Un repas solidaire avec les migrants IN DDM!

Un grand  repas solidaire a été organisé, dimanche./ Photo DDM, H.S.
Un grand repas solidaire a été organisé, dimanche./ Photo DDM, H.S.

Le PCF vient d’organiser dans ses locaux de Montauban un grand repas solidaire pour les migrants avec la participation du 115, du Secours Populaire, du Secours Catholique, du centre Amar, de la Cimade… L’occasion pour Thomas Portes, secrétaire de section, de rappeler la position du parti face au projet de loi ‘asile et immigration’ porté par le gouvernement Macron. «La majorité des migrants fuient leur pays parce qu’ils sont en danger de mort.Face à ce drame, Gérard Collomb dresse des barbelés, durcit les centres d’accueil où des agents de l’État contrôlent les migrants. À Montauban, chaque nuit, 30 adultes et enfants en bas âge dorment dans les rues, car les places d’accueil sont insuffisantes. Nous demandons à ce que chaque personne soit accueillie sur notre territoire dignement, dans des conditions décentes. ‘Plus personne dans les rues d’ici à la fin 2017′ ! Emmanuel Macron s’y était engagé pendant sa campagne, mais la situation a empiré depuis son élection. Beaucoup de gens sont choqués.Nous allons mensualiser ces repas solidaires afin de créer un consensus et une force de proposition».

Contact : pcf.federation82@gmail.com – 06 70 36 29 73

AVIS DE TEMPÊTE

Un rapport Céline Calvez – Régis Marcon pour fragiliser la voie professionnelle scolaire

Le SNUEP-FSU a pris connaissance du rapport Calvez-Marcon. Il n’en partage pas du tout la finalité qui prône l’excellence de quelques-un·es tout en fragilisant la réussite de tou·tes.
Quasiment l’ensemble des mesures font des lycées professionnels des « sas » pour préparer les jeunes non pas à un métier mais à entrer en apprentissage.
C’est une transformation d’ampleur qui est préconisée ici. Elle aura des incidences sur l’ensemble de la voie professionnelle scolaire : modification des parcours, des contenus et des certifications. Davantage qu’avec la réforme de 2009, le fonctionnement de nos lycées s’en trouvera profondément modifié. Le rapport nie la spécificité de l’enseignement professionnel qui aujourd’hui dispense des enseignements généraux et professionnels équilibrés permettant une formation globale des jeunes.

Si les préconisations de ce rapport sont mises en œuvre, elles auront de graves conséquences pour les jeunes et les enseignant·es.
Avec la mise en place d’une seconde organisée en famille de métiers, les lycéen·nes perdront encore une année de formation en Bac pro. On passerait donc d’un bac pro en 3 ans à un bac pro en 2 ans ! Cela est en complète contradiction avec l’objectif d’améliorer leur insertion professionnelle. Les jeunes ne passeront plus le CAP ou le BEP comme diplôme intermédiaire. Ils obtiendront un baccalauréat moins professionnel qui ne leur permettra pas pour autant d’améliorer leur poursuite d’étude.
Sous couvert d’innovation pédagogique, les professeur·es de lycée professionnel (PLP) seront contraint·es, comme en 2009, de bricoler des référentiels pour mettre en œuvre ces secondes mais aussi les expérimentations imposées, ou encore les périodes de formation en milieu professionnel différentiées en fonction des diplômes préparés et des niveaux de classes. Les disciplines d’enseignement général seront sommées de répondre au seul objectif de développer quelques compétences sociales. Les modifications proposées en termes de certification auront immanquablement des conséquences néfastes en termes de conditions de travail.

Le SNUEP-FSU dénonce les bases sur lesquelles ce rapport a été construit. Celui-ci répond aux exigences des organisations patronales plutôt que de proposer des dispositifs pour améliorer et sécuriser le parcours des élèves. Les mêmes causes auront les mêmes effets : c’est une véritable dévalorisation de la voie professionnelle qui est en marche.
Le SNUEP-FSU participera aux concertations pour porter un projet alternatif.
Pour le SNUEP-FSU, il y a urgence à développer et conforter le modèle de l’enseignement professionnel public en y dédiant les moyens. Il faut améliorer la réussite des jeunes en leur permettant de suivre le cursus de formation jusqu’à l’obtention du diplôme. Il faut aussi enfin revaloriser les salaires et conditions de travail des PLP qui s’engagent au quotidien pour la réussite de tou·tes ces jeunes.

