Appel des 113 : nous nous opposons aux modifications de la loi de 1905 (pétition)

Le Comité Laïcité République, ainsi qu’une trentaine d’autres associations et de nombreuses personnalités s’associent pour exprimer leur attachement à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat 1905. Ils s’élèvent contre toute révision de ce texte, même sous prétexte de lutter contre des menées communautaristes.

Depuis 113 ans, la Loi de séparation des Églises et de l’État est un texte fondateur de notre République. Cette loi et nulle autre, assure la liberté de conscience et affirme sans ambiguïté ni faux-semblants que la République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. Elle garantit le libre exercice des cultes assuré par des associations dont l’objet et le patrimoine doivent être strictement cultuel.

Par l’esprit et la lettre, elle œuvre au rassemblement des êtres humains par-delà leurs différences. Avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, elle est au cœur du fonctionnement de notre vie collective, elle est le moteur du développement de nos libertés, elle contribue de manière décisive à l’égalité entre tous les citoyens quelles que soient leurs convictions.

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Pourquoi augmenter les salaires des enseignants ?

L’augmentation de salaire des enseignants est-elle justifiée ? Méritent-ils un traitement à part des autres fonctionnaires ? La question peut être posée alors que le gouvernement vient de faire connaitre ses propositions dans le cadre du PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations). Car si la question de la revalorisation semble commune avec les autres fonctionnaires, en réalité la situation est nettement plus détériorée à l’éducation nationale que dans les autres ministères. Mais pourquoi ?

Les enseignants sont-ils mal payés ? Autant partir des études officielles pour le savoir. En octobre 2015, la Depp, division des études du ministère, a publié une Note sur les salaires enseignants.

Un salaire qui n’a pas évolué comme celui des autres fonctionnaires

Comme les autres fonctionnaires, les enseignants ont vu le « point fonction publique » , c’ets à dire la valeur de l’indice salarial, bloqué de 2010 à 2016 alors que l’inflation et les charges continuaient d’augmenter. En clair le pouvoir d’achat s’est réduit et, en plus, le bulletin de paye a baissé en net. Ainsi le salaire net d’un professeur des écoles débutant est passé de 1649 € en 2013 à 1634 en 2015.

Mais comment évolue le salaire enseignant par rapport à celui des autres fonctionnaires ? Les autres fonctionnaires ont-ils été touchés également par le gel du point Fonction publique ? Une étude Insee publiée en août 2015 montre que ce n’est pas le cas. Les salaires des fonctionnaires ont globalement diminué de 0,7% en 2013. Mais chez les enseignants la baisse a été trois fois plus rapide :  -0,4 pour les non enseignants, – 1,1% pour les enseignants. Cela en euros constants. Les enseignants sont donc bien les champions de la baisse. L’écart s’explique par le fait que dans les autres ministères, le gel du point FP a été partiellement compensé par des primes, ce qui n’est pas le cas à l’Education nationale. Avant c’était pire : en 2012 les salaires enseignants avaient diminué 15 fois plus vite que ceux des autres fonctionnaires… Continuer la lecture de Pourquoi augmenter les salaires des enseignants ?

La civilisation a atteint son seuil de contre-productivité

2 janvier 2019 / Arthur Keller

L’incapacité des « responsables » à faire face au changement climatique révèle l’impasse du monde actuel. Car c’est le paradigme qui le domine qu’il faut changer, et sans attendre que la « solution » vienne d’en haut.

Arthur Keller est auteur, conférencier et consultant spécialiste des vulnérabilités des sociétés industrielles et des stratégies de résilience.


Trois ans et environ 110 milliards de tonnes de CO2 après l’historique COP21, le monde a assisté à un meurtre en direct et le monde a laissé faire : la COP24 fut le lieu d’un assassinat prémédité des pays les moins développés et des États insulaires par les États-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite, le Koweït, le Brésil et quelques autres nations pétrolières. Spectateurs indolents du carnage : une Pologne flasque, une Europe divisée qui s’enferme dans des tournoiements pathétiques autour d’on ne sait quel pot et un Macron champion de l’absence plus que de la Terre. En somme : d’un côté des peuples désemparés faisant face à une disparition à moyen terme si le réchauffement planétaire dépasse les 1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle ; de l’autre quelques oligarchies financières donnant dans l’antijeu pour attiédir les efforts collectifs de lutte contre le dérèglement ; et témoins de la scène, l’esprit manifestement ailleurs, des pays affichant une apathie moralement insoutenable. Continuer la lecture de La civilisation a atteint son seuil de contre-productivité

Pour une loi d’amnistie de faits commis à l’occasion de mouvements sociaux par A. Chassaigne

 Les sanctions pénales se multiplient à la suite d’infractions commises sur la voie publique ou dans les lieux publics à l’occasion du mouvement des gilets jaunes et d’activités syndicales ou revendicatives de salariés, d’agents publics, de professions libérales ou d’exploitants agricoles.

