Déconfinement à l’Éducation Nationale: Ça se complique 

Organiser la reprise des cours tout en respectant le protocole sanitaire demande de la technique. Le faire en suivant les priorités du ministre et en les adaptant aux enseignants et locaux disponibles est un art. Mais à quelle qualité les chefs d’établissement doivent-ils faire appel quand le premier ministre et le ministre de l’Education nationale donnent des consignes opposées ? C’est ce qui découle des propos de l’un et de l’autre le 2 juin.

Faire revenir tous les élèves un peu ou…

A l’occasion du déconfinement des collèges de l’ex zone rouge et des lycées de la zone verte, Edouard Philippe et Jean Michel Blanquer se sont exprimés sur le retour des élèves le 2 juin. Edouard Philippe l’a fait à l’Assemblée nationale en réponse à la question d’un député de la majorité. Jean Michel Blanquer l’a fait dans une émission radio de grande audience sur RMC. Et visiblement les deux ministres devraient ajuster leurs violons.

« Tous les élèves ont vocation à revenir », dit JM Blanquer. « J’aimerais que ce soit le cas. Ce qui est difficile c’est d’avoir tous les élèves ensemble car le protocole nous oblige à avoir les élèves par roulement ». La limite de 15 élèves par salle et la nécessité de nettoyer les salles, multiplie les groupes d’élèves puis les salles de classe. En fait les établissements doivent ajuster le nombre d’élèves admis au nombre de salles nettoyables tout en sachant qu’il faudra 4 ou 6 salles pour une classe. Continuer la lecture de Déconfinement à l’Éducation Nationale: Ça se complique 

Penser un monde nouveau. L’écoféminisme face au capitalisme patriarcal par Vandana Shiva

« Pour repenser le monde, avec l’ambition d’être utile à chacune et chacun d’entre nous. » © l'Humanité

« Pour repenser le monde, avec l’ambition d’être utile à chacune et chacun d’entre nous. » © l’Humanité

L’Humanité, avec sa plateforme numérique l’Humanite.fr, prend l’initiative d’ouvrir ses colonnes pour repenser le monde, avec l’ambition d’être utile à chacune et chacun d’entre nous. Cette initiative aura des prolongements avec la publication d’un hors-série à la fin de l’été et l’organisation de grands débats publics permettant de poursuivre ces écrits. Aujourd’hui : « L’écoféminisme face au capitalisme patriarcal », par l’écrivaine et militante écoféministe Vandana Shiva.

« Nous sommes la biodiversité. Nous sommes membres d’une famille Terre interconnectée, d’êtres vivants souverains, auto-organisés, interdépendants, reliés à d’autres par la nourriture et l’eau, par le souffle et l’air, par la vie et l’intelligence. Dans le monde vivant de la biodiversité, toute vie s’efforce de nourrir et de soutenir la vie.

L’esprit mécanique de l’extraction minière a créé l’illusion d’un humain séparé de la nature et d’une nature matière première, inerte, à exploiter. L’hypothèse de la mort de la nature est au cœur de la métaphore de l’exploitation minière, de l’exploitation de la terre des peuples autochtones et de leur connaissance, de la fertilité des sols, de l’eau des rivières et des aquifères souterrains, des gènes de la biodiversité…

Le patriarcat capitaliste en tant que vision du monde, de système de connaissance et d’organisation de l’économie a été institué au cours des derniers siècles, par le colonialisme, l’industrialisme des combustibles fossiles et la règle de la violence, de l’avidité et de la destruction de la nature et des cultures. Il suppose que la nature est une matière morte et que les femmes sont des objets passifs. Les pères fondateurs de ce système ont consciemment construit l’anthropocentrisme basé sur l’hypothèse de la supériorité des humains sur les autres espèces pour justifier la maîtrise sur la nature. Terra Madre, la Terre mère, qui vit et soutient la vie, a été transformée en matière inerte, simple matière première dédiée à l’exploitation industrielle. Francis Bacon, considéré comme le père de la science moderne, a appelé ce changement « la naissance masculine du temps », portée par un concept profondément patriarcal du projet de science mécaniste réductionniste.

relance « L’argent a été muté en « capital » en tant que force créatrice, pure abstraction coupée de la valeur réelle des choses et devenue construction dominante de notre époque. »

Ainsi la « solution scientifique » de l’agriculture chimique industrielle, basée sur un paradigme réducteur et mécanique de la science, a-t-elle contribué aux problèmes d’extinction des espèces, de disparition de l’eau, de dégradation de terres, de changement climatique et de maladies chroniques. Et elle n’a pas réussi, en revanche, à résoudre le problème initial qu’elle prétendait résoudre : la faim. Aujourd’hui, 1 milliard de personnes ont faim. Cet appétit illimité pour les terres et les ressources de l’agriculture industrielle est, en outre, impliqué dans de nouvelles épidémies et pandémies.

