Comment les colonies de vacances doivent se réinventer pour éviter leur disparition

NDLR de Démocrite: Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été en colo: enfant avec mes parents (encadrants pour les pionniers) puis à Labenne (devenu mon QG de l’été) et ensuite ado en camp des Eclaireurs-ses, pour continuer avec des camps de solidarité à l’étranger. C’est donc naturellement que dés 1979, je suis devenu animateur et très vite directeur le tout pendant 41 ans… Militant du droit aux vacances, je continue à prôner l’existence des séjours collectifs accessibles à toute et tous avec des encadrements répondant aux besoins de l’enfant d’aujourd’hui dans le cadre d’un véritable service public d’éducation (j’ai aussi été formateur socio-éducatif durant 30 ans).

Faute d’argent, d’envie ou du fait des craintes de leurs parents, les plus jeunes sont de moins en moins nombreux à partir en centres de vacances. Pour leur redonner le goût des séjours collectifs, les associations retravaillent leurs offres et revendiquent des politiques publiques consacrées aux temps de l’enfant.

Cent cinquante ans après leur invention par un pasteur suisse, qui voulait fortifier la santé de petits Zurichois en les menant à la campagne, les séjours collectifs pour enfants et adolescents ont toujours la cote. Trois quarts des Français en ont une bonne opinion.

Neuf personnes sur dix estiment même que les colonies de vacances, camps de jeunesse et de scouts permettent de découvrir de nouvelles activités, favorisent le vivre-ensemble, développent l’autonomie et contribuent à la déconnexion des écrans, selon une étude de l’Ifop pour des organisations de l’éducation populaire et du tourisme social publiée en juin. Un véritable plébiscite.

Pourtant, les colos attirent de moins en moins : entre 2018-2019 et 2024-2025, on recense 132 000 départs de mineurs en moins (- 9 %). « Sur la seule dernière année observée, le nombre de départs en séjours avec hébergement recule de 4 %, soit 50 000 départs en moins », constate le baromètre 2026 Vacances et activités collectives des 5-19 ans, établi par l’Ovlej (Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes) et le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie). Continuer la lecture de Comment les colonies de vacances doivent se réinventer pour éviter leur disparition

Réflexions supplémentaires sur l’économie chinoise : urbanisme, écologie et efficacité par Franck Marsal

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J’ai écrit cet article avant les incendies catastrophiques en Europe et particulièrement en Gironde, où des centaines de milliers d’habitants ont dû être évacués. Tous les pays vont connaître des catastrophes climatiques. Mais le contraste est saisissant entre la puissance d’action publique que nous percevons ici et l’impuissance organisée que nous observons en Europe. Et, nous devinons que cette puissance d’agir se déploie à deux niveaux, dans l’anticipation de la crise et dans la résolution de la crise elle-même – j’y reviendrai dans un article suivant en abordant la présence humaine qui ici, n’est pas supprimée par la technologie pourtant omniprésente. Juste un exemple, des camarades communistes de Gironde ont ressorti un tract de 1999, émanant de syndicalistes de Dassault et proposant que la France engage un programme de conception et de construction d’un nouvel avion bombardier d’eau. La proposition n’a été sérieusement étudiée par aucun des gouvernements successifs et est restée dans les cartons. Les propositions actuelles sont portées par des ingénieurs ayant créé des startups, et sont encore à l’heure des balbutiements. La Chine, à l’inverse, a développé un nouvel avion, le plus gros avions amphibie du monde, l’AG600 Kunlong. Cet avion est capable d’emporter par écopage (directement sur la mer ou sur un lac, donc très rapidement) 12 tonnes d’eau, le double du Canadair actuel. La France, elle, n’a rien anticipé concernant les méga-feux, qui ont frappé le monde depuis déjà quelques années, notamment en Californie et aux USA. Elle se trouve aujourd’hui totalement démunie. Nos pompiers sont trop peu nombreux et insuffisamment équipés (y compris en protection respiratoire, ce qui provoque de trop nombreuses hospitalisations). La France dispose pourtant de tous les savoir-faire nécessaire. Mais, à la différence de la Chine, l’intérêt de classe de la bourgeoise et de ses fondés de pouvoir fait obstacle à la mise en oeuvre des solutions. C’est l’enjeu du renversement du pouvoir de classe et de la construction d’une société socialiste, l’orientation validée par les communistes lors de leur récent 40ème congrès. .

