Débat « Spéciale Européennes » sur France 2 : une mascarade médiatique in ACRIMED

par Pauline Perrenot,

Dispositifs infantilisants et priorité à l’immigration au menu du premier grand débat sur les européennes, co-organisé par France Télévisions et France Inter le 4 avril dans L’Émission politique.

Dans les grands médias, le débat politique se fait à la manière d’un jeu. Toute l’année, c’est un jeu de petits chevaux, consistant, pour les principaux commentateurs, à évaluer les progressions des uns et les retombées des autres dans les sondages. Un jeu de Cluedo aussi, auquel s’adonnent les intervieweurs en cherchant à savoir quelle petite phrase d’un tel aura permis d’ébranler tel autre, et dans quelle coulisse se sera tramée telle guéguerre partisane. Ce journalisme politicien a été tout particulièrement à l’œuvre lors du premier débat des européennes, organisé le 4 avril par France 2 et France Inter. Continuer la lecture de Débat « Spéciale Européennes » sur France 2 : une mascarade médiatique in ACRIMED

Jean-Michel Blanquer, fossoyeur idéologue et autoritaire de l’école

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Tribune libre

Samedi dernier, partout en France, parents d’élèves et enseignants ont massivement investi les rues pour défendre l’école publique, signe d’une profonde colère et détermination. Jean-Michel Blanquer, le bon élève de la Macronie, est démasqué. Ce qu’il n’a pas réussi à faire lorsqu’il était au ministère sous la présidence Sarkozy, il compte l’imposer aujourd’hui avec sa loi – si mal nommée – pour « l’école de la confiance ».

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Européennes. « Ian Brossat de loin le meilleur à gauche »

Hier sur France 2, le candidat PCF ne s’adressait pas à ses adversaires politiques sur le plateau, mais aux classes populaires qui le regardent derrière l’écran. Photo : Bertrand Guay/AFP

Hier sur France 2, le candidat PCF ne s’adressait pas à ses adversaires politiques sur le plateau, mais aux classes populaires qui le regardent derrière l’écran. Photo : Bertrand Guay/AFP

 

Le candidat communiste a tiré son épingle du jeu hier soir, lors du premier débat télévisé consacré aux européennes. Nous avons suivi sa prestation auprès de militants communistes qui organisaient une écoute collective dans le 20ème arrondissement de Paris

« Ce soir, c’est le grand soir » s’enthousiasment des militants communistes du XXème arrondissement de Paris, quelques minutes avant le top départ d’un rendez-vous politique déterminant pour la tête de liste PCF. Continuer la lecture de Européennes. « Ian Brossat de loin le meilleur à gauche »

Éducation. Une fronde inédite bouscule les réformes Blanquer

Des professeurs ont organisé un « conseil de classe du futur » devant le lycée Auguste-Blanqui, à Saint-Ouen, le 21 février dernier. Julien Jaulin/Hanslucas

Des professeurs ont organisé un « conseil de classe du futur » devant le lycée Auguste-Blanqui, à Saint-Ouen, le 21 février dernier. Julien Jaulin/Hanslucas

 

Semaine après semaine, la colère monte dans l’éducation nationale. De la maternelle au lycée, des profs aux parents, tous cherchent des voies originales de contestation et se retrouveront demain pour une journée de grève nationale.

Le bon élève de la Macronie, si gourmand de l’école « à l’ancienne », va-t-il finir avec un bonnet d’âne vissé sur le crâne ? Voilà deux ans que Jean-Michel Blanquer avance ses pions, de la maternelle au supérieur. Deux ans qu’il surfe entre séduction du grand public et faible mobilisation du monde enseignant. Mais voilà que l’appel intersyndical à la grève (SNUipp-FSU, Snep-FSU, Snes-FSU, Snuep-FSU, Fnec-FO, CGT Educ’Action et SUD éducation) de demain, jeudi, apparaît comme une étape importante dans la manifestation d’une colère qui monte depuis des semaines. On a pu en observer les premiers signes d’ampleur lors de la journée d’action des fonctionnaires, le 19 mars, puis lors de celle de mobilisation pour l’éducation, samedi dernier, 30 mars –, où de nombreux parents d’élèves ont été vus dans les cortèges.

