Dérapage n°3: Un local, des locaux au frais du contribuable…

 A l’heure ou tout un chacun parle de redynamiser les centres-villes, il est intéressant de regarder les impétrants « têtes de liste » aux municipales payer de leur personne en occupant un local si possible le plus près de la maison commune convoitée.

Dans les 3 plus grosses villes de Tarn et Garonne, nous avons vu fleurir ces étranges boutiques éphémères qui la plupart du temps mettent en avant un seul produit, « Le Candidat »

.

Bien peu de produits en boutique en effet et ces permanences semblent dévolues à l’entreprise d’une seule personne que l’on voit en vitrine sous des format plus ou moins grand et photographiée avec plus ou moins de bonheur.

Entre Montauban, Castelsarrasin et Moissac, sur les 15 listes en présence seules 4 font l’impasse sur le candidat de tête.

Ces dernières mettent en avant des idées, des morceaux de programme, des slogans plutôt que de privilégier les personnes.  2 listes n’ont même pas de locaux particuliers (Montauban en Commun) et Mieux Vivre A Castelsarrasin et 2 autres listes moissagaises sont sur le versant des idées (TEMS et « Ensemble dynamisons Moissac ») avec une absence notable de photos sur la devanture.

TEMS se distingue par la modicité de son lieu préférant sans nul doute les rencontres quotidiennes dans les quartiers et gardant ce pied à terre central comme lieu convivial des militants-tes et des soutiens.

Les autres, de M. Vallès à Mme Baulu en passant par M. Lopez et peut-être M. Charles, sont de la partie pour « vendre » avec tête de gondole ».

A Moissac toutes les listes affichent en plus ou moins grand la photo du (ou de la) leader comme si cela suffisait à convaincre les électeurs.

Il en est de même à Castelsarrasin ou les 3 principaux prétendants se « poussent du menton » parfois côte à côte tel M. Benech et M. Angle, comme pour dire « c’est moi qui vais gagner que je l’affirme » (Même bâtiment et presque continuité de façade…. Cela présuppose t-il des alliances de 2ème tour déjà engagée entre une droite du centre et un centre dit de gauche?).

Il va y avoir des déconvenues, c’est certain, et ce d’autant plus que la 4ème liste entrant en lice, « liste Citoyenne, Ecologiste et Solidaire »  Pour Mieux Vivre à Castel, se refuse d’avoir un local, préférant se déployer dans les quartiers et les hameaux avec sa force militante (Une liste soucieuse des deniers publics et qui privilégie les idées et les contenus).

A Montauban, les locaux de campagne sont à l’image des listes avec la mise en avant du seul « tête de liste », confirmant ainsi cette personnalisation des débats qui fait craindre un déficit de démocratie. M. Viallon, M. Mardegan, Mme Barèges sont de ceux-là.

M. Hillion semble se détacher un peu de ce modèle avec des réunions thématiques ou ses colistiers-res sont un peu plus mis en avant. Peut être le résultat de la diversité de cette liste!

La liste de M. Blanco (LO) est celle qui conforte et donne un alibi aux autres avec une absence de local, une expression sur un site et sur les réseaux comme dans la presse… Bref une candidature de plus  pour ne pas dire de témoignage!

C’est donc un ensemble de locaux qui vont figurer dans les comptes de campagne pour celles et ceux qui vont franchir la barre des 5% pour des remboursements au frais du contribuable. Des locaux qui retourneront à leur triste sort de boutiques inemployées au soir du 1er tour ou au mieux au lendemain du second. Et en bout de course, c’est vous et moi qui allons payer la facture, même si il existe des plafonnements en la matière.

Personnellement je préfère que mes impôts participent à la diffusion d’idées que je peux accepter ou combattre plutôt qu’au confort de candidats dont certain ne figureront pas dans les livres de notre histoire locale… ou alors dans les anecdotes !

C’est signé ! les centres de santé voient certaines de leurs singularités prises en compte

communiqué de presse

Les centres de santé ont signé le 4 février l’avenant 3 à leur convention avec l’Assurance Maladie. Celui-ci transpose aux centres de santé certaines préconisations des conventions libérales (médecins, dentistes, infirmières, etc.). 

