Covid19: Crise sanitaire, faillite politique (version longue)

En décembre 2019, on pouvait lire sur une banderole d’hospitaliers mobilisés : « L’État compte les sous, on va compter les morts ». Nous y sommes. Ces deux comptes là sont antagoniques. Quand nous aurons vaincu le Covid-19, il nous faudra encore gagner la bataille de la vie contre les logiques financières dont nous savons maintenant qu’elles sont, au plein sens du terme, mortifères.

Nous sommes passés en une semaine de l’appel aux urnes aux contrôles de police dans les rues. Nul ne conteste la gravité de la situation sanitaire planétaire, son incertitude quant à sa durée et à ses effets. Mais cette crise n’est-elle que sanitaire ? Le 22 mars 2020, une semaine après les mesures de confinement, un sondage IFOP-JDD mesure la confiance des Français dans celles et ceux qui les gouvernent : 64% d’entre eux pensent que ce gouvernement cache des informations, 71% qu’il n’a pas agi rapidement, et 61 % qu’il ne donne pas tous les moyens aux infrastructures et aux professionnels de santé pour lutter contre ce virus.

Journalistes et ministres nous répètent chaque jour que le pays n’a pas pris conscience de la gravité de la crise et proposent d’accroitre la répression. Tous les soirs à 20 heures les villes retentissent des applaudissements spontanés en remerciement à la mobilisation des soignants privés de matériel de base. Qu’on ne s’y trompe pas : le pays est mobilisé et solidaire mais l’appel guerrier à la mobilisation générale du président de la République ne produit pas les effets d’union sacrée escomptés. La crise sanitaire est en train de précipiter une faillite politique déjà bien avancée. La victoire sur le covid-19 ne sera pas la fin de toutes les batailles ni la fin de tous les dangers. Continuer la lecture de Covid19: Crise sanitaire, faillite politique (version longue)

COVID19: Ce que fait le coronavirus aux inégalités

Confinement, travail, santé, les populations sont inégales face au coronavirus. Mais nous sortirons de la crise : il faudra alors rappeler le rôle des services publics et réfléchir à ce qui nous unit ou nous sépare. Point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Revenus et patrimoine Conditions de vie Santé

Le coronavirus accentue une partie des inégalités qui existent dans la société française. Il faut s’en inquiéter et prendre les mesures pour amortir le choc. Mais cette crise ne frappe pas que les plus pauvres. Elle peut être l’occasion de réfléchir à de nouvelles solidarités.

Comme toutes les crises, celle du coronavirus frappe d’abord les moins protégés de notre société. Le niveau de vie détermine la surface dont dispose chacun dans son logement et être confinés à cinq dans un deux-pièces n’est pas la même chose que de l’être dans une maison avec jardin. À l’école, les enfants prendront d’autant moins de retard que leurs parents pourront prendre le relais des enseignants. Continuer la lecture de COVID19: Ce que fait le coronavirus aux inégalités

Restons en contact avec l’Humanité

Jeudi, 26 Mars, 2020 Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

En ce moment si particulier, nous adressons à chacune et chacun d’entre vous nos pensées les plus solidaires et espérons que vous affrontez cette épreuve dans les meilleures conditions.

Nos équipes de journalistes travaillent d’arrache-pied avec les lourdes contraintes du confinement. Ils déploient des trésors de courage et d’inventivité pour vous apporter des informations fiables, documentées, des analyses, des points de vue « pour donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde ».

Nous prenons le parti des intérêts de celles et ceux qui sont actuellement au front : personnels de santé, caissières, agents communaux, éboueurs, agriculteurs, livreurs, pompiers, électriciens, gaziers, postiers, chauffeurs-livreurs, enseignants, policiers… Nous donnons la parole aux soignants comme aux malades, aux associations comme aux spécialistes de la médecine. Nous ouvrons nos pages à des réflexions qui aident à réfléchir le présent comme l’avenir. Nous établissons par des faits le lien ténu entre les décisions austéritaires de ces dernières années et l’actuelle crise sanitaire. L’Humanité combat les régressions sociales et démocratiques qu’organise le pouvoir à la faveur des événements. L’Humanité, l’Humanité Dimanche, et humanite.fr montrent ainsi leur utilité au débat démocratique : utiles pour se défendre, utiles quand elles partagent les initiatives de solidarité, utiles pour rester en contact et penser l’avenir.

