
Les élections municipales ne sont pas des élections secondaires. Elles constituent un moment politique central, car elles conditionnent la capacité des communes à agir concrètement sur l’emploi, le développement économique et la cohésion sociale. Dans un contexte marqué par l’austérité budgétaire, la domination du capital financier, les menaces de l’impérialisme sur notre nation et l’affaiblissement des services publics, le rôle des équipes municipales est stratégique.
Doter les communes d’équipes unies autour d’un objectif prioritaire clair – défendre et promouvoir le développement des entreprises locales et de l’emploi – est une nécessité car sans essor de nos forces productives le pays s’appauvrit et son indépendance est de plus en plus précaire .
Cela suppose des actions concrètes, ancrées dans la réalité des territoires, et une mobilisation de l’ensemble des compétences disponibles, en lien étroit avec le département et la région.
AGIR À L’ÉCHELLE DU TERRITOIRE, PAS EN SOLITAIRE
Une commune ne peut pas tout faire seule. Mais elle peut beaucoup lorsqu’elle agit de manière cohérente avec les autres collectivités. À Albi comme ailleurs, le développement économique et le soutien aux commerces, artisans, industries et services exigent une coordination réelle entre la commune, la communauté d’agglomération, le département et la région.
C’est à cette condition que l’on peut peser sur les choix d’investissement, de formation, d’aménagement, de transport et d’innovation, mais aussi résister collectivement aux politiques d’austérité, refuser l’asphyxie financière des collectivités et défendre les moyens nécessaires aux services publics.
Cette bataille n’est pas l’affaire des seuls élus, elle ne peut être menée sans la population. Elle implique d’engager un rapport de force démocratique avec les habitants, les salariés, les syndicats et les associations pour exiger de l’État les moyens indispensables au développement des territoires, pour que l’État cesse d’être la vache à lait des affairistes et du grand capitalisme et soit au contraire au service des populations et de leurs intérêts.
L’UNION À GAUCHE NE SE DÉCRÈTE PAS, ELLE SE CONSTRUIT
Les divergences au sein de la gauche sont réelles au niveau national. Mais elles ne se régleront ni par des manœuvres politiciennes, ni par des postures sectaires et irresponsables comme celles d’une frange gauchiste qui divise. La multiplication de listes concurrentes de la F.I ou soutenues par le mouvement mélenchoniste face à des listes d’union de la gauche ne peut que favoriser la droite et l’extrême droite.
L’union progressera par l’action concrète dans les communes, par des politiques locales qui améliorent réellement la vie des gens et recréent confiance et conscience collective.
DES COMMUNES DE GAUCHE, PÔLES DE RÉSISTANCE ET DE TRANSFORMATION
Les communes dirigées par des majorités de gauche unies sont aujourd’hui des pôles de résistance face au macronisme et aux orientations ultra libérales voire libertariennes d’une extrême-droite qui est soutenue par le grand capital financièrement et idéologiquement notamment à travers les médias.. Les communes de gauche et celles qui pourraient passer à gauche comme Albi doivent aussi devenir des pôles de transformation sociale.
Cela implique de donner aux habitants des moyens réels de s’organiser, de débattre et de décider, de refuser le racisme et les discriminations, et de construire des solutions avec les élus. De réels moyens notamment aux associations et à la jeunesse qui leur permettent d’agir mieux notamment pour la solidarité et l’éducation-formation pour tous. Ce dont ont besoin les gens ce ne sont pas des opérations vitrines sur le comment faire pour améliorer la démocratie comme le mettent en avant les listes dites « citoyennes » ce sont surtout et d’abord des moyens financiers et matériels pour le mouvement associatif et pour la jeunesse qui n’ont pas besoin de leçon de démocratie parce qu’ils s’organisent d’eux mêmes comme ils l’entendent. L’autonomie du mouvement populaire pour se gérer lui-même est une donnée que beaucoup de villes communistes ont su depuis longtemps favoriser. Dans de nombreuses villes dirigées par des communistes, les maires agissent ainsi : mobilisation populaire pour obtenir des moyens de l’État, soutien aux luttes des travailleurs, action pour la culture, l’enfance, la jeunesse et la sécurité.
TRANSFORMER LA SOCIÉTÉ PAR LA PRATIQUE QUOTIDIENNE
Pour les élus communistes, il ne s’agit pas d’attendre un hypothétique « grand soir ». La transformation sociale est un processus progressif, fondé sur les luttes, les conquêtes et les pratiques quotidiennes. C’est ainsi que peuvent se rassembler des femmes et des hommes aujourd’hui séparés idéologiquement, politiquement, mais qui partagent les mêmes intérêts de classe, car tous sont victimes de la domination du capitalisme.
RASSEMBLER SANS ÉTIQUETER
Le combat des communistes dans les communes vise à rassembler largement, sans enfermer les citoyens dans des étiquettes. Il s’adresse aussi à celles et ceux qui ne votent pas traditionnellement à gauche mais veulent agir concrètement pour le bien commun, l’emploi, les services publics et la dignité du travail.
C’est à cette condition que les municipales redeviendront un levier de transformation réelle, contre l’austérité, contre les divisions et pour l’unité populaire. Les listes de gauche doivent faire preuve d’un grand sens des responsabilités, refuser toute démarche politicienne et sectaire, leur campagne doit permettre de tendre la main à des gens très différents et à les convaincre par le débat et la démonstration qu’on peut agir ensemble localement avec nos différences.
Jean-Paul LEGRAND
31/01/2026
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