Sécession  des plus riches : ces séparatismes que Macron passe sous silence

Le Paris des riches @Thomas Coex / AFP

Le Paris des riches @Thomas Coex / AFP

Le président de la République doit présenter sa stratégie de lutte contre « les séparatismes » ce vendredi. Le « s » n’inclut pas les plus fortunés, qui font pourtant de plus en plus sécession, encouragés par la politique du gouvernement. Séparatisme fiscal, spacial, avec les mécanismes de solidarité… Passage en revue de ces séparatismes passés sous silence.

Déprogrammé à la dernière minute la semaine dernière, c’est finalement ce vendredi 2 octobre aux Mureaux (Yvelines) que le président enfourchera son nouveau cheval de bataille : la lutte contre « les séparatismes ». Le thème n’est pas tout neuf, déjà à l’hiver dernier, bousculé par une mobilisation historique contre sa réforme des retraites, Emmanuel Macron avait voulu en faire une priorité.

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Féminité sans abri : des kits qui redonnent une dignité aux femmes démunies

Marion Léon, responsable de Féminité sans abri dans le Tarn-et-Garonne, présente les kits de l’initiative.
Marion Léon, responsable de Féminité sans abri dans le Tarn-et-Garonne, présente les kits de l’initiative. Photo DDM, E.D.

Redonner dignité et humanité aux femmes les plus démunies, c’est l’objectif de l’association Féminité sans abri. Depuis début 2018, Marion Léon, professeure de physique chimie dans le secondaire, à Montauban, gère avec enthousiasme l’antenne tarn-et-garonnaise. « Je me suis lancée car il n’y avait pas d’associations qui collectent spécifiquement des produits d’hygiène dans le secteur », raconte la trentenaire. Pour aider les femmes précaires à retrouver une estime d’elles-mêmes, l’association collecte et distribue des échantillons et produits grand format. À Montauban, les instituts de beauté Mains’Gnifik, L’Institut et Ismélie Beauté récupèrent les dons. Avec, Marion Léon compose des trousses d’hygiène. Des kits destinés en majorité aux femmes mais qui sont aussi adaptés aux hommes, enfants et bébés.

« Une vraie parenthèse dans la rue »

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Castelsarrasin : « Au niveau local, on n’a pas besoin d’une gravière de plus » (ADNE 82) in DDM

Après l’enquête publique qui vient de s’achever, le conseil municipal a donné son feu vert à l’unanimité pour lancer le projet d’une nouvelle gravière dans la Garonne, à Castelsarrasin.
Après l’enquête publique qui vient de s’achever, le conseil municipal a donné son feu vert à l’unanimité pour lancer le projet d’une nouvelle gravière dans la Garonne, à Castelsarrasin. Photo DDM, illustration 

Voté à l’unanimité lors du conseil municipal de Castelsarrasin ce lundi, le projet de gravière en bord de Garonne du côté du quartier de Bénis n’est pas passé inaperçu de l’Association de défense de la nature et de l’environnement de Tarn-et-Garonne (ADNE 82). »Cette gravière sera située en zone rouge inondation ce qui peut poser problème si crue centennale ou millénaire, ce qui n’est pas exclu vu les dérèglements climatiques », explique G. Tardin.

Lundi pour le conseil municipal de rentrée (notre édition du 30 septembre dernier), la délibération entérinant le projet d’une nouvelle gravière portée par la société générale de dragage et de concassage (SGDC) aux lieux-dits « Rivière basse », « Larengade » et « Ilots » sur la rive droite de la Garonne, est passée comme une lettre à la Poste. Les élus du conseil municipal ont, en effet, adopté à l’unanimité ce projet d’extraction d’un volume total de 940 000 m3 sur une superficie de 22,5 ha.

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Disparition. Quino, le père de Mafalda est mort

Le dessinateur argentin, exilé en Italie puis en Espagne après le coup d’Etat de 1976 en Argentine, s’est éteint à l’âge de 88 ans.

Il était devenu célèbre grâce à une petite fille qui détestait la soupe et n’avait pas la langue dans sa poche. A ses parents, une femme au foyer et un agent d’assurances effarés par sa maturité, la gamine effrontée à la tignasse noire et aux yeux en forme de points, demandait des explications sur la condition féminine, la dictature, la guerre atomique ou Fidel Castro. Pur produit des années 1960, Mafalda naît alors que Quino tente de gagner de l’argent dans la publicité. L’agence qui l’a recruté est à la recherche des dessins humoristiques pour une marque d’électroménager : Mansfield. Tous les noms des personnages doivent commencer par un M et Quino se souvient d’un film dont l’héroïne porte ce prénom. La campagne n’est pas retenue et les dessins finissent dans un tiroir. Grâce à la ténacité de la femme de Quino, Alicia Colombo, les aventures de Mafalda sont publiées pour la première fois dans l’hebdomadaire Primera Plana de Buenos Aires, le 29 septembre 1964. Le succès est immédiat, en Argentine et au-delà des frontières, mais à sa sortie dans l’Espagne franquiste, la bande dessinée est destinée aux adultes. Elle est également censurée en Bolivie, au Chili et au Brésil.

