
L’ardoise s’annonce salée pour six entreprises du BTP de Castelsarrasin et deux autres situées à Balma (Haute-Garonne) et Bassens (Gironde). Elles sont mises en demeure par l’Etat de récupérer pas moins de 4378 tonnes de déchets industriels. Ces sociétés dont certaines sont des acteurs de premiers plans du bassin économique de l’arrondissement n’ont pas trouvé mieux que de se débarrasser de centaines de tonnes de déchets provenant de leur chantier respectif sur un terrain privé du quartier de Gandalou, à Castelsarrasin.
L’affaire avait fait grand bruit lorsque La Dépêche du Midi l’avait révélée en décembre dernier. Intrigué depuis des mois par les va-et-vient de dizaines de camions-bennes d’entreprises locales venant décharger en toute impunité des tonnes de déchets, un riverain nous alerte de ce curieux manège. Sur place, nous y avions découvert l’ampleur des dégâts. Plastique, fer, verre, fibrociment, éverite, béton, solvants et peintures industrielles, etc. s’amoncellent. Pour continuer leurs dépôts sauvages, les entreprises n’hésitent pas à user d’une pelle mécanique pour enfouir et aplanir ce terrain ne faisant au départ que 2000 m².

Au fil des mois, les gravats tombent en contrebas du terrain créant un remblai allant jusqu’à 10 mètres de hauteur. Une opération pas sans conséquences sur l’environnement immédiat, les déchets dégringolant dans une zone humide protégée et recensée par le conseil départemental de Tarn-et-Garonne.
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France nature environnement (FNE) a déposé plainte
Les bénévoles de France nature environnement (FNE) Midi-Pyrénées et du Tarn-et-Garonne se rendent alors sur place pour constater l’étendue du sinistre. Ils y relèvent de nombreuses infractions au code de l’urbanisme, à la police des déchets et de l’eau sur cette zone humide de Gandalou d’une superficie de plus de 94 000 m2. « Ce stockage massif de déchets sur plusieurs milliers de mètres carrés entraîne une imperméabilisation d’une partie de la zone humide, conduisant à une altération, voire une destruction des fonctionnalités écologiques de cette dernière », attestent dans leur plainte les militants de la cause environnementale. Ils pointent aussi du doigt que : « Le PLU (plan local d’urbanisme) de Castelsarrasin, exécutoire depuis février 2018, a notifié la parcelle concernée en espace boisé classé ».
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Six entreprises épinglées
Alertée, la sous-préfète de Castelsarrasin, Céline Platel qui a gagné depuis peu la préfecture de la Loire, mobilise alors les fonctionnaires de l’Onema (la police de l’eau) et de la Dréal sur ce dossier. Après des prélèvements et des mesures sur ladite parcelle, les agents de l’État concluent aux infractions avec le risque de pollution des cours d’eau s’écoulant en dessous de la parcelle souillée. Ils y relèvent un tonnage, pour le moins incroyable, de 4378 tonnes de déchets illégalement enfouis sur cette parcelle.
Par un arrêté préfectoral, les sociétés castelsarrasinoises Cousin-Pradère, Montoux, ETC (à Moissac), D2M à Bassens, Giesper à Balma sont mises en demeure d’évacuer 850 tonnes de déchets inertes chacune ainsi qu’un particulier du quartier. Ce dernier a profité de l’aubaine pour se débarrasser d’encombrants matériaux d’une toiture en éverite. Il est mis en demeure d’évacuer 100 tonnes à ses frais.
Des poursuites pénales possibles
Le propriétaire de la parcelle visée qui vit à Mauvezin (Gers), est également mis en demeure par le préfet d’ici le 1er janvier prochain d’évacuer le reliquat « de déchet et de remettre en état le site avec reprofilage du talus ». Les travaux ont débuté depuis quelques semaines.
Ces mises en demeure n’exonèrent pas les six contrevenants à de futures poursuites judiciaires, le procureur de la République de Montauban ayant été saisi d’une plainte de la FNE. Des poursuites qui pourraient conduire les gérants de ces sociétés à s’expliquer devant le tribunal correctionnel et d’y encourir d’amendes pouvant s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros…
Adoptée cet été, la loi de transformation de la fonction publique a profondément transformé le statut des fonctionnaires et, en première ligne, des enseignants. Le texte met à plat le statut de fonctionnaire et prépare la généralisation de la contractualisation alors que le président de la République souhaite 120 000 suppressions de postes de fonctionnaires. Parmi les mesures adoptées en 1ère lecture, signalons la fin du contrôle par les commissions paritaires de l’avancement et de la mobilité des agents, la généralisation de la contractualisation pour quasiment tous les emplois, l’évaluation du mérite par le supérieur hiérarchique direct avec effet salarial, la possibilité de rompre le contrat de fonctionnaire simplement, le détachement d’office dans une entreprise privée, etc. Avec cette loi, le gouvernement « modernise » la Fonction publique en faisant sauter les verrous du contrôle syndical. L’avenir du fonctionnaire semble être le management privé. 
Voilà un volume qui fait honneur à une collection déjà bien repérée par les enseignants (que l’on pense aux volumes sur les neurosciences, l’intelligence, l’innovation pédagogique par exemple). Patrick Rayou, accompagné de 10 auteurs bien connus (Agnès Van Zanten, Vincent Dupriez, Stéphane Bonnery, Séverine Kakpo, Julien Netter, Yves Alpe, Marie Sylvie Claude, Marie Noëlle Dabestani, Elise Tenret et Stéphanie Rubi) explore dix mythes qui renvoient au poids des origines sociales des élèves , répartis en deux familles. D’un coté les mythes qui soutiennent que l’école peut tout face à aux inégalités sociales, de l’autre qu’elle n’y peut rien. Au centre de la confrontation la question de la survie de ces mythes. Les travaux que P Rayou et ses auteurs présenten
» Selon le rapport, alors que le niveau de la mer a augmenté d’environ 15 cm à l’échelle mondiale au cours du XXe siècle, cette hausse est actuellement plus de deux fois plus rapide – 3,6 mm par an – et continue de s’accélérer… L’élévation du niveau de la mer augmentera la fréquence des valeurs extrêmes de ce paramètre enregistrées, par exemple, à marée haute et pendant les grandes tempêtes. Selon les éléments dont nous disposons, quel que soit le réchauffement supplémentaire, des événements qui se produisaient précédemment une fois par siècle se produiront chaque année d’ici 2050 dans de nombreuses régions, augmentant les risques auxquels sont confrontées de nombreuses villes côtières et petites îles de faible élévation ». En attendant sa traduction officielle, un groupe de scientifiques propose une traduction officieuse et résumée de l’important rapport sur l’océan et la cryosphère réalisé par le GIEC.
En premier lieu , je l’ai écrit comme une sorte de manifeste, en riposte, pour réaffirmer la légitimité de pratiques pédagogiques et de pédagogues. Et puis au cours de l’écriture j’ai élargi. J’ai voulu faire de ce livre un outil d’éducation populaire, capable de faire comprendre le fonctionnement de l’école. Et j’ai écrit le livre aussi pour les parents.
Il est toujours intéressant de laisser passer du temps après un moment intense pour pouvoir y revenir dessus et analyser ce qui s’est passé réellement.