Gaston Revel, un instituteur communiste en Algérie (Le film)
NDLR de MAC: Nous relayons ici, l’appel à financement pour la création du film issu du livre de notre ami Alexis Sempé, Historien et professeur d’Histoire-géographie au lycée de Moissac auteur du livre Gaston Revel, instituteur communiste en Algérie (1936-1965) qui s’exprime dans nos colonnes!
Vente du journal Liberté
avec Khoudir Abdelkrim, Gaston Revel et Lalla Adjaout.
Bonjour
Nous sollicitons votre contribution financière pour finaliser la réalisation d’un documentaire retraçant le parcours de l’instituteur communiste Gaston Revel. Nous avons atteint 71% du financement mais il ne reste que deux semaines et pour qu’un financement participatif fonctionne il faut être à 100% sinon on retombe à 0 euros.
Qui est ce Gaston Revel ? C’est un instituteur qui commence sa carrière dans les années 1930 et qui comme d’autres a d’abord cru en la mission civilisatrice de la France dans les colonies avant de devenir un anticolonialiste communiste. Cet instituteur était tellement apprécié par une partie de la ville où il exerçait (Bougie) qu’il sera élu Conseiller municipal dans le 2nd collège réservé aux « Français musulmans » en 1953 mais aussi tellement détesté par l’administration qu’il fera partie des premiers à être expulsé d’Algérie en 1955 !
De plus, Gaston Revel conservait tout. Le documentaire s’appuie donc sur une masse d’archives exceptionnelles et variées. A travers son parcours c’est toute l’histoire d’une période qui se dévoile : les différentes formes du système colonial avec son lot de misère et d’humiliations ; les luttes syndicales et politiques mais aussi la Guerre d’Algérie.
J’ai déjà écrit une biographie sur ce personnage « Un instituteur communiste en Algérie » et je suis co-auteur du scénario. (Un exemple parmi d’autres d’articles que vous pourrez trouver sur internet https://socialgerie.net/spip.php?article1237 )Dans ce film, on trouvera notamment le témoignage de Mabrouk Belhocine, avocat de Gaston Revel ainsi que les interventions des historiens Sylvie Thénault, Alain Ruscio et Jacques Cantier.
Si vous pouvez participer (ça commence à dix euros et il y a des contreparties comme des DVD ou des invitations pour la Première projection au cinéma), merci de le faire en ouvrant le lien ci-dessous. Vous aurez toutes les explications.
La vie extraordinaire de Gaston Revel mérite bien un film ! Et si nous apportons tous une petite contribution il pourra voir le jour rapidement au cinéma et en DVD et peut être à la Télévision. Merci beaucoup.
Alexis Sempé (Historien et professeur d’Histoire-géographie au lycée de Moissac)
https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/gaston-revel-un-instituteur-en-algerie/tabs/description
Fractures territoriales et sociales : portrait d’une France en morceaux

Alors que de nombreux Français partagent aujourd’hui un sentiment d’inégalité et d’injustice, voire de déclassement, le Baromètre des Territoires explore l’impact des fractures sociales et territoriales sur le récit national.
Ce Baromètre, lancé par le cabinet d’études et de conseil ELABE et l’Institut Montaigne, a interrogé 10 010 personnes divisées en 12 sous-échantillons régionaux de 800 individus (1 200 en Ile-de-France) représentatifs de la population résidente de chaque région administrative métropolitaine, âgée de 18 ans et plus.