Né en 1932 à Mendoza, au pied des Andes, Joaquín Salvador Lavado Tejón est surnommé Quino à l’âge de trois ans pour le distinguer de son oncle, dessinateur, à qui il doit sa vocation. Ses parents, républicains nés en Andalousie, sont très politisés et sa grand-mère est une fervente militante communiste. «  Comme j’étais passionné de cinéma américain et que j’écoutais Sinatra, quand il y avait un massacre, ma grand-mère me montrait la photo et me disait : ‘Regarde ce qu’ils ont fait, tes copains » racontait-il . A l’âge de treize ans, il s’inscrit aux Beaux-Arts mais abandonne assez vite, fatigué de «  dessiner des amphores et des plâtres », et décide de se consacrer au dessin d’humour. A dix-huit ans, il part à Buenos Aires pour chercher un éditeur et ce n’est qu’au bout de trois ans que l’hebdomadaire Esto es, accepte de le publier. En 1963 paraît son premier livre, « Mundo Quino ». Longtemps, ses dessins ont été muets. Avec de simples points pour figurer les yeux, il exprimait la peur, la tristesse ou la colère : « je dessine mal parce que je m’exprime mal » répétait-il.

En 1973, au faîte de son succès, il décide d’arrêter Mafalda, pour ne pas se répéter, par respect pour ses lecteurs. «  Parfois je sens que les gens me font des reproches comme à un criminel de guerre qui, il y a vingt-six ans, aurait tué neuf personnes : les neuf personnages de l’histoire » confiait-il. Les albums continuent de se vendre par milliers dans le monde entier et les aventures de Mafalda sont adaptées en dessin animé en 1993.

En 1976, à la suite du coup d’Etat en Argentine, Quino s’exile en Italie puis en Espagne. S’il avait cessé de dessiner en 2006, handicapé par des problèmes de vue, il avait gardé son humour subversif et son sens de l’absurde. Après l’attentat contre Charlie Hebdo, il était en apparu en fauteuil roulant en tenant une pancarte « Je suis Charlie » : « Mafalda aurait ressenti une peine terrible » avait dit ce proche de Wolinski. Daniel Divinsky, l’éditeur argentin de Quino, a annoncé sa mort sur son compte twitter : «Quino est mort. Toutes les bonnes personnes du pays et du monde entier le pleureront».

Le constat alarmant du Secours populaire : 1 Français sur 3 a subi une perte de revenus à cause du Covid

Le baromètre de la pauvreté, réalisé par Ipsos pour le Secours populaire, est présenté par l’association, ce mercredi. Le constat est alarmant. Avec le coronavirus et la crise économique qui en découle, beaucoup de Français ont basculé dans la précarité. Lueur d’espoir parmi ces indicateurs bien sombres : de plus en plus de bénévoles s’engagent dans le combat contre le creusement des inégalités.

Elle a ruminé pendant longtemps. Et elle s’est dit que, non, c’était pas normal de vivre comme ça. Claire (*le prénom a été changé) habite à Auxerre et élève seule sa fille de 20 ans depuis de longues années. Les galères, les fins de mois difficiles, elle ne connaît que trop bien. Surtout depuis 2016. Après deux licenciements économiques, elle enchaîne les missions d’intérim et le chômage, pour se retrouver aujourd’hui au RSA. Mais, depuis le confinement, plus rien. Même pas une mission de quinze jours.

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La venue de R. Ménard à Montauban est une insulte à notre ville et à ses habitants. Montauban Citoyenne

Communiqué de Montauban citoyenne

La venue de R. Ménard à Montauban est une insulte à notre ville et à ses habitants.

Barèges invite un maire d’extrême droite dont les paroles et les actes sont incompatibles avec les principes de notre démocratie. Mais sommes-nous réellement surpris par cette invitation? Pendant ces vingt dernières années nous avons assisté à Montauban à ce glissement progressif de la gestion de la ville vers la droite extrême. Autoritarisme, refus du débat démocratique, main mise sur la culture, casse du tissu associatif, rejet des syndicats. Une politique et des réalisations loin des véritables besoins du plus grand nombre. L’absence de solidarité, le rejet des plus démunis et des étrangers… Comme R. Ménard, B. Barèges se fait régulièrement remarquer par des propos outranciers.

