« Ces chiffres-là, on ne les retrouve qu’en Inde » : en Ile-de-France, l’inquiétant taux d’infection au Covid des personnes en grande précarité

NDLR de MAC: le Covid, une infection très capitaliste qui surfe sur la misère!
Dans les camps de migrants (ici à Aubervilliers, en juillet dernier), impossible de se protéger du Covid, quand on vit les uns sur les autres, dans des conditions d’hygiène déplorables. Mathieu Drean

Dans les camps de migrants (ici à Aubervilliers, en juillet dernier), impossible de se protéger du Covid, quand on vit les uns sur les autres, dans des conditions d’hygiène déplorables. Mathieu Drean

Menée par Médecins sans frontières, l’enquête épidémiologique « Précarité et séroprévalence du Covid-19 en Île-de-France » révèle des contaminations massives, surtout dans les foyers et les centres d’hébergement.

Le long du canal, sous le pont de l’autoroute A1 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), des dizaines de tentes Quechua se sont érigées depuis le mois d’août. De la musique lancinante s’échappe de l’une d’elles, faisant écho au bruit incessant des voitures. Entre la ligne 13 et les escaliers qui mènent au Stade de France, des hommes discutent, jouent aux cartes, chahutent, regardent en fumant les passants qui s’engouffrent dans la bouche de métro. Ils sont 300 ou 400, afghans. Des hommes, essentiellement, qui se sont installés ici depuis l’évacuation d’un camp à Aubervilliers. Continuer la lecture de « Ces chiffres-là, on ne les retrouve qu’en Inde » : en Ile-de-France, l’inquiétant taux d’infection au Covid des personnes en grande précarité

Enfin un musée pour Robespierre, le plus célèbre des Arrageois

Maximilien Robespierre (1758-1794). © Rue des Archives/Bridgeman Images

Maximilien Robespierre (1758-1794). © Rue des Archives/Bridgeman Images

Figure emblématique de la Révolution française, l’Incorruptible aura son musée à Arras, sa ville natale. La décision a été enfin prise, en réponse à une demande ancienne.

D’ici 2026, Maximilien Robespierre (1758-1794) aura son musée dans la maison où il vécut de 1787 à avril 1789 et son départ pour les états généraux, à Versailles. Frédéric Leturque, le maire de centre droit, l’a confirmé. Lorsqu’en 2016, l’association les Amis de Robespierre pour le bicentenaire de la Révolution française (ARBR) lui exposait, pétition de 7 000 signatures à l’appui, une revendication trentenaire, la municipalité a sans doute compris tout l’intérêt économique et touristique qu’elle pouvait tirer de l’exploitation de son image. Même si l’action de l’avocat arrageois au sein du comité de salut public continue de susciter l’ire de ses contempteurs, qui le présentent comme un tyran sanguinaire, en dépit des travaux « de nombreux historiens actuels de la Révolution qui démontent, depuis une dizaine d’années, ces préjugés », commente Alcide Carton, le président de l’ARBR.

Ni sacralisation ni dénigrement

En fait, « il s’agira moins d’un musée que d’un centre d’interprétation. Pas question de sacraliser Robespierre, ni de le dénigrer, nous sommes plutôt dans une logique d’explication de son rôle pendant la Révolution, en faisant la part belle aux outils numériques. Il s’agit de repositionner Robespierre dans sa ville natale », insiste Laurent Wiart, conservateur en charge du patrimoine à Arras. Son contenu sera défini par un comité scientifique notamment composé de Guillaume Mazeau et Hervé Leuwers. « La controverse n’est pas leur propos. Ces historiens font de l’histoire », se réjouit Alcide Carton, pour qui les combats (laïcité, liberté d’opinion, égalité sociale, droits à l’éducation et de vivre dignement, etc.) de Robespierre « restent d’actualité ». En février prochain, le conseil municipal devrait se prononcer sur la création de cet espace muséographique, dans le cadre du plan pluriannuel d’investissement. Son coût, supporté à hauteur d’un tiers par la ville, est estimé à 800 000 euros. Des lettres signées de l’Incorruptible, un acte de baptême, une assiette à sa gloire pourraient alimenter cet espace à vocation pédagogique.


Retrouvez tous nos articles sur Maximilien Robespierre.

Bienvenue dans la Maison de Robespierre

Rendez-vous 2, rue de la Douizieme, 62000 Arras.

