Alternatives. À l’ordre du jour, la sortie du capitalisme

Une trentaine de militants issus d’horizons différents lancent Initiatives Capitalexit. Leur ambition est de produire un nouvel espace de débat collectif sur des contenus politiques de dépassement du système mortifère.

« Suite à la crise sanitaire, de multiples voix s’élèvent pour construire le monde d’après. Mais pour les classes dominantes, il ressemble furieusement au monde d’avant, explique l’historien Jean Sève, l’un des membres fondateurs d’Initiatives Capitalexit. Cette fragilisation de notre société est pour elle s une occasion rêvée de renforcer leur pouvoir et leur domination. » Dans un manifeste (1), les signataires, qui organisaient mardi 2 juin une conférence de presse, partagent le constat fait par le philosophe récemment décédé Lucien Sève et son fils et coauteur dans Capitalexit ou catastrophe (la Dispute, 2018) : le système capitaliste est entré en phase terminale. Ce système a permis, par la surexploitation de la nature et par la destruction des habitats de la faune sauvage, l’émergence de cette pandémie, tout en étant incapable d’apporter des protections sanitaires à la hauteur. La recherche sans limite du profit est ainsi totalement responsable du démantèlement des structures de santé. Le capitalisme produit aujourd’hui une crise globale de civilisation, constituée de multiples crises imbriquées les unes aux autres.

« Un mouvement général conduit par la classe des dépossédés »

« Il faut donc sortir de ce système, reprend Cyril Melot, doctorant en science politique à l’université Vincennes-Saint-Denis-Paris-VIII. Par le passé, l’accession démocratique par voie électorale à la direction de l’État a presque systématiquement été ­récupérée par le capital, amenant alors à une trahison des engagements pris devant le peuple », explique-t-il pour démontrer la forte capacité du capitalisme à faire accepter et intérioriser ses normes et sa doctrine aux forces qui pourtant le contestent. Selon lui, les différentes alternatives de terrain comme les coopératives ou les ZAD préfigurent de réels moyens d’émancipation. « Mais, souffrant d’un manque de coordination entre elles et de généralité politique, elles ne peuvent créer les conditions d’un rapport de force suffisant pour imposer une sortie générale du capitalisme », conclut-il.

« Notre objectif est de transformer cette prise de conscience en une dynamique inédite pour mettre fin à ce système, poursuit Nadia Salhi, syndicaliste CGT en charge de l’industrie et comptant également parmi la trentaine de signataires du manifeste d’Initiatives Capitalexit. Nous sommes déterminés à défier les capitalistes sur le terrain du pouvoir et dans toutes les dimensions de la vie sociale. » À l’ordre du jour donc, « une intense entreprise de conviction couplée à rentes initiatives pratiques pour enclencher un mouvement général d’appropriation de tous les pouvoirs et de toutes les puissances sociales conduit et piloté par la classe des dépossédés ».

Afin d’éviter la verticalité inhérente aux organisations traditionnelles, Initiatives Capitalexit a fait le choix de prendre la forme de collectifs thématiques à « haute compétence d’initiatives et de réflexions ». Pour l’instant au nombre de quatre, ils traitent de sujets variés comme repenser la démocratie pour qu’elle se libère de ses entraves capitalistes, créer une économie dépourvue d’actionnaires, élaborer un système de retraite juste ou encore redéfinir le rôle et la place du service public dans notre société. Mais ces ­collectifs auront vocation à s’étendre, tant dans les thématiques que par une plus forte et plus importante représentativité sociale.

(1) À retrouver sur le site http://capitalexit.org.
Sylvestre Rome et Pierre Chaillan

Déconfinement : Pressions gouvernementales in Caf. Péda.

