Le PCF contre la réforme des retraites

Le gouvernement a annoncé qu’il présenterait un projet de réforme des retraites début 2019. Après son acharnement contre le pouvoir d’achat des retraités par la hausse de la CSG et le quasi gel des pensions, les premières mesures envisagées dans le cadre de cette réforme font craindre le pire sur le niveau des futures retraites. Pourtant force est de constater que la situation actuelle n’est plus tenable ! Le système actuel est inégal et le niveau des retraites insuffisant. Quelle réforme de justice sociale des retraites pour vivre dignement ? Les communistes ont des propositions qu’ils porteront dans les mois qui viennent.

Le projet gouvernemental : vers un effondrement généralisé des pensions ?

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Quelle direction nationale pour le PCF?

Les médias ont largement repris ce qui a malheureusement été dit par certains au conseil national, le choix d’une base commune qui n’est pas celle proposée par l’exécutif ne serait qu’une question de casting… Et les médias évidemment, qui le plus souvent ne relatent de la vie politique que ces péripéties de casting, cherchent des noms, opposant par exemple Pierre Laurent et André Chassaigne.

Les communistes savent bien que le fonds du choix de la base commune était une question de contenu, d’analyse politique, de choix stratégique, et que le travail sur cette base commune du manifeste les mobilise pour un congrès extraordinaire qui doit d’abord construire, partager et donc adopter une nouvelle orientation politique. C’est sur cette base qu’il faudra aussi discuter et définir une direction nationale pour faire vivre cette orientation dans les années qui viennent.

Cependant, ce choix d’une direction, loin d’un casting, doit être préparé pour réussir le congrès. Il ne s’agit pas de reproduire la technique mensongère du mouvement en marche d’un « appel aux candidatures » dont on sait qu’à la fin, c’est l’Elysée qui décide. Il doit s’agir de répondre d’abord à la question « quel parti pour cette stratégie » et donc « quelle direction pour ce parti ».

De ce point de vue, l’annonce par Pierre Laurent de sa candidature était prématurée et parait ainsi précipitée par un choix de base commune qu’il ne veut ou ne peut pas assumer comme secrétaire national. Elle dit en quelque sorte, « je veux continuer à défendre l’orientation que les communistes ont mis en minorité« .

Il paraissait normal alors de montrer qu’il y aurait bien un débat sur la direction nationale au congrès et on peut comprendre que d’autres responsables du parti communiste fasse connaitre leur « disponibilité ». Cela dit, le débat doit d’abord porter sur le rôle et donc le type de direction qui doit être adoptée par le congrès. Le PCF n’a rien à gagner au « bal des égos » que connaissent tous les autres partis politiques. Continuer la lecture de Quelle direction nationale pour le PCF?

Lucien Sève : « Nous vivons l’entrée historique du capitalisme en phase terminale »

Le bicentenaire de la naissance de Marx, la sortie de Capital, exit ou catastrophe… de bons prétextes pour un entretien, rare, avec le philosophe Lucien Sève. Il nous ouvre son appartement à Bagneux pour revenir sur son parcours intellectuel et politique.

Reportage extrait du numéro d’été 2018 de Regards.

Regards. Comment situez-vous la présence de Marx aujourd’hui ?

Lucien Sève. En vraie hausse, par-delà l’effet de mode. Marx était tombé dans un puits d’indifférence avec la vague néolibérale qui a déferlé depuis les années soixante-dix. Pendant trente ans, le travail que nous avons poursuivi en ce domaine s’est fait dans la soute. Inaudible. Mais la grande crise financière de 2007-2008 a remis en lumière sa critique du capitalisme. Des milieux financiers même est venue l’idée que ce qu’il avait montré dans Le Capital gardait une pertinence. Et, dans la foulée, on a vu commencer à remonter l’audience du Marx penseur de bien des questions majeures. Par exemple, de l’aliénation, telle du moins qu’il la concevait dans sa jeunesse et que s’y intéresse toujours l’École de Francfort.

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Peste(s)

 

Le ciel chargé de mémoires entend

Comme un bruit, grondant, énorme, sourd

Montant des entrailles de la bête immonde,

Tapie, dans les replis infâmes de l’inhumanité.