Dans le paradigme du patriarcat capitaliste, l’argent a été muté en « capital » en tant que force créatrice, pure abstraction coupée de la valeur réelle des choses et devenue construction dominante de notre époque. La concentration des richesses accumulées par la violence et les guerres a été mystifiée. Et, avec elle, la terre créatrice a été déclarée morte. Des êtres humains et des communautés créatifs et libres ont été transformés en intrants passifs, sous l’étiquette « travail ». Lors du confinement barricadé induit par le coronavirus, des millions de travailleurs, en particulier les plus précaires, ont été transformés en personnes « rejetées ».

L’esprit mécanique construit, enfin, une « frontière de création » de sorte que les connaissances tirées des femmes, des peuples autochtones, du domaine public, soient rendues invisibles et que l’appropriation du savoir soit présentée comme « innovation » et « invention ». C’est courant dans le domaine de la biodiversité et des connaissances autochtones. J’ai nommé ce phénomène « biopiraterie », soit l’extraction du savoir et de la biodiversité à des fins de bénéfices, soutenue par les brevets et autres droits de propriété intellectuelle. Une nouvelle biopiraterie est en cours, grâce à des brevets portant sur les données de notre corps et de notre esprit, et leur exploration. Nous sommes en train de devenir la prochaine matière première. Au plus fort de la pandémie de coronavirus et au beau milieu du confinement, le 26 mars, Microsoft a ainsi obtenu de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) le brevet n° WO 2020/060606 (portant sur un système de cryptomonnaie utilisant des données d’activité corporelle – NDLR).

Relance « Nous sommes en train de devenir la prochaine matière première.»

Face à cela, l’écoféminisme développe une vision du monde qui reconnaît que les humains font pleinement partie de la Nature. Dans leur interconnexion à travers la vie, tous les êtres sont des objets vivants et autonomes, et non des objets passifs et morts, à exploiter et à violer par le pouvoir masculin. La créativité et la productivité de la biodiversité, de la nature et des femmes sont les fondements de tous les systèmes de connaissances et de toutes les économies, même si elles sont invisibles aux yeux du patriarcat capitaliste.

Relance « Quand nous devenons conscients que nous vivons et que nous sommes interconnectés, nous sommes autonomes et nous avons le pouvoir.»

Ce qu’il faut, c’est redéfinir l’économie capitaliste patriarcale, qui traite le travail des femmes comme un non-travail, le savoir des femmes comme de l’ignorance. Nous devons nous débarrasser de la hiérarchie patriarcale capitaliste qui définit le travail réalisé avec notre corps comme inférieur. Pour la planète et l’humanité, nous devons passer de la cupidité et de l’exploitation au partage et à la bienveillance. Le travail des femmes était défini comme non-travail et non-production parce qu’il n’y avait pas d’extraction pour les bénéfices. Dans les économies de soins, les soins sont la monnaie, et la santé, le bien-être et le bonheur la finalité. Quand nous devenons conscients que nous vivons et que nous sommes interconnectés, nous sommes autonomes et nous avons le pouvoir. Nous co-créons les conditions de nos vies, de notre liberté, de notre avenir. Au milieu d’une crise, la Terre se lève, l’Humanité se lève, les Femmes se lèvent. »

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Mercredi 3 juin dans  l’Humanité, et dès mardi sur l’Humanité.fr : Penser un monde nouveau. «Une égalité radicale», par Judith Butler, philosophe et professeure à l’université de Berkeley

Les infirmières scolaires répondent à la Cour des comptes 

Suite à la publication du rapport de la Cour des comptes sur la santé scolaire, le syndicat des médecins scolaires Unsa avait apporté son soutien aux recommandations de la Cour. Le Snics Fsu, syndicat des infirmières FSU, est d’un tout autre avis. Il dénonce un « rapport truffé d’inexactitudes, d’informations erronées voire totalement fausses ».