Nous nous en félicitons !

Il marque une avancée significative en faveur de l’amélioration de l’accès aux soins via l’exercice regroupé et la prise en compte de la vulnérabilité dans la file active. Toutefois, il persiste une sous valorisation de l’effort des centres de santé lorsqu’ils s’implantent dans les zones sous-denses. Cet accord, qui concerne 1 621 centres de santé, entrera en vigueur dès cette année, avec un versement des rémunérations associées en 2021.

Accès aux soins, valorisation de l’accueil des publics les plus vulnérables

  • L’avenant 3 valorise la présence de médiateur en santé dont les missions visent l’accès aux droits sociaux, l’accompagnement psychosocial et à favoriser la promotion de la santé auprès des patients.
  • L’avenant 3 supprime le plafond de 25% de la majoration liée à la prise en charge des publics bénéficiaires de la CMU-C et l’AME dans les centres médicaux et polyvalents.

Contrats démographiques, une inégalité persistante malgré des améliorations.

L’avenant 3 met en place de nouveaux contrats démographiques applicables aux centres de santé infirmiers et dentaires comportant des aides financières pour favoriser leur installation en zones sous-denses en offre de soins. Il prévoit également une revalorisation de l’aide financière accordée dans le cadre du contrat d’aide à l’installation pour les centres de santé médicaux et polyvalents. L’accord comporte également d’autres mesures de transposition des accords conventionnels conclus ces derniers mois avec les différentes professions de santé : masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes, orthophonistes, etc.

Comparaison des aides à l’installation entre un médecin libéral en MSP et le recrutement d’un ETP médecin en CDS (ETP – équivalent temps plein)
1e médecin MSP ……. 50 000 € ___________ 1e ETP médecin CDS ……. 30 000 €
2e médecin MSP ……. 50 000 € ___________ 2e ETP médecin CDS ……. 20 000 €
3e médecin MSP ……. 50 000 € ___________ 3e ETP médecin CDS ……. 20 000 €
4e médecin MSP ……. 50 000 € ___________ 4e ETP médecin CDS ……… 5 000 €/an

Assistants médicaux, des aides au recrutement

À l’instar de ce qui a été fait pour les médecins libéraux (avenant n°7 à la convention médicale), l’accord prévoit une aide au recrutement des assistants médicaux au sein des centres de santé. Si la philosophie du dispositif ne change pas, les conditions de financement et les contreparties ont été adaptées aux spécificités des centres de santé.

Des mesures en faveur du déploiement du recours à la télémédecine

L’avenant 3 comporte différentes mesures visant à aider les centres de santé à acquérir des équipements permettant le déploiement des actes de téléconsultation. L’accord conventionnel prévoit également la mise en place d’une aide financière pour les centres de santé ayant recours à des télé-expertises.

Contacts :

  • Dr Hélène COLOMBANI, Présidente – Tél. : 06 68 05 94 20
  • Dr Marie PENICAUD, Secrétaire générale – Tél. : 01 48 51 56 22
Avenant 3 - Accord national des centres de santé 2020

Avenant 3 – Accord national des centres de santé – 2020

communiqué de presse_avenant 3_CDS_2020

communiqué de presse – Avenant 3 CDS_2020

Réforme des retraites : 140 personnalités signent une tribune pour réclamer un référendum

Manifestation contre la réforme des retraites à Toulouse.
Manifestation contre la réforme des retraites à Toulouse. Photo DDM – Nathalie Saint-Affre

l’essentiel 140 personnalités ont signé une tribune, ce lundi 10 février, pour demander un référendum sur la réforme des retraites. En Une du quotidien l’Humanité, ces sociologues, humoristes, réalisateurs, politiques dénoncent un « niveau de défiance » à l’égard de cette réforme posant un « problème démocratique majeur ».

« Monsieur le Président, soumettez votre réforme au référendum ». Cet appel, destiné à Emmanuel Macron, fait la Une du quotidien l’Humanité ce lundi 10 février. Plus de 140 personnalités ont apposé leur signature sur cette tribune. Syndicalistes, avocats, humoristes, comédiens, sociologues, réalisateurs, responsables associatifs ou encore politiques : tous réclament la mise en place d’un référendum sur la réforme des retraites.

