Les organisations syndicales représentatives médicales et paramédicales : AMUF, APH, CFE- CGC, CFTC, CFDT, CGT, ISNI, SUD, UNSA, les collectifs : Inter-Blocs, Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux et les associations : Printemps de la Psychiatrie et Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et des Maternités de Proximité poursuivent la mobilisation.
La situation dans les hôpitaux et les établissements de santé et d’action sociale est catastrophique en termes de conditions de travail des salarié·e·s, toutes catégories confondues, et porte des conséquences sur la qualité de prise en charge de la population. Il est temps que le gouvernement prenne conscience de la gravité de la situation et entende la colère et les demandes des personnels. Les annonces et mesures prises par la ministre de la Solidarités et de la Santé sont très loin des attentes des personnels dont nous rappelons les revendications :
• Renforcement des moyens financiers significativement pour les établissements, ce qui passe par une revalorisation de l’ONDAM d’au moins 4% dans le cadre d’un correctif budgétaire de Loi de Finances de la Sécurité Sociale.
• Recrutement de professionnel·le·s supplémentaires immédiatement et plan de formation pluridisciplinaire.
• Revalorisation générale des salaires et reconnaissance des qualifications des professionnel·le·s
• Arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et des ouvertures de lits où cela est nécessaire.
• De réelles mesures qui garantissent l’accès, la proximité et l’égalité de prise en charge pour la population sur tout le territoire.
Nous dénonçons les nombreuses atteintes et entraves faites au droit de grève et à la liberté d’expression que subissent les personnels dans les établissements et exigeons que cessent ces pratiques intolérables.
Nous exigeons de véritables négociations et d’être reçus par le Premier ministre, pour sortir de la crise actuelle.
Toutes et Tous ensemble le mardi 17 décembre 2019, nouvelle journée nationale de grève et de manifestations !
Des initiatives d’actions sont prévus sur tout le territoire

Le 11 décembre, E Philippe en appelait à P Mendes France et M. Rocard pour justifier son projet de réforme des retraites présenté comme un modèle de justice sociale. Même son de cloche chez JM Blanquer, s’exprimant après E Philippe. « C’est une réforme républicaine » assure le ministre de l’éducation nationale.



La mobilisation historique des enseignants le 5 décembre (de 60 à 70% des enseignants en grève) a fait bouger le gouvernement. Dès le 6 décembre E Philippe consacre une partie importante de son interventions aux seuls enseignants.
« Nos organisations font le constat qu’une mobilisation d’ampleur s’annonce dans le secteur de l’Éducation. Elles appellent les personnels à se réunir en Assemblée générale, en particulier le 5 décembre, pour décider des suites à donner à la mobilisation. En effet, cette journée de grève unitaire interprofessionnelle du 5 décembre doit s’inscrire dans la durée selon des modalités diverses, grèves, manifestations… y compris par la reconduction de la grève là où les agent-es le décideront ». La Fsu, la Cgt, Sud, le Snalc annoncent le 3 décembre qu’ils envisagent la poursuite de la grève au delà du 5 décembre.