T.E.M.S.: Quand la démocratie est porteuse d’espoirs (Vidéo by TEMS)

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Il est de ces moments que nous ne devrions pas oublier dans les années à venir car ils marquent et marqueront pour longtemps le paysage politique de la ville de Moissac.

C’est une fois de plus au Chapon Fin que le rendez-vous avec l’histoire locale fut pris. Le collectif TEMS (Territoire Et Moissac Solidaire) invitait les citoyens-nes de Moissac à la présentation d’un pan entier de leurs propositions sur la démocratie participative mais aussi la tête de la future liste qui se lance le défi de relever Moissac de ses turpitudes présentes et passées.

Autant dire de suite, à la vue des arrivants qui se pressaient, que beaucoup d’entre eux étaient surtout venu pour la 2ème partie, pensant aussi pour certain assister à une bronca, une déception collective, une…. Bref, la salle était loin d’être acquise, c’est un fait !

En hôte parfaite, Marie Cavaillé ouvrait la séance, rappelant en présence d’Estelle, de Robert et de Jean Luc, la genèse de TEMS, la temporalité et l’enchainement des travaux menés durant toutes ces années avant de laisser la parole pour présenter les propositions du collectif pour la mise en œuvre d’une vraie démocratie plus que participative. Continuer la lecture de T.E.M.S.: Quand la démocratie est porteuse d’espoirs (Vidéo by TEMS)

Retraites : Les enseignants devront accepter une redéfinition de leur métier in Caf. Ped.

« La seule solution c’est travailler un peu plus longtemps », a déclaré E Philippe le 11 décembre en présentant son projet de réforme des retraites. Le gouvernement promet que les enseignants auront une retraite comparable à celles des cadres A de la Fonction publique. Mais pour cela ils devront accepter une redéfinition de leur service. Ni E. Philippe, ni JM. Blanquer n’ont voulu parler concrètement des engagements budgétaires de la revalorisation ou de ce qui pourrait  changer dans les carrières et « l’organisation du travail » des enseignants. Soit le gouvernement n’a pas compris les inquiétudes exprimées lors des deux journées du 5 et du 10 décembre. Soit il a décidé de passer en force et de laisser pourri le mouvement d’opposition à sa réforme.

Une réforme présentée comme sociale

Le 11 décembre, E Philippe en appelait à P Mendes France et M. Rocard pour justifier son projet de réforme des retraites présenté comme un modèle de justice sociale. Même son de cloche chez JM Blanquer, s’exprimant après E Philippe. « C’est une réforme républicaine » assure le ministre de l’éducation nationale.

E Philippe en a fixé les grands principes et le calendrier. Il maintient la disparition des régimes spéciaux. « Le temps du service universel est venu. Celui des régimes spéciaux s’achève », dit-il. Tous les français, politiques compris promet le 1er ministre, seront au même régime de retraite. Autre dimension sociale : une pension minimum de 1000€ net pour une carrière complète au Smic. Continuer la lecture de Retraites : Les enseignants devront accepter une redéfinition de leur métier in Caf. Ped.

Quatrième journée de mobilisation au collège Fragonard de Negrepelisse!

Ce jeudi 12 décembre, une majorité des personnels du collège a décidé de reconduire le mouvement de grève contre la réforme des retraites et a rejoint, entre autres, les employés de la déchèterie de Nègrepelisse lors de la manifestation à Montauban. L’allocution d’Édouard Philippe a renforcé leur détermination à défendre une réforme des retraites basée sur une réelle solidarité entre générations.

les professeurs

Retraite: C’est quand qu’on arrête ? par Emma

Ces derniers jours, j’ai voulu savoir ce qui nous attendait avec la réforme des retraites. Conclusion : le rapport Delevoye, c’est le coup final porté à la solidarité intergénérationnelle. J’explique pourquoi, en images.

Merci aux camarades du NPA pour leurs dossiers sur le sujet, et pour leurs conseils et relectures 

Les dossiers sont accessibles ici
https://npa2009.org/…/retraites-par-points-le-jeu-de-bonnet…
https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Faisons-les-ba…

Cette BD est en libre accès pour toute utilisation militante, le pdf est ici C’est quand qu’on arrête

Réforme des retraites : Le Premier ministre était attendu, il a finalement confirmé le pire

Travailler plus longtemps, pensions calculées avec des points et non plus des trimestres, âge pivot à 64 ans avec malus pour un départ avant cet âge… et donc recul de l’âge de départ à la retraite.

Et il ne dit pas un mot sur le blocage des ressources financières à 14% du PIB, confirmant que le coeur de la réforme vise bien à satisfaire des intérêts financiers et le monde des assurances.

