Catégorie : Sur nos territoires
« Les immigrés et leurs descendants sont une composante centrale et durable de la population française » : portrait d’une société diverse et mélangée
La grande enquête « Trajectoires et origines » menée par l’Ined et l’Insee montre que les immigrés et leurs descendants représentent un tiers de la population qui se mêle au fil des générations à la population sans ascendance migratoire.

© Jean-Daniel SUDRES / Voyage Gourmand / saif images
Une société française diverse, qui se mélange mais où les inégalités selon les origines restent fortes. Tels sont les principaux enseignements de TeO2, la seconde édition de l’enquête « Trajectoire et origine » menée par l’Ined et l’Insee et publiée ce 21 mai1. Continuer la lecture de « Les immigrés et leurs descendants sont une composante centrale et durable de la population française » : portrait d’une société diverse et mélangée
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF : « nous demandons une revalorisation immédiate de 5 % pour les salaires et pensions inférieurs à 2 500 euros net » + video
Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, dénonce la faiblesse des mesures annoncées par le premier ministre sur le pouvoir d’achat. Il invite à se mobiliser devant les préfectures et le siège de Total, dont il réclame la nationalisation. Il s’exprime également sur les enjeux du 40e congrès du Parti communiste.

Le PCF tiendra son congrès les 3, 4 et 5 juillet à Lille. Il sera précédé de débats dans les sections et départements. Fabien Roussel, son secrétaire national, invite à avoir un parti « uni et fort » et se dit prêt à consacrer toute son « énergie » à la bataille des élections présidentielles si les militants communistes le désignent candidat par un vote en septembre.
Comment jugez-vous les annonces du gouvernement, jeudi 21 mai, pour faire face à la crise du pouvoir d’achat ? Continuer la lecture de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF : « nous demandons une revalorisation immédiate de 5 % pour les salaires et pensions inférieurs à 2 500 euros net » + video
L’extrême droite a pris ses quartiers dans la police
Ces dernières années, les affaires de racisme et de discriminations se multiplient au sein de la police nationale. Signe du poids de plus en plus lourd de l’extrême droite dans ses rangs.

L’affaire a été réglée en toute discrétion. Fin 2025, le gardien de la paix Cédric B., affecté à la brigade d’aide et d’assistance judiciaire (Baaj) des Yvelines, saisit sa hiérarchie. Dans son rapport, que l’Humanité a pu consulter, le fonctionnaire de police revient sur « plusieurs faits sensibles » au sein de sa brigade dont il a été victime. Le dernier date du 7 octobre 2025. Continuer la lecture de L’extrême droite a pris ses quartiers dans la police
Les coopératives agricoles face au recul de l’élevage
Par Gérard Le Puill