 

En même temps qu’il les reçoit à l’Elysée, Emmanuel Macron ruine les jeunes paysans

Aujourd’hui, à deux jours de l’ouverture du Salon international de l’agriculture, Emmanuel Macron reçoit quelques 800 jeunes agriculteurs et agricultrices de moins de 35 ans qui ont la particularité d’être récemment installés et sont, pour la plupart, lourdement endettés. Cette rencontre a lieu trois jours après la publication par le gouvernement du « Plan loup 2018-2023 » qui vise à faire coloniser les départements d’élevage par le prédateur. Comme si cela ne suffisait pas, les négociations commerciales avec les pays du Mercosur ont repris le 20 février à Asuncion en vue de conclure un accord d’ici le 2 mars avec, comme conséquences, des importations massives de viandes bovine, porcine et de volaille, sans oublier le sucre et l’éthanol, le tout sans droits de douanes.
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Propositions de loi. Les députés PCF face au « oui mais non » d’En marche !

Les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine ont proposé des mesures «    vertueuses  » selon la majorité, qui les a pourtant rejetées. Michel Baucher/Panoramic

Les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine ont proposé des mesures « vertueuses » selon la majorité, qui les a pourtant rejetées. Michel Baucher/Panoramic

Le député PCF Fabien Roussel a défendu hier une nouvelle proposition contre la fraude fiscale. Elle a été rejetée en commission, tout comme l’ensemble des textes présentés par les élus GDR dans le cadre de leur niche parlementaire.

Il est possible d’ouvrir un compte bancaire dans un paradis fiscal en quelques clics. Fabien Roussel l’a rappelé hier en commission des Finances, en diffusant une vidéo promotionnelle de la société SFM-Offshore, autoproclamée « leader mondial » dans son domaine.

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ENQUÊTE FRANCEINFO. Les étranges factures de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon

Des structures dirigées par des proches de Jean-Luc Mélenchon ont-elles surfacturé leurs services pendant la campagne présidentielle et bénéficié du remboursement de l’État ? Plusieurs centaines de milliers d’euros de factures posent question.

Jean-Luc Mélenchon, alors candidat du parti d’extrême gauche \" La France insoumise \" pour les élections présidentielles 2017, tient un meeting à Périgueux, le 26 janvier 2017.
Jean-Luc Mélenchon, alors candidat du parti d’extrême gauche  » La France insoumise  » pour les élections présidentielles 2017, tient un meeting à Périgueux, le 26 janvier 2017. (MAXPPP)
µPar Cellule Investigation de Radio France: Sylvain Tronchet Elodie Guéguen, Radio France.

Présidentielle 2017 : Mediascop, la très rentable société de la dircom’ de Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon insiste : ses comptes de campagne ont été validés, il n’y aurait donc, selon lui, plus matière à évoquer de possibles irrégularités. Pourtant, à bien la lire, la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et du financement politique (CNCCFP) est plus nuancée. Si elle confirme que le candidat de La France insoumise (LFI) n’a pas dépassé le plafond autorisé des dépenses de campagne, elle a retoqué plus de 400 000 euros de factures présentées par son équipe, estimant que certaines prestations étaient surfacturées.

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Paysan résistant ! Un sacré bouquin … de Benoit Biteau

A lire absolument!
Qu’on ne compte pas sur moi pour dire s’il faut lire le dernier livre de Benoît Biteau, qui par ailleurs est aussi le premier. Lire un livre, jamais il ne faut. Ce que je peux dire en revanche c’est que ceux qui n’auront pas lu Paysan résistant ! auront beaucoup perdu. Je vous aurais prévenu et j’espère que ça vous donnera envie de le lire.
Ce qu’il y a de bien avec Benoît Biteau, c’est qu’il explique tout. Il part de lui-même, de sa vie, de son paysage, de ses sentiments, pour expliquer son engagement, sa vision du monde et ainsi répondre aux inquiétudes des autres, à nous tracer des perspectives indispensables. On mesure à la lecture de l’ouvrage à quel point l’avenir de l’agriculture nous concerne tous. Surtout, on aborde tous ces problèmes compliqués sur la chimie des traitements, sur l’alchimie des sols, en ayant l’impression à la fin qu’on a tout compris. Bref, c’est un livre qui vous rend intelligennt et qui vous enrichit. Continuer la lecture de Paysan résistant ! Un sacré bouquin … de Benoit Biteau

Des milliers de cours d’eau sont rayés de la carte de France, et s’ouvrent aux pesticides (Vol .2)

In REPORTERRE

En l’absence d’un cadre juridique clair, de nombreux cours d’eau sont déclassés sous l’influence de la FNSEA, qui cherche à contourner la loi sur l’eau. Des milliers de ruisseaux sont ainsi en train d’être purement et simplement rayés de la carte de France.


L’eau potable, une denrée bientôt rare. À l’automne dernier, l’UFC Que choisir se faisait le héraut de nos rivières : « Les pesticides sont désormais massivement présents et dépassent la norme définie pour l’eau potable, dans la moitié des cours d’eau et dans le tiers des nappes phréatiques. » Résultat : près de deux millions de Français ont été exposés à une eau polluée. « L’accès à une eau de qualité pour la majorité des Français se fait au prix de coûteuses dépollutions », conclut l’association.

