
Communiqué FCPE: L’école n’est pas une maison de redressement, mais un lieu d’apprentissage.
Une nouvelle fois, les responsables politiques français ne peuvent s’empêcher de réagir à l’emporte-pièce suite à la médiatisation d’un fait de violence dans une école.
Sur ce sujet, malheureusement, les gouvernements se suivent et se ressemblent. Ce n’est pas la première fois que la FCPE entend parler de « sanctuarisation de l’école », de « meilleure coordination entre les différents services ». S’ajoute à ce discours certes martial mais désespérément creux, la promesse de placer des policiers dans les écoles. Nos militants de Nice se battent déjà contre une mesure qui ne contribue qu’à renforcer le sentiment d’insécurité.
Pour la FCPE, la violence dans les établissements scolaires est un sujet primordial. Mais nous réclamons des moyens humains depuis déjà longtemps : enseignants formés, médecins, infirmiers, assistants sociaux, PSYEN, AED…
Aucun intervenant auprès des élèves ne devrait avoir peur ou être menacé dans le cadre de ses fonctions, mais ce n’est pas en plaçant un policier derrière chaque enseignant que l’on règlera un problème grandissant. Le manque de personnel d’encadrement dans certains établissements, la faiblesse de la formation des personnels, l’absence de prévention, le manque de mixité sociale et le fort turn-over du personnel éducatif ne contribuent pas à construire un climat scolaire serein.
Il est temps que les différents ministères se saisissent de cette question en bonne intelligence et sur le long terme. Des dispositifs existent déjà, les politiques jeunesses doivent être renforcées pour enfin répondre aux besoins des jeunes.
Paris le 25 octobre 2018

Kiti Mignotte : « MANA-Vox classe les entreprises qui nuisent à l’environnement » In Alternatives économiques

Fondatrice de MANA-Vox, une plate-forme en libre-accès qui évalue l’impact des entreprises sur l’environnement, Kiti Mignotte a travaillé au WWF et dans la finance responsable avant de se pencher sur les marchés carbone au sein de l’ONG Gold Standard.
Cette diplômée d’un master de l’université de Dauphine en Finance, Energie, Carbone estime que c’est surtout l’échange d’informations qui permettra de changer les pratiques des entreprises. Car elles sont sensibles au risque sur les marchés financiers. Et c’est ce que fait MANA-Vox en attribuant un niveau de vigilance aux entreprises qui causent des dégâts à l’environnement
Vous avez lancé la plate-forme MANA-Vox le 17 octobre dernier. A quels besoins souhaitiez-vous répondre ?
Suppressions de postes dans l’éducation nationale. Vrai-faux virage ou refus de priorité ?
Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES pose, le 06 septembre 2010 à Paris, en marge d’une manifestation d’enseignants contre la réforme menée par le ministre de l’éducation Luc Chatel. La grève organisée en collèges et lycées a réuni de 5,6 % de grévistes selon le ministère de l’Education nationale à 30 % selon ce syndicat, soit un mouvement plutôt faible alors que la grève de mardi s’annonce forte dans les écoles primaires.AFP PHOTO BERTRAND LANGLOISRappel des faits Appel à la grève le 12 novembre dans l’éducation nationale. L’annonce de la suppression de 1 800 postes en 2019 cadre mal avec le discours du gouvernement visant à faire de l’école une « priorité ».
Marine Roussillon Maître de conférences à l’université d’Arras et responsable du secteur école du PCF
Frédérique Rolet Secrétaire générale et porte-parole du Snes-FSU
Catherine Nave-Bekhti Secrétaire générale de la fédération Sgen-CFDT
Ce qui se dessine, c’est le démantèlement du service public national
Marine Roussillon
Maître de conférences à l’université d’Arras et responsable du secteur école du PCF
Avec l’annonce de suppressions de postes dans l’éducation nationale, Blanquer et Macron s’inscrivent dans la continuité de la politique menée par Sarkozy – faut-il rappeler que l’actuel ministre fut l’un des hommes clés de la politique éducative de la droite ? Ces nouvelles suppressions interviennent alors que notre système éducatif est déjà exsangue. Depuis plus d’une décennie, les conditions d’éducation de nos enfants ne cessent de se dégrader. Résultats : une crise du métier d’enseignant, dont témoignent les difficultés à recruter ; la réduction du temps passé à l’école, qui n’avait pourtant pas cessé d’augmenter depuis le XIXe siècle ; un accroissement sans précédent des inégalités entre les territoires et les familles. Continuer la lecture de Suppressions de postes dans l’éducation nationale. Vrai-faux virage ou refus de priorité ?
