Forte mobilisation au lycée Gallieni : stop à la violence, aux insultes, au mépris institutionnel

PAR LUIS MIQUEL
‘NDLR de MAC: nous relayons les propos publics de Luis Miquel et nous invitons chacun-e à signer la pétition)


Bonjour,
je suis l’un des enseignants de ce beau lycée professionnel où le mouvement de grève prend une certaine ampleur médiatique. Nous symbolisons la déshérence d’une institution que les gouvernements successifs tuent à petit feu et refusons de sombrer.

Pétition: https://www.change.org/p/les-personnels-soutenez-le-lyc%C3%A9e-gallieni-31-pour-permettre-lar%C3%A9ussite-de-tous

J’écris les lignes suivante seul, çà n’engage que moi car je suis témoin quotidien de mes collègues qui s’effondrent en larmes en salle des profs, de la violence des jeunes qui ne sont plus élèves, de l’intolérance des jeunes des quartiers et de leur loi de la cité qu’ils importent dans l’enceinte délabrée de l’éducation nationale. (A tous ceux qui bondiront et hurleront que je stigmatise les jeunes des quartiers : je vous « emmerde », je travaille au quotidien avec ces jeunes, je voix ceux qui en veulent, ce qui souffrent, ceux qui harcèlent et dealent, ceux qui veulent juste qu’on leur foutent la paix et vivre leur vie… Je suis de gauche et je soutiens Mediapart mais j’y ai lu trop de commentaires de bigots niant les problèmes réels des quartiers au nom de l’antiracisme. ) Continuer la lecture de Forte mobilisation au lycée Gallieni : stop à la violence, aux insultes, au mépris institutionnel

La SEGPA, pour la réussite de toutes et tous

« La Segpa est une voie de réussite. Quel état des lieux pour les élèves et les personnels deux ans après la nouvelle circulaire » C’est le thème d’États généraux organisés à l’initiative des syndicats de la FSU le 11 janvier dernier. L’occasion aussi de lancer un appel pour défendre cette structure aujourd’hui malmenée.

Deux ans après la parution de la nouvelle circulaire SEGPA, ils étaient 150, enseignants des 1er et 2nd degré, formateurs, personnels d’inspection, réunis à l’invitation du SNUipp et d’autres syndicats de la FSU, pour dresser un état des lieux des enseignements généraux et professionnels adaptés et réfléchir à l’élaboration de revendications communes pour l’avenir.

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Assurance emprunteur, c’est enfin possible de la résilier ou la renégocier

Bonne nouvelle pour les 15 millions d’emprunteurs, depuis le 1er janvier, ils peuvent résilier voire renégocier annuellement  leur assurance de prêt immobilier.

C’est le Conseil constitutionnel qui en a décidé ainsi dans sa décision n° 2017-685 QPC du 12 janvier 2018
Il valide donc l’article 10 de la loi n° 2017-203 du 21 février 2017 relative aux crédits immobiliers dite Bourquin, du nom du sénateur qui en est l’auteur.
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L’année commence mal pour les paysans

Le prix du lait payer aux producteurs ne fait que baisser d'année en année. Ici, manifestation à Bruxelles en 2009. Photo : Alain Gobet/AFP

Le prix du lait payer aux producteurs ne fait que baisser d’année en année. Ici, manifestation à Bruxelles en 2009. Photo : Alain Gobet/AFP

Qu’il s’agisse des céréales, des oléagineux, de la viande bovine ou porcine, les prix payés aux agriculteurs demeurent trop bas pour permettre de dégager un revenu décent. Alors qu’il avait trop peu remonté ces derniers mois, le prix du lait de vache pourrait à nouveau baisser prochainement pour cause d’offre mondiale plus abondante que la demande.

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Le blues des blouses blanches à l’Assemblée

Au service des urgences du CHU de Nice (Alpes-Maritimes), une patiente qui est tombée dans la rue est prise en charge par une infirmière. Ian Hanning/Rea

Au service des urgences du CHU de Nice (Alpes-Maritimes), une patiente qui est tombée dans la rue est prise en charge par une infirmière. Ian Hanning/Rea

Hier, les députés communistes ont entendu des dizaines de personnels de santé, usagers et élus locaux, en vue de l’audition de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, mercredi.

«Qui veut prendre la parole ? » Après plus de trois heures de débat hier matin, les mains ne cessent de se lever dans la salle de l’Assemblée nationale. Le groupe de la Gauche démocrate et républicaine se saisit de la prochaine semaine de contrôle de l’action gouvernementale pour interroger la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur la situation calamiteuse des hôpitaux. Pour préparer l’audition prévue mercredi prochain, ils avaient envoyé un appel à témoignages et à coconstruction d’une politique alternative. Un appel plus qu’entendu, au vu de la salle comble.