Après plus de deux mois de mobilisations sociales, les signataires estiment que le « niveau de défiance » à l’égard de la réforme « pose un problème démocratique majeur ». Ils indiquent « qu’une majorité de Français (en) demandent toujours le retrait ». « À ce stade, seule une consultation populaire permettrait de le résoudre », peut-on lire.

Beaucoup en font la demande. L’historien et démographe Emmanuel Todd, l’humoriste Christophe Alévèque, la députée FI Clémentine Autain, l’avocate au barreau de Paris Audrey Avramo-Lechat, l’actrice et réalisatrice Jeanne Balibar ou encore le réalisateur Bertrand Tavernier.

« Tout est organisé pour contourner le débat »

Les signataires reprennent le Conseil d’Etat, évoquant une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social ». L’institution française, aurait, selon eux rendu un « avis très sévère, relevant la ‘fausse promesse d’un régime universel’, des projections financières ‘lacunaires’,  mais aussi des dispositions ‘contraires à la Constitution ».

Ils déplorent, comme l’indique Le Monde, que « tout (à l’Assemblée nationale où la réforme est actuellement examinée en commission) est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances ».

Depuis plus d’une semaine, la commission spéciale sur les retraites à l’Assemblée nationale est le théâtre d’un bras de fer entre députés « insoumis » et majorité au risque de ne pas balayer l’ensemble de la réforme.

S.D

Épreuves du BAC E3C, le choix de la répression

Depuis trois semaines les épreuves communes de contrôle continu ont débuté dans les établissements non sans contestations. Ces mobilisations ont fait l’objet d’une féroce répression, aussi bien policière qu’administrative.  

Les E3C qu’est-ce que c’est ?

E3C ou Épreuves communes de contrôle continu, sont les nouvelles épreuves anticipées du baccalauréat pour les élèves de première depuis la réforme du baccalauréat. Ces épreuves se tiennent en contrôle continu, dans les mêmes conditions que n’importe quel autre contrôle, directement dans les salles de classe et avec des sujets différents en fonction des établissements. Les notes obtenues aux E3C représenteront 30 % de la note finale du baccalauréat.

Les épreuves ont débuté il y a un peu plus de trois semaines souvent dans des conditions chaotiques. Tout au long de ces dernières semaines, les témoignages sur les réseaux sociaux ont révélé d’importants problèmes sur la tenue des examens : salle trop petite, manque de surveillants, cours non banalisés, fuite de certains sujets, manque d’anonymat des copies. Certains élèves ont même eu des sujets ne correspondant pas à un chapitre travaillé. Les importantes différences entre les établissements sont dénoncées comme une rupture d’égalité entre les élèves alors même que le bac est un diplôme national.

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Lettre ouverte à Mme Macron (Enseignants-tes du Tarn et Garonne)

