A la mémoire de la Commune (Lénine)

 Un article de Lénine en 1910, à méditer en regard de l’actualité…

Commune de Paris 1871

Quarante ans se sont écoulés depuis la proclamation de la Commune de Paris. Selon la coutume, le prolétariat français a honoré par des meetings et des manifestations la mémoire des militants de la révolution du 18 mars 1871 ; à la fin de mai, il ira de nouveau déposer des couronnes sur la tombe des communards fusillés, victimes de l’horrible « semaine sanglante » de mai et jurer une fois de plus de combattre sans relâche jusqu’au triomphe complet de leurs idées, jusqu’à la victoire totale de la cause qu’ils lui ont léguée.

Pourquoi le prolétariat, non seulement français, mais du monde entier, honore-t-il dans les hommes de la Commune de Paris ses précurseurs ? Et quel est l’héritage de la Commune ?

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Le service public, une exigence démocratique ?

Entretiens réalisés par Anna Musso
Pour Gérard Aschieri  : « Les services publics se sont construits autour d’un certain nombre de principes, comme l’égalité, la continuité, l’adaptabilité, la laïcité.    » Richard Damoret/REA

Pour Gérard Aschieri : « Les services publics se sont construits autour d’un certain nombre de principes, comme l’égalité, la continuité, l’adaptabilité, la laïcité. » Richard Damoret/REA

Table ronde avec Nicolas Matyjasik, politologue, Sciences-Po Lille, Gérard Aschieri, professeur honoraire, représentant de la FSU au Conseil économique social et environnemental et Claudine Boisorieux, maire (DVG) de Clamecy (Nièvre).

Rappel des faits. Réformes de l’hôpital, du baccalauréat et de l’accès à l’université, casse de la SNCF par ordonnances… le gouvernement démantèle un à un les services publics, citoyens et syndicats se préparent à une forte mobilisation.

Réformes de l’hôpital, du baccalauréat, de la SNCF… comment analysez vous la politique du gouvernement en matière de service public ?

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Nucléaire. Déchets, toutes les pistes ont-elles été creusées ?

« Est-ce à la terre ou aux sociétés de demain de gérer nos déchets nucléaires ?   » pointe Bernard Laponche, physicien nucléaire et membre de l’association Global Chance, qui plaide pour une solution permettant la réversibilité. Vincent Kessler/Reuters

« Est-ce à la terre ou aux sociétés de demain de gérer nos déchets nucléaires ? » pointe Bernard Laponche, physicien nucléaire et membre de l’association Global Chance, qui plaide pour une solution permettant la réversibilité. Vincent Kessler/Reuters

Objet de controverse, le projet d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo de Bure est devenu source de tensions. Pour calmer le jeu, le gouvernement promet d’engager un débat public en septembre. Retour sur les questions posées.

Que faire des déchets hautement radioactifs ? Voilà le défi que tente de relever la France avec son projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure. Non sans controverse. Questionné, critiqué, remis en cause… Cigéo – c’est son nom – ne fait pas l’unanimité. La semaine dernière, ­Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, a confirmé qu’un débat public national sera organisé sur le sujet entre septembre et décembre prochain. L’Humanité revient sur les questions posées.

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Biodiversité. Le réchauffement menace près d’une espèce sur deux dans les écosystèmes remarquables

35 « Ecorégions prioritaires, - l’Australie, l’Amazonie (photo), l’Est de l’Himalaya, les Galápagos ou encore le bassin du Yang-Tsé-Kiang- ont été étudiées WWF pour leur richesse variétale ou le nombre d’espèces en voie de disparitions qu’elles abritent. Photo : AFP

35 « Ecorégions prioritaires, – l’Australie, l’Amazonie (photo), l’Est de l’Himalaya, les Galápagos ou encore le bassin du Yang-Tsé-Kiang- ont été étudiées WWF pour leur richesse variétale ou le nombre d’espèces en voie de disparitions qu’elles abritent. Photo : AFP

Selon une étude portant sur 35 régions emblématiques de par leur biodiversité, un réchauffement global de 4,5°C conduirait à voir disparaître localement jusqu’à 48% des espèces. Les plantes et les amphibiens sont les plus menacées.