Pour lui, « sa solution magique est une posture médico-centrée, loin des besoins et des demandes des élèves, qui se résumerait à la création d’un service de santé scolaire et à la suppression des textes publiés en 2015.Quelle clairvoyance, un retour dans l’ancien monde des années 80 !.. Tout serait donc bon pour supprimer du temps infirmier au sein des établissements scolaires ».

Pour le Snics Fsu, « mépriser le rôle primordial des 7700 infirmier.es de l’Education nationale en matière de réussite scolaire, de prévention, d’éducation à la santé et d’inclusion est une fadaise. En plus d’être inefficace, une telle orientation médico-centrée et partisane est inacceptable ».

Communiqué

Le rapport de la Cour des comptes

Les médecins

Le retrait de Mme Baulu, après celui de M. Vallès, clarifie considérablement le paysage moissagais.

NDLR de MAC: la rédaction de MAC n’est pas à l’origine des textes de Firmin le Moissagais. Les rédacteurs de MAC signent toujours de leur nom. MAC est un outil au service de l’expression plurielle et relais les textes intéressants pour le débat public à condition qu’ils ne comportent pas d’injures, de caractères xénophobes et discourtois, qu’ils ne portent pas atteinte à l’intégrité des personnes. En cela même pamphlétaires, les écrits respectent les lois en vigueur. C’est ainsi que depuis 13 ans, MAC informe …

Par  Firmin le Moissagais – Municipales à Moissac

Ces deux candidats ont pris une décision difficile, et on comprendra leur amertume. Il leur appartient de tirer les leçons de cet échec.

Reste M. Lopez, dit « Pinocchio », qui s’excite sur « les bobos », l’extrême-gauche… parle du « collectif » parce que ça fait dé-mo-cra-te, picore sans honte dans les programmes de ces ennemis (mutuelle communale, etc.…). Le RN, c’est Bisounours !

Le RN, c’est ce jeune Lopez qui se permet de traiter publiquement (twitter est public) un citoyen depuis longtemps impliqué localement, d' »abruti » ! Pas grave ? Hého, c’est le futur Maire !

Comment le qualifier lui, jeune politicard professionnel aux dents longues, qui ne sait pas lire : en effet, celui qu’il insulte ne peut être « Jacques Dutarn » qui a osé l’offenser, car celui-ci précise qu’il vota pour la 1ère fois en 1956, il avait donc 21 ans en 1956 ! Rien à voir ! Qui est l’abruti ?

Et attendez, vous n’avez rien vu ! Oui, attendez qu’il se lâche… Mettez-le sur le fauteuil de Maire et vous verrez. Tout est prêt chez ces gens-là pour des lendemains qui déchantent.

Et puis Pinocchio veut faire croire qu’il va régler le « problème Bulgare » en 2 coups de matraque, traquer les pauvres, augmenter les dépenses (caméras, voitures équipées) en abaissant les recettes (impôts locaux…). BOUhhh, ce n’est pas bien de mentir !

Il sait bien que les Bulgares sont là en tant que citoyens de l’Union Européenne exerçant leurs droits inscrits dans les traités ! Or, le RN n’a aucune intention de sortir de l’UE !

Et l’UE, c’est un paquet-cadeau, on prend tout ! BOUhhh, ce n’est pas bien de mentir !

Alors, si le grand-père de M. Lopez, mort pour la France, le voit de là-haut, il doit de retourner dans sa tombe de honte, de ce qu’est devenu sa descendance. Rappelez-vous seulement les accointances de la famille Le Pen avec tout ce que l’Europe compte de nazillons revanchards…

Alors oui, le retrait de M. Vallès et Mme Baulu clarifie considérablement le paysage moissagais. Cette décision remet entre les mains des électeurs Moissagais la responsabilité d’élire ou pas un maire d’extrême droite, et cela est très sain.

Mesdames Messieurs les indécis, les abstentionnistes du 1er tour, et nous qui avons voté pour ceux- ci ou ceux-là, il n’y aura plus d’échappatoire ! Nul ne pourra plus se réfugier derrière des pruderies d’écoliers (mon dieu, pas l’extrême-gauche !) ni se défausser sur « la division qui éparpille les voix ». Plus de consigne, plus de querelle de chapelle ! Nous voilà seuls !

