A l’heure ou nous écrivons ces lignes, le flou reste de mise.
Alors que les services de l’état planchent le plus sérieusement possible sur une éventuelle augmentation du nombre de malades dans les prochains jours et semaines, une initiative privée voit le jour à Moissac pour « accueillir et orienter » des malades atteints potentiellement du Covid19.

Outre le fait que nous pourrions croire, et la population aussi, que rien n’est fait par les services publics pour protéger nos concitoyens, cette initiative est un bel exemple de mélange des genres. Tout d’abord, nous l’apprenons sur les réseaux sociaux et sur une page moissagaise célèbre plus habituée à organiser des lotos et gouters que de se mêler de la chose publique (vois capture d’écran), mais en plus, renseignements pris, M. le préfet et l’ARS ne semblaient pas au courant. Ces deux dernières entités représentants le dispositif de soins de l’état susceptible de mettre en œuvre un renforcement de la prise en charge des malades travaillaient encore aujourd’hui en préfecture au peaufinage de ce plan.
Alors que penser?
Les urgences ne sont pas saturées (pas encore) et pour l’instant, le COVID19 « rode » sur notre territoire et tout le monde attend le pic épidémiologique en se protégeant pour ralentir la propagation. L’urgence doit être ciblée et les services de l’état travaillent, ce qui est rassurant!
Pourquoi alors, sur la demande de médecins libéraux, des moyens municipaux seraient mis à disposition, des agents territoriaux seraient exposés pour l’ouverture prématurée d’un centre « d’urgence » sans que notre Hôpital n’en soit le maitre d’œuvre, ni l’état et cela sur les deniers de la commune et qui plus est dans des locaux municipaux.
Si nous pouvons croire qu’il s’agit là d’une bonne action, elle n’en demeure pas moins de portée limitée et surtout elle ne s’intègre en rien dans un plan d’ensemble visant à coordonner tous nos moyens de lutte contre le COVID 19 et cela avec la hauteur et la réflexion nécessaire. Nous n’osons croire que cette initiative est d’une tout autre nature et servirait des intérêts particuliers plutot que l’intérêt général.
Nous réitérons ici, notre entier soutien et notre confiance absolu dans les structures publiques de soins telles que notre CHICM. Nous renouvelons ici notre solidarité envers les personnels de santé mobilisés, dans le public comme dans le privé et nous souhaitons que les efforts convergent vers la meilleure prise en charge coordonnée des soins en ces temps troubles et difficiles.
Alors est-ce l’urgence du moment?



Notre pays traverse une crise sanitaire sans précédent. La priorité de tous doit être de préserver sa santé.
Le 15 mars en fin d’après midi, le ministre a accordé ses propos avec ceux du premier ministre. Dans une lettre aux recteurs, il lache » notre priorité est de garantir la sécurité et la santé des personnels. Les consignes sont donc claires : les déplacements, les réunions, les contacts doivent être limités ; le télétravail doit être prioritairement utilisé, partout où cela est possible et sous réserve bien entendu du maintien de la continuité des fonctions essentielles dans chaque service… Dans les écoles et les établissements, seuls les personnels absolument nécessaires seront présents et seules les réunions indispensables pourront avoir lieu. Les autres réunions doivent être reportées ou réalisées par audio ou visio-conférence. Il s’agit notamment des conseils de classe, des conseils d’administration, des conseils d’école ainsi que les réunions nécessaires à l’organisation de la continuité pédagogique. La continuité pédagogique est assurée uniquement à distance, via le bouquet d’outils numériques sécurisés (Cned, ENT, logiciels de vie scolaire) et sous format papier si les familles ne disposent pas d’un matériel informatique adéquat… Lundi, les seuls personnels présents dans les établissements seront donc ceux dont la présence est indispensable notamment pour l’ouverture et la sécurité des locaux, l’information des familles et des élèves et pour l’accueil des enfants des personnels soignants ». Ceux-ci ne pourront être que des volontaires.
Nous sommes profondément tristes et extrêmement inquiets. Nous avons toujours combattu par notre art, nos créations, nos prises de positions poétiques, l’extrême droite et toute forme d’intolérance et de discrimination. Aujourd’hui nous sortons de notre réserve ordinaire face à l’extraordinaire. Le score du candidat Romain Lopez à Moissac doit réveiller les consciences.
« La moitié des professeurs en permanence dans les établissements en moyenne ». C’est ce que JM Blanquer prévoit pour la durée de la fermeture des écoles et établissements scolaires. La question inquiète les enseignants alors que des consignes très différentes leur sont envoyées par leur hiérarchie. A certains endroits, les enseignants sont invités à faire leur service habituel dans leur école ou établissement, sauf qu’ils n’auront pas d’élèves. Ailleurs ils sont invités à rester chez eux et faire du télétravail. Derrière la question il y a les risques des transports en commun et des contacts en établissements par exemple lors des réunions.