 

Le nuage épaissit de certitudes aigries,

Croule sous le joug, le harnais des puissants

Quand dans une plainte, la famine s’étend

La mort se montre, rôde, insatiable, à se repaître.

 

Le vent, sur les lambeaux de la vie, ramène

L’infiniment petit, tueur silencieux, invisible

Qui se gausse du temps, pour surgir, sans un cri

D’un homme, las, en méandre de déraisons.

 

Il n’y a de peste(s) qu’autant de couleurs

Et si demain, le vert se pare de vertus,

Saurons-nous par ailleurs, signifier la fin

Des inégalités, de la faim, du brun virus

Des canons rougis de notre honte, crachant

Pleurant, enfants emportés par la boue

Résultat de notre indifférence assassine

Dans l’attente de cet autre arc-en-ciel.

 

Souverains, les mots s’ajoutent aux maux,

Comme pour ne pas se perdre dans l’ombre

Epaisse, masquant ce flux, ce reflux incessant

D’une vague roulant sur des montagnes d’espoir.

 

La parole se fait acerbe, au prix de la vie

Quand du fenestron maudit, la cynique haine

Dispense, face au monde interdit, un poison

En un prurit virulent que ne contrarie nul vaccin.

 

Le masque tombe, innocents en vrais coupables

Pour ne pas vouloir donner du sens à l’avenir

A prendre en option le temps des raisons

Vous nous refusez cette humanité qui vous fuit !

 

Il n’y a de peste(s) qu’autant de souhaits

Et hier nous apprend des lendemains oubliés

Saurons-nous alors puiser, sans faillir

Dans cette sève, ce savoir couché dans l’aube

Des hommes avec leurs passions, d’un monde

Qu’une émotion à naître éclairera un jour

De ses éclats d’intelligence, d’un renouveau

Car nous aurons conquis, de droit… l’âge de la vie !

 

Maximilien in « Temps d’après »

Décembre 2009

 

Congrès PCF: Rassembler les communistes autour d’un réarmement idéologique de leur parti. (J.M. Durand)

 Les communistes, en votant un autre texte de base commune que celui proposé par la direction sortante, ont fait preuve d’une grande maturité politique et d’un grand sens des responsabilités. Dans nombre d’organisations un tel événement aurait conduit à l’éclatement et à une dissolution certaine. Ce n’est pas d’actualité au Pcf. D’une part parce que c’est à l’opposé de l’ambition de rassemblement des porteurs du texte arrivé en tête. De l’autre parce ce qu’attend une très large majorité de communistes, au delà du résultat du vote, est une nouvelle orientation, un nouvel essor de leur parti après les échecs enregistrés et son effacement progressif. Et cette volonté est un ancrage solide sur le futur. Elle traduit une vitalité politique que beaucoup peuvent nous envier et une détermination à combattre le capitalisme dans ses formes actuelles.

Voilà pourquoi il est possible de parler de révolution politique au Pcf.

L’objectif est de mettre le Pcf en phase avec les enjeux de transformations profondes, sociales, politiques, écologiques, économiques, qu’appelle la crise du système capitaliste et ses futurs développements, par exemple une nouvelle crise financière. Pour atteindre ce but, les communistes ont conscience que leur rassemblement est un atout, mais cela dépend de son mode de construction. Soit il s’édifie sur une cohabitation de points de vue nous réduisant à l’immobilisme. Soit il se bâtit dans un débat collectif et contradictoire sur des contenus précis travaillant la redéfinition d’une orientation, d’une stratégie, d’une organisation, d’un rôle et d’une composition de ses directions. C’est la voie d’une efficacité politique retrouvée, utile à notre peuple pour préparer avec lui une issue révolutionnaire à l’exploitation et aux dominations que le capitalisme lui fait subir.

Voilà pourquoi l’essentiel réside dans un travail sur les idées et non dans une bataille d’égo ou de postures. Cinq sujets pourraient être ainsi plus spécifiquement traités.