Le retrait raisonnable et honorable des listes susnommées dépose « la balle du but en or » entre les mains de chaque Moissagais ! Voyons ce que nous, citoyens Moissagais, seuls avec notre conscience, sommes capables d’en faire. Fini les choix difficiles entre programmes, entre personnalités. Chaque vote, chaque abstention, sera un acte qui engage la responsabilité de chacun de nous pour l’avenir de Moissac : TEMS, ou le RN ?

Demain, aurons-nous honte d’être Moissagais ?

Moissagais, Moissagaises, Réveillez-vous !

À vous la balle.

Firmin

Fabien Roussel : « Pour obtenir des changements, il faut que ça pousse d’en bas »

Libéralisation accélérée du pays, facture de la crise imposée au monde du travail… Pour contrer la stratégie du choc, construire un nouveau modèle et l’espoir, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, appelle à l’engagement le plus large. À « l’union dans l’action ».

Fabien Roussel a repris le chemin de l’usine. Il était chez Renault à Choisy-le-Roi (94) le 25 mai, pour dénoncer les fermetures de sites prévues par le constructeur et proposer un autre avenir pour l’industrie. Une initiative qui illustre l’appel à l’action des communistes. Pour le secrétaire national du PCF, c’est dans la mobilisation populaire que réside l’issue à une crise qui s’annonce brutale si des alternatives n’émergent pas rapidement.

Quels enseignements tirez-vous de cette période de crise ?

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Le climat social se tend au magasin BricoDépôt

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées en soutien aux deux délégués du personnel convoqués.
Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées en soutien aux deux délégués du personnel convoqués. Photo DDM, F.D.

Syndicalistes et certains salariés du magasin BricoDépôt du nord de Montauban se sont rassemblés hier après-midi pour venir en soutien à deux représentants du personnel du magasin. « Nous sommes convoqués par la direction pour des entretiens préalables à des sanctions disciplinaires, explique Mohamed Touhami, un des deux hommes ciblés. Le climat est très tendu depuis deux ans. Au total, 21 employés ont démissionné ou sont partis en 24 mois. Parfois pour inaptitudes dues à une dépression. Le changement de direction n’a pas vraiment changé le problème. »

Hier à 15 heures, c’est son collègue Younes Kerra, treize ans d’ancienneté au compteur, qui devait s’entretenir avec le directeur du magasin. « Je vais l’accompagner et le soutenir avant mon audition de mardi matin », reprend Mohamed Touhami, qui compte lui quinze ans d’ancienneté.

Les deux hommes ont pris leur responsabilité depuis le début de l’année. Un changement de statut qui, selon eux, pèse sur les circonstances de ces entretiens. « Peut-être est-ce un moyen de nous faire réfléchir… À son arrivée, le directeur nous avait dit ressentir un malaise. Mais la situation ne s’est pas vraiment arrangée. Depuis six mois, il y a eu cinq convocations de personnel. L’un d’entre eux a même écopé d’une mise à pied de cinq jours », dénombre celui qui est surnommé Maurice et qui a rallié la CGT depuis quelques semaines seulement. « C’est inadmissible de mettre une telle pression sur deux représentants du personnel », s’insurge Christophe Couderc, un des membres de l’unité départementale de la centrale.

L’entreprise dément quelconque tension

BricoDépôt dément de son côté tout climat de malaise. « Depuis la prise de fonction du directeur il y a six mois, une mise à pied a effectivement été prononcée pour des raisons justifiées que nous ne commenterons pas plus en détail, quant au 5 convocations évoquées elles correspondent à un la gestion d’un seul et même point de tension entre différents collaborateurs qui a été résolu à l’amiable après avoir écouté et discuté avec chacun d’entre eux. Aucun départ n’a eu lieu depuis l’arrivée du directeur de magasin en décembre 2019 et les conditions de travail au sein du Dépôt sont tout à fait conformes au cadre fixé par le droit du travail et ne suscitent pas de plainte de la part des collaborateurs. » Concernant l’audience d’hier après-midi, l’entreprise fait savoir que la convocation fait suite à des manquements répétés de ce collaborateur aux obligations qui le lient à son employeur (notamment respect des horaires de travail et présence à son poste) ainsi qu’à une attitude contraire à celle qui prévaut dans un cadre professionnel.

