Fabien Roussel sur France Inter : « Cette envie de se révolter est normale »

Fabien Roussel était l’invité de France Inter ce dimanche 21 septembre.

Guerre en Ukraine, flambée des prix de l’énergie et des carburants, budget Lecornu, pouvoir d’achat : Fabien Roussel appelle la France à reprendre l’initiative diplomatique et à changer radicalement de politique économique.

Face à la hausse des prix et à un budget qui demande encore des sacrifices aux retraités, aux fonctionnaires, aux malades et aux collectivités, Fabien Roussel alerte sur la colère qui monte dans le pays : «Cette envie de se révolter, elle est sincère et elle est normale. »

à Visionner aussi, prix des carburants : Fabien Roussel au péage de Senlis appelle à la mobilisation

FACE AUX MENSONGES DE MACRON « CHEF DE GUERRE EUROPÉEN « IL Y A EU FABIEN ROUSSEL (Lettre CR aux communistes)

NDLR de Démocrite « de la vie de la cité à …. »:

L’article ci après, la lettre compte rendu aux communistes de Fabien Roussel et les renvois qui s’y trouvent revêtent une importance particulière dans le moment international que nous vivons. Nous ne pouvons rester indifférent à la modélisation d’un monde qui n’aurait comme perspective que la guerre pour le plus grand profit du Capital et de ses affidés aux relents fascisants. Nous voulons la PAIX!

article header cover image

Histoire et société

Certes nous sommes face à un tel scandale que l’on aurait souhaité une représentation nationale d’une autre envergure mais il faut aussi savoir voir qu’une fois de plus il n’y a que les communistes et leur leader Fabien Roussel pour défendre les travailleurs, la population française, refuser toute xénophobie et en partant de ce positionnement de classe prendre de la hauteur et exiger la paix, l’ouverture immédiate de négociation. mais écoutez en fin la vidéo de Fabien Roussel et comparez là à cette forfaiture. Vous pouvez même remarquer comme il a souhaité rassembler les Français sans la moindre position politicienne.

Publié par Danielle Bleitrach

Macron qui ne sait plus comment se sortir de la crise qu’il a provoqué puisque nous le répétons ce que nous savions en janvier des conséquences d’Ormuz auquel il feint d’être étranger alors que nous avions dénoncé dès cette époque le fait que nous nous retrouvions cobelligérants pour être installés aux côtés de l’armée américaine dans des bases dont la France ignorait tout et ayant promis en particulier aux émirats, une intervention. Continuer la lecture de FACE AUX MENSONGES DE MACRON « CHEF DE GUERRE EUROPÉEN « IL Y A EU FABIEN ROUSSEL (Lettre CR aux communistes)

Sarah ou Fatima (44 ans déjà!)

16 septembre 1982 : Début des massacres de Sabra et Chatila.
Pendant trois jours, dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, à Beyrouth-Ouest, des milices phalangistes libanaises, alliées d’Israël, massacrent plusieurs milliers de civils palestiniens et libanais.
Ce crime est rendu possible par l’occupation israélienne de Beyrouth, commandée par Ariel Sharon, alors ministre de la Défense, qui laisse les milices entrer et boucler les camps. Hommes, femmes, enfants, vieillards : nul n’est épargné.
Sabra et Chatila restent, dans la mémoire collective, le symbole d’un crime impuni, mais aussi d’une exigence universelle : celle de la justice pour la Palestine et contre l’impérialisme et le colonialisme.

 