  • L’argent, son utilisation c’est-à-dire le rôle des banques ; des banques de dépôt à l’action décisive de la BCE. Il s’agit de mettre la puissance de ces institutions, c’est-à-dire leur capacité de création monétaire, au service du développement humain et non des marchés financiers. Mais il s’agit aussi de l’utilisation de l’argent des entreprises et de l’Etat qui implique une grande réforme fiscale pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale et son corollaire, les paradis fiscaux, outils stratégiques du système
  • La démocratie avec au centre de son évolution, la création de nouvelles institutions placées sous le contrôle des salariés et des citoyens disposant dans l’entreprise et la cité de pouvoirs d’interventions et de décisions dans les choix de
  • Le développement des services publics comme moyen de répondre aux besoins sociaux des populations mais aussi comme débouchés à l’argent pour une nouvelle efficacité sociale et environnementale.
  • L’écologie, non comme un supplément d’âme, mais une dimension à part entière de la lutte des classes contre la toute puissance des marchés financiers et leur recherche jamais assouvie de la plus forte rentabilité.
  • Le féminisme et toutes les dominations et discriminations qui bien que classées dans le catégorie sociétale, sont étroitement liées à la façon de considérer l’être humain. Soit objectif central du développement de la société, soit simple valeur qu’il s’agirait de classer en fonction de critères de « performances » ou de la morale bourgeoise, machine à culpabiliser du système capitaliste.

Prendre à bras le corps ces enjeux suppose que le PCF réinvestisse les lieux où se vivent tous les jours l’exploitation et les dominations, c’est-à-dire les lieux de travail.

Emplois, salaires, droits et garanties, discriminations (sexe, origine, âge) toutes ces questions ne sont-elles pas liées aux modes de production, à leur conception, à leur organisation et ainsi à la répartition de la richesse créée. Il est urgent pour le parti communiste de retrouver non seulement une expression claire en direction des lieux de travail mais d’y proposer la présence de l’activité et de l’organisation politique. Le rayonnement de notre projet politique en dépend et aussi notre capacité à transformer le réel.

De ce travail dépend l’expression d’une ligne politique claire de combat contre le capitalisme, rassemblant les communistes autour d’une direction en adéquation avec ces choix et créant les conditions d’un rassemblement à gauche sur des contenus de transformation sociale en laquelle le peuple puisse reprendre confiance.

Jean-Marc Durand, fédération de la Drôme.

Linky : Enedis est passé en force chez un couple du Tarn-et-Garonne

in DDM

Le compteur trouvé au retour au domicile.
Le compteur trouvé au retour au domicile.

Les règles édictées, entre autres, par Enedis, donneur d’ordre, ne sont pas respectées partout (1). Les époux Françoise et Didier Genetti, de Beaumont-de-Lomagne, viennent de le constater. Après une courte absence, ils ont, en effet, trouvé la lettre annonçant la prochaine pose du compteur communicant Linky, la lettre déposée par le poseur et le compteur installé malgré leur refus déclaré (ils sont associés au cabinet d’avocats Lexprecia pour une action de groupe en justice). Le tout en moins de quarante-huit heures !

Pose effectuée avant la lettre devant annoncer ses modalités

En effet, la lettre d’EDF reçue par la Poste, le 24 octobre, indiquait bien qu’«Enedis va vous envoyer un courrier qui détaillera les modalités d’installation de votre compteur». Sauf que le compteur était déjà posé le 25 ! Cette façon de procéder est «scandaleuse» pour eux puisqu’on profite d’une absence pour installer ce qui aurait été refusé.

Quid de la délibération du conseil municipal de décembre 2017 ?

Non seulement, il n’y a pas le respect des délais d’information préalable mais la délibération beaumontoise du 14 décembre 2017, toujours en cours de jugement sur le fond, n’a pas été non plus respectée. Elle mentionne pourtant deux choses claires : le refus de déclassement des anciens compteurs qui fonctionnent et l’interdiction de l’élimination de ces anciens compteurs sans le consentement de la commune propriétaire.

Il est clair que la pose à marche forcée de ces nouveaux compteurs communicants sans tenir compte ni des procédures ni du consentement des mairies ni du consentement des usagers ne donne pas une image très glorieuse de cette campagne industrielle où même l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) avait émis en 2017 un point de vue plus réservé que celui émis un an auparavant sur les conséquences sanitaires dues à l’installation de ces compteurs comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a classé ces ondes comme cancérogènes possibles.

