Il n’y a pas de petites victoires et après plus de 8 mois de bataille, la décharge sauvage de Gandalou est en passe d’être résorbée. Il s’agit là d’une victoire citoyenne de la plus haute importance.
Être citoyen , c’est dire et agir!
En 2018 quand Maximilien Reynès-Dupleix alertait les pouvoirs publics sur une situation qui dégénérait en contrebas de l’église de Gandalou avec des effets prévisibles sur l’environnement (occultation des sources, pollution du ruisseau « leMillole »….), personne ne pensait possible qu’un règlement de l’abomination qui se construisait aux vus et au sus de toutes et tous, puisse trouver un dénouement plus positif.
C’est désormais le cas et après jugement (dont nous essayons de connaitre les attendus exacts), c’est l’entreprise Cassin TP qui est aujourd’hui en charge de l’enlèvement des gravats accumulés durant de longs mois. Le propriétaire que d’aucun pensait insolvable est donc sommé de remettre le terrain en l’état initial avec l’aide des entreprises fautives d’avoir été si négligentes. Nous avons par ailleurs appris que cela représentait entre 9600 et 15 000 à extraire de cet endroit.
Rappelons ici, que le gouvernement actuel souhaite rendre gratuit les dépôts de gravats dans les déchetteries publiques (au nom de la rentabilité des entreprises du BTP) alors que sur les devis de travaux, c’est le client qui paye. Nous aurions donc à payer 2 fois…. inconcevable!

Enfin, l’engin qui est à l’œuvre (sur la photo) est d’un gabarit impressionnant, preuve supplémentaire d’un travail d’importance à réaliser.
Outre le rôle citoyen du lanceur d’alerte initial, il serait malvenue de ne pas signaler le rôle majeur joué par la FNE 82 et Midi-Pyrénées (Fédération Nationale de l’Environnement), l’Association de défense de l’environnement du 82, Mme Platel Sous-Préfète et la Préfecture 82 avec les services concernés et M. Le maire de Castelsarrasin avec ses services.
Il n’y a donc pas de petits combats et quand au fil des articles parus sur ce site, des interviews données et des « papiers » faits dans la presse, nous avons maintenu une pression citoyenne, nous étions dans notre rôle de défenseurs de l’environnement et nous avons travaillé les convergences avec des associations au delà de nos différences politiques.
Les communistes de Gandalou et de Castelsarrasin sont fiers de cette première victoire et montrent ainsi à celles et ceux qui en doutaient encore combien le rassemblement social, écologique et démocratique est une nécessité pour gagner des combats. Les communistes sont utiles dans les luttes à mener au plan local comme au plan national.
Les riverains impactés par les nuisances de cette décharge illicite à ciel ouvert qui défiguraient nos paysages sont d’ores et déjà contents, même si les aller et venue des camions vont encombrer quelques temps encore les voiries qui ont subies de lourdes dégradations.
Ils avaient été 122 à signer la pétition en ligne et plus d’une cinquantaine la pétition papier.
Gageons que dans les prochaines semaines, Tout le monde regardera ce nouveau chantier d’un œil neuf avec la satisfaction que le droit reste à la loi et que nulle entreprise, si puissante soit-elle, nul propriétaire, si sur de lui soit-il, ne peuvent agir impunément désormais. C’est bien une grande victoire citoyenne qui s’est dessinée dans le quartier de Gandalou!







Dans la salle des profs du lycée Bourdelle à Montauban, vendredi.
« La rentrée est tendue et compliquée », estime Sigird Gérardin, co secrétaire générale du Snuep Fsu. Le syndicat veut d’abord démystifier le discours ministériel. Puisque JM BLanquer parle sans cesse des « Harvard de la voie professionnelle », il montre par exemple qu’il n’y a que 4 ou 5 campus des métiers qui correspondent aux propos ministériels. Et ils scolarisent pas plus d’une centaine de lycéens professionnels car ils accueillent surtout des étudiants. Le syndicat souligne aussi le grand écart entre les propos sur « la revalorisation de la voie professionnelle » et la réalité : « il y aura 300 postes de PLP en moins à la rentrée. Le ministre revalorise la voie professionnelle avec moins de personnels », dit le Snuep Fsu. Le ministre met en avant le fait qu’il y ait davantage de demandes pour aller en lycée professionnel, mais il n’y a pas plus de places et la plupart des demandes restent lettre morte.
Enfin il y a la volonté gouvernementale de développer l’apprentissage. Les enseignants s’attendent à voir arriver en cours d’année de nombreux apprentis dont le contrat aura été cassé par l’employeur. La réforme prévoit le mixage des publics dans les classes. Mais les enseignants attendent toujours qu’on leur explique comment faire cours à des lycéens et des apprentis qui ont des calendriers différents. Pour le Snuep, « le nouveau lycée pro se dessine mais il désorganise et va laisser de coté les élèves en difficulté ».