Seulement, les réductions des points de vente de journaux, la diminution des tournées décidée par La Poste peuvent vous priver de l’Humanité et de l’Humanité-Dimanche dans les semaines à venir. Nous avons donc pris la décision d’offrir un abonnement numérique à tous les abonnés. Celles et ceux qui achetaient leurs journaux dans une maison de presse ou en kiosque peuvent accéder à un abonnement temporaire. Ainsi, vous pouvez lire l’Humanité chaque soir à partir de 22 heures en version numérique en vous rendant sur humanite.fr/numerique. Vous pourrez dès lors activer votre accès si vous êtes abonné ou si vous voulez acheter le numéro du jour en lecture numérique. Il en va de même concernant l’Humanité-Dimanche, qui sera à votre disposition dès le mercredi soir.

Vous pourrez aussi acheter le hors-série Jean Ferrat, intime et la revue Travailler Au Futur en lecture numérique dès samedi matin en vous rendant sur boutique.humanite.fr. Dans quelques jours, nous vous proposerons de nous faire parvenir des adresses numériques de vos proches afin que nous puissions leur proposer de découvrir l’Humanité ou l’Humanité-Dimanche.

En ces moments compliqués, nous mobilisons toutes nos forces pour rester à votre service. Prenez bien soin de vous. Et restons en contact.

Le gouvernement attaque le Code du travail, mais refuse que les riches fassent un effort

Mercredi 25 mars, le gouvernement a adopté en Conseil des ministres pas moins de 25 ordonnances, dont trois bousculent le droit du travail. Celles-ci réforment en profondeur les droits des chômeurs, le temps de travail, les relations entre salariés et employeurs.

Jusqu’à 60 heures de travail par semaine dans certains secteurs. Objectif : permettre aux entreprises qui sont en surchauffe actuellement de pouvoir faire travailler davantage leurs salariés. À l’heure actuelle, un salarié ne doit pas accomplir plus de 44 heures par semaine en moyenne (sur douze semaines consécutives) ; désormais et jusqu’au 31 décembre prochain, ce plafond pourra être rehaussé pour les salariés à 48 heures. Au cours d’une même semaine, il sera même possible d’employer de la main-d’œuvre pendant 60 heures au maximum. En cas de refus, le salarié pourra être licencié.

Cela sera uniquement possible dans certains secteurs, dont l’activité est considérée par le gouvernement comme « essentielle à la nation ou à la continuité de la vie économique ». C’est le cas par exemple « des transports, la logistique, l’agroalimentaire, l’agriculture, l’énergie, les télécommunications », précise au Parisien l’entourage de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. La liste des secteurs concernés sera déterminée par un décret attendu dans les prochains jours.

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PARLONS DE COMBAT MONDIAL, PAS DE « GUERRE » ! Par F. Wurtz

https://i.ytimg.com/vi/eJlb0otwCV8/maxresdefault.jpgDans toute l’Europe, des dizaines de millions de personnes vivent confinées, les relations sociales sont drastiquement réduites. Des mesures contraignantes, sans précédent sur notre continent, sont prises un peu partout. La situation appelle de la part de chacune et de chacun esprit de responsabilité et de solidarité. Mais, ne parlons pas de « guerre » ! Car, dans le meilleur des cas, il s’agit d’un abus de langage, peu respectueux des peuples soumis à une guerre réelle. Et dans le pire, d’une tentative de susciter des réflexes de discipline aveugle, de culte du chef et de repli sur soi.