Du « Tous les élèves ont vocation à revenir. J’aimerais que ce soit le cas » de JM Blanquer au « Il faudra ensuite, à mesure que la crise évolue, desserrer l’étau des conditions sanitaires d’accueil dans les écoles, sans risque et progressivement, de façon à permettre le retour d’un plus grand nombre d’enfants » d’Edouard Philippe, on a bien compris que le gouvernement souhaite aller le plus loin possible dans le retour des élèves en classe. Cela prend maintenant la forme de fortes pressions directes et indirectes sur les maires et les enseignants.

Les blocages du protocole

Qu’est ce qui limite le retour des élèves en classe ? Le protocole sanitaire, approuvé par le conseil scientifique réuni par l’Elysée qui fait encore loi dans les écoles et les établissements. C’est à dire que son application stricte devrait protéger les directeurs et chefs d’établissement, voir les professeurs, de toute condamnation en cas de poursuites par des parents d’élèves. Continuer la lecture de Déconfinement : Pressions gouvernementales in Caf. Péda.

Éducation. Le confinement a creusé les inégalités entre lycéens

Les cours par visioconférence n’ont pas permis d’assurer un égal accès à tous les élèves. © Frédéric Maigrot/REA

Les cours par visioconférence n’ont pas permis d’assurer un égal accès à tous les élèves. © Frédéric Maigrot/REA

Une enquête du syndicat UNL en Gironde montre les limites de l’enseignement à distance et la problématique de la continuité pédagogique.

C’est un travail précieux qu’ont accompli les lycéens de l’UNL 33 (Union nationale lycéenne de Gironde). En menant à bien une enquête sur « le ressenti des lycéens face à la continuité pédagogique », ils permettent de mesurer d’une façon inédite les effets de la période qui vient de s’écouler sur les jeunes scolarisés de la seconde à la terminale. Et de confirmer ce que les témoignages d’enseignants, d’élèves et de parents indiquaient jusqu’à présent : une aggravation des inégalités scolaires, étroitement liée aux inégalités sociales qui, en temps normal, marquent déjà l’accès à l’éducation et au savoir.

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Carole Delga: « Pour la gauche, le rassemblement n’est pas une option »

NDLR de MAc: soutien de Carole Delga à La liste TEMS

Carole Delga.
Carole Delga. DDM – NATHALIE SAINT-AFFRE

Revenons sur le premier tour. Aurait-il fallu repousser le scrutin ?

Bien sûr, et je n’ai pas manqué de le dire. Comme il fallait s’y attendre, l’élection a été marquée par un taux d’abstention record. J’observe néanmoins que dans ce contexte, la gauche à plutôt bien résisté. Les électeurs ont exprimé leur envie d’une République des territoires, ancrée dans le réel, proche du citoyen et de son quotidien. Et c’est la gauche qu’ils ont choisie, celle que nous incarnons d’ailleurs au Conseil régional à travers nos programmes pour la santé, les transports ou l’alimentation par exemple.

Ne craignez-vous pas qu’au deuxième tour, les mêmes causes produisent les mêmes effets ?

Il y a en effet le double risque qu’en plus du climat sanitaire préoccupant, les inquiétudes économiques et sociales relèguent le scrutin au second plan des préoccupations des électeurs d’Occitanie. Les filières du tourisme et de l’aéronautique sont en souffrance. Le Conseil régional est et sera à leurs côtés.

Pour la gauche, la victoire passe-t-elle forcément par le rassemblement ?

Je l’ai dit dans une tribune avec Yannick Jadot, Pierre Laurent ou encore Guillaume Lacroix. Pas une personnalité de la France insoumise ne l’a signée. C’est sans doute ce qui distingue la gauche progressiste et réformiste de celle qui pratique la protestation violente et l’excès. A Toulouse, je salue la décision de Nadia Pellefigue qui s’est oubliée elle-même pour faire triompher l’union. À Montpellier, le rassemblement PS/PRG/PCF et Verts s’est fait autour de Michaël Delafosse auquel je souhaite la victoire.

À Perpignan, Moissac ou Vauvert, le RN est aux portes du pouvoir. Faut-il lui opposer un front républicain ?

