Éducation. « Nous exigeons des actes, pas de la compassion ! »

Un an après le suicide de la directrice d’école, le collectif Christine Renon organisait, samedi, une marche pour ne pas oublier et défendre le service public d’éducation en Seine-Saint-Denis.

Manteau noir, cheveux attachés dont le vent agite quelques boucles folles autour de son visage masqué, Laurence n’est pas très grande, ni très costaude. Mais elle s’accroche à sa pancarte, qui paraît énorme. Dans le vent qui balaie les rues de Pantin (Seine-saint-Denis), samedi après-midi, on se demande presque laquelle tient l’autre. Sur la planche de bois, la dernière phrase de Christine Renon, dans la lettre qu’elle avait laissée derrière elle, ajoute son poids symbolique : « Je ne pensais pas que ce travail que j’ai tant aimé pourrait m’amener à ça. » Continuer la lecture de Éducation. « Nous exigeons des actes, pas de la compassion ! »

Vous avez dit République ? par Patrick Le Hyaric

Patrick Le Hyaric

Il semblerait désormais, selon le ministre de l’éducation nationale, qu’il faille aller chercher la République entre le nombril et le décolleté des jeunes filles… Le mot « République » est devenu dans la bouche du pouvoir un « mot gourdin », que l’on assène sur la tête des classes populaires au fur à mesure que l’on assèche ses principes.

Un mot pour filer droit et mettre au pas, un mot pour surveiller et punir, un mot pour maquiller les propos xénophobes, un mot pour cacher la destruction méthodique de tous les fondements de la République démocratique et sociale érigée il y a 228 ans et fortifiée par le mouvement socialiste et communiste, un mot pour protéger le pouvoir.

Quelle farce d’hurler « République ! » quand l’éducation nationale est laissée à la merci de la concurrence d’officines privées et affaiblie dans ses missions, quand le Parlement est bâillonné, quand les services publics sont privatisés, quand le pouvoir dit « républicain » pactise avec la finance, devançant toutes les aspirations du capital, contre les retraites, les droits sociaux, la sécurité sociale.

Quelle blague de prétendre défendre l’unité républicaine quand les territoires sont laissés à l’abandon au profit de métropoles portées vers les rivages du capital mondialisé, quand la sécession des plus riches est entretenue, quand un sabir « globish » est imposé partout par les pouvoirs économiques et politiques, quand des élites corrompues adossent la France et l’Europe à l’empire états-unien.

Certes, le concept de République embrasse large.

Raison de plus pour définir le sens que l’on veut lui donner. Il n’y a pas besoin d’aller chercher bien loin. L’histoire de notre pays et les principes constitutionnels arrachés contre la réaction ne demandent qu’à être défendus, travaillés et approfondis. L’émancipation individuelle et collective ne sera le fruit que d’une République garante des libertés, démocratique, sociale et laïque. Tisser à nouveau ce fil, en rehaussant le débat et non en le maintenant au niveau du nombril, voilà l’urgence.


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Covid : Incompréhensions dans l’éducation 

In café Pédagogique

Après les nouvelles mesures de durcissement prises par Olivier Véran le 23 septembre pour freiner la diffusion du virus, les allègements de protocole dans les écoles semblent encore plus irréalistes. Sur Twitter des enseignants manifestent leur incompréhension. Des syndicats aussi.

Et du coup rien sur les écoles…

Comment peut-on interdire tout rassemblement de plus de 10 personnes dans une zone et en même temps autoriser l’entassement dans une salle exigüe de plus de 25 personnes toute la journée ? Comment peut on interdire tout rassemblement temporaire de plus de 1000 personnes et réunir régulièrement plus de 1000 élèves et professeurs dans des centaines de lycées ? Ces questions sont posées par des enseignants sur les réseaux sociaux. Continuer la lecture de Covid : Incompréhensions dans l’éducation 

Tarn-et-Garonne Habitat : le projet de fusion repoussé

« NDLR de MAC: Les communistes ont joué un rôle majeur dans cet échec en dénonçant les manœuvres en cours. Dimanche, les grands électeurs pourraient s’en souvenir puisqu’élus-es dans leur ville et village ils sont sensibles à la création de logements locatifs en votants pour Guy Daimé et Catherine Philippe, candidats du PCF82. »

La construction de logements marque le pas dans le département.
La construction de logements marque le pas dans le département. Photo DDM, archives.