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Remaniement: Un pouvoir macroniste rabougri

Sibeth Ndiaye, nouvelle porte-parole du gouvernement et Amélie de Montchalin, secrétariat d’État aux Affaires européennes. Ludovic Marin/Pool via Reuters

Sibeth Ndiaye, nouvelle porte-parole du gouvernement et Amélie de Montchalin, secrétariat d’État aux Affaires européennes. Ludovic Marin/Pool via Reuters

 

En nommant une députée LaREM issue de la droite et deux de ses conseillers à l’Élysée, le président confirme son isolement et le rétrécissement politique de sa majorité.

Le signal est terrible. Alors qu’Emmanuel Macron peine à faire atterrir le grand débat, le casting du remaniement laisse peu de doute sur l’isolement politique du chef de l’État, qui cherche à resserrer les rangs autour de lui. Ce sont ainsi deux conseillers de l’Élysée, Sibeth Ndiaye, 39 ans, actuelle conseillère presse et communication du chef de l’État, et son conseiller économique de 37 ans, Cédric O, qui ont pris hier leurs fonctions de secrétaires d’État, la première comme porte-parole du gouvernement, le second au Numérique. Tous deux font partie du club des orphelins de DSK, qui après la chute du patron du FMI, ont participé dès fin 2015 à la création du phénomène Macron, bien avant que celui-ci n’affiche publiquement ses ambitions présidentielles.

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Une agression que nous condamnons (PCF Castelsarrasin)

 

Au même titre que nous condamnons avec la plus grande fermeté les actes antisémites qui se sont multipliés depuis quelques semaines partout en France, nous condamnons l’agression ignominieuse contre la mosquée de Castelsarrasin.

Au-delà des faits consistant à souiller la porte d’entrée, c’est toute la communauté musulmane de notre ville qui est visée. Cela n’est pas acceptable et nous assurons aujourd’hui les castelsarrasinois-ses de confession musulmane de notre entière solidarité.

Les lieux de cultes se doivent d’être respectés et les différents appels à la stigmatisation de telles ou telles communautés doivent être sanctionnés par la loi. Les sites, les groupes, partis et réseaux qui appellent à la haine de l’autre n’ont pas leur place dans notre république.

Les communistes de Castelsarrasin/Moissac/pays de Serres n’auront de cesse de combattre le racisme sous toutes ses formes.

 

Maximilien Reynès-Dupleix

Cantons de Castelsarrasin/Moissac/Valence et Pays de Serres

https://moissacaucoeur.fr

 

 

 

 

Gilets jaunes et gilets rouges, tous ensemble

Au moment du pique-nique dans le square du collège.

Pour le vingtième épisode de la mobilisation nationale des Gilets jaunes, les manifestants avaient reçu le soutien d’une délégation de la CGT locale, ce samedi 30 mars à Caussade.

L’action avait débuté vers 11 h 30 dans le square situé devant le collège Pierre-Darasse, où gilets jaunes et gilets rouges s’étaient retrouvés à une quarantaine pour partager un moment de convivialité avec un pique-nique organisé autour du barbecue. Rendez-vous était ensuite donné à 14 heures devant le centre de secours des pompiers afin d’organiser la marche citoyenne. Comme d’habitude au départ de chacune des manifestations organisées à Caussade, chaque participant avait reçu un bouchon en plastique qu’il devait remettre aux responsables de la marche, afin d’effectuer un comptage le plus précis possible, ces bouchons étant ensuite remis à l’association Les bouchons d’amour qui aide les personnes handicapées par la fourniture de fauteuils roulants.

Ainsi, au départ de la place du centre de secours des sapeurs-pompiers, ils étaient quatre-vingt-dix à entamer la marche vers le centre-ville avant de se retrouver près de cent trente devant la mairie. Le défilé s’est ensuite poursuivi dans le calme, avec les slogans scandés pour les revendications propres au mouvement qui réclame toujours plus de justice sociale au travers de mesures telles que la hausse du pouvoir d’achat, la baisse de certaines taxes, le référendum d’initiative citoyenne, le retour de l’ISF, etc. Après un deuxième tour de ville, la manifestation encadrée par les forces de gendarmerie, s’est disloquée vers 15 h 30 devant la mairie, sans incident.

