Reconquérir les entreprises et les lieux de travail : un enjeu immédiat, économique, écologique, social, démocratique !

Relevé de décisions du Conseil national du PCF, 12 octobre 2019.

Pour porter le combat jusqu’au cœur du système capitaliste, il faut renforcer l’intervention du Parti dans les entreprises et les lieux de travail, lieux décisifs de la lutte des classes. Lieux de pouvoir du capital sur l’économie, l’État, les collectivités territoriales, la société et la vie quotidienne, les entreprises permettent au patronat d’imposer ses idées. Ce sont des lieux où se forgent un vécu d’expériences et des représentations sur lesquelles peuvent s’imposer les idées dominantes comme se construire une conscience de classe.

Avec la profondeur de la crise du capitalisme, l’échec des tentatives de réponses nourrit la défiance envers toute forme de pouvoir et d’organisation dans la société comme à l’entreprise. Parce que le consensus autour des gestions patronales est ébranlé, les dirigeant·e·s redoublent d’efforts pour diviser et intégrer les salarié·e·s.

Avec la révolution informationnelle, avec la financiarisation de l’économie, les entreprises et leurs réseaux sont devenus un véritable système nerveux de nos sociétés modernes et le travail est en pleine évolution. Après 5 réformes sur le droit au travail, le projet de loi sur la fonction publique vient affaiblir tout ce qui encadre la vie au travail de près de 23 millions de salarié·e·s et fonctionnaires. Continuer la lecture de Reconquérir les entreprises et les lieux de travail : un enjeu immédiat, économique, écologique, social, démocratique !

Pour que vive le Rojava: Stop Erdogan!

La situation du Rojava est catastrophique. Les combats ont atteint un niveau de brutalité exceptionnel comme en témoignent le nombre de victimes civils et militaires et l’exode des 160 000 déplacés dont 70 000 enfants annoncés par l’ONU. Le Rojava pacifiste, féministe, démocratique et progressiste agonise entraînant dans sa chute une nouvelle phase de violence en Syrie, au Moyen-Orient mais aussi dans le monde.

Les États-Unis de D. Trump parachèvent depuis le 13 octobre leur désengagement, livrant les populations et les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) au feu de l’armée turque et à la sauvagerie de ses supplétifs djihadistes. Des villageois sont exécutés froidement alors qu’une dirigeante kurde a subi le martyr avant de succomber. Certains djihadistes sont parvenus à s’enfuir des camps de rétention sous contrôle kurde et s’engagent déjà aux côtés d’Ankara ou rejoignent les cellules de Daesh.

Face à cette situation, les FDS et le commandement des YPG ont dû faire appel, sous les auspices de la Russie, au régime syrien qui a dépêché l’envoi de contingents à la frontière turque.

Pour les Kurdes, contraints et forcés, l’objectif de cet accord est d’empêcher la transformation du Rojava en djihadistan et « de sauver la vie de millions de Kurdes. Il s’agit d’un compromis douloureux mais entre le compromis et le génocide du peuple kurde nous choisissons la vie ».

Bachar al-Assad se frotte les mains et capitalise ainsi l’affaiblissement des Kurdes qu’il qualifiait voici peu de « traîtres ». Le tyran de son peuple entend briser l’expérience d’autonomie démocratique en rétablissant sa féroce autorité dont les Kurdes ont déjà payé un lourd tribut.

L’engrenage guerrier s’amplifie et peut dégénérer à tout instant.

Si les protestations internationales d’ampleur sont à souligner, elles demeureront inefficaces si elles en restent là. R.T. Erdogan continuera à avoir les mains libres. Il faut donc tout faire pour stopper cette offensive criminelle en tenant compte du rapport de force mouvant pour imposer un cessez-le-feu, l’arrêt des combats et le départ de la Turquie du sol syrien.

Notre mobilisation doit répondre avant tout aux demandes des Kurdes exprimées par Ilham Ahmed, co-présidente du Conseil démocratique syrien. Pour elle « seule l’ONU peut empêcher que notre précieux projet de démocratie ne soit réduit en poussière » (The Independant, 11 octobre 2019).

Les Kurdes exigent l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne sachant que, pour l’instant, seuls les États-Unis, qui ont les trahis, sont en capacité de l’imposer alors qu’ils sont sur le retrait.