Le réchauffement climatique ne fera pas de quartier aux écosystèmes les plus singuliers de la planète. C’est le résultat inquiétant de la recherche réalisée par le WWF et le Tyndall Centre for Climate Change de l’Université d’East Anglia, en Grande Bretagne, et publiée ce 14 mars dans la revue scientifique Climatic Change.

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Les cheminots s’engage dans une grève longue en pointillés pour gagner de « vraies négociations »

 

Avec une grève en pointillés, deux jours sur cinq pendant trois mois d’avril à juin, les syndicats de la SNCF ont choisi une « mobilisation innovante » pour faire pression sur le gouvernement et obtenir l’ouverture de « vraies négociations » sur son projet de réforme.

« La grève n’est pas une fin en soi » mais une arme syndicale pour amener l’exécutif à négocier et atteindre un « résultat », ont souligné vendredi la CGT-Cheminots (1er syndicat de la SNCF) et l’Unsa-Ferroviaire (2e). Mais « évidemment, si le gouvernement persiste dans cette ligne-là, on sera obligés de rentrer en grève pour obtenir de réelles négociations. Continuer la lecture de Les cheminots s’engage dans une grève longue en pointillés pour gagner de « vraies négociations »

Les élus communistes dressent un premier bilan in DDM

Politique – Région

De gauche à droite, Serge Regourd, Marié Piqué, Catherine Philippe et Jean-Luc Gibelin./ Photo DDM, Chantal Longo
De gauche à droite, Serge Regourd, Marié Piqué, Catherine Philippe et Jean-Luc Gibelin./ Photo DDM, Chantal Longo

Comme ils s’y étaient engagés durant la campagne électorale, les élus communistes et apparentés du conseil régional d’Occitanie font le tour des 13 départements pour établir le bilan de leur action. Jeudi soir, à la Maison du Peuple, Jean-Luc Gibelin (Gard), Marie Piqué (Lot) et le Tarn-et-Garonnais Serge Regourd, ont été accueillis par Catherine Philippe, la secrétaire départementale du parti communiste 82. Une cinquantaine de militants et de sympathisants a donc écouté les arguments des élus qui siègent dans la majorité de Carole Delga : «Nous sommes pleinement engagés ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de débat», a indiqué Jean-Luc Gibelin, vice-président en charge des transports, un des gros dossiers de la Région. À ce propos, Jean-Luc Gibelin a réaffirmé la position des communistes sur le ferroviaire : «Nous sommes favorables à la LGV et au maintien des petites lignes. Il ne faut pas opposer les deux qui sont complémentaires».

Marie Piqué, vice-présidente en charge des Solidarités et des Services Publics a développé ses arguments pour des centres de santé publics afin de lutter contre les déserts médicaux : «La société a évolué, la profession s’est féminisée et les médecins ne veulent plus rester seuls. Il faut créer de bonnes conditions d’accueil pour les faire venir notamment dans les territoires ruraux». Actualité oblige, on a également évoqué la grogne des retraités et le malaise grandissant dans les EHPAD.

Enfin, l’enfant de Laguépie, Serge Regourd qui préside la commission culture a insisté sur sa volonté de travailler «à l’accès à la culture pour tous», relevant que «le budget Culture était en hausse».

Ancrés dans la majorité mais exigeants, les communistes et apparentés continuent leur bonhomme de chemin, même si les relations houleuses avec la France Insoumise viennent perturber leur action.

Carte scolaire rurale: désintox

Le SNUipp-FSU rétablit la vérité des faits et des chiffres sur les fermetures de classes en zones rurales, au terme de l’enquête qu’il a réalisée dans chaque département

Le communiqué

Carte scolaire rurale: désintox

Le gouvernement tente de désamorcer la colère qui monte dans les territoires ruraux victimes de fermetures de classes à la prochaine rentrée. Le SNUipp-FSU rétablit la vérité des faits et des chiffres.

« Un taux d’encadrement en hausse dans toute la France, seulement 207 classes fermées en milieu rural liées à une démographie en baisse ». Jean-Michel Blanquer ne cesse d’allumer des contre-feux aux mobilisations qui se multiplient dans les zones rurales et le Président lui-même se déplace dans la campagne tourangelle pour apaiser parents et élus en vantant les créations de postes à son actif. Malheureusement les faits et les chiffres résistent.