Faits de violence à l’École : ne pas oublier l’impératif éducatif ! (FSU)
Deux lycéens ont menacé une enseignante avec une arme à feu factice jeudi 18 octobre pendant un cours. Il s’agit là d’un fait grave. Un dépôt de plainte a été effectué.
La FSU avec ses syndicats condamnent toute forme de violence, d’où qu’elle vienne, et apportent tout leur soutien à la collègue menacée et à l’équipe de l’établissement.
Le sujet important de l’accompagnement éducatif et social demande de la réflexion et du recul davantage que de la bousculade médiatique et des réponses à visée sécuritaire. L’École n’est pas un sanctuaire. Les débats et la violence qui traversent la société l’affectent aussi. Mais elle est avant tout un lieu d’enseignement et d’éducation.
Les équipes ont à cœur d’y prévenir la violence par un travail collectif quotidien de l’ensemble des personnels : enseignants, CPE et AED, AESH, personnels médico-sociaux, équipe de direction. Pour y parvenir, elles doivent disposer des moyens nécessaires : humains, formation, concertation, soutien aux projets de prévention de la violence…
Les passages à l’acte des élèves doivent faire l’objet d’une réponse rapide mais non précipitée, proportionnée, et à visée éducative. L’institution se doit de protéger l’ensemble de la communauté éducative, les personnels comme les élèves. De la réponse dans la classe à la saisine du CHSCT et/ou de la justice, l’ensemble des réponses doit pouvoir être mis en œuvre.
La FSU demande au Ministre de prendre la mesure du nécessaire accompagnement des équipes et des outils à mettre en place pour que l’École puisse jouer pleinement son rôle.
Communiqué de presse – Les Lilas le 22 octobre 2018
Eliane Lancette,
chargée des relations avec la presse pour la FSU
06 72 53 91 13 / 01 41 63 27 40
Paysans, un monde au bord du gouffre
Un an après son discours de Rungis qui promettait de meilleurs prix, le président Macron demande aux paysans de se débrouiller seuls face aux transformateurs et aux distributeurs. Alors même que le monde rural affronte les effets de la sécheresse et s’inquiète de l’avenir de la PAC.
C’était le 11 octobre 2017 au Marché d’intérêt national (MIN) de Rungis. Trois mois plus tôt, le nouveau président de la République avait mis en place les états généraux de l’alimentation dont les travaux des différentes commissions devaient contribuer à une montée en gamme des produits alimentaires, à une moindre utilisation de la chimie en agriculture et, surtout, à une meilleure rémunération du travail des paysans. Ces échanges devaient faciliter le travail des parlementaires afin que la loi, prévue pour le printemps 2018, permette aux paysans de tirer un revenu décent de leur travail.
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Éducation. AVS, des salariés maltraités, l’inclusion des élèves menacée
Pourtant indispensables à la scolarisation des enfants porteurs de handicap, les auxiliaires de vie scolaire sont sous-payés, peu reconnus et quasiment sans formation. Paroles de travailleurs pauvres en souffrance.
Précaires, mal payés, mal formés, isolés, parfois en butte au mépris du corps enseignant… Les difficultés de ces accompagnants entravent souvent leurs missions. « Si on ne travaille pas dans de bonnes conditions, ça se ressent sur les élèves », confie Nolwenn Coulon, une syndiquée SUD qui officie dans la région de Brest, handicapée elle-même et mère d’une fille épileptique. « Ces emplois, nous les avons revalorisés puisque ce ne sont plus des emplois aidés mais des contrats, avec des salaires de 1 350 euros mensuels », assure le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, interrogé par France Bleu Normandie.