Sarah ou Fatima

Que tu t’appelles Sarah

Ou bien Fatima

Qu’importe ton prénom

La mort t’emporte en un sourire

Que de la pierre surgisse la colère…

Je ne saurais jamais,

L’exacte liberté

Une empreinte un visage

La montagne levée au bras de l’assassin

Que de la pierre surgisse la colère…

Mais je me souviendrais

La peur au ventre, de ta course

Une folle lueur dans leurs yeux

Les fusils braqués, prêts à tirer

Que de la pierre surgisse la colère…

Dans la nuit, je te verrais

Absentes, dans ces rues

Sous la poussée de l’assaut

Le feu, les horreurs subites

Que des cendres surgissent les pierres…

Le lendemain, à l’actualité

Présente, sur tant de télé

Les os brisés, la chair béante

Des blessures jetées à mon visage

Que des cendres surgissent les mots…

Que tu t’appelles Sarah

Ou bien Fatima

Qu’importe ton prénom

La mort t’emporte sur un sourire

Que mes mots…  Mes mots servent de pierres…

Maximilien, Septembre 1982

Fabien Roussel : « Je veux être du côté de celles et ceux qui se battent » | BFM

Pouvoir d’achat, mobilisations sociales, prix de l’énergie, salaires, Sécurité sociale, logement, présidentielle, rassemblement de la gauche ou encore guerre et paix en Europe : il répond aux questions d’Apolline de Malherbe et présente ses propositions pour permettre à chacune et chacun de vivre dignement.

Face à la colère sociale, Fabien Roussel défend un choix : être aux côtés de celles et ceux qui se battent pour leur travail, leur pouvoir d’achat et leur dignité.

  • 00:00 Colère sociale, pouvoir d’achat et mobilisations
  • 04:07 Énergie : des mesures d’urgence pour faire baisser les factures
  • 07:12 Défendre les salariés et préparer les mobilisations
  • 09:46 « Je fais le choix de la barricade »
  • 10:41 Salaires, TVA et défense de la Sécurité sociale
  • 13:22 Logement : répondre à la crise plutôt que diviser
  • 16:50 Fête de l’Humanité
  • 19:03 Présidentielle : quelle stratégie de rassemblement à gauche ?
  • 20:30 Guerre, surarmement et paix en Europe

Présidentielle 2027 : VIVRE, le meeting de Fabien Roussel (En entier)

Depuis la grande scène Angela Davis de la Fête de l’Humanité et devant des dizaines de milliers de personnes, Fabien Roussel, candidat du PCF à l’élection présidentielle de 2027, a défendu l’union du peuple face aux actionnaires et aux élites qui ont failli. Il invite à la mobilisation rapide sur la question du pouvoir d’achat.

Le début de l’allocution de Fabien Roussel, entouré des membres du Conseil national du PCF, a été consacré aux urgences du moment, samedi 12 septembre, sur la scène Angela Davis de la Fête de l’Humanité. © Lahcene Abib pour l’Humanité 

Devant la grande scène Angela Davis de la Fête de l’Humanité, des milliers de personnes, militants communistes et membres du peuple de la Fête, des drapeaux rouges, et de l’enthousiasme à revendre. Fusent même des « Roussel président ! ».

LIRE aussi: bonne chance à la candidature de Fabien Roussel

Continuer la lecture de Présidentielle 2027 : VIVRE, le meeting de Fabien Roussel (En entier)

La campagne des communistes est lancée par Franck Marsal

Histoire et société

Publié par Franck Marsal

Le vote massif des communistes a lancé officiellement la campagne de leur candidat, Fabien Roussel, qui s’exprimait dès dimanche soir sur le 20 heures de TF1.

Dans le contexte actuel de crise généralisées des démocraties capitalistes, ce fut déjà une première bataille. La légitimité du Parti Communiste à présenter son candidat à l’élection présidentielle – pour laquelle pléthore de candidats de tous ordres sont déjà annoncés) aurait pu (aurait dû ?) paraître naturel. Ce ne fut pas le cas et il fallut toute la force militante du parti, engagée dans un processus démocratique de notre organisation pour poser cette candidature sur la table.

Cette candidature n’est peut-être pas comme les autres. De fait, elle porte, par la manière dont elle a été amenée cette dimension unique : celle d’un collectif porté au sein d’un parti militant et démocratique.