C’est un coup dur et un échec qu’ont essuyé, hier matin, à Montauban, les représentants de la majorité du conseil départemental. Maryse Baulu, la présidente de Tarn-et-Garonne Habitat (TGH) en tête. Comme nous l’avons révélé, dans notre édition d’hier, le conseil d’administration devait se prononcer sur la proposition de créer une société anonyme de coordination qui rassemblerait, sous le même toit, en quelque sorte, les structures de bailleurs sociaux du Tarn-et-Garonne, du Gers, du Lot, du Tarn et de l’Aveyron.

Une suite de la loi ELAN qui invite à la mutualisation.

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Des enseignants qui se tiennent sages… 

 » Il faut rester vigilant car l’intention de limiter la liberté d’expression est réelle ». Enseignant à Lodève, Sébastien Rome bénéficie du retrait de la lettre d’admonestation qu’il avait reçu suite à un article dans Le Monde et une intervention sur une radio. Mais la pression hiérarchique continue à peser sur les enseignants comme le montre, entre autre, l’affaire de Melle.

On se rappelle l’article 1 de la loi BLanquer et le devoir « d’exemplarité » que le ministre a tenté d’imposer aux enseignants, menace de licenciement à la clé. Si les enseignants ont obtenu un atténuation de la rédaction de cet article et une grosse victoire sur les regroupements école – collège, le ministre n’a pas changé comme le montrent trois affaires récentes.

A Lodève, Sébastien Rome avait osé donner son avis sur la loi Blanquer dans Le Monde et sur une radio locale. Cela lui a valu une lettre d’admonestation de son supérieur hiérarchique inscrite dans son dossier administratif. Selon Le Midi libre, il vient d’obtenir le retrait de cette lettre de son dossier. « Nous déplorons que demeure l’idée qu’un enseignant puisse subir une sanction pour avoir exprimé de manière mesurée ses convictions de citoyen », dit son avocat. « Aucun enseignant ne peut être inquiété parce qu’il exprime, en dehors de son service, ses opinions et participe, comme quiconque, au débat public ».

Il faudrait passer le mot au recteur de Lyon.

Selon Les stylos rouges, il a envoyé en date du 7 septembre une « mise en garde » à une professeure certifiée. CE qui lui est reproché ? « Vous avez publiquement exprimé vos désaccords sur les décisions prises par l’Etat dans la gestion de la crise sanitaire et également mis en cause la personne du président de la République. Cela s’est traduit par le déploiement de banderoles aux fenêtres de votre domicile et par des déclarations dans la presse locale ». Et le recteur de faire appel à une « obligation de réserve qui s’applique pendant et hors du temps de service ».

Un cran au dessus, l’affaire de Melle.

Quatre enseignants vont passer en conseil de discipline pour avoir participé au mouvement de contestation contre les E3C.  » Le droit de revendiquer, de se réunir, de manifester ne sont pas négociables. Dans bon nombre d’académies, des enseignantes et enseignants, des militants syndicalistes, se sont vus inquiétés et poursuivis pour fait de grève. La répression doit cesser », écrit une intersyndicale Cgt, FO, Snes Fsu et Sud dans une lettre au ministre datée du 17 septembre.

S’il n’a pas obtenu d’inscrire dans la loi le « devoir d’exemplarité » qu’il voulait, JM Blanquer continue de menacer les enseignants qui osent s’exprimer. S’il n’a pas étouffé toute contestation, on mesure au quotidien la pression sur les enseignants.

F Jarraud

Dans Le Midi libre

Sur l’affaire de Melle

Sur l’article 1

Manifeste pour une conception communiste de l’Économie Sociale et Solidaire

https://www.aboweb.com/aboweb/downloadservice/aboshop/snjh/products/3621/covers/1.jpgIl s’agit d’un ouvrage, qui se veut un outil pour tous ceux qui veulent s’inscrire dans une démarche de dépassement du capitalisme pour construire un monde qui n’a encore jamais existé. Avec ce Manifeste, nous cherchons à montrer que l’on peut en trouver les prémisses (ou pré-conditions) dans l’ESS. Prémisses qu’il faut développer, faire fructifier, et améliorer, mais dont il faut avant tout prendre conscience.

Ce manifeste initié par la commission ESS du PCF est le fruit d’un travail collectif d’une vingtaine de militant.e.s du parti et de partenaires . .

