La loi SNCF affaiblira le chemin de fer, jugent les ONG écologistes… in Reporterre

Par Pierre Isnard-Dupuy (Reporterre)

À grande vitesse, le gouvernement a fait adopter son « nouveau pacte ferroviaire ». La loi ne garantit pas l’avenir de ce mode de transport et ne l’inscrit pas dans une politique globale des mobilités, regrettent les écologistes.

La loi pour « un nouveau pacte ferroviaire » que vient d’adopter le Parlement a-t-elle les moyens de son intitulé ambitieux ? La majorité l’a fait adopter très vite, en un mois et demi. Le texte est censé créer un « big bang » qui remettrait d’aplomb le système ferroviaire national. En manque d’investissement chronique depuis trois décennies, le réseau ferré — à l’exception des lignes à grande vitesse — souffre de graves dysfonctionnements, entraînant retards et annulations de trains à répétition et fermeture de lignes jugées secondaires [1], au détriment de la qualité du transport et du bénéfice écologique du train. Continuer la lecture de La loi SNCF affaiblira le chemin de fer, jugent les ONG écologistes… in Reporterre

9 des 13 baobabs les plus anciens et les plus grands d’Afrique sont morts durant la dernière décennie

Neuf des treize baobabs les plus anciens et les plus grands d’Afrique sont morts au cours de la dernière décennie. Les arbres, âgés de 1.100 à 2.500 ans, ont peut-être été victimes du changement climatique… « Il est choquant et dramatique d’assister de notre vivant à la mort de tant d’arbres millénaire », a déclaré le co-auteur de l’étude parue dans le journal scientifique Nature, Adrian Patrut de l’Université Babeş-Bolyai en Roumanie.

Les baobabs peuvent vivre 3.000 ans, selon le site du parc national Kruger en Afrique du Sud, un habitat naturel du baobab.

L’arbre sert de réserve d’eau et ses fruits nourrissent les animaux et les humains. Son écorce est pilée et tissée pour faire des cordes, des paniers, des étoffes et des chapeaux imperméables, et ses feuilles peuvent être bouillies et mangées comme des épinards ou utilisées pour fabriquer des médicaments traditionnels.

DDM Lourdes: Pour le PCF, la liberté de la presse est inaliénable.

Publié le 17 juin 2018 par PCF 65

Pour le PCF65, la liberté de la presse est inaliénable.

Communiqué de presse

Le Parti Communiste Français des Hautes-Pyrénées exprime tout son soutien et sa solidarité aux journalistes et salariés de la Dépêche du Midi après l’attaque de ses locaux de Lourdes par un engin incendiaire. Il condamne de la manière la plus ferme de tels actes. Après les locaux tarbais, c’est la deuxième fois, en quelques jours, que ce journal est attaqué. Avec les locaux du CADA et lors de la fête des migrants, ces attaques deviennent une détestable habitude dans le département. Le climat politique nauséabond à coup de haine de l’étranger ou de haine des médias est un réel danger pour notre conception du vivre ensemble.

Pour le PCF65, la liberté de la presse est inaliénable.

NDLR  de MAC: les communistes s’associent pleinement à ce communiqué

Schiappa, épinglée par le PCF pour avoir cité Marx

Passe d’armes entre la ministre et le Parti communiste sur Twitter.

AFP
Schiappa, épinglée par le PCF pour avoir cité Marx, réplique avec une autre figure du communisme

POLITIQUE – Marlène Schiappa persiste et signe. Pour appuyer la politique gouvernementale, la Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes n’hésite pas à citer Karl Marx et Friedrich Engels, deux des théoriciens fondateurs du communisme. De quoi rendre le Parti communiste français rouge de colère.

« Toucher 550€ de RSA/mois ne permet pas de sortir de la pauvreté s’il n’y a pas d’accompagnement efficace vers le travail. Un vrai travail, un vrai salaire: voilà le projet du gouvernement! », a ainsi tweeté, mercredi 13 mai, Marlène Schiappa, dans la lignée de la petite phrase d’Emmanuel Macron sur le « pognon dingue » que coûteraient les minimas sociaux et les pauvres qui « restent pauvres ».

Pour appuyer la vision du gouvernement, la Secrétaire d’État invoque l’auteur du « Manifeste du parti communiste » Karl Marx et sa célèbre citation: « l’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes. »

Une récupération qui agace, notamment chez les communistes. Sur Twitter, le PCF accuse Marlène Schiappa de travestir l’histoire et répond à la secrétaire d’Etat: « Quand Marx parle de l’émancipation des travailleurs, c’est justement pour se débarrasser des gens comme vous qui défendez ‘les intérêts conservateurs dont [vous êtes] l’humble valet' », dénonce le parti sur son compte.