Continuer la lecture de La campagne des communistes est lancée par Franck Marsal

Le socialisme : conquérir partout le pouvoir pour reprendre la maîtrise de notre avenir par Jean Paul Legrand

Intervention de Jean-Paul LEGRAND Université d’été du PCF – Toulouse – 23 août 2026

Lorsqu’on m’a proposé de parler du socialisme, je me suis dit que le sujet était aussi vaste que notre histoire. Nous pourrions passer des heures avec Marx et Engels, Lénine et Gramsci, Mao Zedong et Fidel Castro, ou encore avec Michel Clouscard, Lucien Sève, Louis Althusser, Paul Boccara, Domenico Losurdo et bien d’autres grands intellectuels et militants marxistes qui n’ont jamais séparé la théorie de la pratique révolutionnaire. Mais allons à l’essentiel.

Et l’essentiel en 20 minutes, vous en conviendrez, n’est pas tâche facile. Je vais essayer de faire de mon mieux et je vous remercie de votre fraternelle indulgence.

Car la question politique fondamentale qui nous est posée aujourd’hui est simple : pourquoi reparler encore du socialisme en 2026 ?

Depuis plus de trente ans, on nous explique que l’Histoire aurait tranché, que le capitalisme serait devenu l’horizon indépassable de l’humanité. Pourtant, regardons le monde. Jamais l’humanité n’a produit autant de richesses, jamais elle n’a disposé d’autant de connaissances scientifiques et de capacités techniques.

Et pourtant, jamais autant de femmes et d’hommes n’ont eu le sentiment de ne plus maîtriser leur propre existence. Ils travaillent davantage sans être certains de vivre mieux, voient fermer leur usine et disparaître des services publics, et subissent des décisions prises loin d’eux, dans les conseils d’administration des grands groupes financiers.

Voilà le paradoxe : nous savons produire énormément de choses, mais nous décidons de moins en moins.

Nous vivons précisément la deuxième grande révolution anthropologique de l’humanité. Après l’agriculture, c’est celle de la révolution informationnelle : les hommes ont appris à mettre des informations dans des machines capables de transformer profondément toutes les activités humaines. Continuer la lecture de Le socialisme : conquérir partout le pouvoir pour reprendre la maîtrise de notre avenir par Jean Paul Legrand

Soyons sérieux et évitons les polémiques stériles …

NDLR de DEMOCRITE…: D’aucun pourrait nous accuser de ne reprendre qu’une seule source de réflexion, à savoir les écrits « d’Histoire et Société ». C’est vrai! Mais devant l’appauvrissement de la réflexion collective à Gauche et devant l’absence d’une réflexion salutaire de la situation politique du moment qui pourrait être menée par l’Humanité et d’autres journaux de « gauche », nous nous appuyons sur des forces vives car il est vital pour les forces de progrès et plus singulièrement pour les militants du PCF de sortir des injures, anathèmes et autres petitesses qui animent les débats et enfin donner du sens à la construction d’un pacte d’avenir pour notre pays! Avec les écrits présentés sur ce site, nous apportons notre pierre à l’édifice car il nous faut renverser le cours de l’histoire, combattre le capitalisme, retrouver les vertus de la lutte des classes et bâtir l’espoir!

article header cover image

Histoire et société

Nous sommes dans une période historique où il faut avoir une vision de l’avenir, celle du bien public et osons le mot de la patrie. C’est nécessaire pour relever la politique de son incapacité actuelle à distinguer le bien du mal quand l’intérêt personnel obscurcit les frontières entre ces deux notions, en particulier pour ce qui est du à la protection réelle aux plus faibles. Ce qui nous renvoie à ce thème de la « sécurité » si galvaudé comme la plupart des enjeux politiciens, il doit être repensé au-delà des idéologies, par rapport aux défis et tâches concrètes qui sont devant nous. La sécurité englobe des niveaux si différents de l’action politique , cela va de la paix et de la guerre au panier de la ménagère, en passant par de vastes questions de civilisation comme l’IA, les migrants, ou le socialisme, les libertés collectives. La politique doit les unifier en donnant au citoyen, aux différents collectifs et en premier lieu à la classe ouvrière, aux travailleurs utiles à la nation, la possibilité de définir ce qui est bien et ce qui est mal, sur tous ces enjeux, pas les tirades moralisatrices, non ce qui a des effets réels bon ou mauvais. C’est un débat de fond, dans l’action , l’expérimentation, qui se pense dans l’immédiat des luttes mais sur des décennies. Il y a doit y avoir de la gravité dans la manière dont nous assumons aujourd’hui nos engagements. l’empoignade autour de la « gauche » de son leadership ne fait que poursuivre la déconsidération de cette référence historique à la gauche, qui devient le contraire de ce qu’il faut pour faire face aux périls et qui jette le peuple français vers ceux qui sont ses pires ennemis. Face à ce paradoxe, il faut au contraire que chacun dise comment il voit la situation, ce que je fais ici.

Publié par Danielle Bleitrach

On perle de la gauche mais celle-ci a perdu, c’est peu de le dire, son aura,

Je suis tout à fait d’accord avec l’idée qu’il ne faut pas de polémiques stériles à gauche et j’ai dit à ce titre mon appui à la proposition de Fabien Roussel qui va dans ce sens. Bien que je ne sois pas aussi convaincue que lui de la pertinence de la division gauche droite actuellement. Sur ce point, je n’ai rien de définitif, je veux bien reconnaitre que le socialisme à la française, sur lequel nous nous entendons, doit savoir reconnaitre ce qui a toujours relevé de deux idées fortes de la vie politique nationale: la lutte des classes en France, sa capacité à s’élargir aux masses, au « peuple » qui est une catégorie dont les contours sont mouvant mais toujours en référence avec la nation et sa souveraineté, ce qui est tout aussi essentiel pour rassembler le « peuple ». Donc avant d’enterrer les catégories de droite et gauche il faut mesurer les possibles.

Nous nous entendons donc je pense avec le PCF et Fabien Roussel, sur le fait qu’il est indispensable de construire un nouveau rapport de forces parce que celui qui existe en France est marqué par l’hégémonie de l’extrême droite et de le droite, par le conservatisme avant coureur des intérêts financiers.

N’est-ce pas parce que la gauche s’est elle-même identifiée à ces intérêts financiers, faisant la différence seulement sur les moeurs, le conservatisme devenant alors synonyme de sécurité? Jamais la gauche n’a été aussi faible, si coupée du monde du travail et des couches populaires. Le peuple avec la classe ouvrière affaiblie a déserté la gauche pour donner à la sécurité et au patriotisme un aspect chauvin qui est celui qui sert la classe dominante, l’impérialisme. C’est une situation très dangereuse et que l’on retrouve sous des modalités diverses dans toute l’Europe, dans tout l’occident, une classe dominante divisée elle-même, qui n’a plus de perspective autre que la destruction, la guerre, la misère survit grâce à des divisions d’un peuple atomisé, souvent à partir de ce qu’est devenue sa « démocratie ».

Le critère essentiel de ce en quoi on peut se fier est à mes yeux celui de la capacité à unifier ce qui doit l’être pour construire des alternatives concrètes dépassant des antagonismes secondaires. Ces oppositions qui font partie de la diversité mais sur lesquelles on organise la division des exploités en forme de clientélismes.

C’est pour cela que je dis fraternellement à tous ceux qui s’obstinent avec la foi du charbonnier à donner à Mélenchon et au « vote utile » en sa faveur l’espoir d’une dynamique de gauche qu’ils raisonnement mal. Et encore plus mal quand ils accusent les candidats de la gauche d’être à l’origine de la situation. Ce sont les sondages qui disent les tendances et aussi malheureusement les contacts que nous avons tous.

Non seulement les chiffres sont têtus face à ce que représente la gauche mais ils s’aggravent dans le cas de Mélenchon, qui une fois de plus a fait la preuve qu’il était un très mauvais tacticien dans cette ultime campagne, comme il n’a cessé de l’être par courte vue dans le sillage du mitterrandisme qui a inauguré cette partition tactique du peuple, de la classe ouvrière, cette caution donnée au patronat autant qu’aux USA. Cela passe par un « radicalisme » qui fait table rase pour rester seul sur un champ de ruines et de là faire accepter au peuple français ce qui a du être imposé au Chili, en Argentine et partout sous la torture comme les privatisations. En entraînant les « intellectuels » dans cette impasse au chant de « vive la crise, la trahison des élites sur le mode Tapie, la déconsidération des avant-garde sur le plan politique comme sur le plan culturel par démagogie ? . Oui et non, il mène son électoralisme sur cette lancée en continuant à réduire ke PCF tout en prétendant s’inscrire un temps a contrario de cette dérive… Il prétend unir le mitterrandisme, la volonté de réduire le PCF avec ce ,qu’a pu représenter le chavisme et dont on peut reconnaitre les mérites et les limites aujourd’hui face aux mues de l’impérialisme,

La France insoumise dans l’état de désaveu dans lequel était tombé la gauche et l’affaiblissement du PCF, sa vassalisation à la social démocratie et de ce fait à l’atlantisme, est apparu comme un ovni dans le monde politique français: un « mouvement », pas de congrès, pas d’élection des responsables, ni du candidat, pas de débats internes, pas de tendances, pas de cotisations, une direction auto proclamée, et le retour à la vénération de la parole d’un homme, UN trotskiste qui réalisait son être « stalinien » en se prenant pour Chavez.

Mais il est évident que ce qui faisait son charme au fur et à mesure que montent les périls est particulièrement soumis aux caprices et aux irrationnels d’un tel système qui s’acharne d’une manière sectaire sur tout ce qui contredit le leader et prend pour argent comptant les rumeurs avec une absence totale de connaissance historique qui est transformée pour illustrer la pensée du gourou.

Il a pêché par incapacité à sentir à l’inverse de Roussel ce qu’est la France, son peuple… Y compris quand il prétend comprendre ceux issus de l’immigration et quand il ose la vilenie de faire de Roussel un raciste, il y a des limites à ne pas franchir et elles disent le terrain fallacieux sur lequel on prétend défendre le peuple. Il ne mesure pas la réalité là non plus. Mais le fond est qu’il en est à prévoir sa tactique en imaginant comme il le dit un électorat versatile qui change d’opinion tous les 6 mois et à qui on peut imposer des tactiques contradictoires autour de sa seule personne. Je crois que c’est aussi parce qu’il n’a pas mesuré la situation réelle d’un nombre grandissant de gens qui n’en peuvent plus et qui détestent les jeux politiciens, qui ont la colère. Il reste trop influencé par des couches moyennes, et par une vision géopolitique ancienne. Il n’a pas pris la mesure de la nouvelle figure y compris multipolaire. Il n’est pas le seul mais il veut imposer alors qu’il faut beaucoup travailler ensemble. Rien n’est perdu mais l’autocritique est nécessaire pour reconstruire.

Faute de cette autocritique, et de la persévérance, il est le plus mauvais candidat pour la « gauche » telle qu’elle est et elle est dans un état catastrophique, coupée de la base populaire, du monde du travail, boboisée à l’extrême. Et il porte une lourde responsabilité dans la division de la gauche, j’en veux pour exemple ses deux dernières tactiques totalement absurdes: la première c’est la manière dont il a envoyé ses troupes à l’assaut des mairies de gauche et communistes non seulement cela n’a pas donné grand chose mais cela a fracturé durablement l’électorat et les militants des partis. Non content d’un tel exploit il a remis ça en s’autoproclamant le candidat de la gauche sans la moindre concertation.

J’imagine mal un tel « tacticien », alors qu’il ne représente même pas la totalité des 25% de l’électorat du pays, qui par miracle serait parvenu à la présidence, capable alors de faire le poids s’il est confronté à la violence des marchés financiers à la Tsipras, Sa capacité à mobiliser une résistance populaire dans un tel rapport des forces. Et son entourage brouillon parfois irresponsable n’est pas plus engageant. Continuer à insulter les militants et les dirigeants de gauche est de la folie… Est-ce que vous mesurez la nature de ce qu’est l’adversaire, demandez aux Cubains, aux Palestiniens, aux Iraniens, à toute l’Amérique latine, à la planète, à tous ceux qui choisissent de résister la nature du séisme qui s’abat sur eux ?

