Violences faites aux femmes. « Adhérer ne suffit pas à devenir féministe »
Camille Lainé (MJCF) et Pierre Laurent (PCF) appellent le mouvement communiste à mener un travail de fond après les révélations de plusieurs cas d’agressions sexuelles et de viol en son sein.
Aude (1) vivait sans doute l’un de ses premiers grands rassemblements politiques. En juin 2016, elle se rend au congrès du PCF, accompagnée de deux autres jeunes adhérents du Mouvement des jeunes communistes français, l’autre nom des « JC ». Ils prolongent les débats tard le soir avec un responsable de section de Limoges âgé de 25 ans, qui les impressionne. Celui-ci invite la petite troupe à finir la soirée dans sa chambre d’hôtel. Il poursuit la discussion avec la jeune fille, tandis que ses compères, ivres, s’endorment. C’est à ce moment qu’il se jette sur elle. Elle le repousse une première fois. « Il a continué, il glissait la main sous mon pull, me caressant. Je l’ai repoussé. Il a stoppé puis recommencé », raconte la jeune femme, qui passera la nuit transie « de peur ».
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Rupture conventionnelle collective, dix questions sur son mode d’emploi
Pour contourner les licenciements économiques, l’ordonnance relative à la sécurisation des relations de travail a créé une nouvelle disposition : la rupture conventionnelle collective. Date d’application : dès qu’un accord collectif est passé et homologué par la Direccte. Ce qui est possible depuis le 4 janvier 2018.
A quoi sert la rupture conventionnelle collective ?
Elle permet aux entreprises de contourner le PSE – Plan de sauvegarde de l’emploi lorsqu’elles envisagent des suppressions d’emplois. Ca évite les procédures lourdes et coûteuses (pour les entreprises) des licenciements collectifs.
C’est ce que prévoit l’article 10 de l’ordonnance 3 qui dit bien que « un accord collectif peut déterminer le contenu d’une rupture conventionnelle collective excluant tout licenciement pour atteindre les objectifs… de suppression d’emplois. »
Attention, elle ne met pas fin au PSE qui reste une possibilité pour l’entreprise en cas de difficultés économiques entraînant des licenciements.
Un accord collectif doit donc la prévoir ?
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France Gall a rejoint le Paradis blanc
Icône de la chanson française, muse de Michel Berger, France Gall est décédée hier d’un cancer à l’âge de 70 ans. La chanteuse qui a commencé sa carrière dans les années 1960 a profondément marqué le paysage de la variété française.
On la savait gravement malade depuis des années. Hospitalisée mi-décembre à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, France Gall est décédée hier matin d’un cancer à l’âge de 70 ans : « Il y a des mots qu’on ne voudrait jamais prononcer. France Gall a rejoint le Paradis blanc le 7 janvier, après avoir défié depuis deux ans, avec discrétion et dignité, la récidive de son cancer », a précisé son attachée de presse Geneviève Salama.
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PCF. Violences sexuelles: agir sans faille pour la tolérance zéro
La lutte contre les violences faites aux femmes est un combat qui est le nôtre, car il ne peut y avoir d’égalité entre les femmes et les hommes si on ne débarrasse pas la société de ce fléau. Il est donc inadmissible que de tels agissements existent dans nos organisations politiques. Face au harcèlement sexiste et sexuel, c’est tolérance zéro !
Nous savons le chemin à parcourir, et nos organisations, qui visent l’émancipation humaine, se doivent de tout mettre en oeuvre pour faire respecter ce principe en leur sein.
C’est pourquoi nous avons décidé de continuer à développer des outils et dispositifs qui permettent de prévenir, d’écouter, de protéger des violences les militant-e-s, de signaler les agresseurs et de les exclure de nos rangs quand les faits sont avérés.
Le 18 novembre dernier, nous avons distribué, une brochure : « Violences sexistes et sexuelles, Tolérance Zéro » à près de mille animatrices et animateurs de sections.
Chaque militant-e doit avoir connaissance de ses droits et doit savoir ce qui n’est pas acceptable comme comportement et ce qu’il en coûte aux yeux de la loi. Aussi, cette brochure sera distribuée à tout-e nouvel-le adhérent-e.
Dès ce mois de janvier 2018, nous allons mettre en place un dispositif innovant avec des référents et référentes formées spécifiquement et qui pourront agir auprès des directions lorsque des violences sexistes et sexuelles leur seront signalées.
Elles se feront aider de juristes et d’associations comme le 39.19, ou viol info service…Elles disposeront d’une adresse mail spécifique pouvant recueillir les signalements des victimes comme des communistes témoins.
Lors des formations internes, un module sera consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Nous nous réjouissons de la levée de l’omerta face à ce fléau dans la société comme dans toutes les organisations y compris les nôtres, car c’est un premier pas pour y mettre fin.