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Mathilde Basset. «Ce n’est pas ça mon métier, madame Buzyn»

Entretien réalisé par Stéphane Guérard avec Audrey Paillasse
Mathilde Basset participera à la journée de grève nationale intersyndicale le 30 janvier. Elle manifestera à Valence (Drôme).

Mathilde Basset participera à la journée de grève nationale intersyndicale le 30 janvier. Elle manifestera à Valence (Drôme).

Hôpital. Une infirmière a posté sur Facebook un témoignage sur ses conditions de travail déplorables. Une « bouteille à la mer » qui crée des remous sur les réseaux.

Le post de Mathilde Basset commence ainsi : « Je suis infirmière depuis un an et demi. Je travaille depuis trois mois au centre hospitalier du Cheylard, en Ardèche. Enfin, je travaillais, car mon dernier contrat de trois semaines se termine le 4 janvier prochain, et c’est avec dégoût et la boule au ventre que je quitte ce radeau de la Méduse. » L’infirmière de 24 ans évoque les suites de son message à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Vous dénoncez le manque de moyens à l’hôpital dans lequel vous travailliez. Vous attendiez-vous à autant d’écho ? Continuer la lecture de Mathilde Basset. «Ce n’est pas ça mon métier, madame Buzyn»

Déluge de condamnations après les propos "racistes" de Trump

Photo AFP

Photo AFP

Les ambassadeurs de 54 pays africains à l’ONU ont exigé vendredi, dans un communiqué au langage très fort, « rétractations » et « excuses » au président américain Donald Trump après ses propos rapportés la veille sur l’immigration en provenance de « pays de merde ».

« Racistes », « abjects » et « blessants », les propos de Donald Trump sur l’immigration en provenance de « pays de merde » ont provoqué un torrent d’indignation à travers le monde qui ne tarissait pas dans la nuit de vendredi à samedi, l’Afrique entière réclamant des excuses. D’une même voix, dans un langage d’une rare dureté, les 54 ambassadeurs du groupe africain à l’ONU ont exigé une « rétractation » au président américain, condamnant des « remarques scandaleuses, racistes et xénophobes ». Ils se sont dit préoccupés par la tendance « grandissante » de l’administration Trump « à dénigrer le continent, et les gens de couleur ». Continuer la lecture de Déluge de condamnations après les propos "racistes" de Trump

Scandale Lactalis : « Il est temps que la légalité républicaine reprenne le dessus sur la puissance de l’argent » (Sébastien Jumel)

Député communiste de Seine-Maritime, porte-parole du groupe GDR, Sébastien Jumel demande une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur l’affaire Lactalis, ses possibles conséquences en matière de santé et les défaillances du contrôle de l’Etat. Un scandale qui survient à l’issue des états généraux de l’alimentation.

Le scandale du lait contaminé à la salmonelle de l’usine Lactalis révèle des failles incroyables dans les procédures de sécurité alimentaire.

Il met en lumière l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat et de ses moyens, l’Etat qui n’apparaît plus en capacité d’imposer le respect de la loi à des intérêts privés très puissants dans le secteur de l’agroalimentaire qui n’hésitent pas à s’affranchir de leurs obligations au risque même de mettre en péril la sécurité des consommateurs, des intérêts qui bravent les interdits, préférant payer des amendes pour leurs infractions que de respecter les règles de transparence les plus élémentaires.

C’est inacceptable et nous allons demander la constitution d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur les agissements de l’entreprise de transformation au centre de cette affaire et leurs conséquences possibles sur la santé de nos concitoyens, sur les défaillances de la chaîne de contrôle, sur l’incapacité du gouvernement à imposer l’ordre républicain face à des intérêts privés puissants.

Cette affaire survient à l’issue des états généraux de l’alimentation. Elle jette un doute sur l’efficacité réelle des mesures envisagées à l’issue de cette consultation. Des mesures qui devront se traduire dans la loi avec pour objectifs d’imposer aux entreprises de transformation alimentaire, dont Lactalis, et au secteur de la distribution une inversion dans la construction des prix afin d’assurer aux producteurs-agriculteurs-éleveurs des prix rémunérateurs. Des mesures qui devront assurer la traçabilité sur la qualité des produits vendus dans le commerce, au bénéfice des consommateurs.

Comment l’Etat, aujourd’hui l’arme au pied contre un groupe privé dans une affaire grave de sécurité alimentaire, fera-t-il demain pour imposer à ce dernier et aux autres entreprises du secteur des règles en matière de prix agricoles ?

Depuis de nombreuses années, les producteurs agricoles mobilisés pour défendre leur métier dénoncent l’arrogance, la loi du plus fort que font régner des groupes comme Lactalis mais aussi Bigard. Ce dernier a récemment refusé de se soumettre à une obligation de présence devant la représentation nationale dans le cadre des travaux parlementaires.

Il est temps que la légalité républicaine reprenne le dessus sur la puissance de l’argent. C’est le message de fond de cette affaire.