Déjà il conduit donc à l’échec et à la plus grande faiblesse devant Marine le Pen au second tour parce qu’il a réussi à être celui dont le plus grand nombre ne veulent pas.

Si cet argument du vote utile dans cette situation avait la moindre pertinence face à l’extrême droite il ne faudrait surtout pas voter pour lui mais pour Hollande ou la droite et on sait où ça mène à l’état de la gauche telle qu’elle est. Cet argument est complètement erroné et chacun mesure bien que si la gauche est dans cet état c’est parce qu’en relation avec les pièges institutionnels il a détruit systématiquement les forces de résistance à l’exploitation accrue et désormais au fascisme, à la guerre.

Fabien Roussel a raison, il faut arrêter ce petit jeu contre les candidats de gauche et chercher les bases d’une reconquête et d’une unité y compris si l’on veut sauver les meubles aux législatives.

En ce qui me concerne je ne sais même pas ce que représente un député de gauche ou même communiste, et je ne suis pas la seule, il faut là aussi avoir le courage d’un bilan et repartir sur d’autres propositions. Cette vaine polémique autour de Melenchon sauveur suprême d’une hypothétique dynamique nous masque un véritable travail. J’ai le sentiment que Fabien Roussel est suffisamment resté communiste pour avoir le courage d’oser cette candidature alors qu’aucun cadeau ne lui sera fait.

Je ne peux qu’approuver le choix qu’il inaugure d’aller discuter avec un patron français sur les conditions de réindustrialiser la France… le peuple face à cette question cruciale comprend en priorité les producteurs, les travailleurs utiles, mais peut aussi entraîner une part du patronat et la question des moyens que l’on se donne va bien au-delà des déjeuners en ville avec le CNPF/MEDEF ou les technocrates de l’appareil d’Etat à qui on donne des garanties.

C’est un corps à corps qui doit être relayé partout dans la recherche de solutions face à ce désastre qui se poursuite contre les entreprises françaises, les lieux de production comme contre le service public, il faudrait pouvoir en discuter voilà ce qui me convaincrait pour les législatives et d’autres échéances, la part que chacun a pris dans ce domaine concret. C’est une autre conception de la démocratie, il a besoin d’un parti pas d’un mouvement autour d’un leader sauveur suprême à son heure.

Il faut un peu de raison, les passions illusoires ne servent qu’à entretenir une situation qui est mauvaise et que l’on retrouve dans toute l’UE pour des raisons assez semblables.

Il faut arrête les caprices et les insultes et construire l’unité … Fabien Roussel a au moins du bon sens en orientant sa campagne sur les questions qui préoccupent les Français, les solutions et pas la division que l’on payera parce que l’autoritarisme du pseudo chef ne mène nulle part .

Mais puisque nous en sommes à nous dire franchement ce que nous pensons, tout n’est vraiment pas de la faute de Melenchon et son activisme brouillon a rempli un vide celui laissé par les partis et leurs militants et bien sur au premier rang le parti communiste français qui a été liquidé dans sa capacité d’action même s’il demeure encore le plus actif sur le terrain. tout cela mérite autre chose que des insultes réciproques et la critique doit déboucher sur l’action, son efficacité. C’est là un des enjeux essentiel de Roussel et qui demeure son maillon faible : l’organisation et la formation des militants en particulier dans le monde du travail. Le retour vers les cellules est indispensable. Mais c’est un autre sujet.

La preuve du pudding c’est qu’on le mange, la preuve de l’hégémonie à gauche pour gouverner la France c’est qu’on la réalise…

Danielle Bleitrach


Commentaires

  • Franck Marsal, le 27 août 2026

    Mon oncle, qui était un ouvrier du bâtiment, et qui est mort quelques mois avant sa retraite, ne votait jamais à gauche. Je ne le comprenais pas. Il ne s’intéressait que peu à la politique, mais il me répondait toujours : chaque fois que la gauche est au gouvernement, on en prend plein la gueule.