Des peines particulièrement sévères sont prises à l’encontre de manifestants qui n’ont commis aucune violence physique contre des personnes ou dégradations volontaires de biens. Certaines infractions retenues sont par exemple la distribution de tracts, l’obstruction à la libre circulation, considérées comme des manifestations sur la voie publique interdites dans les conditions fixées par la loi. De nombreux manifestants ne sont pas condamnés sur des faits précis mais uniquement pour leur participation à un « groupement formé en vue de commettre des dégradations », souvent à l’issue de plusieurs jours de garde à vue.

Ces condamnations frappent des concitoyens qui se sont légitimement engagés dans ces mouvements sociaux. Ils se sont exprimés pour faire respecter leurs droits fondamentaux, protéger leurs conditions de vie, pour défendre non seulement leur dignité mais aussi l’intérêt général.

Dans ces conditions, je me suis adressé solennellement au Président de la République pour qu’il se prononce, dans son allocution du 31 décembre, en faveur d’une amnistie telle qu’elle est prévue par l’article 133-9 du code pénal et légitimée par une « tradition républicaine » (16 lois d’amnistie votées depuis le début de la 5ème république, notamment à la suite de différents mouvements sociaux). Le Président de la République doit comprendre la souffrance et la colère exprimées au travers de ces mouvements populaires qui ont pu conduire des manifestants à commettre des infractions d’une gravité modérée, qui ne peuvent être assimilées aux actes exécutés par des groupes de casseurs en bandes organisées.

Cette annonce présidentielle ferait alors l’objet d’une loi qui pourrait être soumise au Parlement dès la rentrée de janvier. Cette loi préciserait le champ d’application temporelle et définirait strictement les critères du champ d’application matérielle, notamment les délits concernés, les circonstances durant lesquelles ils devront avoir été commis, les infractions exclues.

En ce début d’année, sans occulter l’insuffisance des mesures prises et les multiples revendications à satisfaire, cette initiative présidentielle serait un geste politique fort et une mesure d’apaisement dans une période aussi socialement troublée.

Contact presse : Corinne Ould’Ameur – 04 73 95 74 90

chassaigne.a@wanadoo.fr www.andrechassaigne.org

Des éoliennes sur votre terrain ? Attention aux ennuis !

Par Michel Gay in Contrepoints

Sur le projet de centrale éolienne en mer entre l’île de Noirmoutier et l’île d’Yeu, le collectif  « Touche pas à nos îles » a reçu par erreur un e-mail injurieux d’un commissaire enquêteur qui qualifie les opposants de « personnes sans scrupules et au QI qui n’est pas celui du Géranium« .

Pourtant, les opposants aux éoliennes sur terre ou en mer (appelées aussi off-shore) ont quelques raisons à faire valoir pour faire couler ces projets nuisibles reposant davantage sur le business et l’idéologie que sur l’écologie.

Éoliennes abandonnées

Les racines du mal peuvent être profondes sur terre et en mer comme le montre un passé récent. Continuer la lecture de Des éoliennes sur votre terrain ? Attention aux ennuis !

Le Tarn-et-Garonne compte 256 879 habitants (Communes et chiffres)

Société – Démographie : les chiffres légaux aujourd’hui

La population légale du département a augmenté de 0,63 % en pour 2019 par rapport à 2018./ Photo DDM, illustration.
La population légale du département a augmenté de 0,63 % en pour 2019 par rapport à 2018./ Photo DDM, illustration.

L’Insee vient de publier les chiffres du recensement de 2016. Une nouvelle fois, le département est dans une dynamique démographique positive, toutefois moins marquée que l’an passé.

Le Tarn-et-Garonne attire toujours ! C’est la bonne nouvelle que l’on peut tirer des chiffres du dernier recensement publié par l’Institut nationale de la statistique et des études économiques (Insee) en cette fin d’année. Ces données sont tirées du comptage effectué en 2016, mais qui arrêtent les populations légales en vigueur à compter… d’aujoud’hui.

Le département est en progression de 1605 habitants par rapport à 2015 (soit 0,63% en un an) et de 1 % sur la période 2011-2016. Soit plus que la région Occitanie (+0,8 %) et la France métropolitaine (0,4 %) sur la même période. L’Insee compte ainsi 256 879 Tarn-et-Garonnais, 5 808 435 habitants en Occitanie et 64 468 792 ressortissants français au 1er janvier 2016.