Avec cette invitation, B. Barèges affiche clairement et sans complexe sa position idéologique. Les barrières et les masques tombent. Le débat qu’elle organise sur les questions municipales n’est qu’une façade. En arrière plan se prépare l’alliance des droites dans la perspective des prochaines échéances électorales, régionales dans un premier temps.

Contre la venue de R. Ménard à Montauban et pour marquer notre rejet de l’extrême droite, nous invitons à participer au rassemblement à l’initiative de nombreuses organisations, jeudi 1er octobre à partir de 12h devant la mairie.

 


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Montauban – Béziers. Les loups sortent-ils du bois ?

Montauban – Béziers, le 24 septembre 2020

Le maire d’extrême-droite de Béziers, Robert Ménard, sera à Montauban, le 1er octobre prochain sur invitation de Brigitte Barèges pour participer à un débat intitulé « les Maires en 1ère ligne ». Nous ne sommes pas dupes des raisons de cette invitation alors que l’on sait depuis longtemps les collusions de Brigitte Barèges avec l’extrême droite d’une part pour des raisons politiciennes et électoralistes mais d’autre part et surtout parce qu’elle est pleinement en accord avec l’idéologie ultra libérale, les idées racistes et homophobes. De la même manière, comment de pas voir dans le déplacement de Robert Ménard, promoteur de « l’union des droites », une nouvelle étape dans ses ambitions démesurées régionales et nationales ?

Quelle hypocrisie de voir deux édiles, de la droite-extrême et de l’extrême-droite, animer un débat sur les difficultés des Maires, quand ils sont eux-mêmes les dispensaires locaux des politiques ultra-libérales qui les engendrent !

Robert Ménard pratique depuis 6 ans une politique semblable en tous points à celle portée par Brigitte Barèges, s’articulant sur une gestion austéritaire des finances publiques au détriment du nécessaire développement des services publics municipaux, un mépris de classe permanent et une lutte idéologique des plus réactionnaires pour toujours plus diviser la population.

La droite de Mme Barèges rompt ainsi les dernières digues républicaines, déjà bien minces à Montauban, pendant que Robert Ménard continue sa croisade incitant l’extrême-droite à créer le rassemblement des ambitieux, réactionnaires et partisans de la casse sociales tout azimut.

Les communistes des fédérations de l’Hérault et du Tarn et Garonne, ainsi que leurs élus, unissent leurs forces et parlent d’une seule voix pour dénoncer le danger que représentent ces droites qui, au-delà de distiller un discours de rejet et de haine, s’unissent pour mieux servir les intérêts d’une finance toujours plus avide de profit au détriment du bien commun.

Catherine PHILIPPE

Secrétaire départementale

Nicolas COSSANGE

Secrétaire départemental

Rodolphe PORTOLES

Conseiller municipal à

du PCF 82 du PCF 34 Montauban
  Conseiller municipal à Béziers


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Budget : L’Education nationale n’est pas une priorité in Caf. Péda.

Alors que les dépenses de l’Etat explosent à nouveau en 2021, l’Education nationale ne sera pas plus à la fête qu’en 2020. Elle le sera même moins. Si 2000 emplois seront créés dans le 1er degré, autant seront supprimés dans le second. Le bilan est même négatif. 400 millions sont prévus pour la revalorisation des personnels mais dans des conditions qui restent à préciser.

Rigueur à l’Education nationale dans un Etat qui se lâche

Le gouvernement a présenté le 28 septembre le projet de loi de finances 2021, notamment la partie enseignement scolaire. Alors que le déficit de l’Etat s’envole pour la seconde année, l’Education nationale n’en a que les miettes.

Donnons quelques chiffres pour cadrer ceux de l’Education nationale. En 2020, le déficit budgétaire a plus que doublé et s’établit à 195 milliards. En 2021 il sera de 153 milliards, malgré un rebond du PIB (et donc des recettes fiscales) espéré à hauteur de 8% (après une chute de 10% en 2020). Les dépenses de l’Etat vont se maintenir à hauteur de 450 milliards en 2021.

Où va cette manne ? Pour une grosse partie en allègements fiscaux pour les entreprises, dans un plan de relance qui subventionne les emplois et par un relèvement des dépenses des ministères évalué à 10 milliards. Continuer la lecture de Budget : L’Education nationale n’est pas une priorité in Caf. Péda.