Florent Duprat

CNCDH : L’Education nationale ne doit pas louper le déconfinement 

« La crise que nous vivons a suscité dans notre pays un intérêt nouveau pour son école et une considération accrue pour tous ceux qui y travaillent, quel que soit leur statut. Il importe que cet élan ne retombe pas et soit mis à profit ». Dans un nouvel avis, publié le 28 mai, L’impact des inégalités économiques et sociales a été multiplié par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) alerte sur les risques d’accroissement des inégalités du fait de l’épidémie et invite l’Ecole à ne pas louper le déconfinement. Pour cela il faudrait écouter les acteurs de terrain et les parents…

Montée des inégalités

« La crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19 et les mesures mises en oeuvre pour y remédier jettent une lumière crue sur les nombreux dysfonctionnements de l’institution scolaire. Mais la crise suscite également des initiatives multiples et des rapprochements fructueux ». La CNCDH dresse un bilan qui n’est pas que négatif de la crise sanitaire. Continuer la lecture de CNCDH : L’Education nationale ne doit pas louper le déconfinement 

Alerte contre les agissements d’un candidat à Moissac

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Maintenant ça suffit!

Depuis trop longtemps, notre camarade Maximilien Reynès est violemment insulté via les réseaux sociaux par le candidat d’extrême droite à la mairie de Moissac, Romain Lopez. Celui qui fut collaborateur de Marion Marechal Le Pen à l’Assemblée nationale n’est autre qu’un activiste provocateur déjà remarqué pour distiller la haine dans un climat nauséabond pour la démocratie. A court d’argument à l’encontre de Maximilien Reynès, il s’en prend à son parti, le PCF en racontant les pires infamies sur son histoire.

Cherche-t-il ainsi à faire oublier les agissements de ses « ainés » fascistes qui ont noirci la grandeur du passé de cette ville et de ses habitants. Peut-on oublier par exemple qu’un 13 juin 1935 le jeune Elie Cayla est assassiné à la sortie d’un meeting par les « Croix de feu », maîtres à penser pour l’époque de ce candidat lepéniste.

La réaction ne se fit pas attendre, des milliers de républicains moissagais, toutes tendances réunies, manifestèrent contre la haine. Peut-on taire également certaines délibérations honteuses de la municipalité de Moissac quelques années plus tard sous l’occupation allemande décidant d’interdire l’accueil dans la ville de familles juives. Heureusement que des paysans et des instituteurs ont alors courageusement pris le risque à l’époque de planquer et protéger ces « étrangers indésirables », redorant ainsi l’honneur de la ville et de sa population. L’élection d’un tel candidat et de sa liste ne serait qu’un retour à ces pires moments de l’histoire de Moissac.

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Ce personnage ne mérite que mépris. Cependant nous nous réservons la possibilité de porter devant la justice les insultes et les agissements de ce personnage qui ne mérite que le mépris.

Il n’y a qu’une riposte qui vaille. Celle du rassemblement sans tergiversation de tous les républicains et de tous les démocrates à Moissac en votant le … juin prochain pour barrer la route à l’extrême droite.

Pour la Fédération du PCF,

Catherine Philippe

Carnet Noir: Véronique Garcia, la « rock star » a rejoint les étoiles….

La rédaction de MAC, les communistes de Castelsarrasin, de Moissac, ses amis-es s’associent à la famille pour lui rendre un hommage indispensable avec toute la force de notre solidarité…

Véro, tu nous manques déjà! Il n’y a de mots que ceux qui se teintent de ton amitié. Adiou!

Maximilien

  Véronique Garcia.
Véronique Garcia. Photo DDM.

Figure emblématique de Moissac Culture Vibrations, mais également très investie avec la municipalité de Lafrançaise, où elle était en charge de la culture, Véronique Garcia est décédée mardi des suites d’une longue maladie, à l’âge de 54 ans.

« Une belle personne s’en est allée. » Les mots ne manquent pas pour décrire Véronique Garcia. Impliquée, déterminée, positive et prête à tout, la responsable de la communication de Moissac Culture Vibrations s’est éteinte mardi soir à 54 ans, après un long combat contre la maladie. « Véro était toujours de bonne humeur. C’était une guerrière pour vaincre l’adversité. Elle a beaucoup donné de sa personne, que ce soit à la mairie de Lafrançaise ou pour Moissac Culture Vibrations » confie Jean-Luc Garcia, son mari.

La culture est un domaine qui n’avait aucun secret pour Véronique Garcia. Très impliquée au Rio dans les années 2000, elle était membre du groupe « La petite Rita », en compagnie de son mari, guitariste et d’Ana, l’accordéoniste. La bande a enchaîné les concerts de soutien et la belle voix de « Véro » a charmé beaucoup de monde.