Quand je me recueille devant un monument aux morts, je pense à ces hommes qui ont donné leur vie pour la liberté de la France et pour combattre le régime nazi d’extrême-droite. Nous devons être dignes de leur sacrifice. Regardons aussi les choses en face : entre 2014 et 2017 à Béziers, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de 33 %. Quant à Louis Aliot, voici l’un des députés les moins assidus à l’Assemblée qui brigue un mandat de plus à la mairie de Perpignan ! C’est pour toutes ces raisons que je soutiens le front républicain qui s’est constitué contre lui, et qu’à Moissac, Estelle Hemmami peut compter sur mon appui. Dans ces deux villes, je salue les retraits républicains d’Agnès Langevine et de Maryse Baulu.

Propos recueillis par Lionel Laparade

Ecole: Pourquoi le SNEP-FSU s’oppose au « 2S2C » ? Dispositif transitoire ou cheval de Troie ?

Suite à une tribune de 21 députés LREM visant à relancer l’activité des clubs et des associations sportives en profitant du déconfinement progressif pour « expérimenter » un soi-disant système allemand, le ministre Blanquer a lancé un nouveau « module » : le 2S2C, Sport, Santé, Culture, Civisme. Des groupes d’élèves pourraient donc être inscrits à ce dispositif mis en oeuvre conjointement par l’Etat, les collectivités territoriales, les associations, les clubs.

De quoi s’agit-il exactement ? Parle-t-on de l’Ecole ou d’un dispositif éducatif « à côté » de l’Ecole limité à la période transitoire du déconfinement ?

S’il s’agit d’un dispositif transitoire permettant d’aider les collectivités territoriales à accueillir les enfants qui ne pourront pas être pris en charge par les enseignant.es (groupe limité à 15), soit ! Organisons-le en bonne intelligence avec les collectivités territoriales … mais dans ce cas, ce n’est pas la peine de lui donner un nom pompeux ! Sport, santé, culture, civisme relèvent de disciplines scolaires qui devront retrouver dès que possible leur place le quotidien scolaire des élèves.

Mais il ne s’agit pas cela !

Blanquer profite de la complexité de la situation pour instaurer la confusion entre le temps scolaire et le temps hors-scolaire, et tenter de faire de 2S2C une alternative à l’organisation de l’Ecole actuelle, à renvoyer tout ce qui n’est pas « fondamentaux » (entendez maths et français) hors de l’Ecole. Il n’est pas le premier à le faire. Chaque fois qu’un tel dispositif a été mis en avant, cela a toujours été pour réduire les enseignements scolaires, notamment EPS et éducation artistique, au profit d’offres extra-scolaires à la charge des collectivités territoriales ou des familles. Avec toutes les inégalités territoriales et sociales que cela peut générer.

Monsieur Blanquer, adepte des « fondamentaux » a trouvé ici le moyen de décharger l’Education Nationale d’un poids qu’il juge trop élevé ! Pour le SNEP-FSU, syndicat de l’EPS, c’est évidemment hors de question. Il faut au contraire développer cet enseignement essentiel dans le cadre de l’Ecole obligatoire !

Le SNEP ne peut donc qu’exprimer sa surprise de voir la directrice de l’UNSS s’inscrire la structure dans ce 2S2C. Avec qui en a-t-elle discuté ? Où  s’est  prise  cette  décision  ?  En  tout  état  de  cause,  les  enseignants d’EPS qui sont les chevilles ouvrières du sport scolaires n’ont jamais été consulté ! Comme le ministre de l’Education, les décisions technocratiques prises en petit comité ne sont pas acceptables. Le  sport  scolaire fait partie intégrante du service public d’éducation. Il est hors de question de laisser glisser    ce formidable outil – que tous les pays nous envient – vers du périscolaire, vers une forme d’association complémentaire. Les 250 M€ annoncés pour le dispositif doivent revenir à l’Ecole et non à des substituts. Cela dit, très concrètement, il y a le problème de la période de déconfinement à régler.

