Décharge sauvage de Gandalou: le propriétaire mis en demeure

Les agents communaux décorés de la Médaille du Travail./ Photo DDM, René Capel
Les agents communaux décorés de la Médaille du Travail./ Photo DDM, René Capel

Après nos révélations sur une lourde pollution environnementale au cœur du quartier de Gandalou à Castelsarrasin, le propriétaire du terrain a été mis en demeure de remettre en état son terrain.

L’affaire de la décharge sauvage située sur un terrain privé à l’angle de la route de Gandalou et du chemin de Merlanes où nous avons révélé les pratiques douteuses d’entreprises locales du BTP, est loin d’être achevée.

La semaine dernière, l’un des agents de la DDT s’est rendu sur place pour réaliser des constatations ainsi que des prélèvements. Le président départemental de France nature environnement (FNE), Jean-Pierre Delfau s’est également joint à lui avec l’un des bénévoles de l’association de défense de la nature et de l’environnement 82, Maximilien Reynès-Dupleix, riverains et lanceur d’alerte dans ce dossier. Dans l’attente du retour des analyses, l’agent de l’État a pu confirmer la présence d’amiante, de solvants, de peintures, de verres ou de béton avec leurs fers. Des tonnes de déchets provenant de plusieurs chantiers locaux qui ont été déposés en toute illégalité par des sociétés du BTP ayant pignon sur rue à Moissac et Castelsarrasin. Continuer la lecture de Décharge sauvage de Gandalou: le propriétaire mis en demeure

Amar présente son nouveau projet associatif in DDM

Associations – Accueil des réfugiés

Jean-Luc Prince, président de l'association Amar./ Photo DDM, Manu Massip
Jean-Luc Prince, président de l’association Amar./ Photo DDM, Manu Massip

L’Association montalbanaise d’aide aux réfugiés (Amar) a présenté son nouveau projet associatif qui fixe toutes les orientations des actions pour les années à venir. «Notre dernier projet rédigé en 2010 avait besoin d’être réactualisé au vu de l’évolution du contexte sur les questions liées à l’asile en France, précise Jean-Luc Prince, président d’Amar. On peut se féliciter du travail coopératif entre les 12 élus du conseil d’administration et les 17 salariés pour aboutir à ce document fondateur qui sera notre guide interne pour les 5 années à venir.»

Ce qui a surtout changé depuis 2010 est le rythme de traitement des dossiers de demandes d’asile. S’il fallait parfois attendre 18 mois entre le dépôt d’une demande et la réponse de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), tout s’est accéléré depuis ces dernières années.

«Nous sommes passés d’un extrême à l’autre. Si avant on se plaignait de laisser des demandeurs d’asile sans réponse près de deux ans, aujourd’hui les délais sont tombés à 4 ou 5 mois. C’est trop court pour réunir des documents administratifs surtout quand on traite avec des pays comme l’Éthiopie ou la Somalie. Nos délais de traduction demandent du temps pour permettre à ces demandeurs de bien rédiger leur récit et faire la preuve que leur fuite les a sauvés d’un extrême danger, explique Joëlle Greder, administratrice de l’association. L’idéal serait de nous laisser entre 9 et 12 mois pour parfaitement accompagner chaque demandeur.»

25 nationalités accueillies en 2018 Continuer la lecture de Amar présente son nouveau projet associatif in DDM

Démocratie. En Auvergne, des gilets jaune convoquent leur député

À la Maison du peuple, le 10 janvier. «  Cet échange direct, sans filtre, reflète la diversité de notre peuple, avec ses inquiétudes, ses colères, sa recherche de solutions, ses impatiences    », a constaté André Chassaigne.

À la Maison du peuple, le 10 janvier. « Cet échange direct, sans filtre, reflète la diversité de notre peuple, avec ses inquiétudes, ses colères, sa recherche de solutions, ses impatiences », a constaté André Chassaigne.

Les manifestants de Lezoux, près de Clermont-Ferrand, ont invité jeudi l’élu PCF André Chassaigne à une rencontre publique, la première du genre dans ce département.

La Maison du peuple n’a jamais si bien porté son nom. Jeudi 10 janvier, à Lezoux, 250 gilets jaunes, des soutiens, des curieux aussi, ont répondu présent à l’invitation des gilets jaunes lancée au député de la circonscription, le communiste André Chassaigne. Dans une salle comble, à l’image du mouvement, beaucoup de femmes, de nombreux retraités. De la colère aussi, comme celle que laisse éclater un restaurateur.