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Près de la moitié des jeunes Français a des difficultés financières
Enquête réalisée du 20 septembre au 8 octobre, auprès de 1.000 jeunes Français, 500 Britanniques, 500 Italiens et 500 Polonais, âgés de 15 à 25 ans, selon la méthode des quotas. En savoir Plus
Retraites. Un recul social de 70 ans
Revalorisation des pensions de 0,3% en 2019 et 2020, hausse de la CSG rejet d’un système par points ont poussé des milliers de retraités à descendre dans la rue, jeudi 18 octobre.
Les retraité.e.s sont furieux. Ils expriment leur colère face aux choix gouvernementaux. C’est un recul social de 70 ans.
Entre le report de la majoration des retraites il y a un an, la hausse de 1,7 point de la CSG et la revalorisation des pensions limitée à 0,3% tandis que l’inflation galope à 2,3%, un retraité qui touchait en décembre 2017 une pension moyenne (1.380 euros par mois) perd 560 euros sur un an.
Macron fait preuve de cynisme, il ne défend que les milliardaires.
Les dernières décisions du gouvernement concernant les pensions de retraite aboutissent à un recul social de plus de 70 ans. Dans le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2019, la pension de retraite doit rester un droit, un dû, acquis par le versement des cotisations, et non devenir une simple « allocation sociale ».
L’évolution des pensions, devenues allocations sociales, est désormais le fait du prince, des possibilités budgétaires, avec l’objectif de les faire baisser drastiquement.
Le Président Macron, élu en promettant que le « pouvoir d’achat des retraité.e.s serait préservé », les considère comme des « nantis », diminue leur pouvoir d’achat et veut mettre fin à l’acquis des retraites. Il applique maintenant aux retraité.e.s ce qu’il veut faire avec sa réforme de retraite à points en 2019.
Pendant ce temps, il est devenu banal que les riches soient devenus de plus en plus riches, avec de nouveaux cadeaux fiscaux pour les grosses sociétés et les titulaires de portefeuilles boursiers. C’est donc bien un choix politique !
C’est pourquoi, dans le cadre d’une journée nationale d’action à l’appel de neuf organisations syndicales et associations de retraités, le jour-même de l’ouverture du débat parlementaire sur le PLFSS, le 18 octobre, les retraité.e.s sont descendus dans la rue pour exiger :
- La suppression de la hausse de la CSG ;
- La revalorisation de toutes les pensions ;
- L’indexation des pensions sur les salaires ;
- Le maintien des pensions de réversion ;
- La prise en charge de la perte d’autonomie à 100% par la sécu.
Une centaine de manifestants rassemblés devant la CPAM en soutien aux retraités in DDM

Une centaine de manifestants se sont rassemblés ce jeudi dès 10h30 devant les locaux de la CPAM de Montauban pour « soutenir les retraités ». Ils se sont retrouvés suite à l’appel lancé par la CGT, Force Ouvrière, Solidaires 82, la FSU ou encore la Fenarac 82. Plusieurs discours des différentes organisations présentes ont rythmé le rassemblement, qui s’est achevé peu après 11 heures.
« On proteste contre toutes les mesures anti-retraités, comme la pension et les retraites qui ne sont pas revalorisées » a expliqué Michel Coulom de FO82. Le lieu de rassemblement n’avait pas été choisi au hasard : « La sécurité sociale est l’emblème de la solidarité nationale » a-t-il ajouté. Parmi les manifestants, plusieurs retraités ont fait le déplacement : « on est là pour défendre nos droits, car plus ça va plus ça diminue et il faut essayer de montrer que ça va de plus en plus mal » expliquent Josette et Pierrette, retraitées.
Des actifs ont également tenu à être présent, comme Saïd et Patrick : « C’est aujourd’hui qu’on veut que ça change, pour les retraités d’aujourd’hui et il faut être solidaire avec eux, car nous sommes les retraités de demain » a détaillé Patrick. « Déjà qu’on arrive pas à économiser et qu’on vit mal, si on supprime nos acquis qu’est-ce qu’on va devenir ? » s’interroge Saïd.