Les près de 30 000 enseignants d’EPS de l’enseignement public sont recrutés à haut niveau, ils ont une expertise, des compétences avérées.

Ils sont en pleine interrogation professionnelle pour réussir à faire face aux préconisations du ministère des sports et du protocole sanitaire de l’Education nationale, (A ce sujet, ils déplorent l’absence de protocole sanitaire spécifique à l’EPS). Les professeurs d’EPS tenteront de proposer – en attendant un retour à la normale- une éducation physique, sportive et artistique de la meilleure qualité possible à tous les élèves. Ils le feront sans avoir besoin d’un 2S2C périscolaire ! Le cadre et la réglementation actuels (statuts, UNSS, liaison CM2-67, encadrement des APSA…) sont suffisant pour cela.

Concernant la volonté de relancer l’activité des associations et des clubs, de nombreux professeurs d’EPS y sont impliqués et le SNEP ne peut être que solidaire du mouvement sportif associatif, mais en aucun cas,  cela ne  peut  se  faire  en  mettant  en  concurrence  l’école  et  le  hors-Ecole.  L’Etat  là  ne  pourra  pas  faire semblant de défendre ce secteur sans investir sur l’avenir.

Le Secrétariat National du SNEP-FSU

 

Déconfinement à l’Éducation Nationale: Ça se complique 

Organiser la reprise des cours tout en respectant le protocole sanitaire demande de la technique. Le faire en suivant les priorités du ministre et en les adaptant aux enseignants et locaux disponibles est un art. Mais à quelle qualité les chefs d’établissement doivent-ils faire appel quand le premier ministre et le ministre de l’Education nationale donnent des consignes opposées ? C’est ce qui découle des propos de l’un et de l’autre le 2 juin.

Faire revenir tous les élèves un peu ou…

A l’occasion du déconfinement des collèges de l’ex zone rouge et des lycées de la zone verte, Edouard Philippe et Jean Michel Blanquer se sont exprimés sur le retour des élèves le 2 juin. Edouard Philippe l’a fait à l’Assemblée nationale en réponse à la question d’un député de la majorité. Jean Michel Blanquer l’a fait dans une émission radio de grande audience sur RMC. Et visiblement les deux ministres devraient ajuster leurs violons.

« Tous les élèves ont vocation à revenir », dit JM Blanquer. « J’aimerais que ce soit le cas. Ce qui est difficile c’est d’avoir tous les élèves ensemble car le protocole nous oblige à avoir les élèves par roulement ». La limite de 15 élèves par salle et la nécessité de nettoyer les salles, multiplie les groupes d’élèves puis les salles de classe. En fait les établissements doivent ajuster le nombre d’élèves admis au nombre de salles nettoyables tout en sachant qu’il faudra 4 ou 6 salles pour une classe. Continuer la lecture de Déconfinement à l’Éducation Nationale: Ça se complique 

Penser un monde nouveau. L’écoféminisme face au capitalisme patriarcal par Vandana Shiva

« Pour repenser le monde, avec l’ambition d’être utile à chacune et chacun d’entre nous. » © l'Humanité

« Pour repenser le monde, avec l’ambition d’être utile à chacune et chacun d’entre nous. » © l’Humanité

L’Humanité, avec sa plateforme numérique l’Humanite.fr, prend l’initiative d’ouvrir ses colonnes pour repenser le monde, avec l’ambition d’être utile à chacune et chacun d’entre nous. Cette initiative aura des prolongements avec la publication d’un hors-série à la fin de l’été et l’organisation de grands débats publics permettant de poursuivre ces écrits. Aujourd’hui : « L’écoféminisme face au capitalisme patriarcal », par l’écrivaine et militante écoféministe Vandana Shiva.

« Nous sommes la biodiversité. Nous sommes membres d’une famille Terre interconnectée, d’êtres vivants souverains, auto-organisés, interdépendants, reliés à d’autres par la nourriture et l’eau, par le souffle et l’air, par la vie et l’intelligence. Dans le monde vivant de la biodiversité, toute vie s’efforce de nourrir et de soutenir la vie.