Santé. Quand la pollution fait tousser les enfants

Cette étude est « un électrochoc », pour Isabelle Rocca, présidente de la fédération des parents d’élèves FCPE de Paris. Photo : Fred Dufour/AFP

Cette étude est «un électrochoc», pour Isabelle Rocca, présidente de la fédération des parents d’élèves FCPE de Paris. Photo : Fred Dufour/AFP

En Île-de-France et à Marseille, de nombreux établissements scolaires sont exposés à une forte pollution au dioxyde de carbone, dénoncent Greenpeace et l’association Respire.

La pollution de l’air met en danger des milliers d’enfants : tel est le constat fait par Greenpeace à Marseille et l’association Respire en Île-de-France. En analysant les données des organismes de surveillance de l’air, les deux organisations ont pu établir, pour la première fois, une carte détaillée des niveaux d’exposition des établissements scolaires (des crèches aux lycées) aux principaux polluants de l’air. À Marseille et dans les communes périphériques, plus de la moitié des écoles et crèches se situent ainsi dans des zones où les concentrations de dioxyde d’azote (NO 2), essentiellement produites par les transports, dépassent les normes. En région parisienne, ce sont 682 établissements sur 12 520 qui sont exposés. La grande majorité (548) se trouve dans Paris intra-muros, 125 en petite couronne et 9 en grande couronne.

« Notre étude montre que les enfants sont exposés à cette pollution à proximité même des écoles, ces lieux symboliques de la République. C’est particulièrement révoltant », a réagi Olivier Blond, président de Respire. De fait, face à la pollution atmosphérique, les enfants en bas âge sont plus vulnérables que les adultes, leurs poumons, leur cerveau et leur système immunitaire n’étant pas encore complètement formés. « Asthme, toux, troubles du développement mental, risques de maladies cardio-vasculaires à long terme : l’exposition quotidienne des enfants à la pollution de l’air a des conséquences dramatiques. C’est alarmant, d’autant plus que le respect des normes ne garantit pas aujourd’hui l’absence de risques pour la santé », estime Sarah Fayolle, chargée de campagne pollution de l’air et transports à Greenpeace France. Cette étude est « un électrochoc », selon Isabelle Rocca, présidente de la fédération des parents d’élèves FCPE de Paris.

En Île-de-France, si la qualité de l’air est encore largement insatisfaisante, cette carte montre néanmoins que « la situation s’améliore », relève l’association respire : « Entre 2012 et 2017, la proportion d’établissements dépassant les seuils légaux de pollution au dioxyde d’azote a été divisée par plus de deux à Paris, passant de 66 % à 26 %. En petite couronne, ce chiffre est passé de 8,4 % à 3,6 %.

« On peut obtenir des évolutions rapidement, à condition de prendre les mesures qui s’imposent, assène Olivier Blond. Il existe une multitude de solutions comme la mise en place des zones à faibles émissions ambitieuses qui, nous le savons, améliorent la qualité de l’air. » Pour Respire et ses partenaires – la FCPE, WWF France et le Réseau Action Climat – cela passe aussi par des mesures locales à proximité immédiate des établissements : restriction de la circulation automobile autour des établissements scolaires, mise en place des méthodes douces de dépose des enfants, modernisation des bus… Les organisations appellent aussi l’État à se caler sur les recommandations de l’OMS, plus strictes que les seuils légaux français, fondés sur les normes européennes. Sans oublier « le réajustement de la prime de conversion, qui continue dans sa version actuelle à financer des véhicules diesel-essence neufs », estime Pierre Cannet, du WWF France.

Alors que la France est poursuivie par la Cour européenne de justice pour non-respect des normes sur la qualité de l’air, « il y a vraiment urgence à modifier nos comportements pour protéger la santé de nos enfants », conclut Isabelle Rocca, de la FCPE Paris.

Alexandra Chaignon

Mobilisé·es les 30 mars et 4 avril !