La France et l’Union européenne doivent poursuivre leur aide aux Kurdes mais aussi:

  • retourner devant le Conseil de Sécurité de l’ONU pour faire reconnaître le rôle des Kurdes dans la lutte contre Daesh et entériner l’autonomie démocratique en les plaçant sous protection internationale.
  • établir un dialogue avec la Russie dans la perspective d’une paix durable dans laquelle les droits des Kurdes seront préservés.
  • frapper la Turquie par des sanctions radicales et cela commence par un véritable embargo sur les armes, y compris celles dont les commandes sont déjà enregistrées, et l’inscrire dans la durée. Tous les contrats et accords de coopération doivent être rompus.
  • geler les avoirs personnels d’Erdogan.
  • avec le HCR protéger les réfugiés qui fuient les combats en aidant les pays d’accueil (Liban, Irak) et leur garantir un accueil digne en Europe s’ils le souhaitent.

La situation appelle à une grande responsabilité. La No Fly Zone oui mais en aucun cas un engagement militaire qui ne ferait qu’ajouter la guerre à la guerre. L’urgence est de rassembler les pays qui expriment leur opposition à l’intervention turque mais aussi avec la Russie.

Le désastre actuel réside également dans les capitulations successives de la France et des pays de l’Union européenne face à l’arrogance et à la dictature de R.T. Erdogan. Externaliser et confier le sort des migrants à la Turquie a justifié toutes les bassesses et les turpitudes. Personne n’ignorait la volonté de R.T. Erdogan de « dé-kurdifier » l’est de l’Euphrate et de procéder à un nettoyage ethnique comme cela a été le cas à Afrin. Comment prétendre méconnaître le mépris de la justice, du droit, des institutions et la destruction de la démocratie quand des milliers de démocrates croupissent dans les prisons turques dont le leader kurde Selahattin Demirtas? Comment donner du crédit au président R.T. Erdogan honni par une frange croissante de sa population et sanctionné par les urnes?

Il est temps qu’un vaste débat s’ouvre dans le pays et au Parlement sur la politique internationale et de défense de la France, mais aussi sur son rôle et sa place au sein de l’OTAN. Que fait la France au sein du Commandement intégré de cette organisation?

Le Parti communiste français (PCF) ne ménagera pas ses efforts de solidarité avec le peuple kurde, avec la population de Rojava. Il est à leurs côtés, indéfectiblement, pour mettre un terme à la guerre, épargner les souffrances des populations, imposer leurs droits légitimes, l’intégrité souveraine d’une Syrie démocratisée.

Secteur international du PCF
article publié dans CommunisteS du 16 octobre 2019

POUR EN SAVOIR PLUS:

  • Agression militaire turque contre les kurdes : Fabien Roussel écrit au Président de la République ICI
  • Le PCF condamne la criminelle agression turque contre les kurdes de Syrie ICI

École/handicaps : rapport parlementaire de Sébastien Jumel

Le député communiste était, cet été, le rapporteur de la « Commission d’enquête sur l’inclusion des élèves handicapés dans l’école et l’université de la République ». Un rapport en trois parties : « Inclusion scolaire et universitaire : moins lacunaires et moins confidentiels, les chiffres ! » ; « l’accessibilité universelle à l’école et à l’université : passer de « on va le faire » à « on le fait » ; et « l’accompagnement : faire en sorte que les moyens s’adaptent aux besoins, et non l’inverse ». Un rapport riche d’une cinquantaine de propositions. Extraits de l’introduction.

Il y a un gouffre entre la pratique et la théorie qui, depuis la signature de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) à New York, il y a bientôt trente ans, exige que « les enfants handicapés aient effectivement accès à l’éducation, à la formation, aux soins de santé, à la rééducation, à la préparation à l’emploi et aux activités récréatives, et bénéficient de ces services de façon propre à assurer une intégration sociale aussi complète que possible et leur épanouissement personnel, y compris dans le domaine culturel et spirituel. » (1) Continuer la lecture de École/handicaps : rapport parlementaire de Sébastien Jumel

Philippe Meirieu : Lettre à un jeune professeur 

« On assiste à une véritable changement identitaire : un changement qui concerne la conception même du métier de professeur… Cher collègue, je crois qu’il est absolument essentiel que vous assumiez, dans ce moment particulier, une fonction de résistance ». C’est à nouveau à résister que Philippe Meirieu appelle dans cette nouvelle « Lettre à un jeune professeur » (ESF Sciences humaines). Résister contre quoi ? Contre la prolétarisation du métier soumis de plus en plus à des injonctions et des contrôles. Contre la toute puissance des neuroscientifiques qui veulent dicter la pédagogie comme si la salle de classe était un laboratoire. Mais surtout Philippe Meirieu appelle à « résister pour ». Pour la part profonde d’humanité qui est dans la transmission du savoir, pour ce pari sur l’avenir que font existentiellement les enseignants. Et pour cela, Philippe Meirieu aborde des questions de métier : discipline et disciplines, rapport aux élèves et aux savoirs, efficacité, relations avec l’institution. Alors que règne une ambiance particulièrement morose en ce moment dans les écoles et établissements, ce petit livre est surtout un acte d’espoir. Mais laissons Philippe Meirieu s’en expliquer…

Quelle est l’histoire de cette nouvelle édition, complètement refondue, de votre « Lettre à un jeune professeur » ?