L’esprit mécanique de l’extraction minière a créé l’illusion d’un humain séparé de la nature et d’une nature matière première, inerte, à exploiter. L’hypothèse de la mort de la nature est au cœur de la métaphore de l’exploitation minière, de l’exploitation de la terre des peuples autochtones et de leur connaissance, de la fertilité des sols, de l’eau des rivières et des aquifères souterrains, des gènes de la biodiversité…

Le patriarcat capitaliste en tant que vision du monde, de système de connaissance et d’organisation de l’économie a été institué au cours des derniers siècles, par le colonialisme, l’industrialisme des combustibles fossiles et la règle de la violence, de l’avidité et de la destruction de la nature et des cultures. Il suppose que la nature est une matière morte et que les femmes sont des objets passifs. Les pères fondateurs de ce système ont consciemment construit l’anthropocentrisme basé sur l’hypothèse de la supériorité des humains sur les autres espèces pour justifier la maîtrise sur la nature. Terra Madre, la Terre mère, qui vit et soutient la vie, a été transformée en matière inerte, simple matière première dédiée à l’exploitation industrielle. Francis Bacon, considéré comme le père de la science moderne, a appelé ce changement « la naissance masculine du temps », portée par un concept profondément patriarcal du projet de science mécaniste réductionniste.

relance « L’argent a été muté en « capital » en tant que force créatrice, pure abstraction coupée de la valeur réelle des choses et devenue construction dominante de notre époque. »

Ainsi la « solution scientifique » de l’agriculture chimique industrielle, basée sur un paradigme réducteur et mécanique de la science, a-t-elle contribué aux problèmes d’extinction des espèces, de disparition de l’eau, de dégradation de terres, de changement climatique et de maladies chroniques. Et elle n’a pas réussi, en revanche, à résoudre le problème initial qu’elle prétendait résoudre : la faim. Aujourd’hui, 1 milliard de personnes ont faim. Cet appétit illimité pour les terres et les ressources de l’agriculture industrielle est, en outre, impliqué dans de nouvelles épidémies et pandémies.

Dans le paradigme du patriarcat capitaliste, l’argent a été muté en « capital » en tant que force créatrice, pure abstraction coupée de la valeur réelle des choses et devenue construction dominante de notre époque. La concentration des richesses accumulées par la violence et les guerres a été mystifiée. Et, avec elle, la terre créatrice a été déclarée morte. Des êtres humains et des communautés créatifs et libres ont été transformés en intrants passifs, sous l’étiquette « travail ». Lors du confinement barricadé induit par le coronavirus, des millions de travailleurs, en particulier les plus précaires, ont été transformés en personnes « rejetées ».

L’esprit mécanique construit, enfin, une « frontière de création » de sorte que les connaissances tirées des femmes, des peuples autochtones, du domaine public, soient rendues invisibles et que l’appropriation du savoir soit présentée comme « innovation » et « invention ». C’est courant dans le domaine de la biodiversité et des connaissances autochtones. J’ai nommé ce phénomène « biopiraterie », soit l’extraction du savoir et de la biodiversité à des fins de bénéfices, soutenue par les brevets et autres droits de propriété intellectuelle. Une nouvelle biopiraterie est en cours, grâce à des brevets portant sur les données de notre corps et de notre esprit, et leur exploration. Nous sommes en train de devenir la prochaine matière première. Au plus fort de la pandémie de coronavirus et au beau milieu du confinement, le 26 mars, Microsoft a ainsi obtenu de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) le brevet n° WO 2020/060606 (portant sur un système de cryptomonnaie utilisant des données d’activité corporelle – NDLR).

Relance « Nous sommes en train de devenir la prochaine matière première.»