En croisant entre elles des données portant sur le lien social, le sentiment de justice sociale, l’évaluation de sa vie personnelle, de son cadre de vie, de son habitat et de son accès aux infrastructures, etc., le Baromètre des Territoires interroge le rapport des Français à leur territoire. La France d’aujourd’hui est-elle une mosaïque de territoires qui s’opposent ou est-elle composée d’une pluralité de situations socio-économiques qui transcendent d’éventuelles fractures territoriales ? Quel jugement portent les Français sur le territoire où ils vivent ? Est-il un lieu où l’on peut réaliser son projet de vie ou, au contraire, un lieu où l’on est assigné à résidence ? Continuer la lecture de Fractures territoriales et sociales : portrait d’une France en morceaux
Bilan des élus européens Front de gauche / PCF
De l’utilité des élus Front de gauche / PCF au Parlement européen
« L’expérience montre à cet égard que, même minoritaires, des parlementaires déterminés à prendre appui sur des mobilisations populaires suffisantes, peuvent remporter des victoires spectaculaires », Francis Wurtz, député européen honoraire.
Citons quelques succès emblématiques comme la mise en échec du projet de la Commission de casser le statut des dockers (2003 et 2006) ou le rejet du projet de directive visant à légaliser en Europe la pratique américaine des «brevets logiciels» réclamés par les lobbys des multinationales (2005).
Quant à directive sur laquelle se fonde le gouvernement Macron-Philippe pour justifier la « réforme» de la SNCF, elle avait failli – à 24 voix près sur 704 votants ! – être bloquée en décembre 2016 …
Comme quoi les premiers perdants d’une sous-estimation de l’utilité de députés franchement de gauche au Parlement européen, ce sont les travailleurs et les citoyens en général.
Bilan des élus de combat au Parlement européen: Patrick Le Hyaric, Marie-Christine Vergiat et Marie-Pierre Vieu.
Pour la liberté d’installation et l’égalité des droits des réfugiés
La crise qui frappe à notre porte est une crise de l’accueil des réfugiés auxquels l’Union européenne ferme ses portes.
L’Europe est loin d’accueillir toute la misère du monde
Le nombre de migrants internationaux atteint aujourd’hui 258 millions de personnes, soit 3,2 % de la population mondiale contre 2,9 % en 1990 et 5 % au début du XXe siècle, époque où les migrants étaient surtout européens. Aujourd’hui, les Européens représentent encore 60 millions de migrants contre 36 millions d’Africains dont l’immense majorité se déplace à l’intérieur du continent africain. 68,8 millions de personnes ont quitté leur domicile sous la contrainte en 2017. La plupart n’ont pas passé les frontières du pays de départ ; ce sont des déplacés internes. Seulement 25 millions sont réellement des réfugiés (85 % « installés » dans des pays en voie de développement limitrophes de leur pays d’origine). L’Europe est loin d’accueillir toute la misère du monde. Elle n’y prend même pas sa part au prorata de sa richesse et de la responsabilité de certains de ses États dans les conflits et la captation des richesses naturelles de ces pays.
« On refuse les visas humanitaires à ceux qui fuient conflits, guerres et misère économique les laissant aux mains des passeurs et des trafiquants. »
Nous ne devons plus accepter que le continent européen soit le plus mortifère du monde pour les migrants, pas plus que le « deux poids, deux mesures » qui règne à nos frontières : 662 000 Ukrainiens accueillis à 85 % en Pologne avec des titres de travail en 2017, alors que seulement 539 000 réfugiés, toutes nationalités confondues, ont eu droit à une protection internationale dans l’UE. Et on refuse les visas humanitaires à ceux qui fuient conflits, guerres et misère économique, les laissant aux mains des passeurs et des trafiquants.
Nous devons donc être offensifs et ne pas laisser l’extrême droite continuer à gangrener les esprits.
Pour le respect des conventions internationales
Les conventions internationales doivent être la base de notre engagement. Nous devons faire des propositions concrètes pour :
• le sauvetage en mer,
• la délivrance de visas humanitaires au plus près des zones de tension,
• la refonte globale du règlement de Dublin en supprimant la notion de premier pays entrant,
• un accueil digne pour tous les migrants et réfugiés qui arrivent sur notre territoire,
• un accueil inconditionnel des mineurs et notamment des mineurs isolés,
• l’égalité des droits entre migrants et nationaux, notamment en matière salariale,
• l’interdiction du délit de solidarité.