La première mouture de ce texte date de 2005. J’avais, alors, dirigé l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres de l’académie de Lyon pendant cinq ans et renoncé à briguer un second mandat à la tête de cette institution en raison de mes profonds désaccords sur la plupart des dossiers, et, en particulier, sur celui de la formation des enseignants, avec le ministre de l’époque, Gilles de Robien. Pendant ces cinq années, je m’étais astreint à travailler régulièrement avec des étudiants et des stagiaires, dans le cadre de cours ou d’ateliers, en effectuant des visites de classes et en encadrant des mémoires professionnels. On parlait déjà du « malaise enseignant », des salaires insuffisants, des conditions de travail qui se dégradaient, des nominations dans des établissements difficiles sans préparation suffisante, des relations compliquées avec des parents trop indifférents ou trop intrusifs, des injonctions ministérielles absurdes, etc. La situation n’était sans doute pas aussi critique qu’aujourd’hui, mais on sentait monter la fatigue, le sentiment d’impuissance et, pour ceux qu’on appelait les « désobéisseurs », la détermination à mener un combat pour une École publique dont les valeurs fondatrices apparaissaient menacées. Continuer la lecture de Philippe Meirieu : Lettre à un jeune professeur 

Moissac: Grêve au CCAS

C’est une grande première qui va impacter le fonctionnement du CCAS de la Ville d Moissac. En effet, entre un déménagement dans de nouveaux locaux imposé et sans grande concertation, un manque de considération pour les personnels qui sont au cœur du fonctionnement du CCAS et un dialogue qui se résume à « nous avons raison » de la direction et des élus-es, le ras le bol est perceptible depuis de longues semaines et trouve son expression dans ce mouvement d’humeur.

Les salariés du CCAS seront donc 8 sur 11 à exercer leur droit de grêve ce lundi comme l’affirme les indiscrétions de la DDM ce dimanche.

les conditions de travail des agents du CCAS sont bien entendu au coeur de ce conflit naissant et nous ne pouvons que regretter que la grêve soit utilisée alors que le dialogue est préférable.

Gageons que l’opération médiatique (200 personnes annoncées) autour de la nouvelle installation (nécessaire) de la Croix Rouge avec inauguration et petits fours ce mardi 15 sera un succès à la hauteur des investissements financiers de la municipalité dans l’ancienne caserne de pompiers.

Que celui ou celle qui dit: « 2 poids, 2 mesures » se dénonce.

En attendant, ne pas hésiter à venir soutenir les salariés en gréve, ce lundi devant le CCAS de Moissac.

Entretien avec Ian Brossat, nouveau président de l’ANECR

Sur la base de valeurs communes, partagées par des milliers d’élu·e·s communistes ou non, que constituent l’attachement au rôle de la fonction d’élu·e dans notre République, l’engagement de porter l’urgence d’un nouveau développement humain et écologique, de favoriser l’intervention citoyenne et l’affirmation de l’attachement à la commune comme lieu de proximité, de vie démocratique et d’innovations, de porter l’exigence de l’égalité femmes-hommes au cœur des transformations sociétales, cette structure nouvelle entend mettre en œuvre des outils et moyens politiques, techniques, humains et financiers à la hauteur de ses ambitions et des enjeux. Il s’agit de partager réflexions et expériences pour mieux agir, de former, d’innover et de faire entendre une voix d’élu·e·s, singulière et (im)pertinente, utile aux habitant·e·s.

Trois questions à Ian Brossat Continuer la lecture de Entretien avec Ian Brossat, nouveau président de l’ANECR

Revalorisation Education nationale : Les discussions commencent mal… In Caf. Péda.

La première réunion sur la réforme des retraites et la revalorisation nécessaire des enseignants a eu lieu le 8 octobre entre le ministre, le haut commissaire aux retraites, M JP Delevoye, et les syndicats. Si le ministre se dit toujours favorable à une revalorisation c’est dans le cadre qu’Emmanuel Macron a fixé le 3 octobre. La revalorisation butte sur les exigences du « travailler plus ».