Avant de s’impliquer pleinement dans la culture, Véronique Garcia a eu une carrière très diversifiée. Elle a notamment travaillé dans le social où elle a pu conseiller un grand nombre de personnes.

À l’origine du partenariat entre Lafrançaise et le Festival des Voix

Actrice majeure de l’organisation du Festival des Voix, des lieux… et des mondes, en compagnie de Jean-Marc Fuentes, le président de MCV, elle a pu échanger avec de nombreux artistes venus dans la cité uvale à l’occasion du festival. « Quand quelqu’un avait une question, la première chose qu’il faisait, c’était de demander à Véronique. »

Mais avant tout, Véronique Garcia était une élue. Conseillère municipale de Lafrançaise depuis 2014, elle était en charge de la culture. « Elle savait comment l’ouverture aux autres et au monde était importante et elle voyait la culture comme un pont entre les individus. Son rejet systématique des intégrismes et des extrémismes nourrissait cette vision. Elle a d’ailleurs été à l’origine du partenariat entre la commune et le Festival des voix, des lieux… et des mondes pour lequel elle a beaucoup œuvré » relate Thierry Delbreil, le maire de Lafrançaise.

Véronique Garcia, la "rock star" a rejoint les étoiles
Véronique Garcia, la « rock star » a rejoint les étoiles

Véronique Garcia s’était également investie dans la création et l’animation du Conseil Municipal Jeunes de la commune. Elle a accompagné les jeunes élus avec toujours à l’esprit l’idée de transmettre et d’éduquer à la citoyenneté et au sens des critiques. Ils lui sont reconnaissants du temps passé ensemble sur les nombreux projets comme le rallye cinéma ou le jeu de piste autour du patrimoine.

« Tout juste réélue le 15 mars dernier, elle a pu poursuivre cette aventure aux côtés de son équipe qu’elle appréciait et avec qui elle portait un projet auquel elle croyait. Sa générosité, ses valeurs humaines, son attachement indéfectible à l’intérêt général et à la justice sociale, sa probité et son ouverture d’esprit ont su faire l’unanimité auprès de ses collègues qui sont tous dans la peine aujourd’hui. Quelques mois après Patrick Antich, deux amis sont partis » confesse Thierry Delbreil.

La rédaction de La Dépêche du Midi s’associe à la peine de la famille et lui adresse ses plus sincères condoléances.
Analie Simon pour la DDM

Covid 19 et reprise : Le second degré dans l’attente … in Caf. Péda.

L’oral de français sera t-il facultatif, ouvert aux seuls volontaires ? Edouard Philippe annoncera t-il la réouverture des collèges et lycées le 28 mai ? Les décisions du ministre sont attendues avec impatience par les enseignants et les cadres du système qui n’auraient que quelques jours pour les mettre en oeuvre. Elles seraient prises alors que de nombreuses pressions s’exercent déjà pour la réouverture de tous les établissements et le retour de tous les élèves à l’Ecole.

Des pressions pour le retour des élèves à l’école

Il y a t-il encore une crise sanitaire en France ? On peut en douter tant les pressions sont fortes pour un retour à l’Ecole de tous les élèves. Au bout de deux semaines de déconfinement partiel, alors que 40% des élèves sont encore en zone rouge, des campagnes sont déjà lancées pour la réouverture intégrale.

Pression de parents inquiets de la perte éventuelle du chômage partiel à compter du 2 juin s’ils doivent garder leurs enfants. Passée cette date il faudra une attestation de non scolarisation pour bénéficier de l’allocation. Pression du ministre de l’éducation qui non seulement invite les parents à envoyer leurs enfants à l’école, mais pousse les français à dire aux parents qu’ils doivent le faire ! Pression des maires, un peu partout, pour que les écoles se remplissent. Ainsi à Amiens où le maire a enjoint aux directeurs d’accueillir 50% des élèves. Ou à Reims où le maire annonce dans la presse le retour de la moitié des élèves.  Pression des présidents de région, comme R Muselier qui annonce que tout est prêt pour le retour de 200 000 lycéens en PACA. Pression bien sur des milieux économiques qui veulent accélérer le redémarrage des entreprises et qui obtiennent déjà des réouvertures d’activités parfois très risquées. Continuer la lecture de Covid 19 et reprise : Le second degré dans l’attente … in Caf. Péda.