Plusieurs dizaines de maires ruraux ont signé une tribune pour appeler les Français à s’impliquer dans la vie politique de leur commune, à un an des élections municipales.
« Plus que jamais, il faut oxygéner la démocratie locale. » Ces mots, ce sont ceux de Vanik Berberian. Le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) a signé, avec plusieurs dizaines d’autres maires, une tribune publiée lundi sur Europe 1.
À un an des élections municipales, l’enjeu est double pour ces édiles. Il s’agit d’abord de mobiliser les citoyens pour qu’ils s’impliquent dans la vie politique de leur commune, mais aussi de lutter contre l’hypercentralisation au profit des grandes villes et au détriment des plus petites communes. « Sur ces trente dernières années, on a assisté à une véritable dégradation de la fonction d’élu, déplore Vanik Berberian. On se retrouve petit à petit dépossédés de notre capacité à agir localement, parce que tout est fait au profit des grands pôles urbains. Il faut rappeler l’évidence : l’échelon local est indispensable pour que la démocratie respire. »
Cédric Szabo, directeur de l’AMRF, explique de son côté que cette tribune, détachée de tout parti politique, a pour vocation de « renverser la table ». Alors que les gilets jaunes réclament depuis bientôt vingt semaines le droit de prendre largement part au débat politique français, les maires abondent en ce sens. « Mobilisons-nous, tous, pour reprendre le pays à la base, clame Cédric Szabo. On voit se dessiner une alliance au niveau local en France, faite d’associations, de citoyens et d’élus. L’important, c’est de la fédérer, pour rappeler que les acteurs locaux existent et doivent être mis en avant, avec l’ensemble des citoyens. »
Dans le cadre de cette initiative, un site, accessible gratuitement à tous, a d’ailleurs vu le jour. Sur cette plateforme, les citoyens peuvent proposer un projet collaboratif pour leur commune, auquel pourront ensuite participer d’autres habitants. « Plutôt que de laisser prospérer un discours qui dirait que le local est mort, reprenons le débat en main, proposons des idées, et imaginons ensemble un meilleur avenir pour nos communes », insiste Cédric Szabo.
Martin Gausseran





Dans un récent numéro de la revue Tréma, nous avons analysé et cartographié la galaxie de ce que l’on nomme les pédagogies alternatives . Cette terminologie regroupe un ensemble d’expériences pédagogiques, d’associations et d’acteurs qui sont parfois issus directement de la mouvance de l’éducation nouvelle du début du XXe siècle, comme les mouvements Freinet, Decroly, Steiner ou Montessori, mais aussi toute une variété de courants qui font du triptyque familles, neurosciences et développement personnel des notions fédératrices. Ces alternatives éducatives qui se développent depuis le début du XXIe siècle semblent à la recherche de nouvelles figures. Ainsi, si Montessori et Steiner restent des références, apparaissent de nouveaux noms, comme Daniel et Hanna Greenberg de la Sudbury School valley pour les écoles démocratiques. 