Macron trouble la négociation

 » Alors que le Ministre de l’Éducation nationale dit vouloir une « réflexion approfondie sur la rémunération des enseignants », les propos du Président de la République lors du débat de Rodez le 3 octobre dernier, inquiètent fortement la FSU puisqu’il conditionne ces discussions à une « transformation de la carrière », comprendre accepter de travailler plus et réduire les vacances… « , écrit la Fsu à l’issue de cette première réunion.  » Les propos du président de la République jeudi, à Rodez, sur l’étalement sur un temps long de la revalorisation, tout en interrogeant les vacances et le temps de travail, ont placé le premier rendez-vous entre J.P. Delevoye, J.M. Blanquer et les organisations syndicales représentatives de l’éducation nationale sous de mauvais auspices », écrit l’Unsa. « Jean-Michel Blanquer a plutôt parlé de mettre sur la table « l’ensemble des enjeux de ressources humaines » « en termes de droits et devoirs », et souhaite être « extrêmement créatif sur ces questions-là, que ce soit le sujet obligations réglementaires de service, le sujet vacances », écrit le Snalc.

On se rappelle les propos d’Emmanuel Macron le 3 octobre à Rodez. «  »Il faut repenser la carrière. Il faut arriver à ce que la carrière progresse davantage. Comme on paye mieux on change le temps de travail (des enseignants) pour accompagner les jeunes différemment.. On regarde les vacances ». Le président de la République part du principe qu’un enseignant a une retraite de 1200 € par mois (la moitié de la retraite réelle) et lie toute augmentation à une modification de ses obligation. Dans sa vision la revalorisation doit se financer elle-même. Ce sont les suppressions de postes, résultant d’une hausse continue du temps de travail des enseignants, qui doivent permettre la hausse de salaire rendue nécessaire par la réforme des retraites. Cette vision des choses , purement comptable, ignore le temps réel de travail des enseignants. Elle est faite candidement au milieu d’une vague de suicides des professeurs pour burnout…

Les revendications syndicales

Evidemment il est difficile pour la plupart des syndicats d’entrer dans cette logique.  » Il est inacceptable de détourner la question salariale en cherchant à aggraver un peu plus l’exercice quotidien des métiers des personnels. Et la FSU refusera toute logique de prise en compte d’un prétendu mérite qui ne revaloriserait que certains personnels au détriment de tous les autres », écrit la Fsu. La Fsu semble seule à refuser le mérite comme critère de revalorisation. Le syndicat veut négocier une hausse des débuts de carrière et un aménagement de la fin de carrière avec allègement du temps de service, une perspective validée par E Macron le 3 octobre. Pour la Fsu la revalorisation pourrait se faire par le doublement de l’ISAE et de l’ISOE et de l’indemnité des CPE et l’alignement de son montant pour les professeurs documentalistes et Psy EN.

Pour l’Unsa,  » le ministre a renouvelé ses engagements sur une réforme juste pour les personnels du ministère. Pour autant, il reste encore trop de flou… L’UNSA Éducation y a porté fortement ses exigences pour que l’ensemble des personnels de l’éducation nationale ne soient pas pénalisés par cette réforme. Nous avons demandé des éléments concrets de calendrier et d’engagement avant le vote de la Loi… La question de la revalorisation en lien avec la réforme des retraites dans notre ministère se pose pour l’ensemble des personnels ».

Le Snalc a demandé « que les négociations à venir sur les « compensations » portent dans un premier temps exclusivement sur « une augmentation de la part fixe du traitement sans contreparties » (dégel du point d’indice, hausse des grilles et/ou hausse des indemnités fixes, et ce pour tous les personnels) ».

Le Sgen Cfdt reste pour le moment flou dans ses objectifs. « C’est désormais au gouvernement de préciser son engagement budgétaire pour le rendre crédible, d’organiser le calendrier de discussion avec les organisations syndicales prêtes à s’engager pour obtenir des avancées pour toutes et tous ».

Alors que la revalorisation semblait acquise, après de nombreuses déclarations de bonne intention du ministre, elle apparait maintenant hors de portée. Aucun syndicat ne s’est dit prêt à entrer dans une logique gouvernementale introduite au dernier moment au milieu de la vague de suicides.

F Jarraud

Macron le 3 octobre

Fsu

Unsa

Snalc

Sgen Cfdt

 

 

Par fjarraud , le mercredi 09 octobre 2019.