Le lieu est ouvert au public les vendredis, samedis, dimanches et jours, fériés, de 15 heures à 18 heures.

Toutes les infos ici.

 


 

Même avec 2 ou 3 euros déposés par une majorité des 1414 Abonnés-es à MAC, cela permettra de sauver MAC… Merci de compléter la cagnotte mise en place (Déjà 610 euros récoltés sur les 900)

Participez

La sécurité des paiements est assurée par le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne, en https via le système 3D Secure.
La poursuite de travail d’information de MAC est à ce prix!

Attaques fachos contre MAC: nous rompons le silence!

Il n’est plus possible de se taire devant la montée violente d’une droite extrémiste qui s’affiche désormais avec le RN , voire pire avec les anciens de l’ex œuvre française, aujourd’hui appelé Parti Nationaliste Français et leur avatar local Languedocnatinaliste..

Il n’est plus possible de taire les attaques menées contre Moissac Au Cœur et son animateur depuis juin dernier et l’élection de M. Lopez à la mairie de Moissac par les affidés de « la révolution nationale » qui se croient autorisés à faire du révisionnisme pétainiste sur les murs de nos villes en toute impunité alors que cela est puni par la loi Gayssot, entre autres (1).

Ils appellent aussi au meurtre en recommandant « la peine de mort », cela est insupportable et MAC n’aura de cesse de le dénoncer!

Depuis MAC est devenu une cible comme on peut en juger sur les menaces à peine voilées reçues par mél ( la totalité des écrits est à la disposition de la justice le cas échéants avec dates et références):

« Mac Max. Tu t’autorises à me citer et mettre mon adresse sur ton site. Peux tu  Me donner la tienne. ? Si tu as des couilles. ? …,,, tu n’auras pas affaire à un ingrat. !!! « » » » » » le landernau fasciste local « » » » » ».Abruti. Lopez a raison. Sur toi. Abruti. »

Il y eu les méls puis les coups de téléphone à 2h00 du matin au cœur de l’été avec la même rhétorique malsaine qui caractérise cette prose nauséabonde. Autant dire de suite que cela ne fut pas des moments agréables et que nous nous sommes bien gardés de répondre laissant le soin aux services de l’état de prendre en compte ces menaces. Bien-sûr, l’auteur des faits ne se cache pas car sans doute il pense pouvoir agir et médire en toutes impunités.

Mais le plus inquiétant sont les références appuyées à l’actuel maire de Moissac:

« Vous me citez sur votre site. Adossé à des photos d’Hitler. Franco. Etc. Moi. Petit tarn et garonnais. Ma famille Ami de Bousquet. Et résistante. Comme Lopez. Son grand père meurt dans un camps de concentration…. toi. Ton. Grand père est mort ou. ??? Je t’ai appelé. Au tel tu es penaud. Tu as mon adresse. Je te donne mon tel. 000000000 Tu Es violent. Tu m ´agresses sur ton site. Tu donnes mon adresse. Donnes moi la tienne. Si tu As des couilles. Cordialement. Ton ami pierre »

Ces références, venant d’une personne longtemps affiliée à L’œuvre française groupuscule fasciste dont le leader historique Pierre Sidos est décédé il y a quelques semaines, montrent la porosité entre le RN local et ces individus révisionnistes, conspirationnistes et négationnistes, adorateurs du Maréchal Pétain. En chef de file local, M. Verdier battu plusieurs fois dans des élections législatives et locales (sénatoriales de 2014: 2 voix) s’érige en défenseur de la cause d’extrême droite en utilisant des adresses mél russes telle que [@mail.ru], ou empruntée à des groupes fascistes comme [lecerclesgensdepeu@] et tente l’intimidation et l’insulte:

« Rédacteur en chef. ??? En fait. Tu es un corbeau. Tu dénonces. .., de façon anonyme. Sur la vie privée des gens. Alors. Tu donnes mon adresse. Comme un justicier de merde … viens. Sois courageux. Comme dirait le maire de moissac. L’abruti. Publie mon commentaire l’abruti. »

Mais tout cela est bien connu dans le Landerneau politique local car il fut un temps, une quinzaine d’années en arrière, derrière un site pour une compagnie d’assurance basée à Valence d’Agen, la même personne publiait une version en ligne du journal interdit « Le Pilori » dont le fond et la forme n’était autre que le déversement d’une idéologie aux relents fascistes assumés.