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Évaluations CP : on y retourne ?

Sourd aux remarques et aux propositions des enseignants, le ministère entend engager fin janvier une nouvelle phase d’évaluation dans les classes de CP, calquée sur la première et tout aussi sujette à caution. Pour le SNUipp-FSU, c’est toujours non.

La première vague imposée aux classes de CP et de CE1 avait suscité une levée de boucliers des enseignants mais aussi d’une large partie du monde de la recherche en éducation.
Finalités, contenus, conditions de passation, de saisie et de remontée des résultats : la communauté éducative s’accorde à qualifier ces tests d’inadaptés, d’inutiles et source d’échec pour les élèves.

évaluation ®Myra / NAJA

Bis repetita ?

Le 9 janvier le ministère mettait en ligne un descriptif des exercices de la seconde phase qui doit se dérouler du 21 janvier au 1er février.
Des évaluations de mi-CP, présentées comme devant permettre d’apprécier les progrès des élèves en français et en mathématiques et devant définir les ajustements à apporter à l’accompagnement. Là encore, les tests sont centrés sur la maîtrise du décodage, laissant trop peu de place à la compréhension, à l’encodage et à la production d’écrit, sans prendre en compte les progrès en cours et les rythmes d’apprentissages différents d’un élève à l’autre.

Le SNUipp-FSU est pourtant intervenu tous azimuts et a d’ailleurs obtenu quelques bougés : la reconnaissance que les temps indiqués ne sont pas les temps réels de passation, la diminution du nombre d’exercices, la mise à disposition d’une version adaptable pour toutes les écoles, une conception différente du document remis aux familles, reposant sur les acquis déjà en place sans mention de score.
Mais ces modifications ne sont en rien suffisantes. Elles ne permettent pas de modifier en profondeur le sens de ces évaluations qui ne seront pas plus au service des élèves et des enseignants que les premières.

Abandon du dispositif

Le SNUipp-FSU continue donc à contester ces évaluations destinées avant tout à justifier la politique éducative de la rue de Grenelle, engageant un pilotage du système par les résultats, des changements dans les programmes et des méthodes qui n’ont pourtant pas fait leurs preuves.
Il invite toutes les enseignantes et tous les enseignants à s’interroger en équipes sur la finalité de ces évaluations et sur le rôle que le ministère entend leur faire jouer. Il réitère sa demande d’abandon de ce dispositif et propose aux autres organisations syndicales de s’adresser ensemble au ministre en ce sens.

Fusillée par les franquistes, l’intellectuelle Renée Lafont enfin exhumée ?

Antonio, fils d'une victime du franquisme, ouvrant symboliquement la fosse où pourrait être le corps de Renée Lafont. / Photo DDM, P.C.
Antonio, fils d’une victime du franquisme, ouvrant symboliquement la fosse où pourrait être le corps de Renée Lafont. / Photo DDM, P.C.

Appuyé sur son fils, Antonio Cabello Paniagua s’avance. À 86 ans, ses jambes vacillent un peu. Mais ses bras ne tremblent pas. Il abat avec une rare force ces premiers coups de houe qui ouvrent enfin la plus vieille fosse commune des fusillés du cimetière de La Salud, près des remparts de Cordoue. Pioche d’une libération, crépitement d’applaudissements… «Pour mon père». Continuer la lecture de Fusillée par les franquistes, l’intellectuelle Renée Lafont enfin exhumée ?

Deborah de Robertis : « Je refuse que mes seins ou mon cul servent de décorum au pouvoir »

Happening de Deborah de Robertis accompagnée de 4 artistes activistes grimées en Marianne sur les Champs-Elysée, elles ont fait face aux CRS, immobilent pendant plus de 40 minutes.
La performance #Marianneiswatchingyou de l’artiste Deborah de Robertis accompagnée de quatre artistes activistes grimées en Marianne le 15 décembre 2018 sur les Champs-Elysée, lors de l’acte 5 des « gilets jaunes ». (Jacob Khrist / Jacob Khrist)

Exclusivité. On a parlé d’art-féminisme et de censure avec l’artiste connue pour ses performances dénudées dans des lieux publics et qui a fait parler d’elle à la mi-décembre lors d’une manifestation de « gilets jaunes ».