Voici une lettre que nous écrivons à Mme Macron. Tous les enseignants du collège vont la signer, l’envoyer, et répéter l’envoi chaque semaine. Si cela vous plait, partagez-la, signez-la, envoyez-la (c’est gratuit quand on écrit au palais de l’Elysée), diffusez-la, demandez à ce qu’on la partage.
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Madame Macron,
Veuillez-nous excuser de vous solliciter directement mais nous peinons à nous faire entendre. Vous connaissez les habitudes de l’Éducation Nationale : entre collègues, on se tutoie.
Permettez donc que nous nous tutoyions ? Car c’est bien à l’ex-professeur de Français que nous écrivons, tout autant qu’à l’épouse du Président de la République. 
Aujourd’hui, notre démocratie est telle qu’il est nécessaire d’user d’un médiateur influent quand les gens au pouvoir restent sourds aux attentes des citoyens. Nous comptons donc sur ton empathie et ton expérience professionnelle pour faire passer notre message à M. le Président et à son Ministre de l’Education Nationale.
Brigitte, te souviens-tu de ton salaire à l’entrée dans le métier ? Combien les premiers temps étaient compliqués : le salaire qui peine à arriver, le logement difficile à trouver, la famille et les amis que l’on doit quitter pour une région que souvent l’on n’a pas choisie. Et te souviens-tu des phrases entendues, et sous-entendues, par les commerçants, par les voisins, parfois même par ta propre famille, au sujet de ton métier ? « Ah ! ce n’est pas si fatigant ! », « et puis les vacances… », « et puis 18 heures de travail seulement ! ». Te souviens-tu du décalage entre ces discours et la masse de travail, les cours à préparer, les copies qui s’accumulent sur le bureau ? Nous sommes sûrs que, comme nous, tu t’en fichais pas mal, parce que ce métier, on le faisait pour autre chose et que,  finalement, on était heureux. Même avec ce petit salaire. On savait qu’avec le temps, il finirait par augmenter, un peu.
Brigitte, te souviens-tu de la rapidité avec laquelle tu as basculé dans le métier après avoir passé le concours ? A peine quelques mois, sans être formée, juste à rêver de ce que tu pourrais être. On a tous rêvé d’être un professeur parfait, charismatique, d’aider les élèves à progresser ou même à s’en sortir. Et ton premier cours ? T‘en souviens-tu ? Forcément, car chacun·e de nous s’en rappelle, qu’il ait semblé durer 2 minutes ou 3 heures. La nuit blanche la veille, la gorge nouée le matin, l’impression de ne pas être prêt·e, la confirmation que l’on ne l’est pas !
Brigitte, te souviens-tu du nombre d’élèves dans tes classes ? Aujourd’hui la différenciation est au cœur du métier. Avec 15 élèves, c’est sympa. Avec 30, beaucoup moins. Elèves comme enseignants, nous en subissons tous les effets.
Brigitte, te souviens-tu que tu faisais bien plus que faire cours ? Te-souviens-tu des rencontres avec les professionnels, les élèves, les parents, les collègues, l’infirmière, la conseillère d’orientation, l’assistante sociale. Parce qu’en fait, on est aussi un peu infirmier, psy, éducateur, assistant social. Qu’on le fait du mieux qu’on peut, avec tout notre cœur, sans y être préparé ni formé mais parce qu’il faut bien pallier le manque de professionnels dans les établissements.
Brigitte, as-tu déjà éprouvé de l’indignation en travaillant avec des AVS ou des surveillants sous-payés ? On sait leur investissement, leur utilité, leur nécessité dans les classes, leur patience aussi.
Brigitte, as-tu déjà été TZR ? Tu sais, ces remplaçants titulaires auxquels on demande d’intervenir dans des zones de plus en plus vastes et qui peinent à obtenir des postes fixes. Te souviens-tu de ces contractuels et contractuelles de plus en plus nombreux, que l’on place devant des élèves sans aucune réelle formation professionnelle et dont on attend autant de compétences qu’un titulaire pour un salaire moindre ?
Brigitte, te souviens-tu de ces soirées grises où le découragement prenait le dessus ? Te souviens-tu de ce continuel sentiment de frustration quand tu n’arrivais pas à t’occuper correctement de tous tes élèves faute de moyens ? Te souviens-tu de cette peur panique de ne pas boucler des programmes bien trop lourds ? Te souviens-tu des remarques acerbes lues ou entendues sur ta profession ? Car s’il y a un métier pour lequel tout un chacun pense être en mesure de juger et de conseiller, c’est bien celui d’enseignant !
Aujourd’hui, la donne a changé : non seulement nous sommes mal rémunérés (je te passe les comparaisons avec les pays de l’OCDE, laissons les chiffres de côté), mais encore on nous vole notre retraite calculée sur les derniers et donc les meilleurs salaires. Pas la peine de nous faire miroiter des primes et des heures supplémentaires, le compte n’y sera pas ! Avant, nous pouvions compter sur des retraites correctes ; aujourd’hui, nous sommes des professeurs sous-payés, demain nous serons des retraités floués.
 Alors, Brigitte, nous comptons sur toi pour en toucher deux mots à ton mari, le Président de la République. S’il te plaît, n’oublie pas ceux dont tu as partagé le métier : nous avons besoin de ta voix pour nous faire entendre, si nous voulons qu’il reste le plus beau du monde.
 Nous vous prions d’agréer, Madame Macron, l’expression de notre respectueuse considération

