
À l’occasion de la Journée de la visibilité lesbienne, le Parti communiste français alerte sur une offensive mondiale contre les droits des femmes et des personnes LGBTI+, en particulier contre les lesbiennes, au croisement des dominations patriarcales.
Dans près d’un tiers des pays du monde, l’homosexualité est illégale. Dans certains, les « thérapies de conversion » sont encore autorisées et, dans une dizaine d’États, l’homosexualité est passible de peines de prison, voire de mort.
Aux États-Unis, la présence de Donald Trump au pouvoir depuis deux ans a accéléré une attaque sans précédent contre les droits des femmes et des personnes LGBTI+.
En Europe, la progression de l’extrême droite entraîne une hausse des violences et une remise en cause des droits fondamentaux jusqu’au niveau institutionnel.
En France, la réalité des violences lesbophobes demeure préoccupante. Selon le rapport 2025 de SOS homophobie, plus de 1 500 situations de LGBTphobies ont été recensées.
La lesbophobie est un système qui isole, détruit et tue. Le suicide de Caroline Grandjean après des mois de harcèlement lesbophobe interroge les défaillances des dispositifs de protection.
Dans ce contexte de montée du conservatisme et du masculinisme, la Journée de la visibilité lesbienne rappelle l’enjeu des combats féministes pour l’égalité et l’émancipation.
Les lesbiennes se trouvent à la croisée des dominations patriarcales et subissent une double violence, sexiste et lesbophobe.
Malgré ces réalités, les lesbiennes restent trop souvent invisibilisées dans les combats politiques.
Le Parti communiste français réaffirme que les droits des femmes et les droits des personnes LGBTI+ sont intrinsèquement liés.
Nos propositions :
- 3 milliards d’euros pour lutter contre les violences faites aux femmes ;
l’égalité salariale et professionnelle et – la fin des contrats précaire ; - l’augmentation des hébergements publics et centres d’accueil ;
- la suspension de l’autorisation d’émettre pour les médias diffusant des propos homophobes et/ou sexistes ;
- l’inéligibilité des personnes condamnées pour injures ou incitation à la haine homophobe et/ou sexiste ;
- des politiques publiques de santé intégrant pleinement les enjeux de santé des lesbiennes ;
- la garantie effective du droit d’asile pour les personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre.
Rendre visibles les lesbiennes, c’est refuser leur effacement. C’est affirmer que leur place est pleine et entière dans la société.
Paris, le 26 avril 2026, Parti communiste français.
En savoir plus sur DEMOCRITE "de la vie de la cité à l'actualité internationale"
Subscribe to get the latest posts sent to your email.