Face à cela, l’écoféminisme développe une vision du monde qui reconnaît que les humains font pleinement partie de la Nature. Dans leur interconnexion à travers la vie, tous les êtres sont des objets vivants et autonomes, et non des objets passifs et morts, à exploiter et à violer par le pouvoir masculin. La créativité et la productivité de la biodiversité, de la nature et des femmes sont les fondements de tous les systèmes de connaissances et de toutes les économies, même si elles sont invisibles aux yeux du patriarcat capitaliste.

Relance « Quand nous devenons conscients que nous vivons et que nous sommes interconnectés, nous sommes autonomes et nous avons le pouvoir.»

Ce qu’il faut, c’est redéfinir l’économie capitaliste patriarcale, qui traite le travail des femmes comme un non-travail, le savoir des femmes comme de l’ignorance. Nous devons nous débarrasser de la hiérarchie patriarcale capitaliste qui définit le travail réalisé avec notre corps comme inférieur. Pour la planète et l’humanité, nous devons passer de la cupidité et de l’exploitation au partage et à la bienveillance. Le travail des femmes était défini comme non-travail et non-production parce qu’il n’y avait pas d’extraction pour les bénéfices. Dans les économies de soins, les soins sont la monnaie, et la santé, le bien-être et le bonheur la finalité. Quand nous devenons conscients que nous vivons et que nous sommes interconnectés, nous sommes autonomes et nous avons le pouvoir. Nous co-créons les conditions de nos vies, de notre liberté, de notre avenir. Au milieu d’une crise, la Terre se lève, l’Humanité se lève, les Femmes se lèvent. »

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Mercredi 3 juin dans  l’Humanité, et dès mardi sur l’Humanité.fr : Penser un monde nouveau. «Une égalité radicale», par Judith Butler, philosophe et professeure à l’université de Berkeley

Les infirmières scolaires répondent à la Cour des comptes 

Suite à la publication du rapport de la Cour des comptes sur la santé scolaire, le syndicat des médecins scolaires Unsa avait apporté son soutien aux recommandations de la Cour. Le Snics Fsu, syndicat des infirmières FSU, est d’un tout autre avis. Il dénonce un « rapport truffé d’inexactitudes, d’informations erronées voire totalement fausses ».

Pour lui, « sa solution magique est une posture médico-centrée, loin des besoins et des demandes des élèves, qui se résumerait à la création d’un service de santé scolaire et à la suppression des textes publiés en 2015.Quelle clairvoyance, un retour dans l’ancien monde des années 80 !.. Tout serait donc bon pour supprimer du temps infirmier au sein des établissements scolaires ».

Pour le Snics Fsu, « mépriser le rôle primordial des 7700 infirmier.es de l’Education nationale en matière de réussite scolaire, de prévention, d’éducation à la santé et d’inclusion est une fadaise. En plus d’être inefficace, une telle orientation médico-centrée et partisane est inacceptable ».

Communiqué

Le rapport de la Cour des comptes

Les médecins

Le retrait de Mme Baulu, après celui de M. Vallès, clarifie considérablement le paysage moissagais.

NDLR de MAC: la rédaction de MAC n’est pas à l’origine des textes de Firmin le Moissagais. Les rédacteurs de MAC signent toujours de leur nom. MAC est un outil au service de l’expression plurielle et relais les textes intéressants pour le débat public à condition qu’ils ne comportent pas d’injures, de caractères xénophobes et discourtois, qu’ils ne portent pas atteinte à l’intégrité des personnes. En cela même pamphlétaires, les écrits respectent les lois en vigueur. C’est ainsi que depuis 13 ans, MAC informe …

Par  Firmin le Moissagais – Municipales à Moissac

Ces deux candidats ont pris une décision difficile, et on comprendra leur amertume. Il leur appartient de tirer les leçons de cet échec.

Reste M. Lopez, dit « Pinocchio », qui s’excite sur « les bobos », l’extrême-gauche… parle du « collectif » parce que ça fait dé-mo-cra-te, picore sans honte dans les programmes de ces ennemis (mutuelle communale, etc.…). Le RN, c’est Bisounours !