(1) Les services d’Enedis n’ayant pu être joints ce jour, nous n’avons pu recueillir leur position.

Hausse des prix des carburants : Non au racket qui frappe le pouvoir d’achat

La hausse massive des prix des carburants crée une émotion légitime. En effet tous les habitants sont touchés quels que soient leurs revenus. Nombreux sont les salariés disposant de petits revenus qui sont obligés d’utiliser leurs véhicules ne serait-ce que pour aller travailler, et pour qui ces hausses représentent une perte lourde de pouvoir d’achat.

Le PCF demande l’annulation de la hausse de la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) pour 2019 pour l’ensemble des carburants.

Les communistes militent pour une fiscalité écologique socialement juste. Il faut réduire massivement la production de gaz à effet de serre, et évidemment celles émises par les véhicules particuliers. Mais la hausse indifférenciée des prix des carburants n’est pas la bonne méthode : elle frappe le pouvoir d’achat des plus pauvres, pendant que les plus riches gardent leurs « droits de polluer ». Sous couvert de fiscalité écologique, le gouvernement ne fait qu’essayer de combler en partie le trou qu’il a creusé dans les caisses de l’État avec ses cadeaux aux plus riches et aux entreprises. Le racket sur les automobilistes frappe le pouvoir d’achat des plus modestes et n’a aucun impact sur l’environnement.

Il faut dissuader massivement l’acquisition de véhicules polluants.

Il faut en tout premier lieu pénaliser fiscalement l’achat de grosses voitures polluantes ainsi que la part des véhicules diesel, dont la contribution à la dramatique pollution atmosphérique n’est plus à démontrer.

Le PCF propose donc une forte hausse du malus automobile, à partir de 100 grammes de CO2 par kilomètre parcouru pour tous les véhicules à essence (et non 117 comme actuellement), et plus élevé pour tous les véhicules produisant plus de 120 grammes de CO2 par kilomètre.

Pour les motorisations diesel, le malus doit démarrer dès 80 grammes de CO2 émis par kilomètre parcouru, et devenir plus élevé dès 100 grammes de CO2 par kilomètre.

Une politique pour une automobile plus vertueuse, conjuguée avec des investissements massifs pour les déplacements en transports publics et à vélo : c’est l’avenir des déplacements dans notre pays.

7 étapes pour créer un centre santé sur votre territoire

L’avenir appartient aux audacieux In https://www.fncs.org/

Voici les principaux chapitres à ouvrir pour construire un projet de création de centre de santé, structure d’exercice collectif offrant un ensemble de services de santé de premier recours pratiquant le tiers-payant et une facturation de secteur 1.

L’article L6323-1 du code de la santé publique relatif aux conditions de création et de fonctionnement des centres de santé est modifié par ordonnance publiée au JO le 12 janvier 2018.

L’arrêté du 27/02/2018 précise :

  • les modalités de d’organisation et de fonctionnement des antennes,
  • la composition du projet de santé,
  • la composition du règlement de fonctionnement,
  • une nouvelle disposition : l’engagement de conformité- voir PJ

1 – Elaborer un diagnostic territorial Continuer la lecture de 7 étapes pour créer un centre santé sur votre territoire

OTAN/Exercices militaires en Norvège : « Vouloir jouer à la guerre, c’est prendre le risque de la déclencher »

Il n’est pas anodin que le plus vaste exercice militaire organisé par l’OTAN depuis la fin de la guerre froide, et baptisé Trident Juncture 2018, se déroule en Norvège, pays qui partage une frontière terrestre et maritime avec la Russie. Pour la première fois depuis les années 1980, un porte-avion nucléaire américain, va franchir le cercle polaire arctique. Le gouvernement français s’en fait le complice en envoyant 3 000 soldats français y participer.

Dans le même temps, la Belgique achète pour 4 milliards d’euros un avion de combat américain F35 pour sa « capacité à porter des bombes nucléaires américaines ».

