Budget 2027 : des propositions inacceptables et dangereuses… (commission économique PCF)

 

Membre du conseil national – PCF

Le Premier ministre a livré ses pistes pour construire le budget 2027. L’enfer se pare ici de bonnes intentions. Pour lui, les recettes ça n’existe pas, seules les dépenses comptent.

Emmanuel Macron a donc choisi de terminer son mandat par un feu d’artifice antisocial !

Jouant une peur de la dette, les mesures proposées préparent une année terrible pour une majorité de la population française. Les familles aux revenus modestes et moyens vont être mises à rude contribution. C’est une cure d’austérité XXL qui se prépare !

Sébastien Lecornu vise 54 milliards d’économies sur la dépense publique de l’Etat, soit -10 %. Comme Pierre Laval en 1935. C’est considérable, c’est inacceptable ! C’est grave pour le pays !

Mais silence absolu sur les 77 milliards d’euros d’intérêts servis aux marchés financiers… intérêts qui ont plus que doublé en raison de la politique monétaire de la BCE au service du capital.

Jeunes, vieux, fonctionnaires, salariés et retraités, tous.tes seront mis à rude contribution :

  • suppression de l’abattement fiscal de 10 % ou désindexation des pensions pour les retraités (6 milliards d’euros).
  • allocation de rentrée scolaire dans le viseur,
  • gel des APL,
  • rabotage des allocations familiales,
  • relèvement du plafond des franchises médicales et des participations des patients,
  • transfert de dépenses de médicaments, de transports sanitaires, voire de soins dentaires aux mutuelles et autres assurances de santé (1 milliard d’euros),
  • durée des arrêts de travail dans le cadre de certaines maladies ou affections de longue durée non exonérante… (2 milliards d’euros).

Une honte ! Et pourtant on est loin des 54 milliards d’économies visés. Cela veut dire que les administrations, les services publics et les collectivités locales vont payer un lourd tribut dans leurs dépenses de fonctionnement : rémunération des personnels (gel du point d’indice), emplois, modernisation et moyens de protection des populations. Cela n’empêche pas le gouvernement d’annoncer baisser la surtaxe fiscale sur les profits des grandes entreprises.

Une urgence : sortir de cette vision mortifère en changeant de logique.

Contre les marchés financiers et la guerre, plus de dépenses publiques pour développer le pays par des avances massives pour les services publics ; et soutenir une nouvelle production industrielle raisonnée, efficace et décarbonée. Cela créera de nouvelles richesses alimentant sainement les budgets publics et sociaux et permettant de réduire le déficit et de commencer à avaler la dette. C’est possible : Mobiliser le pôle public bancaire (CDC, BPI, Banque Postale) pour financer un Fonds d’avance à 0 % pour les services publics. Utiliser le crédit bancaire pour orienter les entreprises vers la conversion écologique et sociale de leur mode de production. Réformer la fiscalité pour mettre à contribution le capital, favoriser les investissements porteurs d’emplois, de formation, de recherche, pénaliser la spéculation, les délocalisations. Faire contribuer la rente et la fortune et soutenir les revenus du travail. Enfin, faire reculer le poids de la fiscalité indirecte (TVA) et réhabiliter les impôts directs.


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