A l’heure du rapprochement des droites initié par Mme Barèges (LR) et M. Ménard (Ext. Droite), la nouvelle émergence de ces gens qui empruntent les postures les plus viles de notre histoire pour exister n’est pas anodin et nous devons, en démocrates responsables répondre à ces nouvelles menaces en haussant le ton, en exigeant de la loi qu’elle s’applique, en reprenant le chemin des convictions et de la pédagogie pour ne pas laisser nos concitoyens-nes tomber dans le piège de la peur de l’autre, de l’exclusion. Ensemble soyons attentifs, car derrière cette idéologie ce sont encore les puissants de ce monde qui en profitent, qui asservissent les peuples par la peur et la puissance de l’argent.

L’extrême droite n’a jamais remis en cause le système capitaliste, bien au contraire…

MAC aux côtés du CODEX 82 lance un appel à toutes les forces progressistes, les citoyens-nes pour un rassemblement, pour ne pas laisser la démocratie sombrer, être confisquer par cette extrême droite qui gagne du terrain sur le terreau de la misère sociale, des injustices et des mauvais coups portés par le monde de l’argent et du capital. Il en va  de notre responsabilité collective de ne pas laisser le terrain aux idées rétrogrades et funestes qui hier ont menées à la guerre, aux exactions et qui ne demandent qu’à ressurgir.

N’en déplaisent à nos détracteurs, nous nous engageons fermement dans la lutte sans concessions contre l’extrême droite, ses alliés…

A Moissac, nul doute que le vernis finira par craquer faisant apparaitre la vraie nature idéologique de l’équipe municipale actuelle, et déjà par petites touches, des signes avant-coureurs apparaissent… mais nous y reviendrons.

Enfin, pour terminer en apothéose, voici le dernier mél reçu en septembre et dont nous vous laissons admirer la délicatesse, l’orthographe autant que la richesse du vocabulaire utilisés:

« L’ex œuvre française te pisse à la raie. Le maire de moissac n’en fait pas parti. Tu racontes que des conneries.Ton observatoire tu te le mets dans le cul. Ton parti le pc. S’est allié à Hitler. Pas nous. Nos grands parents étaient des résistants. Tu dénonces toutes la journée les violences policières. Les Facebook racistes des gendarmes. Et après. Tu vas chez eux porter plainte dès que tu prends la chiasse. La les gendarmes sont gentils. Je te pisse au cul. Vas chez les méchants bleues racistes porter ta chiasse. »

A nos amis lectrices et lecteurs, plus que jamais MAC a besoin de votre concours, de votre soutien dans cette bataille qui s’engage et  c’est avec vous que nous continuerons de construire les arguments pour combattre le RN/FN et consorts.

Merci de nous être fidèle!

Maximilien Reynès-Dupleix, animateur depuis 2008 de MAC

 


(1)Le délit de contestation de crime contre l’humanité a été créé par la loi dite « Gayssot », loi n° 90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe qui complète la loi sur la presse du 29 juillet 1881 par l’ajout d’un article 24 bis. L’article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 a pour objet de permettre la répression de ceux qui auront « contesté […] l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du Tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 […] ». La loi trouve son origine immédiate dans la profanation du cimetière juif de Carpentras dans la nuit du 8 au 9 mai 1990 mais elle a aussi une origine plus lointaine dans la montée du négationnisme en France. Sur les paradoxes de la loi dite « Gayssot », voir également nos observations critiques avec J.-P. Marguénaud, « Le droit à la liberté d’expression des universitaires », D. 2010, p. 2921 ; cf. aussi nos propres observations et les critiques des juristes sur les lois mémorielles en général in « Les séquelles de la Deuxième Guerre mondiale dans les balances de la Justice », note n° 56, site http://fondation.unilim.fr/chaire-gcac/, également site http://lagbd.org

 


Même avec 2 ou 3 euros déposés par une majorité des 1414 Abonnés-es à MAC, cela permettra de sauver MAC… Merci de compléter la cagnotte mise en place (Déjà 550 euros récoltés sur les 900)

Participez

La sécurité des paiements est assurée par le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne, en https via le système 3D Secure.
La poursuite de travail d’information de MAC est à ce prix!

Sécession  des plus riches : ces séparatismes que Macron passe sous silence

Le Paris des riches @Thomas Coex / AFP

Le Paris des riches @Thomas Coex / AFP

Le président de la République doit présenter sa stratégie de lutte contre « les séparatismes » ce vendredi. Le « s » n’inclut pas les plus fortunés, qui font pourtant de plus en plus sécession, encouragés par la politique du gouvernement. Séparatisme fiscal, spacial, avec les mécanismes de solidarité… Passage en revue de ces séparatismes passés sous silence.