Nul ne pouvait être surpris d’entendre Marine Le Pen marteler avant tout le monde : « Nous sommes en guerre ! » Mais, si l’on imagine aisément la délectation que peut procurer une ambiance guerrière à des politiciens d’extrême-droite, on est en droit d’attendre plus de circonspection de la part d’un Chef d’Etat. Aussi ne cacherais-je pas le malaise ressenti en entendant Emmanuel Macron reprendre à son compte, avec une lourde insistance, la formule en question.

Interrogé sur l’opposition entre la posture délibérément martiale du Président français et celle de la Chancelière allemande, évoquant, quant à elle, « le plus grand défi » que son pays ait à relever depuis la seconde guerre mondiale, un expert reconnu des affaires militaires de ce côté-ci du Rhin a apporté sur la question un éclairage qui doit nous faire réfléchir. Selon lui, « la France est une nation guerrière (…) L’Allemagne a rejeté la guerre depuis 1945. Son image reste très négative dans la psyché des Allemands, alors qu’elle peut être productive dans celle des Français » ! (1)

Gardons-nous de nourrir, fût-ce à notre corps défendant, une « image productive » de la guerre dans notre société en crise ! La guerre doit être un repoussoir ! Pensons-y quand des ministres ou des commentateurs s’enorgueillissent du record historique enregistré par notre pays en matière de ventes d’armes ! Réévaluons à cette aune la spécialité revendiquée par la France en matière d’intervention militaire, en particulier en Afrique ! Quand la sixième puissance économique du monde s’avère incapable de fournir des masques de protection aux personnels soignants en prise directe avec le coronavirus, il est temps de redéfinir les priorités : pour la France-même, pour notre rôle en Europe et pour notre coopération internationale, en particulier vers les pays du Sud !

Non, décidément, nous ne sommes pas « en guerre », mais nous sommes engagés dans un combat mondial, qui ne s’arrêtera pas avec la fin de cette pandémie.

NB : AU-DELÀ DE LA FRANCE, L’UE CONNAÎT, AVEC CETTE CRISE SANITAIRE INÉDITE , UNE ÉPREUVE DE VÉRITÉ DÉCISIVE  : L’ITALIE AUJOURD’HUI, D’AUTRES PAYS DEMAIN LA JUGERONT DURABLEMENT SUR LA SOLIDARITÉ EFFECTIVE QU’ELLE SERA CAPABLE DE LEUR APPORTER DANS LES JOURS SOMBRES QU’ILS TRAVERSENT !

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(1) Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de guerre (Figaro, 20/3/2020)

Professeurs, travail et fraises Des propos inacceptables !

Les propos de Sibeth Ndiaye disant que le gouvernement « ne demanderait pas aux
enseignants qui ne travaillent pas de traverser toute la France pour aller ramasser des fraises »
sont, dans le contexte actuel, à la fois incompréhensibles, scandaleux et irresponsables.

Les enseignant-es, comme tous les personnels éducatifs et des services publics, travaillent, le plus souvent avec leurs ordinateurs et leurs connexions personnels, dans des conditions difficiles mais en ayant à cœur de faire le maximum pour leurs élèves, leurs étudiants, ce qui nécessite bien souvent un surcroît d’activité.

Ces propos ont certes ensuite fait l’objet d’un tweet de mea culpa de la part de Madame Ndiaye, mais le message selon lequel les enseignant-es ne seraient pas au travail a bien été formulé, jetant le discrédit auprès de l’opinion publique puisqu’il a été énoncé à la tribune en sortie du Conseil des Ministres. C’est pourquoi la FSU exige des excuses publiques de la part de la porte-parole du gouvernement.

A télécharger au format PDF Communiqué FSU : Propos inacceptables de la porte parole du gouvernement

Talis : Les profs français, les plus méprisés du monde ? 