Pas de quoi impressionner Marlène Schiappa. Après Karl Marx, la ministre n’a pas hésité à citer un autre penseur phare du communisme, Friedrich Engels. « Si l’humanité en arrivait à ne plus opérer qu’avec des vérités éternelles ayant une validité souveraine (…) cela voudrait dire qu’elle est au point où l’infinité du monde intellectuel est épuisée en acte comme en puissance » écrit-elle, avant de répondre plus frontalement aux communistes: « vous n’avez pas le monopole de Marx. »

Et le PCF a une nouvelle fois répondu, moquant la « dialectique » de la ministre tout en glissant une petite pique sur le système d’orientation post-bac « Parcoursup« , mis en place par le gouvernement et qui peine parfois à convaincre.

Salauds de pauvres : la complainte de l’homme blanc présidentiel… In Regards.fr

Pour son discours au congrès de la Mutualité, Emmanuel Macron a frappé fort : « pognon de dingue dans les minima sociaux », « ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres », etc. Le mépris familier aux accents du ruissellement de la responsabilité.

Lourdement lesté par son statut amplement mérité de « président des riches », le discours d’Emmanuel Macron au congrès de la Mutualité française, ce mercredi 13 juin, avait été savamment orchestré par la pléthorique cellule communication de l’Elysée. On allait voir ce qu’on allait voir. Avec ce délicieux discours prétentieux servi en boucle depuis un an, était donc annoncé : « Un discours stratégique sur une nouvelle manière de prévenir les grands risques sociaux comme le chômage, la maladie et la retraite. Cette vision, au fur et à mesure des réformes sectorielles, a un peu perdu de sa visibilité. » Car n’oublions pas, là où tant de tâcherons ne proposent que des mesurettes forcément coûteuses, le président descendu de l’Olympe livre une pensée complexe et élaborée.

Continuer la lecture de Salauds de pauvres : la complainte de l’homme blanc présidentiel… In Regards.fr

Des retraités de plus en plus indignés d’être à ce point maltraités

Rassemblement Place du Coq  (devant le tribunal à Montauban)

à 11 h00 ce jeudi 14 juin

Les retraités sont appelés à battre le pavé jeudi 14 juin à l'initiative de neuf organisations syndicales. Photo : Boris Horvat/AFPLes retraités sont appelés à battre le pavé jeudi 14 juin à l’initiative de neuf organisations syndicales. Photo : Boris Horvat/AFP

A l’appel de 9 organisations dont l’Union confédérale des retraités CGT, des dizaines de milliers de retraités vont défiler dans tout le pays demain contre l’amputation de leur pouvoir d’achat depuis le début de cette année via la hausse de la CSG. Cette baisse des pensions est d’autant plus injuste que ces dernières sont bloquées depuis des années tandis que la hausse de la CSG sert, entre autre, à alimenter l’UNEDIC alors que les retraités, de par leur statut de pensionnés, ne peuvent avoir droit au chômage.

Continuer la lecture de Des retraités de plus en plus indignés d’être à ce point maltraités

Devoir d’hospitalité

L’éditorial de Patrick Le Hyaric.

Fermez les ports ! Voilà le nouveau cri du gouvernement italien, joignant à ses paroles racistes des actes xénophobes. Le nôtre botte en touche avec hypocrisie. La Commission européenne bafouille. Et le Conseil européen ferme les yeux. Il pourrait être passible de la Cour de justice en vertu de l’article 265 des traités qu’il défend avec tant de zèle.

En violation des conventions internationales, du droit maritime et des principes les plus élémentaires de respect de la personne humaine, ils ont délibérément laissé l’Aquarius empli de 629 exilés, dont 123 mineurs esseulés et 7 femmes enceintes, dériver dans la souffrance, des conditions d’hygiène indignes, tenaillés par la faim et la soif, brûlés par le soleil et le sel. Le cœur et la moindre parcelle d’humanité les ont quittés au profit d’une politique de courte vue. Heureusement, le nouveau gouvernement espagnol de gauche et les mairies progressistes du pays ont lavé l’affront en proposant immédiatement leur secours.

Si prompte à imposer par la force austérité et sacrifices aux peuples du continent, la Commission européenne s’est montrée bien pusillanime devant le torse bombé des nostalgiques du fascisme, au risque de laisser M. Salvini, le ministre de l’Intérieur d’extrême droite italien, gagner son bras de fer à quelques jours de la prochaine réunion du Conseil européen, qui aura à discuter des migrations.

Le silence pesant et glaçant du gouvernement français, qui n’a pas daigné proposer son aide au navire humanitaire, tend à prouver qu’il refusera, au risque du déshonneur, de se hisser à hauteur de sa mission historique, comme, du reste, le laissaient prévoir les régressions inédites portées par le texte de loi sur l’asile et l’immigration.