Financement écologique : le double langage du gouvernement (Fabien Roussel – Jean-Paul Dufrègne)

Scandaleux. Alors qu’il multiplie les beaux discours en matière d’écologie, le gouvernement diminue les crédits dans le budget 2020 et renonce à atteindre les objectifs affichés. Seulement 800 millions d’euros seront ainsi mobilisés en 2020 pour la rénovation des logements au titre du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), contre 900 millions l’an passé et 1,6 milliard en 2017. Impossible dans de telles conditions de prétendre rénover 500 000 « passoires thermiques » par an, une urgence pourtant exprimée de toutes parts.

Non content de diminuer l’enveloppe globale, le gouvernement créé de surcroît une véritable « usine à gaz » en transformant un crédit d’impôt accessible à tous en prime versée sur demande par l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat (ANAH) à un public ciblé. Tous ceux qui, un jour, ont eu à monter un dossier auprès de l’ANAH apprécieront ce « choc de simplification ». De cette course d’obstacles, 20% des ménages, qualifiés de « plus aisés » seront en outre exclus. Une catégorie qui démarre dès 48 000 euros par an pour un couple avec deux enfants. Drôle de conception de « l’aisance financière ».

D’autres solutions existent pourtant pour financer au niveau requis la transition écologique. Mais les amendements que nous avons déposés ont tous été rejetés au motif qu’ils représentaient une charge, c’est-à-dire un coût.  Au nom de l’article 40, il est donc interdit de débattre à l’Assemblée nationale des investissements et des moyens à mettre en œuvre pour relever le défi du changement climatique. Tous ceux qui se mobilisent actuellement pour la planète, particulièrement les jeunes, apprécieront.

Fabien Roussel, député et secrétaire national du PCF, membre de la commission des finances

Jean-Paul Dufrègne, député PCF, membre de la commission des finances

Travailler à en mourir ? Par P. Le Hyaric

Marche blanche en hommage à Christine Renon, directrice d’école qui s’est suicidée après avoir dénoncé la détérioration des conditions de travail de la profession, le 5 octobre 2019 à Pantin. Geoffroy Van Der Hasselt, AFP

Une immense émotion, un chagrin irrépressible ont envahi les écoles de France et bien au-delà après le suicide de Christine Renon, directrice d’école à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Une femme qui donnait tout aux enfants, jusqu’à ses deniers personnels pour pallier aux manques de l’Etat. On rencontre les mêmes douleurs, les mêmes suicides dans des commissariats, dans des secteurs de la santé, à la poste comme dans les fermes quand, en France, deux paysans en finissent avec la vie chaque jour. Continuer la lecture de Travailler à en mourir ? Par P. Le Hyaric

Stoppons la criminelle invasion turque contre le Kurdistan syrien

Après plusieurs mois de menaces, d’intimidations et de bruits de botte, la Turquie annonce, avec l’assentiment de D. Trump, une nouvelle offensive criminelle contre le Kurdistan de Syrie. Le Rojava a proclamé son autonomie lors du soulèvement populaire de 2011 mettant en œuvre des expérimentations démocratiques, pacifistes, féministes et anticapitalistes.

Les Kurdes de Syrie avec les forces arabes ont aussi constitué la principale force armée, alliée de la coalition internationale, pour lutter contre l’Etat islamique.

La Turquie d’Erdogan ne pouvait l’accepter, elle qui impose une chape de plomb dictatoriale sur son peuple et n’a de cesse de briser les aspirations à vivre libre du peuple kurde.

La Turquie d’Erdogan a pour cela apporté son soutien aux organisations islamistes et s’est engagée dans une politique d’extension territoriale en Syrie et en Irak. Cette agression qui se prépare, sans aucune légalité internationale, aura des conséquences dramatiques:

  • Sans nul doute, les troupes turques et leurs supplétifs vont se livrer, des pillages, des destructions et commettre des crimes contre les droits humains comme ce fut le cas à Afrin.
  • Ankara entend opérer un nettoyage ethnique pour chasser les kurdes de leurs terres comme elle l’a déjà fait avec les Arméniens.
  • Elle ouvre un nouveau foyer de guerre qui renforcera l’État islamique.
  • Aux abois dans son propre pays, sanctionné par ses électeurs R.T. Erdogan se lance dans une fuite guerrière afin de coaliser un électorat ultra-nationaliste.

Le Parti communiste français condamne solennellement l’invasion qui se prépare et appelle le gouvernement de la France à saisir en urgence le Conseil de sécurité. Les Kurdes doivent être placés sous protection internationale pour éviter de criminels massacres alors qu’ils incarnent la paix et la démocratie au Moyen-Orient. Le PCF s’associe à toutes les initiatives de solidarité.