Pour Donald Trump, Benyamin Nétanyahou « devrait nous être très reconnaissant » d’être parvenu à un accord

Je ne voudrais pas avoir l’air d’insister sur les cruelles leçons de la situation mais je pense que ceux qui ont défendu bec et ongle cet Israël là devraient en tirer des leçons de bon sens. En particulier ceux qui ont tendance à vouloir voter pour Raphaël Glucksman malgré sa nullité évidente devraient réaliser ce que l’on peut attendre de certaines alliances. Nous n’avons pas cessé de leur expliquer que si les Etats-Unis survivraient à leur perte d’hégémonie il n’est pas sur que ceux qui ont sacrifié leur peuple à un tel suzerain ne perdent pas le pouvoir pour eux et même l’existence du pays dont ils avaient cru pouvoir faire une autre étoile du drapeau des Etats-Unis. Glucksman a d’autant moins d’excuse qu’il a déjà vécu ça aux côtés du Géorgien qui lui aussi avait cru en la protection des USA. (note et traduction de danielle Bleitrach)

16 janvier 2026, il faut que le régime des mollahs tombe, les mots ne suffisent plus , il faut des actes…De 2009 à 2012, Raphaël Glucksmann conseille le président géorgien Mikheil Saakachvili qui abolit le salaire minimum, licencie 60 000 fonctionnaires et abaisse l’impôt sur les dividendes à 5 %. mais il est pro-occidental et il sera chassé… On se demande si Raphaël Gluksman ne porte pas la poisse à la cause qu’il embrasse, méfiez-vous!!!

Lire aussi: Raphaël Glucksmann, nouvel enfant prodige de la bourgeoisie de gauche

Continuer la lecture de Pour Donald Trump, Benyamin Nétanyahou « devrait nous être très reconnaissant » d’être parvenu à un accord

Le plan américain (de privatisation sans fin) et les élections de 2026, un « modèle » y compris pour la France…

Le « plan américain » celui qui au plan international comme national affirme la survie du capitalisme fut-ce aux dépens du genre humain est ici décrit comme « la privatisation sans fin » l’enrichissement d’une poignée se nourrissant des ressources, de la vie de tous ». La bête sauvage pour reprendre la définition de Hegel n’a plus aucune régulation et le système politique repose sur des sommes de plus en plus colossales avec le spectacle permanent et l’art de noyer les foules sous une accumulation de détails, des cris de haine. Par parenthèse ce qui se passe sur les réseaux sociaux avec les campagnes de haine en particulier contre Fabien Roussel de la part d’une secte chauffée à blanc derrière Mélenchon est insupportable et nous conduit vers ce monde là. C’est pour cela que j’ai été conduite à publier hier la note suivante sur le dévoiement des campagnes électorales en France (1) (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Sidney Plotkin-Bill Scheuerman

Image par Element5 Digital.

Le plan américain et les élections de 2026

Woody Guthrie chantait fièrement « Cette terre est ta terre, cette terre est ma terre / De la Californie à l’île de New York », mais, en réalité, la privatisation de vastes ressources et richesses publiques est l’une des dynamiques marquantes de l’histoire américaine. L’économiste politique Thorstein Veblen a qualifié ce processus de « Plan américain » : la conversion des ressources publiques en propriétés privées le plus rapidement possible. Continuer la lecture de Le plan américain (de privatisation sans fin) et les élections de 2026, un « modèle » y compris pour la France…

Il s’agit d’hégémonie pas de l’électoralisme derrière un leader qui placerait les siens dans les appareils d’Etat…

Il existe aujourd’hui un malentendu répandu qui révèle non seulement une pauvreté politique, mais aussi une surprenante ignorance théorique : la croyance que l’hégémonie culturelle consiste à s’emparer des appareils politiques, à remplacer les dirigeants et à nommer des intellectuels partageant les mêmes idées à des postes clés de production symbolique. C’est une grave erreur : l’hégémonie n’est pas le résultat mécanique du pouvoir politique, mais sa condition préalable. On ne gouverne pas pour établir l’hégémonie ; au contraire, le gouvernement est légitimé – au sens historico-politique, et non simplement électoral – dans la mesure où l’hégémonie  est déjà  acquise.