Et, à plus long terme, pour :
• l’ouverture du statut de réfugiés à toutes celles et tous ceux qui sont contraints à l’exil forcé,
• le droit à la mobilité pour toutes et tous, quelle que soit sa nationalité (un tiers des habitants de la planète en bénéficie).
La liberté de circulation et l’égalité de tous les êtres humains en droits et en dignité, comme le dit si bien l’article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme, doivent être au centre de tout projet politique d’émancipation. Ces valeurs donnent à voir une nouvelle relation aux autres pays du monde et à leurs habitants, faite de respect et de solidarité et non de rejet et de domination.
Marie-Christine Vergiat est députée au parlement européen, membre du groupe GUE-NGL.
Cause commune n°9 • janvier/février 2019
Nous sommes face à un gigantesque scandale d’Etat (Fabien Roussel)
Faux témoignages, parjures, port d’armes, conflits d’intérêt, fébrilité de l’exécutif, absence de sanctions… Le rapport de la commission d’enquête de Sénat est accablant. La totale impunité dont Benalla et ses compères ont bénéficié est démontrée. Nous sommes face à un gigantesque scandale d’Etat.

L’affaire Benalla révèle de graves dysfonctionnements au plus haut sommet de l’Etat. Elle met en cause Benalla mais aussi de nombreux membres des cabinets de l’Elysée et de Matignon.
Il y a encore beaucoup de zones d’ombre et la justice doit être saisie en urgence pour faire toute la lumière sur cette affaire et pour que des sanctions fermes soient prises à l’encontre de ceux qui ont mis en cause nos institutions.
Cette affaire met en évidence les abus de pouvoirs de collaborateurs de la Présidence et les conflits d’intérêts avec des puissances étrangères.
Heureusement que le Parlement et particulièrement le Sénat a pu mener cette enquête poussée, malgré les pressions. Cela conforte encore plus le rôle des parlementaires dans leur diversité pour qu’ils puissent exercer le contrôle strict de nos institutions.
Fabien Roussel, secrétaire nation du PCF et député du Nord
L’Humanité est propriété publique et nationale in REGARDS
En difficulté, le journal L’Humanité organise vendredi à Montreuil une « grande soirée de mobilisation ». Roger Martelli, directeur de la publication de Regards, y sera. Pour que L’Huma vive !
L’Humanité fut longtemps « l’organe central du PCF ». Ce n’est pas pour autant la seule propriété d’un parti. À sa manière, le titre magnifique est une propriété publique, une pièce du mobilier national. Le journal a en effet participé de la sociabilité populaire du XXe siècle. En stimulant la politisation ouvrière, il a contribué à ce qui fut la grande conquête de l’entre-deux-guerres : la réinsertion des ouvriers dans la cité qui les reléguait et le retissage des liens entre la gauche et ce qui était le peuple d’hier. Faire disparaître le journal de Jean Jaurès et de Marcel Cachin, c’est tirer un trait sur ce qui fut le grand acquis démocratique de toute une époque. En pleine crise démocratique, le signal serait pour le moins inquiétant. L’argent réussirait-il ce que les fascismes n’ont jamais réussi à obtenir ?
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>> La photographie, arme de lutte depuis 90 ans
L’Humanité, ce fut la présence de la politique dans les rues populaires des villes, dans les villages, aux portes des entreprises. C’était le poste de vente installé dans le paysage urbain, c’est toujours le nom accolé à la plus grande fête populaire de France. Plus d’un siècle de d’existence en a fait davantage qu’un journal : le liant d’un groupe humain, un vecteur d’éducation populaire, un pivot de culture.