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Course contre la montre pour sauver les cours d’eau (Vol. 1)

Qu’est-ce qui est une rivière, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Derrière cette question se cache un enjeu majeur pour la qualité des eaux car la réglementation concernant l’épandage de pesticides en dépend. Alors que la carte officielle pourrait s’établir au rabais, les défenseurs de la nature se mobilisent sur le terrain. Reportage en Ariège.

  • Ariège, reportage

« Alors, il y a de l’eau ? » Agrippé à un tronc de bouleau, Henri Delrieu se fraye un chemin à travers la broussaille. Pas à pas, il descend jusqu’à un petit courant, où l’attend, tout sourire, un de ses compagnons d’aventure. Accroupi dans l’eau glacée, il tient un galet poli sur lequel s’accroche un minuscule amas de gravillons. À l’intérieur de ce cocon, un petit insecte sommeille : une larve de phrygane. Henri Delrieu lâche un soupire de soulagement. « C’est bon, on a sauvé le ruisseau ! »

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Pourquoi les menaces sur le statut mettent en danger la fonction publique ?

Plan de « départs volontaires » et « rémunération au mérite ».
Photo : Christophe Archambault/AFP

Photo : Christophe Archambault/AFP
Avec Anicet Le Pors, ancien ministre de la fonction publique, Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU et Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT.
Rappels des faits. Les mesures proposées par Édouard Philippe, fi n janvier, dans le cadre des négociations à venir avec les syndicats constituent des attaques directes du statut.
  • Une « machine de guerre » contre le service public par Anicet Le Pors, ancien ministre de la fonction publique

Anicet Le PorsAncien ministre de la fonction publiqueLa conception française du service public est l’aboutissement d’une histoire longue caractérisée par des tendances lourdes : une sécularisation du pouvoir politique depuis la fin du Moyen Âge entraînant un développement de l’appareil d’État et des collectivités publiques, une socialisation croissante des financements devant répondre à des besoins fondamentaux en expansion continue, une affirmation originale des concepts d’intérêt général, de service public (l’expression apparaît dans les Essais de Montaigne en 1580) et de fonction publique. Continuer la lecture de Pourquoi les menaces sur le statut mettent en danger la fonction publique ?

Plan Hôpital : le pire est à craindre

Devant la colère qui monte dans les Hôpitaux et les EHPAD, le ras-le-bol grandissant que nos parlementaires recueillent dans leur « Tour de France » démarré ce 12 février, Édouard Philippe a dû annoncer le lancement prochain d’une nouvelle réforme « globale, cohérente, méthodique » de l’ensemble du système de santé.

On verra ce que l’on verra. Mais, cette fois-ci, ce sera, paraît-il, la bonne, « le temps des rafistolages est révolu. Il faut mettre de l’ordre » pour l’équipe Macron.

Quand on connaît le goût de ce gouvernement pour l’austérité, la pensée de Mme Buzyn sur les 30% de soins hospitaliers qui ne seraient pas pertinents, les 4 milliards d’euros en moins en 2018 sur le budget de la santé, dont au moins 1,6 pour l’Hôpital … le pire est à craindre quand on nous parle d’un vaste plan de « transformation de l’offre de soins et qu’il ne s’agit pas de dépenser plus mais mieux ». Un plan qui risque d’être aussi funeste que celui de la réforme de l’action publique, « CAP 2022 » annoncée en septembre dernier.

L’enveloppe annoncée de « 100 millions d’euros par an en plus de l’ONDAM, l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie » va grossir les entreprises du numérique. C’est une insulte aux personnels de santé maltraités par un manque criant de personnels et de moyens. La réforme du financement à l’activité (T2A) est un leurre, l’arbre cachant la forêt : une offre de soins publique peau de chagrin ! Plus grave encore, le tout ambulatoire est réaffirmé alors que chacun voit bien s’étendre, en zone rurale comme urbaine, la désertification médicale. La seule remise en cause du Numérus clausus ne saurait suffire à répondre aux maux créés, car il faut plus de dix ans pour former un généraliste et quinze pour un spécialiste. Et que dire de l’état de nos universités sélectives et sans moyens suffisants pour accueillir plus d’étudiants médicaux ou paramédicaux.

Lors de leur États généraux du progrès social, le 3 février dernier, les communistes ont invité largement à faire état des 1700 luttes, selon la CGT, qui poussent le Premier ministre à sortir du bois. Ils ont décidé de tout faire pour aider à cette convergence des luttes, mais aussi à donner les bonnes réponses à la crise que rencontrent personnels et malades. Il y a urgence à changer de logiciel, à reprendre l’argent qui depuis des décennies passe de la Sécu dans les poches du Patronat, à la financiarisation de la santé et de la protection sociale.

Il est possible et urgent de restaurer des budgets de fonctionnement des hôpitaux publics, d’effacer la dette inique, de mettre en place un vaste plan d’embauche d’emplois stables et formés, d’engager de véritables négociations avec les formations syndicales sur l’organisation et les conditions de travail.