La réforme Macron est en fait conçue pour démanteler totalement le système solidaire issu du programme du CNR, pilier de notre système social.

L’universalité est un leurre quand les annonces consistent à opposer les générations entre elles et à sacrifier les nouvelles générations. Si cette réforme était réellement vertueuse, pourquoi le décalage de sa mise en œuvre pour les générations nées après 1975 est-il présenté comme une bonne nouvelle pour celles  nées avant 1975 ?

Aujourd’hui, le pays n’a eu aucune réponse sur sa principale attente : à l’âge de la retraite, quel sera le niveau de ma pension par rapport à mon salaire de fin de carrière ?

Le pays voit bien que l’objectif de Macron consiste à nous faire travailler toujours plus longtemps pour une pension toujours plus faible. Les rustines proposées, qui additionnent le pas grand chose au trois fois rien, visent à masquer la baisse de 27 % du niveau de pensions qui se profile pour les deux prochaines décennies.

Face au mouvement social et populaire qui s’installe avec force dans le pays et qui s’élargit, une autre réforme des retraites est possible pour répondre aux attentes et aux besoins. Le PCF mettra toutes ses forces dans son élargissement, jusqu’au retrait du projet Macron, et appelle à ce titre la jeunesse, particulièrement visée par les annonces du Premier ministre, à s’engager dans cette bataille.

« L’architecture du mépris a des effets sur nous tous » in Usbek & Rica

Dans Reprendre Place, contre une architecture du mépris (Payot, 2019) le philosophe et maître de conférences à l’université de Strasbourg Mickaël Labbé pointe les dérives d’un mouvement de privatisation de l’espace urbain qui réduit le nombre de personnes pouvant obtenir un « droit à la ville ».

 

Usbek & Rica : Le sous-titre de votre livre emploie un terme très fort, « l’architecture du mépris ». Comment du simple mobilier et des décisions urbaines peuvent-elles « mépriser » et qui sont les victimes de cet ostracisme ?

Mickaël Labbé : Cette formule n’est pas de moi, mais de Georges Pérec dans son livre Espèces d’espaces (éd. Galilée, 1974). Elle correspond aussi aux travaux du philosophe et sociologue allemand Axel Honneth, qui travaille sur la notion de reconnaissance. Ce que j’observe récemment, c’est qu’un certain design, un mobilier urbain et une production de formes urbaines agissent sur la formation d’identités individuelles et collectives. Au fond, un certain type d’architecture agit sur les identités et façonne ceux qui se sentent légitimes, ou non, à être là.

Souvent, on analyse la ville en des termes macroscopiques : les inégalités économiques, la répartition par CSP, ou encore l’injustice spatiale et juridique. Cela donne un type de vision qui n’est pas inexact, mais on passe à côté d’un mode d’action négatif des villes. Ces dernières sont obsédées par leur image, qui est leur outil de valorisation le plus important. Aussi, puisqu’elles ne peuvent ouvertement ségréger, elles signifient spatialement le mépris par une architecture excluante. Cela peut passer par du mobilier urbain, type banc à SDF, soit par de larges projets privatisés comme EuropaCity (dont l’abandon a été acté en novembre dernier par le gouvernement, ndlr) ou le réaménagement de la Gare du Nord, où on signifie aux individus que ce qui nous intéresse chez eux, c’est leur part de consommateur. Dès lors qu’ils ne peuvent l’être car ils sont insolvables, ils comprennent de facto qu’ils ne sont pas les bienvenus. Continuer la lecture de « L’architecture du mépris a des effets sur nous tous » in Usbek & Rica

Retraites : Le gouvernement fait des promesses, les syndicats appellent à la grève in Caf. Ped.

A force de promettre la revalorisation sans la faire, le gouvernement semble bien dépourvu quand il voudrait qu’on le croit. La grève historique du 5 décembre, l’ampleur des manifestations a fait réagir le gouvernement. Le 6 décembre JM Blanquer, G Attal sont intervenus dans les médias puis E Philippe a fait une déclaration. Le gouvernement maintient son projet de retraites par point mais promet une revalorisation des enseignants à partir de 2021. Problème : comme il promet cette revalorisation depuis 2017 sans la faire, comme le montant annoncé semble très faible, ces propos se heurtent à l’incrédulité. A commencer par les syndicats, sauf la Cfdt et l’Unsa, qui appellent à faire grève et manifester le 10 décembre et soutiennent les mouvements qui auraient lieu le 9.

Les promesses gouvernementales

La mobilisation historique des enseignants le 5 décembre (de 60 à 70% des enseignants en grève) a fait bouger le gouvernement. Dès le 6 décembre E Philippe consacre une partie importante de son interventions aux seuls enseignants.

