la toute nouvelle association du 82 « Citoyens-nes et Gilets Jaunes »!

BORIS HORVAT / AFPBORIS HORVAT / AFP

Quasi invisibles sur le plan médiatique ces derniers mois, ils ont pourtant maintenu la flamme. De retour dans la rue le 12 septembre, alors que la crise sanitaire, économique et sociale fait rage et que la défiance envers le gouvernement s’est accrue, les gilets jaunes espèrent un renouveau.

« Remettons le gilet jaune sur le tableau de bord ! » Ce mot d’ordre, l’un des premiers du mouvement en novembre 2018, circule à nouveau sur les réseaux sociaux depuis la mi-août. Des centaines de gilets jaunes, toujours actifs, veulent rameuter les troupes avant le 12 septembre. Avec l’objectif de faire de ce nouveau samedi de rassemblement – le premier depuis le confinement – un point de départ pour une nouvelle phase de mobilisations. « Les retours sont plutôt emballants sur les réseaux sociaux, s’enthousiasme Jack Miault, l’une des figures du mouvement. Nous avons souhaité remettre en avant nos trois revendications qui étaient celles du début : vivre et non plus survivre ; une démocratie directe et participative ; et la fin des privilèges des élus, il faut revenir à cette base. » « On y croit vraiment, clame Philippe Verdier, gilet jaune de la première heure, au rond-point de Pouilly-en-Auxois (Côte-d’Or). La braise est encore chaude et le mouvement va connaître sa deuxième vague, même s’il n’a jamais cessé d’exister. »

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Pour la FSU, une rentrée dans le déni des problèmes 

« Quand JM Blanquer dit que c’est une rentrée dans la joie, elle s’est certes faite mais dans une forme de gravité ». Benoit Teste, secrétaire général de la FSU, la première fédération syndicale de l’enseignement, souligne « le déni des besoins des établissements » à cette rentrée. La FSU manifeste ses inquiétudes pour les projets ministériels : réforme de l’éducation prioritaire, « évolution » du métier enseignant, évaluation des établissements.

« On constate un déni des besoins des établissements. Des dénis sociaux… Le ministre ne prend pas la mesure des besoins pour le rattrapage scolaire et des besoins sociaux dans la situation actuelle ». Le bilan de la rentrée présenté par la première fédération syndicale de l’enseignement porte surtout des inquiétudes. Continuer la lecture de Pour la FSU, une rentrée dans le déni des problèmes 

Pour l’OCDE, la France mal préparée face à la crise sanitaire in Caf. Péda.

Qu’est ce qui est le pire pour l’Ecole française : le confinement ou le déconfinement ? Regards sur l’éducation 2020 pointe les nombreux points faibles qui font que l’Ecole française était mal préparée à faire face au confinement. Mais pour l’OCDE la France est aussi en difficulté avec le déconfinement. L’organisation souligne aussi l’impact économique de la crise sanitaire et ses conséquences pour l’Ecole qui pourraient être plus graves qu’ailleurs…

Une Ecole mal préparée au choc

« À la fin du mois de juin, la France avait connu 13 semaines de fermeture effective d’écoles sous une forme ou une autre, contre 14 semaines en moyenne dans les pays de l’OCDE… Chaque semaine de fermeture d’école a représenté environ 24 heures de temps d’instruction obligatoire au niveau primaire pendant lesquelles les élèves n’ont pas été physiquement scolarisés », rappelle l’OCDE. Continuer la lecture de Pour l’OCDE, la France mal préparée face à la crise sanitaire in Caf. Péda.

Féminisme. Les Colleuses, de l’affichage sauvage au tribunal

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Les Colleuses s’expriment sur les murs depuis maintenant un an, contre les violences faites aux femmes. @claralou

Pour la première fois, quatre colleuses sont convoquées par la justice pour avoir « opposé une résistance violente » aux policiers. « Faux », assurent-elles, après avoir saisi l’IGPN.

Elles luttent contre les féminicides, on les envoie au tribunal. Non, il ne s’agit pas d’un mauvais titre d’un journal racoleur, mais bien le résumé de ce qui est arrivé à quatre membres d’un collectif de colleuses contre les violences faites aux femmes. Cet été à Nantes, au soir du 14 juillet, six d’entre elles se donnent rendez-vous pour « une grosse cession de collages », organisée après la nomination place Beauvau de Gérald Darmanin, malgré une plainte pour viol. « Nous venions de poser notre premier collage : “liberté, égalité, impunité”, décrit Cass. À 30 mètres de là, seau de colle à la main, nous avons été interpellées par deux personnes de la brigade canine. Ils voulaient réaliser un contrôle d’identité. » Sûres de leur bon droit, les jeunes femmes continuent leur chemin. Les agents ne peuvent pas leur dresser une contravention pour collage sauvage : ils ne les ont pas surprises en flagrant délit. Mais l’un des policiers n’apprécie pas leur désinvolture.

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Féminicides. Grande cause, mais mini-budget contre les violences conjugales

Selon un rapport publié ce jeudi par plusieurs associations, seulement un tiers des mesures du Grenelle, lancé il y a un an, ont été prises. Le nombre de femmes décédées sous les coups de leur compagnon ou ex-conjoint, lui, progresse.

Les associations ont le verbe mesuré et affirment vouloir rester « fairplay ». Mais le constat est là : un an après le lancement du Grenelle contre les violences conjugales et les promesses faites par le gouvernement, les moyens ne sont pas au rendez-vous. Les féminicides, eux, ne ralentissent pas, atteignant un niveau record en 2019 : 146 femmes sont décédées sous les coups de leur compagnon ou ex-conjoint, contre 120 en 2018, selon le ministère de l’Intérieur. « Un an après le Grenelle, un tiers des mesures ont été faites, détaille la présidente de la Fondation des femmes. Un autre tiers a été engagé. Enfin, rien n’a été initié pour le dernier tiers. » Le bilan d’Anne-Cécile Mailfert est donc « mitigé ». Mais, plus cyniquement, elle constate que « le premier ministre avait ouvert le Grenelle en expliquant qu’il n’y aurait pas plus d’argent sur la table : c’est une promesse qu’il a tenue ». Continuer la lecture de Féminicides. Grande cause, mais mini-budget contre les violences conjugales

Pour Moissac Au Cœur (Appel)

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