Donald Trump exhorte Cuba à « accepter un accord avant qu’il ne soit trop tard », la Havane se dit prête « à défendre la patrie »

Le président américain Donald Trump a exhorté dimanche Cuba à « accepter un accord, avant qu’il ne soit trop tard » et que le pays ne se retrouve sans pétrole ni argent vénézuéliens. Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel a assuré dimanche que « personne ne dicte quoi faire » à son pays.

Donald Trump, lors d’un meeting avec des firmes de pétrole et de gaz à la Maison Blanche, le 9 janvier 2026.
UPI/ABACA

La fuite en avant guerrière et impérialiste des États-Unis de Donald Trump ne semble pas près de s’arrêter. Le président américain a exhorté dimanche Cuba à « accepter un accord, avant qu’il ne soit trop tard » et que le pays ne se retrouve sans pétrole ni argent vénézuéliens.

« IL N’Y AURA PLUS DE PÉTROLE OU D’ARGENT A DESTINATION DE CUBA – ZÉRO ! », a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social. « Je suggère fortement qu’ils acceptent un accord, AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD ». « Cuba a vécu pendant de nombreuses années grâce aux importantes quantités de PÉTROLE et d’ARGENT provenant du Venezuela », a poursuivi Trump.

Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel a pour sa part rétorqué dimanche que « personne ne dicte quoi faire » à son pays. Cuba est « une nation libre, indépendante », écrit-il dans un message publié sur X. « Cuba n’agresse pas, elle est agressée par les États-Unis depuis 66 ans, et elle ne menace pas, elle se prépare, prête à défendre la Patrie jusqu’à la dernière goutte de sang ».

Les menaces de Donald Trump interviennent une semaine après le kidnapping par les forces américaines du président vénézuélien, Nicolás Maduro. L’opération, menée de nuit à Caracas, a coûté la vie à 32 Cubains membres des Forces armées révolutionnaires ou du ministère de l’Intérieur chargés de la protection de Nicolás Maduro.

Marco Rubio, président de Cuba ?

Quelques heures avant ses menaces envers Cuba, Donald Trump avait republié un message suggérant que le secrétaire d’État américain, Marco Rubio pourrait devenir président de Cuba, l’accompagnant de ce commentaire : « Ça me semble bien ! ».

Marco Rubio fait de Cuba une affaire personnelle. Issu d’une famille originaire de la Grande Île, il est devenu au fil des années le leader de la droite anticastriste en Floride. Après la capture de Nicolás Maduro, il assurait : « Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet. » Le message est clair.

Asphyxiée par plus de soixante ans de blocus intensifié depuis le retour du républicain milliardaire à la Maison Blanche, Cuba est hautement dépendante du pétrole vénézuélien.


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