Pour moi, comme pour beaucoup, la tournée de L’Humanité-Dimanche, c’était aussi l’obligation de voir ce que la société établie n’avait pas envie de montrer, les appartements sans eau courante de la rue Mouffetard au début des années 1970, la misère incrustée au cœur des cités de banlieue, les cages à lapins – les vraies – dans les HLM. Mais en contrepartie, c’étaient les sourires derrière les portes qui s’ouvraient, la chaleur de ceux pour qui l’H-D achetée était une ouverture sur le monde qui les rejetait, l’affirmation de la dignité maintenue au cœur du dénuement extrême.
Sauvons L’Huma !
Je ne cacherai pas qu’il m’est arrivé de maudire le journal à la lecture de tel ou tel article. Je n’ai pourtant jamais voulu un seul instant qu’il disparaisse, ni même imaginé que cela puisse advenir.
C’est pourquoi je serai vendredi [1] aux côtés de la foule qui dira son désir que L’Humanité vive et ait les moyens de se transformer. J’espère que notre voix sera assez forte pour être entendue, jusque dans les lieux où l’on ne veut pas entendre.
Notes
[1] La « grande soirée de mobilisation pour L’Humanité » se tiendra vendredi 22 février dès 18h au palais des congrès Marcel Dufriche (117, rue Étienne Marcel, 93100 Montreuil).
Inscriptions à cette adresse : https://www.humanite.fr/mobilisation
Institutions. Défiance à l’égard des élus : les raisons de la colère
À mesure que s’exprime une haine à l’égard des représentants politiques, qui ne défendraient que les intérêts des leurs, se dessine une soif de démocratie plus représentative et moins affairiste.
Le café, niché dans le 11e arrondissement de Paris et réquisitionné pour le « grand débat » par la République en marche (LaREM), est coupé en deux en cette fin janvier. D’une part, les habitants sont invités à débattre de la fiscalité. Mais ils ont du mal à s’entendre car, de l’autre, on se coupe, s’interpelle. Le thème qui enflamme l’assemblée : la démocratie. référendum d’initiative citoyenne (RIC), référendum de 2005, « privilèges » des élus, nécessité de baisser les salaires des hauts fonctionnaires, homogénéité sociale des élus, affaires après lesquelles certains ne sont pas « virés »… les sujets se bousculent de manière décousue. Sous les yeux médusés du député de la majorité, Pacôme Rupin (LaREM), qui peine à défendre les idées de la Macronie.
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Nouvelle offensive judiciaire de masse contre le compteur Linky in DDM

Les particuliers obtiendront-ils le droit de s’opposer légalement à la pose d’un compteur Linky à leur domicile ? C’est l’espoir de l’avocat toulousain Christophe Léguevaques et de son confrère Arnaud Durand qui plaident ce mardi devant le tribunal de Paris pour le compte de 120 personnes dont les dossiers sont rassemblés dans le cadre d’une action collective contre le nouveau compteur électrique.
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Soirée Théâtre: 1336, Paroles de Fralibs le 16 mars 2019 (s’inscrire)

« 1336 jours de lutte » est une pièce de théâtre créée par d’anciens salariés de Fralib. Ils ont lutté contre le géant Unilever pour sauvegarder leur usine de thés. Ils ont souffert et vécu d’intenses moments. Aujourd’hui ils racontent leur histoire sur les planches. Toute ressemblance avec la réalité serait purement volontaire.
La Fédération Tarn et Garonne du Parti Communiste Français vous convie à une soirée de théâtre. La pièce “1336, Paroles de Fralibs” sera jouée par les salariés de l’usine de thé Scop-Ti qui relatent sur les planches l’histoire de leurs 1336 jours de lutte pour sauver leur usine.
le Samedi 16 mars
à 17h à la Maison du peuple
Montauban
*Entrée libre
Un temps de débat sur les coopératives ouvrières est prévu après la pièce à 18h30, suivi d’un apéritif fraternel à 19h30.
Vous pouvez vous inscrire à l’événement sur Facebook ici.
Je participe et je covoiture (à préciser):
Alexis Sempé (Historien et professeur d’Histoire-géographie au lycée de Moissac)