Si les professeurs français sont parmi ceux qui se sentent les moins estimés parmi les pays de l’OCDE cela a peut-être  à voir aussi avec la façon dont leur propre institution les traite. C’est la leçon qu’on peut retenir de la publication par l’OCDE d’un nouveau volume de Talis, une enquête touchant 260 000 professeurs de 48 pays. En 2013 l’OCDE estimait qu’il y avait urgence à valoriser les enseignants français. En 2018, Talis démontre que les enseignants français ne sont pas seulement isolés, sous payés mais aussi méprisés par leur institution.

Les profs les moins bien considérés au monde ?


Que les professeurs français aiment leur métier, ne surprendra personne. Les enquêtes nationales, par exemple le Baromètre Unsa, le montrent tous les ans. Talis le confirme en montrant que les enseignants français sont parmi ceux qui ont les plus grandes attentes pour leurs élèves. 85% des enseignants français  s’estiment satisfaits de leur travail (OCDE 90%). 97% des professeurs français croient dans le succès de leurs élèves, contre 80% en moyenne dans l’OCDE. Sur ce terrain là nous sommes au 4ème rang sur les 48 pays ou territoires participant à  Talis, une enquête de l’OCDE qui a lieu tous les 5 ans. L’OCDE vient juste de publier le second volume de résultats pour Talis 2018. Continuer la lecture de Talis : Les profs français, les plus méprisés du monde ? 

Fabien Roussel – La bataille des « jours d’après » commence maintenant

Notre pays, comme le reste du monde, fait face à une épreuve majeure.  Le nombre de personnes mortes des suites du coronavirus augmente de jour en jour de manière exponentielle. Nous avons affaire à un défi historique, qui appelle la mobilisation de la nation tout entière.

C’est d’ailleurs dans cet esprit que le PCF a d’emblée proposé la création d’un comité d’urgence nationale, où se réuniraient des représentants du gouvernement, du comité scientifique, des partis politiques, des associations d’élus locaux, des organisations syndicales, du monde économique.

Quoi qu’ils subissent, les Français font face. Ceux qui travaillent dans nos services publics, souvent maltraités, sont aux avant-postes, dans les hôpitaux, dans les communes, dans les collectivités ou encore pour assurer la sécurité. Dans le privé aussi, ils sont nombreux à monter au front, dans les supermarchés, dans les Ephad, dans l’agriculture, dans les transports… Oui, de belles solidarités s’organisent dans tout le pays car le monde du travail est solidaire.

Les communistes et leurs élu·e·s, dans le même état d’esprit, se sont mis à la disposition du pays. Partout, ils s’emploient à construire les actions d’entraide et de solidarité que requiert la situation, à apporter l’aide indispensable aux personnes les plus fragiles comme aux professions en première ligne.

Nos parlementaires ont demandé que tous les salariés au contact avec du public puissent bénéficier de tous les moyens de protection dont ils ont besoin : masques, gel, gants… Ce qui suppose que tout soit mis en oeuvre pour permettre à l’industrie de les produire en quantité suffisante.

Ils ont aussi appelé à un confinement général bien plus strict que celui mis en place par le gouvernement, puisque c’est le seul moyen, en l’état actuel, de lutter contre la propagation du virus, préconisé l’Organisation mondiale de la santé. Les entreprises qui ne sont pas indispensables à l’activité du pays doivent s’arrêter. Il n’est pas admissible que 45% des salariés continuent de travailler dans des secteurs non essentiels à la gestion de l’urgence sanitaire.

L’état d’urgence sanitaire que le gouvernement vient de faire adopter par les assemblées ne répond pas à ces exigences d’intérêt général. C’est pourquoi nos parlementaires n’ont pas voté les projets de loi qui l’instauraient.

Non seulement notre appel à une mobilisation des forces vives du pays n’a pas été pris en compte, mais le gouvernement s’est arrogé tous les pouvoirs. Il s’est affranchi du contrôle du Parlement afin d’agir par ordonnances pour déréglementer le droit du travail. Les premières décisions viennent de tomber et elles sont édifiantes : les entreprises pourront faire travailler leur salariés jusqu’à 60 heures par semaine au lieu du seuil maximum légal de 48 heures !