Le député Alain Bruneel (PCF) parodie Star Wars pour dénoncer la réforme des retraites 

Les "résistants" se heurtent au côté obscur avec un méchant Dark Vador incarné par Christophe Castaner.
Les « résistants » se heurtent au côté obscur avec un méchant Dark Vador incarné par Christophe Castaner. Capture vidéo Facebook

l’essentiel Certains élus ne manquent pas d’humour dans le combat politique. C’est le cas d’Alain Bruneel, député communiste du nord de la France qui a réalisé un clip parodique du film Star Wars pour lutter à sa manière contre le projet de loi de réforme des retraites du gouvernement.

Paris – « Episode 10, la guerre des classes »: le député communiste Alain Bruneel et son équipe ont convié « Star Wars » pour dénoncer le projet de réforme des retraites dans un clip parodique.

Dans cette vidéo diffusée sur le compte Facebook de l’élu du Nord, une résistance aux accents ch’ti tente de dérober les plans du gouvernement, au son de la musique des films de George Lucas.

Défile le célèbre bandeau déroulant du générique avec ce message en jaune sur fond d’étoiles: « La République française est en pleine ébullition. Depuis bientôt trois ans, le président des riches défend fidèlement les intérêts du grand capital (…), il s’en prend désormais à nos retraites ».

Le clip met en scène un groupe de « résistants » dans la commune de Sin-le-Noble (Nord), qui tente de voler le projet de réforme des retraites mais se heurte au côté obscur avec un méchant Dark Vador incarné par Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur.

Attaqués par ce dernier qui déclame « Macron est mon maître! », ces résistants parviennent au péril de leur vie à remettre le projet de réforme à la princesse Leia, chargée de trouver un Jedi pour les sauver.

Dans un communiqué, le député a expliqué jeudi vouloir ainsi mettre « la résistance du mouvement social sous les projecteurs », alors que les opposants à la réforme étaient à nouveau dans la rue et que les discussions sur le texte se poursuivaient péniblement en commission à l’Assemblée, avant les débats dans l’hémicycle à partir du 17 février.

Chanson, chorégraphie, lip dub, déguisements, slogans,… Depuis plusieurs semaines, pour se démarquer, certains manifestants ont fait preuve de plus d’imagination que d’autres et cela nous a offert de nombreuses images drôles et insolites dans les cortèges en France.

À Montauban, les manifestants en maillot de bain devant le bureau du candidat LREM in DDM

Les manifestants en maillot de bain devant le bureau de campagne du candidat macroniste
Les manifestants en maillot de bain devant le bureau de campagne du candidat macroniste Louis Rayssac – Louis Rayssac

À Montauban, près de 600 personnes ont défilé contre la réforme des retraites ce jeudi. La manifestation a été émaillée des actions dont la visite des sièges de campagne de certains candidats aux municipales.

Les manifestants contre la réforme des retraites étaient bien réchauffés ce jeudi matin à Montauban. Près de 600 personnes (320 selon la police, 1000 selon les syndicats) ont battu le pavé de la ville. Un défilé sous le signe des élections municipales avec une visite surprise à certains candidats.

Cela a commencé par la maire de Brigitte Barèges, dont on vient d’apprendre qu’elle sera convoquée devant le tribunal correctionnel pour une affaire présumée de détournement de fonds publics. Les manifestants ont scandé un long moment « Barège au cachot » avant d’aller faire un tour devant le siège de campagne de Thierry Viallon, candidat du Rassemblement National. Les esprits se sont légèrement échauffés aux cris de « fascistes » notamment avec un membre du personnel du bureau.