Publié par Franck Marsal

J’ai expliqué précédemment le mode de développement de l’économie chinoise, par vagues successives de modernisation des outils de production. Ces vagues se recouvrent partiellement, mais l’économie voit constamment cohabiter l’ancien et le nouveau dans une dynamique de progrès général. L’ancien peut rester un certain temps en retard sur le nouveau, mais finit par être emporté dans une vague ultérieure. Cette vision dialectique du développement choisi forme aussi la base de la réponses chinoise aux crises écologiques. Il ne s’agit pas d’opposer le développement à l’écologie et à la qualité de la vie, mais de penser le développement afin qu’il apporte des solutions aux problèmes rencontrés.

Cela s’observe dans l’urbanisme et le schéma de développement des villes.

Le déploiement de l’urbanisme chinois est très intéressant et nous a frappé dès notre arrivée par sa structure. Les villes chinoises ont connu une énorme extension durant les dernières décennies. La population urbaine de la Chine a triplé au cours des 35 dernières années, passant de 310 millions d’habitants en 1990 à 947 millions aujourd’hui. Il a donc fallu loger dans les villes chinoises en 35 près de 10 fois la population totale de la France. Ces villes constituent aujourd’hui des ensembles urbains un cran au dessus de ceux de l’Europe. Sur le classement des 100 premières métropoles mondiales, l’ensemble de l’Europe en place 5, dans l’ordre Moscou (14 millions d’habitants), Londres, Paris, Madrid et St Pétersbourg. La Chine en place 17, dont 2 (Guangzhou – 30 millions d’habitants et Shanghai – 28 millions d’habitants) dans les 10 premières. L’essentiel de la croissance démographique de ces aires urbaines est désormais réalisée. Il est intéressant de voir comment celle-ci a été planifiée et gérée et comment la Chine entend désormais gérer progressivement gérer le renouvellement urbain afin d’améliorer la qualité de vie des habitants, selon le principe des villes « construite par et pour le peuple ».

La croissance accélérée des grandes métropoles soulève partout dans le monde des problèmes écologiques, sanitaires et économiques majeurs. On sait que, historiquement, les villes ont été installées par la plupart des civilisations sur les terres fertiles. L’extension des villes consomme donc ces terres fertiles. L’artificialisation massive de grandes aires urbaines crée également des problèmes de gestion de l’eau (rareté en période de sécheresse car connsommation excessivement concentrée) et inondations en périodes de pluies intenses car le sol a perdu sa capacité d’absorption.

La Chine n’a pas réglé ce problème en interdisant l’artificialisation des sols mais en la contrôlant. Les problèmes que nous essayons de résoudre de manière maladroite par des lois, comme la lutte contre l’artificialisation des sols, le maintien de la biodiversité et la bonne gestion de la ressource en eau, ont été réglés ici par la planification.

Dans toutes les villes que nous traversons, nous observons plusieurs aspects :

1) le centre historique est demeuré la partie relativement plus vétuste, entourée d’une périphérie qui frappe par son modernisme.

2) En première périphérie, se trouve un mélange de quartiers de bureaux, de parcs verdoyants et d’habitations.

3) En seconde périphérie, un mélange dominé par de vastes zones vertes, dont d’importantes zones agricoles, et parsemé de zones d’habitations, organisées par grappes, formant des villes nouvelles tout autour de la ville centre.

4) Les quartiers d’habitations modernes sont constitués de séries d’immeubles de 20 à 30 étages, quasiment tous climatisés, formant des ensembles homogènes

5) L’ensemble de ces éléments sont reliés par un réseau multimodal de transport et par un vaste réseau de larges routes et autoroutes. Les transports incluent un réseau de trains de banlieue rapides (jusqu’à 160 km/h) et de métro (à Shanghai, il est prévu que 58 % des habitants soient à moins de 10 minutes à pied d’une station de métro), complété par un vaste réseau capillaire d’autobus assurant la desserte fine.

Ainsi, les zones artificialisées sont limitées et réparties au milieu d’un espace vert à vocation écologique et agricole dominant à la périphérie des villes.