Il s’adresse donc à la fois aux communistes, parce qu’ils ont toujours voulu construire un monde post-capitaliste mais n’ont pas toujours pris conscience des potentialités de l’ESS, et aux acteurs de l’ESS, qui n’ont pas non plus toujours pris conscience des potentialités de leurs pratiques et de leur lien avec le combat des communistes.

Il s’agit d’aider à faire naître une nouvelle culture pour lutter contre ces « monstres » dont Gramsci voyait l’apparition lorsque « l’ancien monde se meurt et le nouveau tarde à apparaître ». Continuer la lecture de Manifeste pour une conception communiste de l’Économie Sociale et Solidaire

Ecoles, collèges, lycées : la carte des cas de Covid et la colère qui s’étend

La carte des cas de Covid des stylos rouges.

La carte des cas de Covid des stylos rouges.

81 établissements et 2100 classes ont déjà dû fermer depuis la rentrée à cause du Covid-19 selon le ministère. Et le mouvement des stylos rouges en recense encore bien davantage sur sa carte interactive. Le flou des consignes et le manque de moyens pour faire face à la multiplication des cas positifs, de la maternelle à l’université, se conjuguent pour laisser l’épidémie s’étendre, tout comme la colère des enseignants et des parents.

C’est la consigne. Le 11 septembre, le premier ministre Jean Castex a expliqué que, désormais, il nous fallait « réussir à vivre » avec le virus en évitant à tout prix le retour à un confinement généralisé. Mais, quinze jours après la rentrée, force est de constater que le système éducatif à bien du mal à suivre la consigne. De la maternelle à l’université, les cas de malades, les classes ou les établissements fermés se multiplient, alors que les parents d’élèves et les personnels de toutes les catégories dénoncent le flou des consignes et le manque de moyens pour faire face.

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La gestion sanitaire des écoles assouplie in Caf. Péda.

Dans un avis rendu le 17 septembre, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) modifie la définition des cas contacts et par suite la mise en quarantaine des enseignants au contact d’élèves porteurs du Covid. Cet avis tombe à pic alors que les cas de Covid se multiplient chez les élèves et chez les enseignants et que  la question de leur remplacement devenait insoluble. Cette modification très importante arrive alors que l’inquiétude est forte dans les établissements.

Redéfinition des cas contacts

 Le nouvel avis du HCSP modifie sensiblement la gestion de la crise sanitaire dans les écoles. Il ne change pas les recommandations données : port du masque par les adultes et par les élèves âgés de11 ans et plus, lavage des mains, distanciation « si possible », nettoyage des locaux, « gestion des flux de personnes ». Mais il change radicalement les conduites à tenir en cas de découverte de cas de contamination. Continuer la lecture de La gestion sanitaire des écoles assouplie in Caf. Péda.

Crise sanitaire : Tout va au mieux… 

(NDLR de MAC: Oncle Fétide se veut rassurant…..)

« Cette rentrée est la meilleure possible ». Invité sur LCI le 16 septembre, JM Blanquer a largement minimisé l’impact de la crise sanitaire. Il a précisé qu’une attestation sur l’honneur des parents suffit pour le retour en  classe d’un enfant malade ou cas contact. Même le 12 mars, quand il a été désavoué par le président de la République, « c’est la doctrine sanitaire qui a changé, pas moi ».

Selon le ministre 81 écoles ou établissements et 2100 classes sont fermés. L’Education nationale ne recense que 1200 nouveaux cas de Covid chez les élèves en une semaine. Il faudrait donc en moyenne 14 cas de covid dans une école pour obtenir sa fermeture si l’on suit le ministre. « La situation est la meilleure possible », affirme JM Blanquer. Ce n’est pas ce que déclarent les élus enseignants dans les CHSCT alors que les classes sont surchargées, que les consignes du protocole ne sont pas forcément applicables et que l’efficacité des masques semble douteuse. Continuer la lecture de Crise sanitaire : Tout va au mieux… 

Malgré l’urgence, le 3CSP82 poursuit son travail de conviction + communiqué M. Piqué

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Poser le contexte ainsi n’est pas à notre sens correct car le fait principal reste la mise en place d’un projet de centre de santé avec des médecins salariés à la fois pour les membres de l’APAS mais aussi pour la population castelsarrasinoise. Cette offre devrait être complétée par le projet porté par les communes de St Porquier et Lavilledieu et n’exclue en rien une collaboration nécessaire avec la médecine libérale.

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