« J’ai vu la mobilisation importante des enseignants », dit-il. « Je comprends les inquiétudes qu’ils formulent. Il est exact que l’application absurde des nouvelles règles (de retraite) les pénaliserait. Nous avons dit dès le début que nous nous engagions à ce que les pensions des enseignants ne baissent pas. Le système universel ce n’est pas la baisse des pensions des enseignants mais la revalorisation progressive de leur traitement de façon à ce que leur pension ne baisse pas ».

Le premier ministre annonce une rencontre entre M Delevoye et A Buzin avec les syndicats le 9 décembre. Lui même présentera le projet gouvernemental mercredi 11 décembre au CESE. Continuer la lecture de Retraites : Le gouvernement fait des promesses, les syndicats appellent à la grève in Caf. Ped.

le projet Macron-Delevoye décrypté point par point + le texte

Mercredi, 4 Décembre, 2019

Le rapport du haut commissaire aux retraites a jeté les bases du projet que le gouvernement peaufine derrière le paravent des « concertations ». À l’opposé de l’« égalité » et de l’« universalité » prétendues, le système à points créerait les conditions d’une régression des droits jamais vue.

C’est le credo à la mode chez les soutiens du président de la République et du gouvernement. Comme il n’y a pas de texte de loi déposé à ce jour sur les retraites, manifestants et grévistes n’auraient aucune raison valable de se mobiliser. Le projet de réforme existe pourtant bel et bien : le rapport rendu en juillet par le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, « pour un système universel » à points, en a jeté les bases. C’est ce document qui sert de socle à la pseudo-« concertation » engagée par le gouvernement. Le chantier ouvert par Emmanuel Macron et Édouard Philippe ne part pas d’une feuille blanche, contrairement à ce que leurs hésitations stratégiques peuvent laisser croire. Pour preuve, le refus opposé, en septembre, à la demande du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, de « repartir de zéro » dans les discussions et de prendre en compte les propositions syndicales. Même si tout n’est pas ficelé, les grandes lignes du « système universel », qui « s’appliquera au plus tôt aux personnes nées en 1963 et après », sont désormais bien lisibles. À condition d’en décrypter le sens par-delà les slogans trompeurs. L’Humanité apporte sa contribution en dix-sept points au travail de révélation des dangers de ce projet.

1.  ce que le gouvernement vous raconte Continuer la lecture de le projet Macron-Delevoye décrypté point par point + le texte

Grève le 5: Pourquoi ça panique rue de Grenelle 

A 24 heures d’une grève qui s’annonce massive, le ministre de l’éducation nationale multiplie sa communication avec l’envoi d’une seconde lettre à tous les enseignants le 3 décembre et une nouvelle communication annoncée pour le 4 décembre. Mais les motivations de la grève vont bien au delà de la communication ministérielle.

Vers une grève massive et reconductible

« Nos organisations font le constat qu’une mobilisation d’ampleur s’annonce dans le secteur de l’Éducation. Elles appellent les personnels à se réunir en Assemblée générale, en particulier le 5 décembre, pour décider des suites à donner à la mobilisation. En effet, cette journée de grève unitaire interprofessionnelle du 5 décembre doit s’inscrire dans la durée selon des modalités diverses, grèves, manifestations… y compris par la reconduction de la grève là où les agent-es le décideront ». La Fsu, la Cgt, Sud, le Snalc annoncent le 3 décembre qu’ils envisagent la poursuite de la grève au delà du 5 décembre. Continuer la lecture de Grève le 5: Pourquoi ça panique rue de Grenelle 

Montée des eaux : en France, les maisons des riches en première ligne in Reporterre

NDLR de MAC: oh ben merde alors! OUPS…

La montée des eaux est une réalité à laquelle les littoraux mondiaux doivent s’adapter, ouvrages de protection ou plans de relocalisation. Pourtant, en France, en l’état actuel des consciences et de la loi sur la propriété privée, mettre en place des politiques ambitieuses est quasiment impossible.

Entre le rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) portant sur les océans, publié en septembre, et l’étude de l’organisation Climate Central parue début octobre, les scientifiques ont insisté ces derniers mois sur l’ampleur de la montée des océans, provoquée par le changement climatique. Dans les prochaines années, les sociétés seront mises au défi de se protéger ou d’habiter autrement la planète. Selon le Giec, développer les ouvrages de protection nécessitera « des investissements de plusieurs dizaines à centaines de milliards de dollars par année ». Si c’est envisageable « pour les zones urbaines densément peuplées, les zones rurales ou les plus pauvres seront mises au défi de réaliser de tels investissements ». Continuer la lecture de Montée des eaux : en France, les maisons des riches en première ligne in Reporterre