Enfin, notre pays doit aussi faire appel à la mobilisation de toute la société, y compris les multinationales, les compagnies d’assurances, les géants du numérique ou les grandes fortunes. A ce jour, rien n’est prévu de ce côté-là. C’est pourtant là que nous trouverons les ressources nécessaires pour surmonter cette crise inédite. Si les forces du travail sont aujourd’hui mobilisées, celles du capital doivent l’être aussi !

La bataille des « jours d’après » commence maintenant. Faisons monter de toutes parts l’exigence que l’intérêt de l’humain et celui de la planète passent avant ceux de l’argent et des logiques de profit.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

Le PCF demande le confinement général et la mise à l’arrêt les secteurs non indispensables (Fabien Roussel)

16 018 cas recensés, 1 746 cas graves et 674 décès, soit 112 morts supplémentaires en seulement 24 heures… Le bilan en France de l’épidémie de Covid-19 est terrible. Son évolution rapide exige d’intensifier le confinement des populations, premier rempart à la propagation de l’épidémie.

Les ministres Le Maire, Véran et Pénicaud demandent aux entreprises et à leurs salarié-es de travailler. C’est inadmissible ! Airbus envisage de réouvrir ses lignes de productions tandis que des entreprises du BTP ne savent plus quoi faire ! Le gouvernement devrait concentrer ses efforts sur la mobilisation des cliniques privées pour la prise en charge des malades.

La seule solution pour stopper l’épidémie, freiner sa propagation, c’est le confinement général. Pourtant 45 % des salarié-es sont aujourd’hui contraint-es de travailler dans des secteurs non indispensables à la gestion de l’urgence sanitaire.

Il est donc urgent que le gouvernement, en lien avec les organisations syndicales et patronales, décide de mettre à l’arrêt des secteurs non indispensables au fonctionnement du pays dans les conditions actuelles. Cette décision ne peut pas relever du bon vouloir des employeurs.

Nous demandons le confinement général et le maintien des rémunérations des salarié-es concerné-es par cette suspension et la prise en charge des indépendants tel que les livreurs.

Pour les salarié-es actuellement en 1ere ligne, personnels soignants, force de l’ordre et de sécurité, auxiliaires de santé, et autres professions nécessaires au fonctionnement du pays dans cette période, nous demandons toutes les mesures de protection et l’arrivée rapide de matériel de protection (masques, gants, gel, ou encore désinfection des locaux collectifs…).

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord

Coronavirus: Directeurs, comptez vos morts!

 Comptez vos morts. Chaque jour. C‘est la consigne envoyée par le Dasen des  Bouches du Rhône aux directeurs d’école du département. Le Snuipp 13 demande le retrait de cette consigne. D’autant que la préparation de la rentrée dans le département n’améliore pas l’optimisme.

 « Madame la directrice, monsieur le directeur, comme chaque jour depuis le début de la crise, une remontée d’informations concernant votre école est demandée… Je vous demande de faire remonter le document word prévu pour 10h au plus tard. Vous voudrez bien rajouter les renseignements suivants : nombre de personnel Education nationale… présent à l’école, en télétravail. Nombre de personnel hospitalisé atteint du Covid-19, décès personnel Education nationale enseignant et hors enseignant ».

Rendue publique par le Snuipp13, cette circulaire du dasen des Bouches du Rhône a choqué les enseignants encore à leur poste, notamment ceux qui accueillent les enfants de soignants sans gel, parfois sans savon et bien sur sans masque. Le Snuipp dénonce « un très grave manque de décence et de respect envers les personnels ».

Elle arrive au moment où le Dasen maintient les opérations de carte scolaire (à distance) et où la dotation de 70 postes du département est insuffisante pour assurer les dédoublements en GS en Rep+.  Il n’aura lieu que dans une partie des écoles bien que de nombreuses fermetures de classe soient décidées. Les TPS font particulièrement les frais du manque de postes.

Sur le site du Snuipp13

Par fjarraud , le mercredi 25 mars 2020.