Cette organisation découle de plusieurs principes urbanistiques :

1) Ne pas laisser les villes s’étendre de manière sauvage mais maîtriser l’expansion urbaine

2) Créer des villes satellites, dans lesquelles on peut vivre, travailler et se divertir sans aller dans la ville-centre (« villes 15 minutes »)

3) Créer autour des villes centres des « ceintures vertes » et des « couloirs écologiques » obligatoires et très vastes, qui contribuent à la lutte contre la pollution, au maintien de la biodiversité, à la gestion de l’eau, à la sécurité alimentaire et à la qualité de la vie des habitants. La périphérie forme ainsi une zone intermédiaire entre l’urbain et le rural, sans l’étalement urbain des zones pavillonnaires que nous connaissons en France et plus généralement en occident.

La Chine a ainsi également développé un vaste réseau de trains à grande vitesse pour relier ces villes les unes aux autres. Ces trains sont rapides, nombreux. Ils permettent de se déplacer rapidement entre les grandes métropoles, mais n’oublient pas de desservir – quitte à perdre quelques dizaines de minutes sur le trajet global – des villes moyennes (de moins d’un million d’habitants à l’échelle de la Chine). Il est ainsi fréquent d’avoir un arrêt tous les 80 ou 100 km. La desserte est pensée dans son ensemble afin de répondre aux besoins globaux de la population. Les moyens (lignes, gares et trains) sont dimensionnés pour cela, avec un réseau, une quantité de rames et des dimensions de gares stupéfiantes. L’ensemble est opéré sans créer de concurrence artificielle entre les villes mais au contraire pour obtenir un développement cohérent et harmonieux entre elles.

Ce principe d’organisation permet également d’organiser une logistique, un système de transport et l’ensemble des éléments de vie sociale avec à la fois qualité et coût réduit, d’autant que l’ensemble du développement est pensé en amont. Au lieu d’opposer le développement à l’écologie, les deux sont pensés et déployés ensemble, par la planification de longue durée. Le problème du renouvellement des centres urbains plus anciens peut ensuite être abordé dans la durée, une fois que ces centres ont été désengorgés.

Comme on peut l’imaginer, cette organisation urbaine est à la fois qualitative, écologique et fonctionnelle. Elle répond à un double objectif d’harmonie et d’efficacité, très caractéristique de la culture chinoise. Dans la pensée chinoise, le passé n’est pas fétichisé. Il est une base pour s’ancrer dans le présent et se projeter dans l’avenir. Il n’y a pas d’opposition entre développement et écologie, mais nécessité de penser le développement afin qu’il résolve les problèmes écologiques. Il n’y a nulle part d’opposition non plus entre le riche patrimoine historique et culturel de la Chine mais articulation entre patrimoine, culture historique et modernité. Cette capacité à s’ancrer dans une culture millénaire pour penser la modernité et s’y adapter est tout à fait saisissante et elle plonge ses racines dans l’histoire longue de la Chine, qui, il y a déjà plus de deux mille ans, bâtissait des infrastructures tout à fait impressionnantes, comme le système d’irrigation et de contrôle des crues de Dujiangang, près de Chengdu ou le grand canal Hangzhou – Beijing.

La France a su aussi, a des périodes clés de son histoire, allier tradition et modernité, trouver en elle-même les ressources de son avenir par son inventivité et son esprit créatif. Ce fut une contribution essentielle des communistes, dans la période 1945 – 1946, que de jeter les bases d’une vaste modernisation de notre pays. Cela mena la France à établir le meilleur système de production électrique d’Europe,à maîtriser l’énergie nucléaire, à inventer le train à grande vitesse, à créer une industrie aéronautique de premier plan, à conquérir l’espace proche et à deux doigts d’inventer internet.

La France n’a pas perdu ses capacités, mais un vaste sursaut est nécessaire. Il devra s’appuyer sur la modernisation de 1945 mais aussi tirer les leçons du vaste recul dans lequel l’anti-communiste, le réformisme et le libéralisme nous ont enfermés depuis 50 ans.

« Même si les colons détruisent nos oliviers, il faut qu’on replante » : en Cisjordanie, les Palestiniens face à la destruction de leurs terres

Une délégation du PCF s’est rendue en Palestine, notamment pour développer la campagne « Un million d’oliviers pour la paix » visant à aider les agriculteurs palestiniens soumis à ce qu’ils appellent un « génocide silencieux ».