C’est ensuite au tour du candidat Pierre Mardegan de La République En Marche de faire les frais de la réforme des retraites d’Emmanuel Macron. Si des personnes ont envahi son bureau de campagne en chantant, une quinzaine de professeurs se sont mis en maillot de bain devant sa permanence. Derrière une banderole « Macron nous plume » ils ont chanté « Tu nous plumeras » sur l’air de la chanson « Alouette ». C’est sous les applaudissements qu’ils ont ensuite rejoint le cortège qui s’est terminé sur l’esplanade des Fontaines vers midi.

La Dépêche 82 @LaDepeche82

Invasion en maillot de bain du bureau de @PierreMardegan à

CCAS de Moissac : sanctionnés pour une grève, les salariés attaquent le maire en justice in DDM

En octobre dernier devant le CCAS de Moissac, les employés municipaux du siège se sont mis en grève pour dénoncer un « mal-être » ambiant, des relations tendues avec la direction et « l’absence de réaction » des élus de la ville
En octobre dernier devant le CCAS de Moissac, les employés municipaux du siège se sont mis en grève pour dénoncer un « mal-être » ambiant, des relations tendues avec la direction et « l’absence de réaction » des élus de la ville Photo DDM – Gilles C.

Sanctionnées pour avoir fait des déclarations dans la presse lors d’une grève en octobre dernier, sept employées municipales du CCAS de la ville de Moissac, ont décidé d’attaquer le maire en justice. Visant des atteintes graves aux libertés fondamentales, le secrétaire du CHSCT de la ville a obtenu aussi un référé devant le tribunal administratif de Toulouse, ce jeudi matin.

Le conflit opposant depuis des mois huit salariés du CCAS (centre communal d’action sociale) de Moissac à leur hiérarchie (nos éditions des 14 octobre et 19 janvier derniers), vient de prendre une nouvelle tournure judiciaire. Rappelons que le 14 octobre dernier, huit des onze salariés du siège du CCAS ont débrayé dénonçant dans La Dépêche du Midi un «mal-être» ambiant, des relations tendues avec la direction et «l’absence de réaction» des élus de la ville. Une situation qui génère depuis des mois de nombreux arrêts maladies et un dysfonctionnement du service. Devant l’amplitude du problème, le maire Jean-Michel Henryot et Maryse Baulu, son adjointe au social, ont réclamé un audit à un cabinet d’études pour tenter de résoudre cette crise sociale interne. Continuer la lecture de CCAS de Moissac : sanctionnés pour une grève, les salariés attaquent le maire en justice in DDM

Bac : Un pas de plus dans l’inacceptable in Caf. Peda.

N’oubliez pas de mettre une couverture et un slip propre dans le cartable de votre enfant qui part au lycée. Il pourrait rentrer très tard et en avoir besoin. Avec les deux journées de garde à vue pour aucune poursuite infligée aux lycéens parisiens de 16 ans, on pensait avoir atteint le maximum de la répression contre les lycéens mobilisés contre la réforme du bac. La journée du 3 février nous détrompe : on en est maintenant à l’arrestation préventive avant tout blocage. La fuite des responsabilités a elle aussi progressé.

7 arrestations préventives à Gagny

Le 31 janvier 4 lycéens de Ravel à Paris ont été mis en garde à vue et 3 d’entre eux gardés 2 journées en cellule sans que cela aboutisse à la présentation à un juge. Cette intimidation semblait déjà bien forte, au regard de ce qu’on leur reprochait (avoir brule une poubelle) et de leur âge : 16 ans. Continuer la lecture de Bac : Un pas de plus dans l’inacceptable in Caf. Peda.

Municipales de Moissac : jour de marché

Alors que d’autres s’agitent dans le landernau politique local pour tenter d’exister à défaut d’avoir des idées pour Moissac, TEMS poursuit son chemin et se déploie chaque jour un peu plus pour porter un vent de démocratie.

C’est bien cette jouvence politique élaborée par un collectif citoyen enthousiaste et fort de sa diversité qui donne du sens au vivre ensemble, à la solidarité et à un projet participatif soucieux des enjeux écologiques, sociaux et politiques.

Les communistes ne s’y trompent pas, ils accompagnent du mieux qu’ils peuvent cette liste synonyme d’espoir qui relègue au musée des souvenirs certaines pratiques politiques.

Maximilien Reynès-Dupleix