Par Marie Vaton

Deborah de Robertis, votre dernière performance le 15 décembre 2018 à Paris lors de l’acte 5 des « gilets jaunes » a beaucoup fait parler. Quel était le sens de votre démarche artistique ?

Cette performance, #Marianneiswatchingyou, s’inscrit dans le débat sur l’invisibilité des femmes dans l’histoire des luttes révolutionnaires. Au moment de l’acte 5, la question des femmes « gilets jaunes » ne se posait pas encore vraiment. Les médias semblaient au contraire surpris d’en voir, ce qui revient à « nier leur présence avant » comme le dit bien l’historienne Mathilde Larrère. J’ai donc décidé de nous placer en première ligne. Je me suis dit que, cette fois-ci, l’histoire ne se ferait pas sans nous. J’ai voulu créer une image iconique qui marquerait de façon radicale la place des femmes dans la révolte d’aujourd’hui.

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Les profs des lycées Michelet et Bourdelle manifestent

Les profs des lycées Michelet et Bourdelle manifestent
Les profs des lycées Michelet et Bourdelle manifestent

Une trentaine d’enseignants était rassemblée hier matin en intersyndicale (FSU/CGT) devant les grilles de la préfecture pour manifester contre la réforme des lycées. «Aucun professeur n’a été consulté. Les organisations syndicales ont été court-circuitées par le ministre et le Haut Conseil de l’Education a rendu un avis massivement négatif», estime Olivier Andrieu, du syndicat SNES FSU. Les enseignants reprochent à cette réforme des programmes irréalistes, des modalités d’examen inconnues à ce jour et dénoncent le mensonge sur les enseignements optionnels. Un mouvement national de grève est prévu le 24 janvier prochain.

3CSP82: à la rencontre des territoires…

Depuis une dizaine de jours, ils/elles sont plusieurs à arpenter nos territoires à la rencontre des populations et des élus pour convaincre, informer, débattre avec des arguments éprouvés du bien fondé de la diversité nécessaire en terme de santé pour combattre la désertification médicale.

Sur les marchés de Castelsarrasin et de Moissac avec les « Michel », Maximilien, André ou Gilbert, dans les villages avec Françoise, Gilbert, Jean Pierre, Michel ou encore Jean Marc, ce sont ces militants (avec bien d’autres!) qui rencontrent nos concitoyens-nes et des élus-es qui prennent conscience que des solutions existent, et que l’une d’entre elles, non encore mise en œuvre consiste à construire un projet de Centre de Santé Public avec des médecins salariés. Un projet d’importance fédérateur d’énergies en lien avec notre hôpital de proximité avec des volets de prévention, de médecines sportives et des possibilités d’extensions. Continuer la lecture de 3CSP82: à la rencontre des territoires…

Il est temps de fermer la cagnotte du CAC 40 (Fabien Roussel)

Les entreprises du CAC 40 ont augmenté de 12,8% les dividendes et les rachats d’actions en 2018, versant 57,4 milliards d’euros à leurs actionnaires. Cette “générosité” atteint ainsi un montant record sur les 15 dernières années.

Quelle injure, alors que le peuple est dans la rue et réclame plus de partage des richesses, une réelle hausse du SMIC, davantage de pouvoir d’achat et de meilleurs services publics.

Les multinationales françaises ont ainsi retrouvé leurs marges d’avant 2008 et continuent de distribuer l’essentiel de leurs bénéfices aux actionnaires. Elles n’ont donc pas besoin des aides publiques (CICE, CIR…) et ont largement les moyens d’augmenter les salaires, notamment les plus bas.

Les député-e-s communistes ont par ailleurs déposé hier une proposition de loi visant à prélever à la source les bénéfices des multinationales qui transfèrent leurs bénéfices vers des paradis fiscaux. LVMH, Kering, BNP, Société Générale, toutes ces multinationales continuent d’avoir des pratiques d’optimisation fiscale, au même titre que les GAFA.

Le Gouvernement doit se donner les moyens politiques d’inverser cette tendance mortifère et de mettre fin à ces pratiques : taxer les dividendes à la hauteur des enjeux, encadrer la rémunération des actionnaires, favoriser l’investissement et revaloriser les salaires.

Nous avons besoin d’une vraie société du partage et d’une juste répartition des richesses. Il est grand temps de fermer la cagnotte du CAC 40 !

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF