Il semblerait désormais, selon le ministre de l’éducation nationale, qu’il faille aller chercher la République entre le nombril et le décolleté des jeunes filles… Le mot « République » est devenu dans la bouche du pouvoir un « mot gourdin », que l’on assène sur la tête des classes populaires au fur à mesure que l’on assèche ses principes.
Un mot pour filer droit et mettre au pas, un mot pour surveiller et punir, un mot pour maquiller les propos xénophobes, un mot pour cacher la destruction méthodique de tous les fondements de la République démocratique et sociale érigée il y a 228 ans et fortifiée par le mouvement socialiste et communiste, un mot pour protéger le pouvoir.
Quelle farce d’hurler « République ! » quand l’éducation nationale est laissée à la merci de la concurrence d’officines privées et affaiblie dans ses missions, quand le Parlement est bâillonné, quand les services publics sont privatisés, quand le pouvoir dit « républicain » pactise avec la finance, devançant toutes les aspirations du capital, contre les retraites, les droits sociaux, la sécurité sociale.
Quelle blague de prétendre défendre l’unité républicaine quand les territoires sont laissés à l’abandon au profit de métropoles portées vers les rivages du capital mondialisé, quand la sécession des plus riches est entretenue, quand un sabir « globish » est imposé partout par les pouvoirs économiques et politiques, quand des élites corrompues adossent la France et l’Europe à l’empire états-unien.
Certes, le concept de République embrasse large.
Raison de plus pour définir le sens que l’on veut lui donner. Il n’y a pas besoin d’aller chercher bien loin. L’histoire de notre pays et les principes constitutionnels arrachés contre la réaction ne demandent qu’à être défendus, travaillés et approfondis. L’émancipation individuelle et collective ne sera le fruit que d’une République garante des libertés, démocratique, sociale et laïque. Tisser à nouveau ce fil, en rehaussant le débat et non en le maintenant au niveau du nombril, voilà l’urgence.
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Comment peut-on interdire tout rassemblement de plus de 10 personnes dans une zone et en même temps autoriser l’entassement dans une salle exigüe de plus de 25 personnes toute la journée ? Comment peut on interdire tout rassemblement temporaire de plus de 1000 personnes et réunir régulièrement plus de 1000 élèves et professeurs dans des centaines de lycées ? Ces questions sont posées par des enseignants sur les réseaux sociaux.
On se rappelle l’article 1 de la loi BLanquer et le devoir « d’exemplarité » que le ministre a tenté d’imposer aux enseignants, menace de licenciement à la clé. Si les enseignants ont obtenu un atténuation de la rédaction de cet article et une grosse victoire sur les regroupements école – collège, le ministre n’a pas changé comme le montrent trois affaires récentes.
Il s’agit d’un ouvrage, qui se veut un outil pour tous ceux qui veulent s’inscrire dans une démarche de dépassement du capitalisme pour construire un monde qui n’a encore jamais existé. Avec ce Manifeste, nous cherchons à montrer que l’on peut en trouver les prémisses (ou pré-conditions) dans l’ESS. Prémisses qu’il faut développer, faire fructifier, et améliorer, mais dont il faut avant tout prendre conscience.
Le nouvel avis du HCSP modifie sensiblement la gestion de la crise sanitaire dans les écoles. Il ne change pas les recommandations données : port du masque par les adultes et par les élèves âgés de11 ans et plus, lavage des mains, distanciation « si possible », nettoyage des locaux, « gestion des flux de personnes ». Mais il change radicalement les conduites à tenir en cas de découverte de cas de contamination.
Selon le ministre 81 écoles ou établissements et 2100 classes sont fermés. L’Education nationale ne recense que 1200 nouveaux cas de Covid chez les élèves en une semaine. Il faudrait donc en moyenne 14 cas de covid dans une école pour obtenir sa fermeture si l’on suit le ministre. « La situation est la meilleure possible », affirme JM Blanquer. Ce n’est pas ce que déclarent les élus enseignants dans les CHSCT alors que les classes sont surchargées, que les consignes du protocole ne sont pas forcément applicables et que l’efficacité des masques semble douteuse.
Le 3CSP82 ( le collectif pour la création de centres de santé publics en 82) va sortir lui aussi du confinement et tiendra son Assemblée Générale dans les prochaines semaines.D’ores et déjà, l’association se réjouit que les centres de santé publics soient au cœur des évènements de ces derniers jours tout en regrettant que la DDM fasse un traitement de l’information par le « petit bout de la lorgnette », que l’on en juge: 