Paris, le 7 janvier 2018.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
Hélène Bidard et Laurence Cohen, co-responsables nationales des Droits des femmes et du Féminisme
Bruniquel, un village où les réfugiés prennent un nouveau départ

Ils sont arrivés de la jungle de Calais pour reprendre pied à Bruniquel, un petit village médiéval du Tarn-et-Garonne, soigner les blessures et les traumatismes. Onze ont décroché le précieux sésame de réfugié. Reportage.
Déjà un an qu’ils ont débarqué sur cette terre inconnue du Tarn-et-Garonne, après leur longue odyssée du Soudan à la jungle de Calais. Dans le village isolé de Bruniquel, Abdallah, Isam, Mokhles ou encore Magdi ont repris leur souffle, pansé leurs plaies, et démarré une nouvelle vie.
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Laïcité, ce que dit la loi et comment elle s'applique ?
Vous vous posez des questions sur la laïcité ? Visitez l’ Exposition virtuelle de la Bibliothèque Nationale de France
Vous obtiendrez les réponses du point de vue légal aux questions qui ne cessent de faire l’actualité :
– la laïcité est-elle l’ennemie des religions ou permet-elle à ceux qui croient (quelle que soit leur religion) comme à ceux qui ne croient pas de vivre ensemble ?
– la laïcité impose-t-elle des limites à la liberté de penser ou d’expression ou permet-elle à toutes et tous d’avoir une opinion ?
– la Loi du 9 décembre 1905 qui a donné naissance à la laïcité interdit-elle les religions ou les autorise-t-elle sous couvert de respecter la loi comme l’indique son article premier ?
– peut-on rire de tout et blasphémer en France ou pas ?
– les signes d’appartenance religieuse (croix, kipa, foulard,voile etc.), les prières publiques, les fêtes religieuses etc. sont-ils autorisés ? A ce sujet il existe des guides non pas répressifs mais pour éviter tout malentendu sur les droits des uns et des autres :
– Livret de la laïcité à l’école
– Guide de la laïcité dans les hôpitaux
– Guide de la laïcité dans les collectivités locales
– Guide de la laïcité dans la Fonction publique
– Guide de la laïcité dans les entreprises privées
– Guide parents et assistantes maternelles_differences_religieuses_parlons_en
Cette expo virtuelle répond à bien d’autres questions 112 ans après la naissance de la laïcité partant du principe que « elle n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une et donc de vivre ensemble » selon l’Observatoire-de-la-laicite
Certes dans les faits c’est plus compliqué… mais c’est ce qui est écrit !
– Le Web-série de Bibliothèques Sans Frontière répond également à des questions plus actuelles sur la laïcité.
Fake news, les sanctionner c'est possible depuis 1881
Lors des traditionnels voeux-à-la-presse le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé un projet de loi pour sanctionner les « fake news » notamment en période électorale.
Or comme le rappelle fort justement à l’AFP, ce 4 janvier 2018, maître Basile Ader, avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit de la presse, « la loi permet depuis 1881 de sanctionner les fausses nouvelles… y compris sur les réseaux sociaux. »
Il s’agit de l’article 27 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse qui sanctionne d’une amende de 45 000 euros la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit (ce qui inclut Internet, Facebook, Twitter etc.), de nouvelles fausses (fake news), lorsque la paix publique est troublée ou susceptible de l’être.
Pour maître Ader, « des outils existent, encore faut-il les connaître et les iutiliser… dans la mesure où les « fake news » perturbent la paix publique ou sont susceptibles de la perturber. »
Cela va plus loin puisque, selon maître Ader, « un simple particulier peut tout à fait initier une procédure pour diffamation, à partir du moment où il est porté atteinte à son honneur, à sa considération ». Précisant que « la seule fausseté de l’information ne suffit pas pour engager une action en justice. »
Alors faut-il ajouter une loi à la loi existante à moins de l’améliorer notamment, comme le suggère l’avocat, en obligeant les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) à fournir « les données de connexion pour identifier les auteurs de fausses nouvelles. » ?
Slimane Azem nous a quittés il y a 35 ans
Chanteur, musicien, auteur-compositeur-interprète, poète et fabuliste algérien : Slimane Azem laisse un souvenir impérissable à Moissac.
Pour commémorer les 35 ans de sa disparition, l’association «Les Amis de Slimane Azem» organise une journée spéciale en son honneur, le 20 janvier prochain, à l’espace Confluences. À partir de 10 heures, on pourra observer une exposition sur la vie de l’artiste kabyl avant de se rendre en groupe au cimetière où il est inhumé et au jardin qui porte désormais son nom. Retour prévu à 14 heures à Confluences pour un spectacle et des débats organisés tout l’après-midi en attendant le couscous berbère proposé par Zine Event. Mais attention, il faut impérativement réserver au 06 58 67 43 35.