Les faits, ce sont quelque 70 départements secoués par des actions et des mobilisations pour défendre des écoles menacées recensées sur le site internet du SNUipp-FSU (https://www.snuipp.fr/actualites/posts/carte-scolaire-en-berne)

Les chiffres, ce sont les données déjà collectées par le SNUipp-FSU dans une soixantaine de départements où les instances décisionnaires en matière de carte scolaire se sont déjà tenues.1097 fermetures dans les écoles rurales pour seulement 289 ouvertures, soit un différentiel de 808 postes supprimés.

Les 3880 postes créés pour la rentrée 2018 ne suffisent pas à financer la mesure-phase du gouvernement : le dédoublement des CP et des CE1 en REP+ et des CP en REP « consommera » à la rentrée environ 6200 postes. Même en tenant compte de la baisse démographique, ce sont près de 1200 postes qui font défaut pour préparer la rentrée 2018. Recteurs et directeurs d’académie sont donc contraints à des redéploiements en ponctionnant les postes des secteurs ruraux pour les réaffecter dans les villes où se situe la majorité des réseaux d’éducation prioritaire, suscitant l’incompréhension car l’abaissement des effectifs dont on sait qu’il peut être facteur de réussite, n’est pas l’option retenue pour tous les élèves.

L’amélioration du taux d’encadrement dont se targue le gouvernement, si elle est réelle du point de vue mathématique, repose en fait sur un trompe-l’œil lié en partie aux classes dédoublées.On comprend l’embarras d’un chef d’État qui avait déclaré devant la conférence des territoires en juillet dernier qu’ « il n’y aurait plus de fermetures de classes dans les écoles primaires des territoires ruraux. » Une promesse non tenue à laquelle s’ajoutent les contre-vérités du ministre qui ne font qu’attiser la colère des élus, parents, enseignants. En l’état, à la rentrée prochaine, les conditions d’accueil vont se dégrader dans des zones rurales où l’école de la République joue un rôle essentiel pour lutter contre les inégalités territoriales.

Paris, le 16 mars 2018

A Tulle, les héritiers de l’infamie « ne passeront pas » ! + pétition

« Les fachos, les nazillons, à chaque fois qu’ils ont sorti le nez, on était en face, et on y sera encore », prévient Alain Guilbert, le secrétaire départemental du PCF. Ici, . Photo : François Guillot/AFP

« Les fachos, les nazillons, à chaque fois qu’ils ont sorti le nez, on était en face, et on y sera encore », prévient Alain Guilbert, le secrétaire départemental du PCF. Ici, . Photo : François Guillot/AFP

La Division nationale révolutionnaire, groupuscule fasciste né des cendres de la dissoute JNR, compte ouvrir un local « culturel » dans la ville martyre. L’opposition appelle à manifester samedi à 11 heures, place Faucher.

Pire que du chiendent, l’extrême droite reprend toujours racine. Après Lyon, Lille ou Strasbourg, c’est à Tulle que la plus radicale de ses engeances entend refleurir. La Division nationale révolutionnaire (DNR), résurgence des Jeunesses nationales révolutionnaires dissoutes en 2013 après la mort à Paris de Clément Méric, voulait y ouvrir un local « culturel » le 11 mars.

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800 retraités ont battu le pavé à Montauban in DDM

Les manifestants ont descendu la rue de l'Hôtel de ville, perturbant la circulation sur la place Bourdelle./ Photos DDM, Chantal Longo
Les manifestants ont descendu la rue de l’Hôtel de ville, perturbant la circulation sur la place Bourdelle./ Photos DDM, Chantal Longo

Certains d’entre eux ont certainement manifesté lors de la grogne étudiante de Mai-68. Cinquante ans plus tard, ce sont les mêmes personnes qui se sont rassemblées devant la préfecture de Montauban vers 10 heures. Une place en travaux suite aux grands chantiers lancés par la municipalité. Jadis étudiants, ces retraités ont cette fois battu le pavé pour s’opposer à la hausse de la CSG, volonté assumée du président Emmanuel Macron et de son gouvernement. Les syndicats ont eux évoqué un millier de manifestants.

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