Abou Karim Hamad, le maire de Sebastia Mohammad Azem, Issa El Shattleh de l’association des agronomes arabes et Christine Hernandez responsable délégation PCF, le 19 juillet 2026 en Cisjordanie occupée.Cisjordanie occupée, envoyé spécial.

Maire de Sebastia, une commune de quelque 4 000 habitants située à une douzaine de kilomètres au nord de Naplouse, Mohammad Azem accueille avec chaleur la délégation du Parti communiste français 1.

Une présence qui n’est pas que symbolique, tant ce village est littéralement assiégé par les colons et l’armée israélienne. « Ils ont saisi 55 % de nos terres et pillent les sites archéologiques », dénonce l’édile, rappelant que sa commune est inscrite au patrimoine mondial palestinien en péril par l’Unesco depuis cette année. Continuer la lecture de « Même si les colons détruisent nos oliviers, il faut qu’on replante » : en Cisjordanie, les Palestiniens face à la destruction de leurs terres

AUX COMMUNISTES LA PATRIE PEU RECONNAISSANTE par D. Bleitracht

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Malgré la canicule et le souffle brulant dont elle nous enveloppe, alors que se multiplient les images d’apocalypse d’une France en proie aux flammes, je m’obstine à aller au cinéma. la Bataille de Gaulle, comme la guerre, le deuxième épisode « j’écris ton nom ». j’avais lu des compte rendus enthousiastes même dithyrambiques proclamant qu’il y avait là une ouverture grandiose sur l’Histoire des deux épisodes de Baudry . Dans ces temps de défaite et de trahison, on pouvait se réjouir de voir célébrée la France qui n’aurait jamais arrêté de se battre et la permanence de l’Etat républicain, de ce point de vue le parti pris était intéressant. Oui l’action de De gaulle, relayée par celle de deux hommes Leclerc et Jean Moulin, aujourd’hui bradée, nous a assuré un siège aux Nations Unies une place parmi les vainqueurs et plus tard l’application du programme du CNR. La France jusqu’à Macron n’a pas eu de bases de l’Otan, ne les a pas partagées du côté d’Ormuz, et a eu sa propre dissuasion, elle a même un temps, rompu par Sarkozy, déserté le commandement de l’OTAN, refusé de participer à des aventures en Irak… Prononcé le discours de Phnom Penh . Mais s’il est juste de le célébrer, il est intolérable que l’air du temps s’impose, celui d’un négationnisme du rôle des peuples et de la lutte des classes dans les guerres. Ainsi est-ce que sans les communistes, sans ce qui les a précédés, et ce depuis Valmy, la résistance patriotique de la Commune, peut-on concevoir un modèles républicain universaliste dans l’émancipation et vraiment souverain. Comment peut-on l’oublier et au nom de quoi ce film prétend le gommer ? ce ne sont pas seulement les communistes, l’Union soviétique est également niée, Stalingrad, l’avancée de l’armée rouge et même la manière dont Staline a soutenu la France, est gommé dans ce huis clos de ce qui devient un théâtre de boulevard où l’on retrouve l’histoire de la III e République, celle de Lavisse débouchant sur le pire et le meilleur de l’endoctrinement républicain.

Publié par Danielle Bleitrach

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Article original pour le blog in Histoire et société 

Pourtant le parti pris adopté par Baudry aurait dû faire la part belle aux communistes, comme à l’URSS. puisqu’il s’agit de la manière dont grâce à l’action déterminée de quelques individus la France a échappé au partage et à la mise en tutelle atlantiste qui va désormais gérer le monde en s’accommodant des fascistes. Continuer la lecture de AUX COMMUNISTES LA PATRIE PEU RECONNAISSANTE par D. Bleitracht

Les années géorgiennes de Raphaël Glucksmann (Dossier mis à jour)

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Toujours dans le cadre de ce week end dont les publications insistent sur la propagande dont nous sommes les victimes – et qui a souvent existé surtout en période de guerre (1)- mais qui prend aujourd’hui alors que la guerre n’est pas déclarée officiellement, une dimension telle que l’avenir de l’humanité est clairement posé face à la fascisation dont une partie de la gauche se fait un des vecteurs.