Le RN, c’est ce jeune Lopez qui se permet de traiter publiquement (twitter est public) un citoyen depuis longtemps impliqué localement, d' »abruti » ! Pas grave ? Hého, c’est le futur Maire !

Comment le qualifier lui, jeune politicard professionnel aux dents longues, qui ne sait pas lire : en effet, celui qu’il insulte ne peut être « Jacques Dutarn » qui a osé l’offenser, car celui-ci précise qu’il vota pour la 1ère fois en 1956, il avait donc 21 ans en 1956 ! Rien à voir ! Qui est l’abruti ?

Et attendez, vous n’avez rien vu ! Oui, attendez qu’il se lâche… Mettez-le sur le fauteuil de Maire et vous verrez. Tout est prêt chez ces gens-là pour des lendemains qui déchantent.

Et puis Pinocchio veut faire croire qu’il va régler le « problème Bulgare » en 2 coups de matraque, traquer les pauvres, augmenter les dépenses (caméras, voitures équipées) en abaissant les recettes (impôts locaux…). BOUhhh, ce n’est pas bien de mentir !

Il sait bien que les Bulgares sont là en tant que citoyens de l’Union Européenne exerçant leurs droits inscrits dans les traités ! Or, le RN n’a aucune intention de sortir de l’UE !

Et l’UE, c’est un paquet-cadeau, on prend tout ! BOUhhh, ce n’est pas bien de mentir !

Alors, si le grand-père de M. Lopez, mort pour la France, le voit de là-haut, il doit de retourner dans sa tombe de honte, de ce qu’est devenu sa descendance. Rappelez-vous seulement les accointances de la famille Le Pen avec tout ce que l’Europe compte de nazillons revanchards…

Alors oui, le retrait de M. Vallès et Mme Baulu clarifie considérablement le paysage moissagais. Cette décision remet entre les mains des électeurs Moissagais la responsabilité d’élire ou pas un maire d’extrême droite, et cela est très sain.

Mesdames Messieurs les indécis, les abstentionnistes du 1er tour, et nous qui avons voté pour ceux- ci ou ceux-là, il n’y aura plus d’échappatoire ! Nul ne pourra plus se réfugier derrière des pruderies d’écoliers (mon dieu, pas l’extrême-gauche !) ni se défausser sur « la division qui éparpille les voix ». Plus de consigne, plus de querelle de chapelle ! Nous voilà seuls !

Le retrait raisonnable et honorable des listes susnommées dépose « la balle du but en or » entre les mains de chaque Moissagais ! Voyons ce que nous, citoyens Moissagais, seuls avec notre conscience, sommes capables d’en faire. Fini les choix difficiles entre programmes, entre personnalités. Chaque vote, chaque abstention, sera un acte qui engage la responsabilité de chacun de nous pour l’avenir de Moissac : TEMS, ou le RN ?

Demain, aurons-nous honte d’être Moissagais ?

Moissagais, Moissagaises, Réveillez-vous !

À vous la balle.

Firmin

Fabien Roussel : « Pour obtenir des changements, il faut que ça pousse d’en bas »

Libéralisation accélérée du pays, facture de la crise imposée au monde du travail… Pour contrer la stratégie du choc, construire un nouveau modèle et l’espoir, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, appelle à l’engagement le plus large. À « l’union dans l’action ».

Fabien Roussel a repris le chemin de l’usine. Il était chez Renault à Choisy-le-Roi (94) le 25 mai, pour dénoncer les fermetures de sites prévues par le constructeur et proposer un autre avenir pour l’industrie. Une initiative qui illustre l’appel à l’action des communistes. Pour le secrétaire national du PCF, c’est dans la mobilisation populaire que réside l’issue à une crise qui s’annonce brutale si des alternatives n’émergent pas rapidement.

Quels enseignements tirez-vous de cette période de crise ?

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