Si l’on ne pouvait assurément pas prévoir l’apparition du coronavirus, personnels, élus et usagers n’ont cessé, avec l’Humanité à leurs côtés, de dénoncer les dégâts des politiques libérales à l’hôpital. Extraits choisis de nos pages dans la dernière décennie.
Soudain, les tambours et trompettes accompagnant le chef de guerre se sont tus. Et Emmanuel Macron, tout à sa stratégie de reconstruction de « notre souveraineté nationale et européenne » industrielle à l’issue de la crise du coronavirus, a radouci son propos, lors de son déplacement de mardi près d’Angers, dès lors qu’il lui a fallu répondre aux premières interrogations sur les difficultés de notre système de santé à faire face à l’épidémie. « Toutes celles et ceux qui cherchent déjà à faire des procès, alors que nous n’avons pas gagné la guerre, sont irresponsables », a-t-il lancé, aigre. Avant de se radoucir : « Le temps de la responsabilité viendra. Ce temps est légitime et démocratique. À ce moment-là, la transparence complète devra être faite. » Puis de glisser : « On devra le faire avec un principe de justice à l’égard de tous les choix passés, quels que soient les responsables politiques. Quand on vit quelque chose d’inédit, on ne peut pas demander à des gens de l’avoir prévu il y a dix ans. »




Le retour dans les classes le 4 mai ? « C’est un scénario. C’est une possibilité. Ca dépendra de l’évolution de l’épidémie », a déclaré JM Blanquer le 30 mars sur Europe 1. « Ou verra courant avril ce qu’il en est ». La mesure lui échappe d’autant plus que se posera aussi la question des conditions de la réouverture. On voit mal comment la réouverture pourrait avoir lieu en l’absence de tests systématiques, de gel, de masques. On ne sait d’ailleurs pas qui pourrait effectuer les tests. Sur tous ces points, JM Blanquer , comme le gouvernement, flotte au gré des événements faute d’avoir été capable de les anticiper. 