Les dirigeants politiques du prétendu «  Nouveau Monde » s’avèrent aussi froids, déconnectés, calculateurs et égoïstes que leurs prédécesseurs ; incapables de prendre la mesure des ébranlements sociaux, humanitaires, sécuritaires, écologiques, démocratiques qu’ils contribuent à dessiner en toute irresponsabilité avec les désastres guerriers et les bouleversements climatiques, les misères et les famines au bout de leurs traités de libre-échange. Oui, l’Europe est requise par un impérieux devoir d’hospitalité et un nouveau codéveloppement humain durable et mondial. Les peuples doivent faire irruption sur la scène pour l’exiger. Ils peuvent pour cela s’appuyer sur des votes récents du Parlement européen afin d’imposer les mesures nécessaires pour faire respecter le droit maritime et humanitaire en sécurisant les parcours en mer et en assurant l’accueil digne de ces vies en détresse.

Les accords de Dublin doivent laisser la place à un système de solidarité entre les pays et de garantie des droits des migrants et exilés. Le projet de répartition des demandeurs d’asile entre États selon des critères humains doit être mis en pratique. L’effort de solidarité internationale avec les pays d’émigration et les aides au développement doivent être considérablement augmentés, et le pacte mondial pour les migrations, engagé sous l’égide des Nations unies, conforté. La main-d’œuvre immigrée ne peut être laissée à la merci des logiques patronales de concurrence. C’est le choix de l’égalité et de la sécurité sociale du travail et des formations qu’il faut porter solidairement. Une politique de visas doit être enfin développée pour mettre fin à l’insécurité dans laquelle est maintenue la misère humaine. Jetons des ponts. L’hospitalité est un devoir !

Patrick Le Hyaric

Directeur de l’Humanité

Les violences policières se généralisent, constatent les avocats de France in REPORTERRE

Lors d’une journée de réflexion organisée par le Syndicat des avocats de France, de nombreux témoignages ont montré que les violences policières touchent en France de plus en plus de secteurs de la société : militants écologistes et sociaux, migrants, jeunes des quartiers populaires… Les réponses juridiques émergent peu à peu. Mais une prise de conscience de la société face à la « fabrique des monstres » est indispensable.

Quelle est l’issue la plus probable d’une plainte déposée par une victime de violence policière ? Le non-lieu. Dur constat, pour des avocats. C’est pourtant sur celui-ci que s’est ouverte la journée de réflexion et d’échanges sur les violences policières, organisée par leur syndicat, samedi 9 juin.

« Nous sommes dans un contexte d’urgence », a introduit Laurence Roques, présidente du Syndicat des avocats de France (SAF). « Il y a les migrants et les militants poursuivis au col de l’Echelle [Hautes-Alpes], la répression des manifestations, l’intervention militaire sur la Zad, les interpellations au lycée Arago… » Continuer la lecture de Les violences policières se généralisent, constatent les avocats de France in REPORTERRE

Fonction publique en danger: Le gouvernement engage une réforme de fond

« Les emplois de direction dans les trois versants de la fonction publique seront ouverts aux contractuels » annonce le Conseil des ministres du 12 juin. Au lendemain d’un courrier de tous les syndicats de la Fonction publique qui appelait à un vrai dialogue social, le gouvernement confirme tous ses objectifs.

Recrutement de contractuels

C’est le cas pour « l’élargissement du recours au contrat, avec comme ambition d’adapter les recrutements aux besoins, d’assouplir les contraintes qui pèsent sur les employeurs publics dans leurs choix de recrutement et de favoriser les mobilités entre secteurs public et privé ». Une formule qui veut à la fois dire que les ministères vont recruter davantage de contractuels et moins de fonctionnaires et que les chefs locaux, comme les chefs d’établissement, pourront recruter.

Rémunération au mérite

Sur le plan salarial, à 5 jours de l’ouverture de la négociation, le gouvernement confirme « la refonte de la rémunération des agents publics, avec une remise à plat complète des modalités de rémunération des agents publics et la généralisation de la rémunération au mérite au niveau collectif et individuel ». La « remise à plat » pourrait bien signifier l’enterrement définitif des accords PPCR. La rémunération au mérite renvoie aux nouveaux pouvoirs des hiérarchies locales.

Fin du paritarisme

Enfin le gouvernement confirme son intention d’en finir avec les commissions paritaires :  » création d’une instance issue des instances existantes (comités techniques et comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et allègement des commissions administratives paritaires afin d’accélérer les procédures d’affectation des agents ».

Dans un entretien accordé le 25 mai, Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fsu, soulignait le caractère « violent » de la politique gouvernementale et l’absence de discussions réelles.  » Il est clair que maintenant il va falloir une réaction des agents », disait-elle…

François Jarraud

Le compte – rendu du Conseil des ministres du 12 juin 2018

Le gouvernement veut mettre fin au paritarisme

6 questions à B Groison (FSU)

La lettre des organisations syndicales