Qu’il s’agisse de la production de lait de vache, de viande bovine, ovine, porcine ou de volaille, la France peine à installer des jeunes dans les filières de l’élevage quand les plus âgés partent en retraite. Ce fut le constat un unanime de quatre éleveurs responsables de coopératives agricoles dans ces filières lors d’une rencontre avec la presse le 13 mai à Paris.
En France, les coopératives agricoles vendent des fertilisants, des semences, des produits de traitement des cultures et du matériel agricole aux paysans. Elles collectent aussi et transforment en produits alimentaires les céréales, les fruits et légumes, le lait, les œufs et la viande des animaux d’élevage. La France compte actuellement 2.100 coopératives agricoles et trois agriculteurs sur quatre en sont membres. Ces mêmes coopératives emploient quelques 200.000 salariés en France pour un chiffre d’affaire annuel de 118 milliards d’euros, soit 50% de l’agroalimentaire en France.
Mais les coopératives sont soumises à la concurrence des entreprises privées et à la pression des enseignes de la grande distribution. Ces dernières font croître les importations de produits alimentaires pour faire baisser les prix payés aux transformateurs de produits agricoles, ce qui fait également baisser le prix payés aux paysans. A titre d’exemple, le 5 mai 2026, la tonne de blé tendre rendue au port de Rouen pour l’exportation ne cotait que 184€ contre 220€ en mai 2024 et même plus de 300€ au début de l’année 2023.
Le jeune bovin d’une dizaine de mois, vendu en maigre par des éleveurs pour l’engraissement, cotait 6,20€ le kilo vif en mars, avant de tomber à 5,55€ le 4 mai à Mauriac. Deux ans plus tôt, dans cette même salle de cotation, son prix du kilo vif n’était que de 3,50€. Selon Philippe Colin, éleveur de bovins en Meurthe-et-Moselle et président de la section bovine de la coopération agricole, le nombre de vaches allaitantes et laitières en production a baissé de 1,2 million de têtes en France entre 2016 et 2026. C’est donc la baisse de l’offre au regard de la demande qui fit remonter les prix des bovins de boucherie dernièrement. Mais les accords de libre-échange que l’Europe a signé avec le Mercosur et l’Australie feront croître les importations et chuter les cours à nouveau.
La production recule quand la consommation augmente
Aux côtés de Philippe Colin, trois autres éleveurs responsables de la coopération agricole se sont adressés aux journalistes lors de cette rencontre. Il s’agissait du drômois François Monge pour la production ovine, du finistérien Philippe Bizien pour la fédération porcine, du landais Bernard Tauzia pour le secteur avicole. Le dossier de presse remis aux journalistes à cette occasion indiquait que 30% de la viande bovine, 52% de la production ovine, 58% de la viande porcine et 50% de la production avicole sont vendues aux distributeurs par des coopératives. Il faisait état d’un léger redressement des prix et des revenus des éleveurs par rapport au début de la décennie en cours. Mais il reste à voir ce qu’il en sera dans les prochains mois, suite à l’actuelle flambée des prix des carburants et des engrais. En attendant, Philippe Bizien a expliqué que la filière porcine voit son nombre d’élevages diminuer. En 2025 « le niveau d’autosuffisance en viande porcine était de 98% en recul sur 2024 alors qu’une part importante des ateliers est exploitée par des éleveurs proches de la retraite ».
De son côté, Bernard Tauzia a montré que « la consommation de volaille et d’œufs augmente de 3 à 5% par an en France au point que 45% de la volaille consommée en France était importée en 2025 dont 52,4% des poulets». Voilà une situation plus que paradoxale dans un pays qui produit beaucoup de céréales secondaires destinées aux volailles alors que les prix de vente de ces céréales ont baissé sensiblement depuis 2022.
Selon François Monge, la filière de la viande ovine a connu « une chute des 40% des abattages en 20 ans et son taux d’auto-approvisionnement est désormais inférieur à 50%. Près d’un million d’agneaux français manquent tout au long de l’année pour répondre à la demande nationale ». Selon lui, la stratégie portée par les coopératives doit permettre « d’améliorer la productivité des troupeaux, d’optimiser les coûts de l’alimentation, de réduire les pertes, de mieux planifier les agnelages, de sécuriser les revenus et les conditions de travail des éleveurs ».
Mondialisation des échanges et distorsions de concurrence
Mais à aucun moment, l’éleveur drômois n’évoqua dans son intervention les difficultés croissantes auxquelles font face les éleveurs de moutons face à la multiplication des attaques des loups contre les troupeaux. Quand nous lui avons posé la question , il a indiqué que la présence de plus de 1.200 loups en France fait reculer l’élevage ovin, mais aussi le revenu des éleveurs qui doivent investir dans les clôtures et les chiens de protection. Ajoutons que la France importe ses viandes ovines des pays comme l’Irlande, le Royaume Uni, la Nouvelle Zélande et l’Australie, lesquels ne comptent aucun loup sur leur territoire, ce qui donne aux éleveurs de ces pays un avantage de compétitivité par rapport à leurs homologues français.
A défaut d’évoquer les problèmes posés par le loup, le dossier de presse remis aux journalistes le 13 mai indiquait que « ces dernières années, les productions animales ont été fortement perturbées par plusieurs épizooties majeures: influenza Aviaire (IAHP) Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) ». Face à ces risques, les responsables des coopératives souhaitent voir «renforcer l’anticipation sanitaire, notamment par l’élaboration en amont de plans de lutte contre chaque maladie et la constitution de banques d’antigènes afin de disposer rapidement de vaccins ».
Avec le réchauffement climatique en cours, le métier de paysan est également confronté à une multiplication des risques que sont les inondations, les dégâts des tempêtes sur les cultures, les aux sécheresses prolongées, en plus des maladies contagieuses dont sont victimes les animaux d’élevage. Mieux vaudrait donc investir en faveur de notre souveraineté alimentaire que dans la surproduction des armes de guerre.
SOS homophobie : un climat de plus en plus anxiogène et délétère
« Master poulet » ou « Tasty Crousty » : le bruit de la barquette de poulet Par P. Le Hyaric
Loin des élevages hors-sol où caquettent dans un indescriptible brouhaha coqs, poules ou poussins, les poulets font la une des journaux, s’incrustent dans les bulletins d’information et les magazines télévisés, nourrissent murmures, sourires en coin, commentaires et conjectures en tous genres.