Jusqu’où ira Mme Barèges ? Les masques républicains tombent-t-il  ?

Le CODEX 82 est un collectif regroupant des associations (la Ligue des Droits de l’Homme, Montauban Citoyenne, RESF, …) des syndicats (CGT, FSU et Solidaires) et des partis politiques (PCF, NPA, …). D’autres organismes en font également partie et soutiennent les actions. 

Partie de la droite qui se disait gaulliste quand cette étiquette avait le double avantage d’attirer des suffrages tout en assurant de se faire adouber par un puissant appareil politique, Mme Barèges a progressivement évolué vers des positions toujours plus droitières. Elle annonce maintenant vouloir discuter des problèmes des maires avec M. Robert Ménard, élu grâce au soutien d’un rassemblement national qui veut s’implanter dans la région.

Mme Barèges est connue pour des prises de positions publiques proches de celles de l’extrême droite. Elle a mené une politique qui a renforcé les inégalités à Montauban en matière de logement et de service public notamment. L’opposition de la ville a vu ses moyens se réduire comme ceux des associations un peu trop militantes à son goût.

Après ses déclarations sur le mariage homosexuel ou sur les migrants, après son refus d’accepter à la cantine les enfants de familles en attente de régularisation, Mme Barèges tombe le masque en invitant R. Ménard.
Pour bien montrer la couleur de son pouvoir, Mme Barèges vient de « récupérer » la Maison du Peuple, lieu historique de défense des droits des travailleu.rs.ses et lieu de rencontre, de mixité sociale en plein centre-ville.
Dans la ville de Béziers également, le maire entend favoriser une certaine partie de ses administré.e.s dans le centre-ville et reléguer à la périphérie, le plus loin possible de leurs droits, les autres, celles et ceux qui ne ressemblent pas à « sa » France idéalisée.

La venue de Robert Ménard permet à Mme Barèges de développer une stratégie : briser les résistances qui demeurent dans la partie de la droite politique qui n’a pas le désir de soutenir ouvertement le gouvernement actuel. La réunion publique du 1er octobre à Montauban augure-t-elle d’un rapprochement plus étroit entre des élu.e.s LR et le RN en Occitanie ? Le collectif départemental contre l’extrême droite (CODEX 82) voit dans cette rencontre une tentative pour mobiliser des troupes dans ce sens.

Nul doute qu’une partie de la presse en quête de visibilité se fera le relais d’une petite phrase, d’un petit mot qui s’écartera de ce que ces deux élu.e.s appellent le « politiquement correct », mais que nous appelons les valeurs républicaines. Car, ces deux personnalités politiques s’attaquent régulièrement aux repères de la vie citoyenne, la tolérance et le respect des différences en même temps qu’ils glosent autour d’une crise économique et sociale qu’ils n’ont jamais combattue et qu’ils ne combattront jamais car elle sert leurs intérêts et ceux de leurs amis.

Le rassemblement des droites est un projet funeste pour la démocratie. Il sonne l’entrée de l’extrême droite dans l’arène des partis au pouvoir. Notre collectif qui catalyse des énergies républicaines plurielles appelle en conséquence les citoyennes et citoyens à partir de 12h, devant la mairie de Montauban, à venir manifester leur rejet du projet que Mme Barèges veut faire germer à Montauban. Nous nous déplacerons vers la Maison du Peuple (vers 13h) et finirons notre action devant la Préfecture du Tarn-et-Garonne.


Ensemble, solidaires et déterminé-e-s pour promouvoir et défendre les valeurs humanistes.

 

Contact :    Guillaume Mangenot (au nom du CODEX 82)       06-82-30-11-88         fsu82@fsu.fr

 

 


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Éducation. « Nous exigeons des actes, pas de la compassion ! »

Un an après le suicide de la directrice d’école, le collectif Christine Renon organisait, samedi, une marche pour ne pas oublier et défendre le service public d’éducation en Seine-Saint-Denis.

Manteau noir, cheveux attachés dont le vent agite quelques boucles folles autour de son visage masqué, Laurence n’est pas très grande, ni très costaude. Mais elle s’accroche à sa pancarte, qui paraît énorme. Dans le vent qui balaie les rues de Pantin (Seine-saint-Denis), samedi après-midi, on se demande presque laquelle tient l’autre. Sur la planche de bois, la dernière phrase de Christine Renon, dans la lettre qu’elle avait laissée derrière elle, ajoute son poids symbolique : « Je ne pensais pas que ce travail que j’ai tant aimé pourrait m’amener à ça. » Continuer la lecture de Éducation. « Nous exigeons des actes, pas de la compassion ! »