LES ILLÉGÉTARIENS DE L’HÉGÉMONIE CULTURELLE

Par Francesco Coniglione

Il existe aujourd’hui un malentendu répandu qui révèle non seulement une pauvreté politique, mais aussi une surprenante ignorance théorique : la croyance que l’hégémonie culturelle consiste à s’emparer des appareils politiques, à remplacer les dirigeants et à nommer des intellectuels partageant les mêmes idées à des postes clés de production symbolique. C’est une grave erreur : l’hégémonie n’est pas le résultat mécanique du pouvoir politique, mais sa condition préalable. On ne gouverne pas pour établir l’hégémonie ; au contraire, le gouvernement est légitimé – au sens historico-politique, et non simplement électoral – dans la mesure où l’hégémonie  est déjà  acquise. Continuer la lecture de Il s’agit d’hégémonie pas de l’électoralisme derrière un leader qui placerait les siens dans les appareils d’Etat…

Marjane Satrapi, autrice de « Persepolis », est morte à l’âge de 56 ans

La bédéiste et réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi est morte à l’âge de 56 ans, a annoncé sa famille jeudi 4 juin. L’autrice a connu la postérité avec la série de bande dessinée « Persepolis », mettant en scène une adolescente iranienne qui doit composer avec l’histoire politique de son pays natal et son arrivée en Europe.

L’œuvre de Marjane Satrapi a pris une ampleur internationale suite à la publication et l’adaptation en film d’animation de « Persepolis ». © Europa Press/ABACA

Figure majeure de la bande dessinée, l’artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, est « morte de tristesse un peu plus d’un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l’amour de sa vie », indique un communiqué de ses proches, transmis jeudi 4 juin à l’Agence France-Presse (AFP). Elle avait 56 ans. Continuer la lecture de Marjane Satrapi, autrice de « Persepolis », est morte à l’âge de 56 ans

La défense de la Charte de l’ONU et du multilatéralisme au cœur d’un débat du Conseil de sécurité à l’initiative de la Chine

 

Publié le 03 juin 2026

Le 26 mai 2026, le Conseil de sécurité a tenu, à l’initiative de la Chine qui en assurait en mai la présidence, une réunion de haut niveau sur le thème : « Défendre les buts et principes de la Charte des Nations unies et renforcer le système international centré sur l’ONU ».

La réunion était présidée par Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, avec la participation du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et des représentants de plus de 100 pays, dont plus de 20 ministres des Affaires étrangères venus spécialement pour cette réunion. Continuer la lecture de La défense de la Charte de l’ONU et du multilatéralisme au cœur d’un débat du Conseil de sécurité à l’initiative de la Chine

Le magnifique plaidoyer de Cuba au Conseil de sécurité : c’est le sort de l’humanité qui se joue…

 

Déclaration du ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez Parrilla lors du débat public du Conseil de sécurité sur « La défense des buts et principes de la Charte des Nations Unies et le renforcement du système international centré sur l’ONU », New York, 26 mai 2026. Chacun de nous doit lire avec attention cette magnifique déclaration dans laquelle plus que jamais Cuba défend la dignité et la justice pour chaque individu le plus faible, le plus démuni, sans haine…(note et traduction de danielle Bleitrach)

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Représentants permanents,

Nous apprécions tout particulièrement le rôle moteur de la République populaire de Chine dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales, le respect du droit international, la préservation, le renforcement et la réforme appropriée des Nations Unies, notamment la démocratisation, la transparence et l’efficacité du Conseil de sécurité et le renforcement des pouvoirs de l’Assemblée générale, ainsi que dans la construction d’un ordre international multilatéral fondé sur l’égalité souveraine, l’équité et la démocratie…

La preuve en est les initiatives mondiales promues par le président Xi Jinping, que nous soutenons, visant à relever les défis actuels grâce à une véritable coopération multilatérale. La tenue de ce débat public en témoigne également.