Les personne

ls des écoles ont pu montrer le 19 mars dernier leur opposition au projet de loi pour « l’école de la confiance » qui attend dorénavant son passage au Sénat. Une colère qui pourra à nouveau s’exprimer les samedi 30 mars et le 4 avril dans la rue en associant plus largement les familles.

 

Ce sont près d’un ou une enseignante sur deux qui ont cessé le travail le 19 mars dernier et leur présence a été particulièrement remarquée dans la couverture médiatique de cette journée. Les cortèges et les assemblées générales souvent inédites qui se sont tenues dans de nombreux départements ont montré que la profession était déterminée à ne pas laisser un ministre détricoter l’école et son fonctionnement.

Les raisons de la colère

Les raisons de se mobiliser contre la loi Blanquer ne manquent pas. Son premier article ouvre le bal symboliquement par une tentative d’intimidation au sujet de la liberté d’expression des enseignants et des enseignantes alors que celle-ci est déjà bien encadrée par la loi de 1983 sur la Fonction publique. Les conséquences de l’article 3 imposant aux communes le financement des écoles maternelles privées sous contrat fait également grincer des dents et cerise sur le gâteau l’article 6 vient, au détour d’un amendement téléguidé par le cabinet du ministre, créer les établissements publics des savoirs fondamentaux. Ces derniers visent à créer des structures mixtes écoles-collèges supervisées par le chef d’établissement et auquel pourrait être adjoint un personnel de direction issu du 1er degré. Pour permettre de bien comprendre les enjeux de ce projet de loi, Fenêtres sur cours, le journal du SNUipp-FSU y consacre son dernier dossier.

La confiance par la menace

Dans le même temps, alors que de nombreux enseignantes et enseignants ont montré leur désapprobation aux protocoles d’évaluations CP et CE1 du ministre des neurosciences, un courrier envoyé par la DGRH aux recteurs et Dasen vient indiquer qu’il y a lieu de considérer en « faute professionnelles » les personnels qui refuseraient de faire passer ces tests ou remonter les résultats. Une belle marque de confiance pour les enseignants et les enseignantes qui au quotidien accompagnent leurs élèves dans les apprentissages par des évaluations et une pédagogie ajustée à leurs besoins. Si « la confiance » rabâchée par le ministre en devenait suspecte, il est clair qu’aujourd’hui c’est plutôt la défiance qui s’inscrit dans les faits.
L’ensemble des organisations syndicales ont marqué leur désapprobation auprès du cabinet du ministre et une délégation SNUipp et FSU a été reçue par le DGRH du ministère. 

Toutes et tous mobilisés le 30 mars prochain et le 4 avril

Aussi, il sera nécessaire que les personnels des écoles mais également les familles se saisissent des actions prévues le 30 mars prochain partout en France pour peser dans le débat parlementaire qui se poursuit au Sénat. Une action unitaire à laquelle appellent la plupart des organisations syndicales.
Enfin le 4 avril une  journée nationale de grève et mobilisations à l’appel de nombreuses organisations syndicales permettra à nouveau de s’opposer au projet de Loi Blanquer et de réclamer un autre projet pour l’école.

 

1er avril 2019. Réunion publique sur les élections Européennes

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La fédération Tarn et Garonne du Parti Communiste Français vous invite lundi 1er avril à 18h30 à la Maison du Peuple pour une réunion publique sur les élections européennes qui se tiendront le 26 mai prochain.

Marie-Pierre Vieu, députée Européenne sortante, et Stanislas Baugé, chauffeur routier, tous deux candidats sur la liste communiste menée par Ian Brossat, seront présents pour présenter et débattre des grands enjeux de ces élections.

Rendez Vous le 1er avril 2019

18h30

Maison du Peuple à Montauban

*Vous pouvez vous inscrire à l’événement sur Facebook ici.

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Marie-Pierre Vieu

Éditrice, mobilisée sur les sujets de culture et engagée dans sa ville de Tarbes, Marie-Pierre Vieu est également députée européenne.

Retrouvez son site internet

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Stanislas Baugé

Chauffeur routier à La Rochelle (17), Stanislas Baugé s’est mobilisé avec ses collègues devant le Parlement européen pour défendre les conditions de travail des routiers et éviter le dumping social et le travail détaché.