Entre 2009 et 2012, l’essayiste Raphaël Glucksmann, un de ceux que l’on tente de transformer en « présidentiable » fut l’indispensable « conseiller spécial » du président pro-Occident Mikhaïl Saakachvili, au point d’être au cœur de discussions sur l’importation d’armes… Comment un trafiquant d’armes, celui qui a collaboré avec une marionnette de l’occident cocaïnomane notoire qui après la Georgie a sévi à Odessa, partout chassé parce que devenu par ses vices incontrôlable peut-il être en France un des visages de la « démocratie » et de la gauche ? Voire plus fantastique encore celui d’un défenseur des droits de l’homme. juil. 13, 2026 (1) Marc Bloch avait écrit un texte célèbre sur les rumeurs dans les tranchées de la première guerre mondiale, nous sommes bien dans « une guerre de position » aujourd »hui.

par Danielle Bleitrach (Source : marcendeweld.substack.com) 

Enquête sur les années géorgiennes de Raphaël Glucksmann publiée en avril 2024 dans Marianne.

 

Le 13 juin dernier, lors du meeting de Raphaël Glucksmann à Aubervilliers, des drapeaux géorgiens flottaient en nombre dans le public, sans que les commentateurs politiques ne le remarquent. C’est pourtant une référence aux années géorgiennes du jeune Glucksmann entre 2009 et 2013, qu’on peut voir en action dans ce reportage de France 24. Ce week-end, Le Monde a publié un long papier sur cette période : « Raphaël Glucksmann, une éducation politique passée par la Géorgie ». Continuer la lecture de Les années géorgiennes de Raphaël Glucksmann (Dossier mis à jour)

Guerre d’Espagne : 90 ans après le coup d’État franquiste, la bataille pour la mémoire continue

Neuf décennies après le coup de force du 17 juillet 1936, le pays de Garcia Lorca refuse toujours de regarder son passé en face. Et de s’acquitter de sa dette historique envers les républicains.

La guerre d’Espagne continue de hanter la mémoire de nombreuses familles, près de quatre-vingt-dix ans après le soulèvement militaire de juillet 1936.
© Droit réservéSéville, Madrid (Espagne), envoyé spécial. 

« Nous venons pour voir la vierge, ce n’est pas un cours d’histoire. » Pour échapper au soleil qui irradie la capitale andalouse, l’enseignante presse le pas en entraînant son groupe à travers le parvis. Non, elle n’a pas emmené ses collégiens jusqu’à la basilique de la Macarena pour leur parler de Gonzalo Queipo de Llano. Dommage.

Sa trentaine d’élèves n’apprendra rien, ici, sur celui qui fut le général en chef de l’armée du Sud. Ni les milliers de touristes qui viennent chaque année admirer le somptueux maître-autel néobaroque. Ici, rien n’indique que c’est à sa base qu’a reposé, jusqu’en 2022, le corps de celui qu’on appelait aussi le « boucher de Séville », responsable d’une répression impitoyable à l’origine de quelque 45 000 morts. Continuer la lecture de Guerre d’Espagne : 90 ans après le coup d’État franquiste, la bataille pour la mémoire continue

Tâches théoriques, tâches pratiques par Franck Marsal

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In Histoire et société

Le récent 40ème congrès du PCF a prix deux orientations majeures: d’abord, il a conclu de l’évolution des 50 dernières années la nécessité de l’établissement d’une société socialiste pour sortir la France de l’ornière capitaliste, ensuite, il a décidé de prendre toute sa place dans la vie politique de notre pays et en particulier, de défendre ses idées et ses propositions en présentant un candidat, Fabien Roussel, son secrétaire national étant proposé, à la prochaine élection présidentielle en France.

Publié par franck Marsal

Ces deux décisions sont donc bien liées. Les deux découlent d’une volonté de se placer dans le temps long, celui de la période historique de profondes transformations mondiales et nationales que nous traversons. Elles vont au bout de la démarche engagée par le 38ème congrès, en 2018 et confirmée par le 39ème en 2023 : la (re)construction d’un parti communiste, capable d’unir le prolétariat, le peuple et la nation française pour eux-mêmes, dans le rétablissement de la souveraineté, de la paix, de la modernisation du pays et de ses capacités productives. Continuer la lecture de Tâches théoriques, tâches pratiques par Franck Marsal

Les révolutions Star Trek: Relations interraciales, abolition des richesses et de l’aliénation du travail, refus de la colonisation… In l’Humanité

Lancée en septembre 1966, puis sauvée in extremis par sa première communauté de fans fin 1967, la série culte continue d’être enrichie jusqu’à ce jour dans le respect de l’univers de son créateur, et surtout, de ses valeurs progressistes, anticapitalistes, pacifistes et désormais écologistes.