Le 26 septembre 1960, à l’Assemblée générale des Nations Unies, le commandant en chef Fidel Castro Ruz déclarait : « Que la philosophie du pillage disparaisse, et la philosophie de la guerre disparaîtra ! » Nous nous souvenons vivement de lui en cette année du centenaire de sa naissance. Continuer la lecture de Le magnifique plaidoyer de Cuba au Conseil de sécurité : c’est le sort de l’humanité qui se joue…

Faire vivre l’esprit du Conseil national de la Résistance dans le monde d’aujourd’hui (PCF)

Journée nationale de la Résistance

Ce 27 mai, notre pays célèbre la Journée nationale de la Résistance, en mémoire de la première réunion du Conseil national de la Résistance, organisée en 1943 sous l’autorité de Jean Moulin.
Cette journée n’est pas seulement un hommage au courage de celles et ceux qui combattirent l’occupation nazie et le régime de Pétain. Elle est aussi un appel à faire vivre l’héritage politique, social et démocratique porté par le programme du Conseil national de la Résistance, « Les Jours heureux ». Continuer la lecture de Faire vivre l’esprit du Conseil national de la Résistance dans le monde d’aujourd’hui (PCF)

Guerre au Moyen-Orient : jusqu’à 38 millions d’emplois menacés dans le monde

Voilà la réalité celle face à laquelle l’impérialisme n’a d’autre issue que poursuivre dans cette logique mortifère et la violence de la répression face à des peuples entiers que l’on sacrifie… Il n’y a plus que la guerre et le fascisme mais il est déjà là… et l’union pas les divisions électoralistes dans des jeux de bistrot mais le rassemblement contre cette politique de guerre économique, politique, civilisationnelle… C’est pour protéger leur propre peuple que la rencontre entre Poutine et Xi a eu lieu, le faire en tentant de préserver un monde multipolaire échappant à cette logique catastrophique dans laquelle se mêlent la guerre de l’hégémon en crise avec la transformation des forces productives, avec quelle orientation au profit de qui ? (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

L'OIT estime dans son rapport que les conséquences du conflit seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs.

L’OIT estime dans son rapport que les conséquences du conflit seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs. YB/GFJ/SN/SS/ – REUTERS – Yannis Behrakis

Dans un rapport alarmant, l’OIT estime que la guerre au Moyen-Orient pourrait détruire jusqu’à 38 millions d’emplois à temps plein dans le monde d’ici 2027, sous l’effet conjugué de la flambée du pétrole et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

La guerre au Moyen-Orient ne se limite plus à un choc géopolitique et énergétique : elle commence désormais à détruire des emplois à l’échelle mondiale. Dans un rapport publié lundi, Organisation internationale du travail (OIT) alerte sur une dégradation rapide des marchés du travail, avec des pertes pouvant atteindre 38 millions d’emplois à temps plein d’ici 2027 dans un scénario de crise prolongée.

L’organisation met en garde contre un impact économique appelé à se diffuser « bien au-delà de la région ». « La hausse des coûts de l’énergie, la perturbation des routes de transport, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, l’affaiblissement du tourisme et les contraintes migratoires pèsent sur les économies et les marchés du travail », avertit-elle.

Pour l’OIT, le conflit agit comme un choc lent mais profond sur l’économie mondiale. « Au-delà de son coût humain, la crise au Moyen-Orient (…) est un choc lent et potentiellement durable qui transformera progressivement les marchés du travail », a déclaré Sangheon Lee, auteur du rapport. L’organisation redoute un affaiblissement durable de l’emploi de qualité. Cette crise pourrait, selon lui, « laisser des cicatrices plus profondes en affaiblissant les conditions qui rendent le travail décent, sûr et protégé ».

Chute des revenus du travail

L’OIT fonde ses projections sur un scénario « illustratif » dans lequel les prix du pétrole progresseraient d’environ 50 % par rapport à leur moyenne du début de l’année 2026, dans un contexte économique mondial déjà « marqué par une croissance faible ». Dans cette hypothèse, « les heures de travail mondiales devraient reculer de 0,5 % en 2026 et de 1,1 % en 2027 », soit l’équivalent de 14 millions puis 38 millions d’emplois à temps plein supprimés.