Loin de la basse-cour, le populaire gallinacé qui n’a rien demandé se retrouve au cœur d’une polémique dans une belle ville jouxtant Paris : Saint-Ouen-sur-Seine. Là, des responsables politiques de gauche se lancent au visage des cuisses de poulet frit sous les goguenards et gras rires de la droite et de quelques milieux d’affaires. Ils sont si heureux qu’on détourne l’attention des enjeux fondamentaux.
En cause ? L’ouverture, à la sortie du nouveau métro, à deux pas de l’hôtel de ville, d’une boutique « Master Poulet », une chaîne de restauration à base de barquettes de poulet et riz à très bas prix. Continuer la lecture de « Master poulet » ou « Tasty Crousty » : le bruit de la barquette de poulet Par P. Le Hyaric
À Colonel-Fabien, l’esprit du Front populaire soufflait encore + vidéo

Le samedi 9 mai, la place du Colonel-Fabien avait des airs de fête populaire. Sous les drapeaux rouges, dans les lumières du soir, entre les discussions passionnées qui animent déjà les échanges à l’approche du congrès, les éclats de rire et quelques pas de danse, il flottait quelque chose de rare : une joie politique. Une joie fraternelle. Comme un écho lointain à ce cri lancé il y a 90 ans : « La vie est à nous ! ». Continuer la lecture de À Colonel-Fabien, l’esprit du Front populaire soufflait encore + vidéo
Mélenchon 2027: une candidature présidentielle qui freine la mobilisation des travailleurs (Alexandre Lantier)

Rien de plus vache qu’un trotskiste pour un autre trotskiste. Il est vrai que l’obédience de Mélenchon, les lambertistes a un lourd passé qui a pesé sur souvent injustement sur d’autres branches. Comme ici WSWS qui est incontestablement la branche avec laquelle le dialogue est le plus intéressant. Même si je ne partage pas tous les arguments il y a qui paraissent incontournables et que nous avons déjà note en fait le soutien évident à la politique impérialiste de Macron comme en a témoigné son interview à la tribune du dimanche et plus généralement toutes ses prises de position et celles de LFI qui ont visé non seulement à diviser la gauche mais à le faire sans autre perspective qu’une manoeuvre électoraliste pour la présidentielle, une véritable obsession « mitterrandienne ». (Note de Danielle Bleitrach)
texte d’Alexandre Lantier
Le 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 sur le plateau du journal télévisé de TF1. L’entretien qu’il a accordé à Anne-Claire Coudray a exposé non pas une perspective révolutionnaire, mais l’absence d’une telle perspective. Avec son parti La France insoumise (LFI), il agit non pas pour mobiliser les travailleurs contre l’austérité et la guerre, mais pour les étouffer par une orientation nationaliste vers les institutions capitalistes françaises. Continuer la lecture de Mélenchon 2027: une candidature présidentielle qui freine la mobilisation des travailleurs (Alexandre Lantier)
Fabien Roussel: Intervention au Conseil national du 9 mai

Nous sommes maintenant à un peu moins de deux mois de notre Congrès et à moins d’un mois du vote des 40 000 militantes et militants du PCF sur le projet de Base commune.
3 textes alternatifs proposent une autre orientation à cette base commune.
Parallèlement, plus de 600 contributions ont été déposées pour nourrir le débat. C’est le signe de la vitalité démocratique de notre parti et d’une volonté des militants de participer au débat général.
La situation internationale n’a jamais été aussi préoccupante, gravissime. Ce n’est pas mieux en France. Les forces d’extrême droite sont à l’offensive partout en Europe. Tout cela rend nos débats d’autant plus importants pour analyser le plus finement possible la situation, trouver les meilleures réponses. Et disons-le avec humilité, ce n’est pas simple. Continuer la lecture de Fabien Roussel: Intervention au Conseil national du 9 mai
Pierre-Henri Lab