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En trois saisons, « Star Trek : The Original Series » (TOS) va poser des questions fondamentales en leur donnant une tournure positive : et si l’humanité survivait à ses propres barbaries ? Et si l’argent n’était pas l’alpha et l’oméga ?
© Desilu Production / NBC Television / Paramount Television

 

1966 : les États-Unis s’engagent toujours plus dans la guerre du Vietnam. La ségrégation raciale sévit encore et les mouvements pour les droits civiques s’élargissent et se radicalisent. Les arsenaux nucléaires menacent la planète et la conquête spatiale sert de vitrine à la guerre froide.

C’est dans ce climat anxiogène qu’apparaît le 8 septembre, sur NBC, la forme si particulière du vaisseau « Enterprise NCC-1701 ». À son bord, un équipage qui dynamite les préjugés de l’époque : une femme noire occupe un poste stratégique, un pilote japonais navigue vingt ans après Hiroshima, un jeune Russe est aux commandes tactiques en plein conflit Est-Ouest, sans oublier un drôle d’alien aux oreilles pointues et un capitaine qui use de diplomatie avant de faire parler la poudre. Continuer la lecture de Les révolutions Star Trek: Relations interraciales, abolition des richesses et de l’aliénation du travail, refus de la colonisation… In l’Humanité

Trump et le communisme

La bataille frontale est engagée et les signes se multiplient de la manière dont la lutte des classes, l’anti-impérialisme apparait comme ce qui structure les camps. Même le vote contre le blocus témoigne du fait que désormais le vote a un sens nouveau, il n’est plus simplement formel : on vote et après on se conforme à la loi extraterritoriale instaurée dans le mépris de la légalité internationale. Il n’y avait alors que deux opposants Les Etats-Unis et Israël, ils sont une trentaine dont bien sur l’Ukraine, l’Argentine mais aussi ceux dont les gouvernements acceptent la loi de la jungle. Est-ce que c’est un affaiblissement : oui si on choisit le sectarisme, une manière de marquer les camps mais c’est exactement le contraire si on constate le nombre de ceux qui même sans s’abstenir ont tenu bon sur la base du droit international. C’est là que l’on a besoin du communisme et pas de l’étroitesse gauchiste, Trump le désigne comme l’adversaire, relevons le défi en France et dans le monde en faisant comme la Chine, comme Cuba en constituant ce terrain de rassemblement contre la guerre et contre le fascisme. Ne nous marginalisons pas appuyons nous sur le refus majoritaire de la guerre et des politiques d’austérité et de répression qui vont avec. Ne nous trompons pas d’adversaires (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Trump redécouvre l’anticommunisme, mais à des fins intérieures.

Par  Francesco Piccioni

Toutes les contradictions de l’Amérique de Trump en une seule journée : le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance de l’Angleterre. Continuer la lecture de Trump et le communisme

Premier bilan du 40ème congrès du PCF par Franck Marsal (vidéo intervention Fabien Roussel)

Ce congrès ouvre une nouvelle période pour le PCF

Le PCF a tenu un congrès important et très regardé à Lille, comme promis, voici mon retour personnel sur ce moment politique important. Ce congrès a été matériellement très bien organisé par les camarades du Nord avec leur engagement humain et chalereux habituel.

Le bilan de ce congrès présente des points très positifs. Les objectifs principaux qui avaient été fixés à ce congrès ont été atteints :

1) Les tentatives de renouveler l’effacement du parti, d’affaiblir voire d’empêcher la candidature communiste à l’élection présidentielle de 2027 ont été déjouées. Cette candidature a été actée sans réserve ni « clause de revoyure ». A travers ce choix est confirmé l’orientation d’un parti communiste qui agit par lui-même en tant que représentant des travailleurs et porteur d’orientations de classe et non comme force d’appoint des gauches social-démocrates. Continuer la lecture de Premier bilan du 40ème congrès du PCF par Franck Marsal (vidéo intervention Fabien Roussel)