Montauban tutoie les 62 000 habitants Continuer la lecture de Le Tarn-et-Garonne compte 256 879 habitants (Communes et chiffres)

GILETS JAUNES DE TARN ET GARONNE: LES DOLEANCES CLASSEES PAR ORDRE D’IMPORTANCE

Que veulent les Gilets Jaunes de Tarn-et-Garonne dans leurs doléances. Les voici classées par ordre d’importance. Ce classement peut-être amené à évoluer puisque le gouvernement invite les maires à recueillir les doléances durant tout le premier trimestre. Un classement donné par le groupe Doléances gilets jaunes du 82.
1/ RIC (le référendum d’initiative citoyenne)
2/ Baisse de la TVA sur les produits de première nécessité.
3/ Augmentation des retraites indexées sur le cout de la vie.
4/ SMIC augmentation de 20%
5/ Pouvoir d’achat
6/ Augmentation de l’allocation adulte handicapé et annulation de la CSG
7/ Rétablir l’ISF.
8/ Mise en place du revenu universel.
9/ Baisse des charges patronales et salariées.
10/ Supprimer les avantages des anciens présidents et tous les anciens membres des gouvernements.
11/ Retours aux contrats aidés.

Décharge sauvage : pollution, déchets et matelas enfouis in DDM

Plastique, fer, verre, fibrociment, éverite, béton, etc. sont enfouies à quelques mètres d'une zone humide protégée en contrebas de ce terrain devenu une véritable décharge illégale./ Photo DDM, Max Lagarrigue

Plastique, fer, verre, fibrociment, éverite, béton, etc. sont enfouies à quelques mètres d’une zone humide protégée en contrebas de ce terrain devenu une véritable décharge illégale./ Photo DDM, Max Lagarrigue

Depuis nos révélations sur les pratiques peu scrupuleuses de plusieurs sociétés locales du BTP usant d’un terrain privé pour y décharger leurs déchets de chantier (notre édition 20 décembre dernier), la valse des camions-bennes semble avoir cessé à l’angle de la route de Gandalou et du chemin de Merlanes, à Castelsarrasin.

Un arrêt temporaire sur lequel ne s’illusionne guère un riverain affligé par ces va-et-vient ayant endommagé la chaussée du quartier. «C’est la trêve des confiseurs, les entreprises de BTP sont en congés : c’est surtout pour cette raison qu’il n’y a plus de dépôts», assure ce voisin de ce terrain devenu au fil des mois une décharge sauvage.

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Gilets jaunes. Maria, condamnée à trois mois de prison pour l’exemple

Maria a été détenue pendant douze jours, avant d’être libérée le 20 décembre. Jean Révolat

Maria a été détenue pendant douze jours, avant d’être libérée le 20 décembre. Jean Révolat

Interdite de manifestation pour trois ans, la militante PCF semble faire les frais d’un « contexte national » et politique.

«Il s’agit d’une peine qui tient compte des circonstances particulières de commission des faits après une audience longue et une instruction circonstanciée. » Ces mots voilés de l’avocat de Maria B., Me Beaux, révèlent en substance le caractère exceptionnel de la condamnation de la militante PCF mercredi soir. Accusée d’avoir participé à l’agression du directeur départemental de la sécurité publique lors d’un rassemblement de gilets jaunes à Valence (Drôme), le 8 décembre (voir notre édition du 26 décembre), elle a été condamnée à neuf mois d’emprisonnement, dont six assortis du sursis simple, avec interdiction de manifester pendant trois ans. « Comment ne pas interpréter (cette) décision comme la volonté de porter atteinte au droit de manifester ? » interroge la fédération du PCF de la Drôme. Car, « à l’évidence, la logique qui avait prévalu pour mettre en détention préventive (les) quatre manifestants (qui comparaissaient ce jour-là — NDLR), à savoir faire un exemple, a continué à être la ligne suivie par le procureur de la République ».

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De la colère et de l’espoir

Photo François Lo Presti / AFP.

Photo François Lo Presti / AFP.

Des centaines de contributions aux « Cahiers de la colère et de l’espoir«  sont déjà parvenues à l’Humanité, en ligne ou sur papier. Autant de témoignages qui racontent l’espoir d’une société où l’humain soit la valeur de toute chose. 

Messe de minuit. Sous les voûtes de la cathédrale, pleine à craquer ce soir-là et éclairée pour l’occasion de mille feux, résonnent les paroles du Divin enfant, ce chant de la nativité, qui me touche en raison de ces paroles : « Une étable est son logement/ Un peu de paille est sa couchette/ Une étable est son logement/ Pour un Dieu quel abaissement »… Une majorité de gens simples, modestes, très modestes voire pauvres, peaux blanches, peaux brunes, chante de concert pour célébrer un Dieu « abaissé». L’origine égalitaire de l’idéologie chrétienne… Du reste, je sais qu’en temps normal, toutes conditions sociales, ethniques, culturelles mêlées, trente bénévoles qui ne sacrifient pas au Dieu argent, s’affairent à tour de rôle dans cette cathédrale ! En vérité, je vous le dis : le besoin de sens a horreur du vide… Et puis à un moment – je n’invente rien – le prêtre qui officie à la place de l’évêque empêché lance le plus naturellement du monde : « Mieux vaut être un bon athée qu’un mauvais croyant ! » Voilà qu’il ne m’a pas oublié, moi et mes pareils, me dis-je silencieusement, après cette parole ouverte, tout ragaillardi de ne pas être rejeté dans le troupeau des mécréants.

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