Dans un contexte de course aux surarmements et de militarisation des relations internationales, l’OTAN ne fait pas partie de la solution, mais du problème. Vouloir jouer à la guerre, c’est prendre le risque de la déclencher.

Le PCF, partisan du démantèlement de l’OTAN, appelle à ouvrir la voie à la création d’un cadre pan-européen inclusif de coopération et de sécurité collective.

La France se grandirait en faisant une proposition diplomatique allant dans ce sens. Le Centenaire de la fin de la grande boucherie impérialiste que fut la Première Guerre mondiale offre l’occasion d’engager nos pays dans des politiques internationales et européennes de sécurité humaine collective, de dénucléarisation, de désarmement, et de coopérations solidaires et mutuellement bénéfiques. Le PCF entend faire de la lutte pour la paix et la solidarité internationale un axe fort de campagne pour les élections européennes de 2019.

Brésil : Plus que jamais aux côtés des progressistes et démocrates brésiliens

Au terme de la séquence électorale au Brésil, c’est l’inquiétude qui est de mise après l’élection de Jair Bolsonaro (55% des voix contre 45% pour Fernando Haddad du Parti des travailleurs).
L’homme qui a dit tout au long d’une campagne agressive et violente vouloir gouverner « pour la majorité, pas pour la minorité », en pointant d’une manière affirmée les noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT, les militants de gauche, les Indiens, les membres du mouvement paysan des sans-terre (MST) et d’ONG, les défenseurs de l’environnement, les journalistes, plonge le pays dans une profonde fracture.

Ce résultat intervient dans un pays confronté depuis plusieurs années à la fragilité des institutions, avec le coup d’État contre Dilma Rousseff et la prison pour Lula, empêché d’enregistrer sa candidature, contrairement aux recommandations de l’ONU.

Après les États-Unis, l’Europe de l’Est et les Philippines, l’arrivée de Bolsonaro, adepte de la dictature marque un nouveau tournant inquiétant dans un mouvement mondial d’expansion des nationalismes de droite.
Depuis l’annonce des résultats, les messages de félicitations à Bolsonaro des néolibéraux latino-américains et du monde occidental (Trump et Marine Le Pen en tête) ne cessent de tomber. Et pour cause, sa ligne de conduite épouse un recours massif à la police militaire pour gérer les problèmes de criminalité urbaine, une économie clairement néolibérale avec un programme caressant le marché dans le sens du poil : réforme des retraites, indépendance totale de la Banque centrale, privatisations et réduction de la taille de l’État, suppression des droits des travailleurs, renoncement à l’alphabétisation et aux enseignements fondamentaux dans les zones rurales éloignées où les institutions scolaires seraient « trop chères à entretenir » ainsi que soutien à l’agrobusiness qui met en péril la biodiversité du pays.

En promettant « un grand nettoyage du pays des marginaux rouges, des hors-la-loi gauchistes », se profilent une purge comme jamais le Brésil n’en a connue et un risque de basculement vers un régime anti-démocratique, répressif, sans contre-pouvoir, aux couleurs d’un « fascisme rampant ».
La communauté internationale, européenne notamment, qui n’a eu de cesse de brandir le flambeau de la démocratie de part et d’autre de la planète, est restée bien muette ces derniers mois face à la situation brésilienne et porte une lourde responsabilité. Au-delà d’être une menace pour les seuls Brésiliens, c’est un risque d’instabilité pour toute la région où les forces de droite extrême sont à l’offensive, mais également à l’échelle internationale.
Les forces progressistes brésiliennes, loin de baisser les bras comme l’a déclaré Fernando Haddad, vont rester mobilisées. Le PCF, fidèle à ses valeurs et à son soutien permanent, sera à leurs côtés. Il en appelle à la communauté internationale et lui demande de se ressaisir contre la menace de la « peste brune », encouragée par ce résultat, en prenant des mesures politiques humanistes, sociales et solidaires, volontaristes d’émancipation humaine. Cela nécessite pour nous, forces communistes et progressistes, des efforts considérables de solidarité et des propositions claires au service des libertés fondamentales, de la justice sociale de la démocratie et de la préservation de la planète.