Le choc toucherait également directement les revenus. Les revenus réels du travail pourraient « diminuer de 1,1 % et de 3 % », soit une perte estimée à 1.100 milliards de dollars en 2026 puis 3.000 milliards en 2027. Le chômage mondial progresserait parallèlement de 0,1 point puis de 0,5 point.

Les Etats arabes en première ligne

L’OIT estime que les conséquences seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs. Les Etats arabes apparaissent comme la zone la plus exposée. Dans cette région, les heures de travail pourraient chuter de 3,7 % dans un scénario de crise prolongée et jusqu’à 10,2 % en cas d’escalade majeure. L’organisation avertit que « les travailleurs migrants devraient supporter une part disproportionnée » du choc.

« Environ 40 % des emplois dans les Etats arabes se trouvent dans des secteurs à haut risque », a expliqué Maurizio Bussi. Sont particulièrement concernés le commerce, la construction, l’industrie manufacturière, l’agriculture, les transports ainsi que l’hébergement-restauration.

L’Asie-Pacifique fragilisée

L’onde de choc s’étend déjà vers l’Asie. L’OIT souligne que la dépendance de nombreux pays asiatiques aux importations d’énergie et aux migrations de travail vers les pays du Golfe « entraîne des effets de contagion ». Dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique, les heures travaillées devraient reculer de 0,7 % en 2026 puis de 1,5 % en 2027.

L’organisation s’inquiète également du ralentissement des recrutements dans les monarchies du Golfe, qui « exerce une pression sur les migrations et les envois de fonds ». Pour de nombreux ménages d’Asie du Sud et du Sud-Est, ces transferts d’argent constituent une source essentielle de revenus.

Face à ce risque social mondial, l’OIT juge les réponses des gouvernements encore trop limitées. Les mesures prises dans différents pays restent « inégales, fragmentées et souvent limitées », estime l’organisation. Elle appelle les Etats à « renforcer l’accent sur l’emploi et les revenus » afin de soutenir les secteurs les plus fragilisés et de protéger les travailleurs précaires. L’institution insiste notamment sur la nécessité d’aider les salariés de l’économie informelle, les travailleurs migrants, les réfugiés et les petites entreprises, considérés comme les plus vulnérables face à l’extension du choc économique provoqué par la guerre.

LT (avec AFP)

 

« Les immigrés et leurs descendants sont une composante centrale et durable de la population française » : portrait d’une société diverse et mélangée

La grande enquête « Trajectoires et origines » menée par l’Ined et l’Insee montre que les immigrés et leurs descendants représentent un tiers de la population qui se mêle au fil des générations à la population sans ascendance migratoire.

Au total, c’est 34 % de la population qui a un lien à l’immigration.
© Jean-Daniel SUDRES / Voyage Gourmand / saif images

Une société française diverse, qui se mélange mais où les inégalités selon les origines restent fortes. Tels sont les principaux enseignements de TeO2, la seconde édition de l’enquête « Trajectoire et origine » menée par l’Ined et l’Insee et publiée ce 21 mai1. Continuer la lecture de « Les immigrés et leurs descendants sont une composante centrale et durable de la population française » : portrait d’une société diverse et mélangée

L’extrême droite a pris ses quartiers dans la police

Ces dernières années, les affaires de racisme et de discriminations se multiplient au sein de la police nationale. Signe du poids de plus en plus lourd de l’extrême droite dans ses rangs.

Au second tour des élections législatives post-dissolution, « chez les policiers et militaires, le vote RN a atteint les 67 % », a constaté l’enquête. © Telmo Pinto / NurPhoto via AFP

L’affaire a été réglée en toute discrétion. Fin 2025, le gardien de la paix Cédric B., affecté à la brigade d’aide et d’assistance judiciaire (Baaj) des Yvelines, saisit sa hiérarchie. Dans son rapport, que l’Humanité a pu consulter, le fonctionnaire de police revient sur « plusieurs faits sensibles » au sein de sa brigade dont il a été victime. Le dernier date du 7 octobre 2025. Continuer la lecture de L’extrême droite a pris ses quartiers dans la police