« l’opération carburant » de Fabien Roussel pour faire baisser la TVA et les marges de TotalEnergies

Le candidat communiste à l’élection présidentielle a mené une « opération carburant » dans une station essence d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), afin de mobiliser en faveur d’une baisse de la TVA et des marges de Total.

Fabien Roussel est en campagne. Pas tant pour la présidentielle, mais pour « faire en sorte que la revendication d’une baisse de la TVA sur le carburant devienne majoritaire dans le pays. « » Il faut qu’on s’y mette tous ensemble », a-t-il annoncé, accompagné de plusieurs dizaines de militants communistes altoséquanais et parisiens, en arrivant tôt ce mardi 22 septembre au matin à la station-service TotalEnergies Pont Aval d’Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine.

Drapeaux rouges sur l’épaule et tracts « carburant, stop au racket » à la main, les militants sont venus rappeler aux automobilistes que le grand groupe pétrolier affiche un « bénéfice net de 5,4 milliards de dollars pour le deuxième trimestre 2026 », soit « deux fois plus qu’il y a un an ».

Message reçu. « Il faut faire diminuer les prix », acquiesce un automobiliste. Un autre, qui utilise peu sa voiture, a vu le prix du plein augmenter pour ses trajets de vacances. Un troisième, à moto, dit que le carburant lui coûte « 250 euros par mois, parfois plus ». La hausse des prix pèse sur son budget. Mais surtout, il tient à rappeler : « C’est cher. Et les gens ne gagnent pas bien leur vie ! ».

Si le PCF mène cette « opération carburant » coup de poing, à laquelle l’enseigne tente de mettre fin en fermant un temps l’accès à la station-essence, TotalEnergies transforme la crise en opération publicitaire à l’échelle nationale. Contrairement aux autres enseignes, elle affiche un prix de 1,99 euros. « Le raffinage est assuré par Total, chez qui se fournissent les autres distributeurs. C’est cela qui permet à TotalEnergies d’afficher un prix de 1,99 euros », décrypte le dirigeant communiste.

Pour qui, même en offrant de tels tarifs, « TotalEnergies profite de la guerre et de la spéculation sur le prix de l’essence. C’est une trahison que d’avoir de telles marges et de faire de l’argent sur le dos de nos compatriotes ». Pis, l’entreprise exerce un chantage contre le gouvernement, annonçant mettre fin à sa politique de rabais si on veut rogner ses bénéfices.

« Nationalisation sanction »

Pierre Lacaze, conseiller régional communiste de Haute-Garonne témoigne : chez lui, il y a la queue pour obtenir de l’essence à ce prix. « Même si certaines entreprises ont pris des mesures en favorisant le télétravail, il faut toujours aller chercher les enfants et faire ses courses », relate le dirigeant communiste. Même chose à Montreuil, abonde un autre militant.

« C’est une opération de communication » de la part du groupe dénonce Fabien Roussel qui appelle le groupe à diminuer ses marges, faute de quoi, se pose la question d’une « nationalisation sanction ».

À un journaliste qui lui fait remarquer que la baisse de la fiscalité du carburant est défendue, outre par le PCF, uniquement par Reconquête et le Rassemblement national, Fabien Roussel croit que « plus de partis encore devraient défendre une telle mesure. Nous ne sommes pas assez nombreux. Je suis avant tout à la recherche de solutions ».

Surtout, accuse le candidat communiste, les deux partis d’extrême droite sont « libéraux » et ne pipent mot « sur les marges de TotalEnergies ou la rémunération du PDG Patrick Pouyanné ». Baisse de la TVA, l’impôt le plus injuste, nationalisation sanction et, baisse des marges de TotalEnergies… Fabien Roussel attaque de front ce que coûte le capital.


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