    Qu’est-ce que « la gauche » ? Certains considèrent que c’est le camp du progrès, une sorte de bloc populaire, certains y voient même, à travers l’alliance entre le PS et le PCF une sorte de front unique prolétarien. De la coupe aux lèvres, il y a loin et de la gauche au front prolétarien aussi. Le PS mitterrandien n’est plus la SFIO. Et la « gauche » n’a jamais été un front de classe. Ce qu’on appelle « la gauche » est en fait un produit de la démocratie bourgeoise : une série d’alliances parlementaires à géométries variables autour la division – limitation du champ politique à la politique bourgeoise, celle qu’aujourd’hui les français vomissent.

    La gauche est centrée, qu’on le veuille ou non, sur la perspective de changer le système de l’intérieur, par les élections au sein des institutions bourgeoises et surtout sous leur contrôle. Marx avait dit qu’on ne pouvait théoriquement écarter la possibilité d’une victoire révolutionnaire par ce biais. Force est de constater que presque deux siècles plus tard, les exemples concrets sont peu convaincants et qu’on en est toujours principalement à l’hypothèse théorique dans ce domaine. L’avenir sera-t-il différent ?

Le développement de la réflexion se poursuit à l’Université d’été du PCF

article header cover image

Histoire et société

Avant de développer en détail le contenu d’un certain nombre d’ateliers et discussions très importants qui ont pu avoir lieu durant l’Université d’Eté 2026 du PCF, voici quelques éléments d’ordre généraux sur ce que ma perception des échanges indique de l’état du parti, du développement de la réflexion collective après le 40ème congrès et sur les perspectives de préparation de la campagne électorale. Compte tenu de l’accélération de la crise internationale, des conséquences qui commencent à se faire sentir sur les prix des marchandises et sur la disponibilité d’un certain nombre de matières premières industrielles et agricoles, celle-ci ne sera pas le déterminant unique de la vie politique, mais sera systématiquement percutée par cette crise et les développements de la lutte des classes qui s’en suivront. L’évolution du parti est pleine de contradictions, mais elle est elle-même travaillée par cette accélération des crises internationales et nationales.

Par Franck Marsal

Personne ne peut assister à tous les ateliers, ma perception s’appuie sur ce à quoi j’ai assisté, ce dont j’ai échangé avec un certain nombre de camarades et à ce titre, elle reste personnelle et subjective.

1er élément : bien sûr, rien n’est gagné, rien n’est obtenu sans un travail acharné et le cas échéant, un certain niveau de combativité est nécessaire pour obtenir qu’un atelier ait lieu, même s’il porte sur une des avancées majeures du congrès (le socialisme), pour que le choix des intervenants reste conforme au projet présenté, etc. C’est ce que nous avons vécu très concrètement. Et nous avons également bien perçu que, selon le sens et l’origine des propositions, le traitement reçu n’est pas identique. Continuer la lecture de Le développement de la réflexion se poursuit à l’Université d’été du PCF

A propos du discours de Fabien Roussel, en bref ce qui est convaincant par Danielle Bleitrach

article header cover image

Histoire et société

Il me semble que nous avons tous intérêt, et les militants communistes au premier chef, à bien mesurer ce qu’une telle orientation exige de ceux qui s’engagent. D’abord à arrêter de se situer seulement par rapport aux autres candidats dans une guéguerre qui personnellement me donne envie de fuir. Ce discours était d’une autre tenue. Laissons les polémiques sordides à ceux qui ne vivent que de ce type de politique : une des forces du discours de Fabien Roussel a été de s’élever au-dessus de cette foire d’empoigne et de s’inscrire pleinement dans cette bataille électorale, tout en ne restant pas enfermé dans cette échéance, et surtout dans les jeux politiciens des plateaux de télévision. Il a été très pragmatique et a insisté sur les luttes de la rentrée, ce qui peut empêcher l’étranglement du capital contre le travail, les ménages, les vieux, les jeunes, un calendrier.

Voilà pour l’immédiat, l’incontournable, mais il y a la perspective.

Là il a lié étroitement son programme de candidat à une perspective dans laquelle les propositions du PCF ont une tout autre dimension: