Mouvement lycéen : le ministère fiche les grévistes et ordonne de ne pas payer les professeurs refusant le distanciel

Dans un mail daté du 15 octobre, consulté par « l’Humanité », la secrétaire générale du ministère de l’Éducation nationale ordonne aux recteurs d’académie de déclarer comme grévistes tous les professeurs n’assurant pas les cours en distanciel et de ficher les enseignants mobilisés avec leurs élèves sur les blocus. Des pratiques parfaitement illégales, qui trahissent la radicalisation du pouvoir face à la mobilisation lycéenne.

Au-delà de la continuité pédagogique, la secrétaire générale de l’Éducation nationale ordonne aussi aux recteurs et aux personnels de direction de dresser des listes de professeurs soutenant les blocages. © SIMON WOHLFAHRT / AFP

Face à la mobilisation des lycéens, le gouvernement a choisi la répression, y compris contre les enseignants. Alors que le ministre de l’Éducation nationale menace désormais ouvertement de « sanctions » les lycéens empêchant l’accès aux établissements, un mail daté du 15 octobre, envoyé par la secrétaire générale de l’Éducation nationale et consulté par l’Humanité, ordonne aux recteurs d’académie de lancer la chasse aux agents grévistes et aux soutiens des blocages devant les établissements. Continuer la lecture de Mouvement lycéen : le ministère fiche les grévistes et ordonne de ne pas payer les professeurs refusant le distanciel

L’AFFICHAGE LIBRE EST IMPORTANT POUR FAIRE VIVRE LA DÉMOCRATIE Par Robert Martin

NDLR de DEMOCRITE, « de la vie de la cité….. »: Sur notre territoire, seule la commune de Castelsarrasin est en conformité avec la loi avec plus de 10 emplacements. Quelques communes aux environs aussi, mais des villes comme Moissac/Valence d’Agen/Beaumont « bâillonnent » la liberté d’expression en supprimant des panneaux et de nombreux villages n’ont pas de structures pour l’affichage d’opinion et/ou associatif. Des panneaux en palette surgissent aux bords des routes au risque d’accidents! Faisons respecter la loi pour éviter les pollutions visuelles et les affichages sauvages.
Dans nombre de communes, il est impossible d’apposer légalement une affiche d’opinion, ou même une information associative.
Pourtant, la loi prévoit des espaces d’expression libre dans toutes les communes. Mais cette obligation n’est pas respectée, ce qui contraint les opinions politiques à être invisibles.
Pourtant, des espaces d’affichage libre des opinions sont indispensables pour que vive la démocratie locale et nationale et que les citoyennes et citoyens puissent s’exprimer librement et puissent s’informer.
L’existence de ces panneaux en vue d’assurer « la liberté d’opinion », est régie par l’article L581-13 du code de l’environnement. Il précise que c’est de la responsabilité du maire de prévoir des «emplacements destinés à l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif ».
L’article R581-2 du même code précise les surfaces minimales que les communes doivent prévoir, en fonction du nombre d’habitants :
– 4 m² pour les communes de moins de 2 000 habitants ;
– 4 m² plus 2 m² par tranche de 2 000 habitants au-delà de 2 000 habitants, pour les communes de 2 000 à 10 000 habitants ;
– 12 m² plus 5 m² par tranche de 10 000 habitants au-delà de 10 000 habitants, pour les autres communes ;
Faites-vous respecter afin que la lettre, et l’esprit de la loi relative à l’affichage libre soient respectées dans toutes les communes de France car nous voulons VIVRE !

Je veux participer à la campagne de Fabien Roussel…

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Sahara occidental : le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ne peut être sacrifié aux rapports de force internationaux

 

Publié le 31 octobre 2026

Le Conseil de sécurité des Nations unies vient de connaître une séquence diplomatique inédite et particulièrement préoccupante. Le veto russe au projet de résolution américain, puis le veto américain au texte alternatif présenté par la Russie, ont empêché tout renouvellement du mandat de la MINURSO. À quelques heures de son échéance, l’avenir de cette mission des Nations unies est désormais incertain.

Cette impasse révèle les profondes divisions des grandes puissances et leur incapacité à faire prévaloir une solution politique conforme au droit international.  Continuer la lecture de Sahara occidental : le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ne peut être sacrifié aux rapports de force internationaux

Ali Rabeh (Maire de Trappes) : « Le Rassemblement National a transmis la haine » (Video)

Le maire de Trappes, Ali Rabeh (Génération.s), a pris la parole lors de l’hommage rendu aux victimes de l’attentat de Trappes et de La Verrière.

Dans les manifs : Infiltrés ou actions spontanées ? le retour à Lénine …

Comme c’est souvent le cas lors d’affrontements et de violences contre les biens ou les personnes pendant les manifestations publiques, tandis que la droite prône une approche répressive comme solution miracle, de nombreux observateurs à gauche pointent du doigt la présence d’infiltrés au sein des forces de police ou d’autres secteurs de l’État. Par ailleurs, une version modernisée de la théorie de l’infiltration a le vent en poupe, surtout à droite, mais pas exclusivement : les troubles sont attribués à une guerre hybride menée par des entités étatiques hostiles, comme l’a affirmé en Italie le ministre Crosetto et en Albanie le président Rama, qui a explicitement accusé les suspects habituels : l’Iran et la Russie.

Publié par Danielle Bleitrach

Source : www.elviejotopo.com

 

En réalité, le recours aux agents provocateurs est une pratique très ancienne ; Joseph Conrad l’évoque d’ailleurs dans plusieurs de ses nouvelles, notamment dans « L’Agent secret » (publiée en 1907, mais dont l’action se déroule dans le Londres anarchique de 1894). Ces derniers jours, nombreux sont ceux qui ont évoqué les propos du président Cossiga sur l’opportunité d’attiser la violence afin de légitimer ensuite la répression contre tous ceux qui participent à la lutte sociale et politique. D’autres se sont souvenus du recours avéré à des policiers déguisés en « camarades » lors de manifestations dans les années 1970, comme lors du meurtre de Giorgiana Masi.

Après le Forum social de Gênes de 2001, où Carlo Giuliani fut tué et où de nombreux manifestants pacifiques furent brutalement battus par la police à l’école Dias, des photographies d’hommes cagoulés et vêtus de noir, dissimulés derrière des fourgons de police, ont circulé. Continuer la lecture de Dans les manifs : Infiltrés ou actions spontanées ? le retour à Lénine …

L’Assemblée générale de l’ONU demande pour la 34eme fois consécutive la levée du blocus contre Cuba et une fois de plus les Etats Unis sont désavoués par le vote majoritaire !

 

Publié le 28 octobre 2026

Aujourd’hui 28 octobre 2026 se déroulait à l’Assemblée Générale des Nations Unies le vote annuel de la résolution sur la « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique à Cuba ».

Cette année 2026 a été marquée par le renforcement des mesures étatsuniennes prises contre Cuba, et la mise en place du blocus énergétique, provoquant de très fortes pénuries. Le vote de cette résolution – à 130 voix pour 17 voix contre et 25 abstentions – demandant de mettre fin au blocus criminel et illégal démontre à nouveau une chose une chose : la très grande majorité des membres de l’ONU le rejette. Continuer la lecture de L’Assemblée générale de l’ONU demande pour la 34eme fois consécutive la levée du blocus contre Cuba et une fois de plus les Etats Unis sont désavoués par le vote majoritaire !

« Octobre rage » d’Eleonore Bridge : « Nous ne sommes ni assez informés, ni assez en colère » sur les causes du cancer du sein

Dans « Octobre rage. Sous les rubans la colère », l’autrice Eleonore Bridge fait du récit de son cancer du sein une réflexion sur la vulnérabilité, le système de santé, les inégalités de genre et les responsabilités politiques

Dans « Octobre rage. Sous les rubans la colère », Eleonore Bridge revient sur son cancer du sein détecté à 43 ans.

Pourquoi avoir intitulé votre livre Octobre rage ?

Eleonore Bridge, autrice

En octobre 2025, j’ai fait un mois complet de radiothérapie, entourée de rubans roses et d’opérations marketing opportunistes qui m’ont heurtée. Ce mois de sensibilisation où on nous vend des beaux combats et des fables de résilience peut être une épreuve pour beaucoup de malades. Je ne conteste pas les témoignages de personnes qui ont vécu leur cancer comme une épreuve qui les a transformées. Mais ce sont presque les seuls récits qu’on entend.

On valorise la figure de la « guerrière » qui continue à travailler, à courir des marathons, à tout surmonter. Or beaucoup de malades sont simplement terrifiés, épuisés ou vulnérables. Cette diversité des expériences devrait aussi avoir sa place dans l’espace public.

Pourquoi le fait de chercher prioritairement des responsabilités individuelles aux cancers vous exaspère-t-il ?

Je n’ai aucun antécédent familial, je fais du sport, je mange bio, je n’ai jamais fumé, j’ai allaité pendant trois ans. Pourtant, j’ai eu un cancer du sein à 43 ans ; la moyenne d’âge, c’est 63 ans. Cela m’a amenée à m’interroger sur les autres facteurs dont on parle très peu. La médecine est encore largement centrée sur les comportements individuels, alors que l’environnement joue probablement un rôle important.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans votre parcours ?

Plus que la douleur physique, c’est l’angoisse de l’attente. Attendre les examens, attendre des semaines des résultats disponibles pour savoir à quel stade en est la maladie. Cette incertitude a été psychologiquement dévastatrice. Or le soutien psychologique est quasiment absent du parcours.

Quel rôle ont joué vos proches ?

Un rôle essentiel. On traverse beaucoup mieux la maladie quand on est soutenu. Je n’ai trouvé aucun réconfort dans l’idée d’être une guerrière solitaire, j’avais besoin d’être entourée. Mon fils, mes amis, leur présence et leur humour m’ont permis de tenir. Mais la maladie agit comme un catalyseur. Certaines personnes s’éloignent par peur ou maladresse. J’ai également vécu une séparation. Or une femme confrontée à une maladie grave a six fois plus de risques d’être quittée par son conjoint qu’un homme dans la même situation. C’est une violence supplémentaire dont on parle peu.

Vous dénoncez aussi une certaine rudesse du corps médical, pourquoi ?

J’ai surtout vu les conséquences du manque de moyens : délais d’attente très longs, difficultés d’organisation, manque de personnel. Les médecins font souvent ce qu’ils peuvent dans des conditions dégradées. Mais j’ai également été confrontée à un système très rigide, parfois infantilisant. J’ai eu le sentiment qu’on me laissait peu de place pour comprendre, questionner ou participer aux décisions concernant ma santé.

Après avoir lu les études et demandé un second avis médical, il est apparu que, dans mon cas, la chimiothérapie n’apporterait probablement qu’un bénéfice très faible voire nul. J’ai donc choisi de ne pas l’accepter. Ce qui m’a frappée, c’est que ce traitement m’était présenté comme une obligation, alors qu’il aurait dû faire l’objet d’une véritable discussion.

Vous évoquez aussi le peu de cas fait des effets secondaires des traitements hormonaux…

Ces effets sont souvent sous-estimés. Troubles du sommeil, brouillard mental, douleurs articulaires, dépression, ménopause provoquée brutalement… J’ai parfois eu le sentiment que ces difficultés étaient traitées comme de simples « problèmes de bonnes femmes », alors qu’elles ont un impact majeur sur la qualité de vie.

Pourquoi faites-vous du cancer un sujet politique ?

Au départ, je ne voulais pas parler publiquement de mon cancer. Puis le vote de la loi Duplomb et la manière dont Fleur Breteau a été traitée dans l’hémicycle m’ont inspirée (les députés qui avaient voté la loi et se congratulaient ont ri quand elle s’est adressée à eux en criant : « Vous êtes les alliés du cancer et nous le ferons savoir », NDLR). Un tel cynisme, un tel manque de conscience m’ont décidée à prendre la parole pour décrire les difficultés d’accès aux soins, les effets secondaires des traitements, leur remboursement et les conditions dans lesquelles les patients vivent la maladie.

Le dépistage vanté pendant Octobre rose, c’est très bien, mais la première étape de la prévention, que l’on tait, c’est de prévenir d’éviter les risques de contamination en ne votant pas de textes qui vont à l’encontre de la santé publique. Nous ne sommes ni assez informés ni assez en colère. Parce que les pollutions, les perturbateurs endocriniens, certains pesticides, les conditions environnementales et de travail constituent des enjeux majeurs sur lesquels il faut agir collectivement et politiquement.


La santé est un droit pour toutes et tous partout! Je rejoins le PCF pour combattre l’enrichissement des lobbys pharmaceutiques et médicaux.

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« 28e régime » : ALERTE sur ce projet de Bruxelles qui risque de réduire les droits des travailleurs à néant

Les syndicats européens se réunissent le mardi 20 octobre à Bruxelles contre le projet de la Commission, via la création d’un 28e régime, de permettre aux entreprises de choisir les législations sociales et fiscales des pays de l’UE qui leur conviennent le mieux pour payer moins de salaires et moins d’impôts.

Environ 200 personnes manifestaient le 24 septembre à l’appel de leurs syndicats, place Schumann à Bruxelles, contre le projet de 28e régime dont ils craignent le manque de défense et de respect des droits des travailleurs européens.
© Nicolas Landemard/Le Pictorium

La compétitivité des start-up a bon dos. En son nom, la Commission européenne tente d’imposer un nouveau statut pour les entreprises, le régime 28, aussi appelé EU Inc., qui leur permettrait d’échapper aux législations nationales des pays membres en matière de droit du travail et de fiscalité.

Présenté comme un outil destiné à compenser les difficultés administratives créées par l’absence de règle unique, il autorise la création et la dissolution d’une entreprise en quarante-huit heures. Il permet son enregistrement dans un seul pays, sans lien avec le lieu effectif de l’activité, dont les règles en matière de droits des travailleurs et d’obligations fiscales vont s’appliquer à l’ensemble de ses activités dans l’Union. Continuer la lecture de « 28e régime » : ALERTE sur ce projet de Bruxelles qui risque de réduire les droits des travailleurs à néant

« La République, ce n’est pas le régime de la matraque » : la gauche refuse la lacrymocratie (F. Roussel)

Couvre-feu, possible interdiction d’accès aux réseaux sociaux, interdiction de manifester, les progressistes du pays s’inquiètent de voir le gouvernement s’enfermer dans une stratégie de « pourrissement » du conflit et de restriction des libertés.

Un hélicoptère a été déployé à Paris pour surveiller les rues de la ville, suite à la mise en place d’un couvre-feu de 23 heures à 6 heures. © Alain Apaydin/ABACAPRESS.COM

La gauche n’a de cesse de le répéter : à problème et crise politiques, réponse politique. Le gouvernement ne l’entend pourtant pas de cette oreille. Confronté au mécontentement contre la vie chère et au mouvement de jeunesse le plus important de ces dernières années, l’exécutif s’enferme dans des solutions autoritaires.

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24 octobre : la rue parisienne répond par le calme aux provocations d’Emmanuel Macron, et prépare la grève du 5 novembre

Loin d’affaiblir la mobilisation sociale, les mesures répressives ont galvanisé les manifestants dans la capitale, ce samedi. Les syndicats ont désormais les yeux rivés sur la journée de mobilisation interprofessionnelle du 5 novembre.

La manifestation s’élance dans le calme. Une syndicaliste rompue à l’exercice confie son inquiétude : « Les conditions sont réunies pour que cela dégénère. Emmanuel Macron ne cherche pas à répondre à la colère, alors il installe le désordre.

Emmanuel Macron voulait dompter la colère, mais c’est une foule massive et calme qui a déferlé sur les boulevards parisiens des maréchaux, ce 24 septembre. Les syndicats annoncent 250 000 personnes dans la capitale. La journée avait commencé dans l’incertitude : ou est-ce que le cortège partira ? La veille, prétextant des violences survenues le 17 octobre, la préfecture de police avait interdit le tracé syndical entre Bastille et Nation. Continuer la lecture de 24 octobre : la rue parisienne répond par le calme aux provocations d’Emmanuel Macron, et prépare la grève du 5 novembre