Déprogrammé à la dernière minute la semaine dernière, c’est finalement ce vendredi 2 octobre aux Mureaux (Yvelines) que le président enfourchera son nouveau cheval de bataille : la lutte contre « les séparatismes ». Le thème n’est pas tout neuf, déjà à l’hiver dernier, bousculé par une mobilisation historique contre sa réforme des retraites, Emmanuel Macron avait voulu en faire une priorité.

Continuer la lecture de Sécession  des plus riches : ces séparatismes que Macron passe sous silence

Féminité sans abri : des kits qui redonnent une dignité aux femmes démunies

Marion Léon, responsable de Féminité sans abri dans le Tarn-et-Garonne, présente les kits de l’initiative.
Marion Léon, responsable de Féminité sans abri dans le Tarn-et-Garonne, présente les kits de l’initiative. Photo DDM, E.D.

Redonner dignité et humanité aux femmes les plus démunies, c’est l’objectif de l’association Féminité sans abri. Depuis début 2018, Marion Léon, professeure de physique chimie dans le secondaire, à Montauban, gère avec enthousiasme l’antenne tarn-et-garonnaise. « Je me suis lancée car il n’y avait pas d’associations qui collectent spécifiquement des produits d’hygiène dans le secteur », raconte la trentenaire. Pour aider les femmes précaires à retrouver une estime d’elles-mêmes, l’association collecte et distribue des échantillons et produits grand format. À Montauban, les instituts de beauté Mains’Gnifik, L’Institut et Ismélie Beauté récupèrent les dons. Avec, Marion Léon compose des trousses d’hygiène. Des kits destinés en majorité aux femmes mais qui sont aussi adaptés aux hommes, enfants et bébés.

« Une vraie parenthèse dans la rue »

Continuer la lecture de Féminité sans abri : des kits qui redonnent une dignité aux femmes démunies

Castelsarrasin : « Au niveau local, on n’a pas besoin d’une gravière de plus » (ADNE 82) in DDM

Après l’enquête publique qui vient de s’achever, le conseil municipal a donné son feu vert à l’unanimité pour lancer le projet d’une nouvelle gravière dans la Garonne, à Castelsarrasin.
Après l’enquête publique qui vient de s’achever, le conseil municipal a donné son feu vert à l’unanimité pour lancer le projet d’une nouvelle gravière dans la Garonne, à Castelsarrasin. Photo DDM, illustration 

Voté à l’unanimité lors du conseil municipal de Castelsarrasin ce lundi, le projet de gravière en bord de Garonne du côté du quartier de Bénis n’est pas passé inaperçu de l’Association de défense de la nature et de l’environnement de Tarn-et-Garonne (ADNE 82). »Cette gravière sera située en zone rouge inondation ce qui peut poser problème si crue centennale ou millénaire, ce qui n’est pas exclu vu les dérèglements climatiques », explique G. Tardin.

Lundi pour le conseil municipal de rentrée (notre édition du 30 septembre dernier), la délibération entérinant le projet d’une nouvelle gravière portée par la société générale de dragage et de concassage (SGDC) aux lieux-dits « Rivière basse », « Larengade » et « Ilots » sur la rive droite de la Garonne, est passée comme une lettre à la Poste. Les élus du conseil municipal ont, en effet, adopté à l’unanimité ce projet d’extraction d’un volume total de 940 000 m3 sur une superficie de 22,5 ha.

Continuer la lecture de Castelsarrasin : « Au niveau local, on n’a pas besoin d’une gravière de plus » (ADNE 82) in DDM

Disparition. Quino, le père de Mafalda est mort

Le dessinateur argentin, exilé en Italie puis en Espagne après le coup d’Etat de 1976 en Argentine, s’est éteint à l’âge de 88 ans.

Il était devenu célèbre grâce à une petite fille qui détestait la soupe et n’avait pas la langue dans sa poche. A ses parents, une femme au foyer et un agent d’assurances effarés par sa maturité, la gamine effrontée à la tignasse noire et aux yeux en forme de points, demandait des explications sur la condition féminine, la dictature, la guerre atomique ou Fidel Castro. Pur produit des années 1960, Mafalda naît alors que Quino tente de gagner de l’argent dans la publicité. L’agence qui l’a recruté est à la recherche des dessins humoristiques pour une marque d’électroménager : Mansfield. Tous les noms des personnages doivent commencer par un M et Quino se souvient d’un film dont l’héroïne porte ce prénom. La campagne n’est pas retenue et les dessins finissent dans un tiroir. Grâce à la ténacité de la femme de Quino, Alicia Colombo, les aventures de Mafalda sont publiées pour la première fois dans l’hebdomadaire Primera Plana de Buenos Aires, le 29 septembre 1964. Le succès est immédiat, en Argentine et au-delà des frontières, mais à sa sortie dans l’Espagne franquiste, la bande dessinée est destinée aux adultes. Elle est également censurée en Bolivie, au Chili et au Brésil.

Né en 1932 à Mendoza, au pied des Andes, Joaquín Salvador Lavado Tejón est surnommé Quino à l’âge de trois ans pour le distinguer de son oncle, dessinateur, à qui il doit sa vocation. Ses parents, républicains nés en Andalousie, sont très politisés et sa grand-mère est une fervente militante communiste. «  Comme j’étais passionné de cinéma américain et que j’écoutais Sinatra, quand il y avait un massacre, ma grand-mère me montrait la photo et me disait : ‘Regarde ce qu’ils ont fait, tes copains » racontait-il . A l’âge de treize ans, il s’inscrit aux Beaux-Arts mais abandonne assez vite, fatigué de «  dessiner des amphores et des plâtres », et décide de se consacrer au dessin d’humour. A dix-huit ans, il part à Buenos Aires pour chercher un éditeur et ce n’est qu’au bout de trois ans que l’hebdomadaire Esto es, accepte de le publier. En 1963 paraît son premier livre, « Mundo Quino ». Longtemps, ses dessins ont été muets. Avec de simples points pour figurer les yeux, il exprimait la peur, la tristesse ou la colère : « je dessine mal parce que je m’exprime mal » répétait-il.

En 1973, au faîte de son succès, il décide d’arrêter Mafalda, pour ne pas se répéter, par respect pour ses lecteurs. «  Parfois je sens que les gens me font des reproches comme à un criminel de guerre qui, il y a vingt-six ans, aurait tué neuf personnes : les neuf personnages de l’histoire » confiait-il. Les albums continuent de se vendre par milliers dans le monde entier et les aventures de Mafalda sont adaptées en dessin animé en 1993.

En 1976, à la suite du coup d’Etat en Argentine, Quino s’exile en Italie puis en Espagne. S’il avait cessé de dessiner en 2006, handicapé par des problèmes de vue, il avait gardé son humour subversif et son sens de l’absurde. Après l’attentat contre Charlie Hebdo, il était en apparu en fauteuil roulant en tenant une pancarte « Je suis Charlie » : « Mafalda aurait ressenti une peine terrible » avait dit ce proche de Wolinski. Daniel Divinsky, l’éditeur argentin de Quino, a annoncé sa mort sur son compte twitter : «Quino est mort. Toutes les bonnes personnes du pays et du monde entier le pleureront».

Le constat alarmant du Secours populaire : 1 Français sur 3 a subi une perte de revenus à cause du Covid

Le baromètre de la pauvreté, réalisé par Ipsos pour le Secours populaire, est présenté par l’association, ce mercredi. Le constat est alarmant. Avec le coronavirus et la crise économique qui en découle, beaucoup de Français ont basculé dans la précarité. Lueur d’espoir parmi ces indicateurs bien sombres : de plus en plus de bénévoles s’engagent dans le combat contre le creusement des inégalités.

Elle a ruminé pendant longtemps. Et elle s’est dit que, non, c’était pas normal de vivre comme ça. Claire (*le prénom a été changé) habite à Auxerre et élève seule sa fille de 20 ans depuis de longues années. Les galères, les fins de mois difficiles, elle ne connaît que trop bien. Surtout depuis 2016. Après deux licenciements économiques, elle enchaîne les missions d’intérim et le chômage, pour se retrouver aujourd’hui au RSA. Mais, depuis le confinement, plus rien. Même pas une mission de quinze jours.

Continuer la lecture de Le constat alarmant du Secours populaire : 1 Français sur 3 a subi une perte de revenus à cause du Covid

La venue de R. Ménard à Montauban est une insulte à notre ville et à ses habitants. Montauban Citoyenne

Communiqué de Montauban citoyenne

La venue de R. Ménard à Montauban est une insulte à notre ville et à ses habitants.

Barèges invite un maire d’extrême droite dont les paroles et les actes sont incompatibles avec les principes de notre démocratie. Mais sommes-nous réellement surpris par cette invitation? Pendant ces vingt dernières années nous avons assisté à Montauban à ce glissement progressif de la gestion de la ville vers la droite extrême. Autoritarisme, refus du débat démocratique, main mise sur la culture, casse du tissu associatif, rejet des syndicats. Une politique et des réalisations loin des véritables besoins du plus grand nombre. L’absence de solidarité, le rejet des plus démunis et des étrangers… Comme R. Ménard, B. Barèges se fait régulièrement remarquer par des propos outranciers.

Avec cette invitation, B. Barèges affiche clairement et sans complexe sa position idéologique. Les barrières et les masques tombent. Le débat qu’elle organise sur les questions municipales n’est qu’une façade. En arrière plan se prépare l’alliance des droites dans la perspective des prochaines échéances électorales, régionales dans un premier temps.

Contre la venue de R. Ménard à Montauban et pour marquer notre rejet de l’extrême droite, nous invitons à participer au rassemblement à l’initiative de nombreuses organisations, jeudi 1er octobre à partir de 12h devant la mairie.

 


Même avec 2 ou 3 euros déposés par une majorité des 1411 Abonnés-es à MAC, cela permettra de sauver MAC… Merci de compléter la cagnotte mise en place (Déjà 550 euros récoltés sur les 900)

Participez

La sécurité des paiements est assurée par le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne, en https via le système 3D Secure.
La poursuite de travail d’information de MAC est à ce prix!

Montauban – Béziers. Les loups sortent-ils du bois ?

Montauban – Béziers, le 24 septembre 2020

Le maire d’extrême-droite de Béziers, Robert Ménard, sera à Montauban, le 1er octobre prochain sur invitation de Brigitte Barèges pour participer à un débat intitulé « les Maires en 1ère ligne ». Nous ne sommes pas dupes des raisons de cette invitation alors que l’on sait depuis longtemps les collusions de Brigitte Barèges avec l’extrême droite d’une part pour des raisons politiciennes et électoralistes mais d’autre part et surtout parce qu’elle est pleinement en accord avec l’idéologie ultra libérale, les idées racistes et homophobes. De la même manière, comment de pas voir dans le déplacement de Robert Ménard, promoteur de « l’union des droites », une nouvelle étape dans ses ambitions démesurées régionales et nationales ?

Quelle hypocrisie de voir deux édiles, de la droite-extrême et de l’extrême-droite, animer un débat sur les difficultés des Maires, quand ils sont eux-mêmes les dispensaires locaux des politiques ultra-libérales qui les engendrent !

Robert Ménard pratique depuis 6 ans une politique semblable en tous points à celle portée par Brigitte Barèges, s’articulant sur une gestion austéritaire des finances publiques au détriment du nécessaire développement des services publics municipaux, un mépris de classe permanent et une lutte idéologique des plus réactionnaires pour toujours plus diviser la population.

La droite de Mme Barèges rompt ainsi les dernières digues républicaines, déjà bien minces à Montauban, pendant que Robert Ménard continue sa croisade incitant l’extrême-droite à créer le rassemblement des ambitieux, réactionnaires et partisans de la casse sociales tout azimut.

Les communistes des fédérations de l’Hérault et du Tarn et Garonne, ainsi que leurs élus, unissent leurs forces et parlent d’une seule voix pour dénoncer le danger que représentent ces droites qui, au-delà de distiller un discours de rejet et de haine, s’unissent pour mieux servir les intérêts d’une finance toujours plus avide de profit au détriment du bien commun.

Catherine PHILIPPE

Secrétaire départementale

Nicolas COSSANGE

Secrétaire départemental

Rodolphe PORTOLES

Conseiller municipal à

du PCF 82 du PCF 34 Montauban
  Conseiller municipal à Béziers


Même avec 2 ou 3 euros déposés par une majorité des 1411 Abonnés-es à MAC, cela permettra de sauver MAC… Merci de compléter la cagnotte mise en place (Déjà 550 euros récoltés sur les 900)

Participez

La sécurité des paiements est assurée par le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne, en https via le système 3D Secure.
La poursuite de travail d’information de MAC est à ce prix!