Derrière les mots, les maux dont les citoyens ordinaires ne veulent pas …

Derrière la contestation sur le vocabulaire, il y a la difficulté à vendre aux peuples un tel « projet, cela renâcle dans toute l’UE au centre, au sud, et la confusion est totale quand face à un nouveau partage du monde, les Etats-Unis ont décidé de jouer le partage du mode en zones d’influence dans laquelle le Groenland et le Panama ont plus d’importance que ce conflit ukrainien ou même la situation au Moyen orient. Fort heureusement ce n’est pas à ce niveau que ce fait l’histoire surtout quand elle est aussi régressive, aussi peu en accord avec le mouvement de l’histoire tel qu’il se dessine et s’impose à toutes les rhétoriques.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'est ouvertement plaint du terme "Rearm Europe".

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est ouvertement plaint du terme « Rearm Europe ».© European Union, 2023.

Le nouveau terme, « Préparation 2030 », est une réponse directe aux critiques exprimées par Giorgia Meloni et Pedro Sánchez ces derniers jours. Parce que les quatre larrons dont aucun d’ailleurs ne poursuit exactement le même projet ne savent plus où ils vont. Ce qui les réunit c’est de ne pas savoir où ils vont, si Ursula Von des Leyen n’a de compte à rendre qu’a ses lobbies les trois autres à savoir les Britanniques, les Polonais, les Français eux sont en rupture totale avec leur peuple mais tous tablent sur un retour à l’ordre ancien, celui des « démocrates » baptisés progressistes Grace à l’étiquette des mœurs mais qui entretenaient l’OTAN et s’en sont servi pour provoquer partout des guerres qu’ils n’ont cessé de perdre. Il suffit de durer et d’aider à la destabilisation de Trump pour que leur projet de retour à l’ordre ancien se réalise. Derrière ce projet idéologique comme la catastrophe est totale on tente une politique de « réarmement » inspirée par celle d’Hitler avec les mêmes visées qui pour faire simple prétend substituer aux usines d’automobile celle d’armement… La France de Macron est la plus grotesque du lot parce que comme pour Zelenski tout parait se résumer à l’ambition dérisoire d’un individu à la recherche vaine de « reconnaissance » tant au plan intérieur qu’à celui international. Et qu’il s’agit de convaincre le peuple le plus cartésien de la terre à la fois de devoir se sacrifier, leur niveau de vie, leurs conquis sociaux, leur épargne à la menace que ferait peser l’ignoble Poutine flanqué désormais du moins ignoble Trump alors que dans le même temps on ne cesse de répéter que le dit Trump s’est fait avoir puisque L’armée de Poutine n’arrive pas à conquérir tout le Donbass face à l’héroïque Ukraine… Ou encore qu’il n’y a de salut que dans l’atlantisme alors que ce sont les USA qui sont en train de mettre à mal notre économie. De là à se demander si la « protection » de l’OTAN sur laquelle les Européens ‘ont jamais eu de fait leur mot à dire était bien réelle et si les Etats-Unis qu’il s’agisse de Trump ou de Biden aurait envoyé leur feu nucléaire sur Moscou si ces derniers avaient décidé que la Russophobie de la Pologne était insupportable et les bases de l’OTAN un peu trop près. La réponse est non bien sur qui peut en douter? Bref ce que nous avions choisi dans ce blog pour réfléchir à la sécurité collective reposant sur la mobilisation populaire plutôt que sur le surarmement s’avère en gestation. Certes nous n’en sommes pas à avoir la conscience des Cubains qui depuis plus de soixante ans ont pour voisin le pire ennemi qui se puisse imaginer et qui ont pour arme principale la conscience révolutionnaire du peuple cubain mais nous en sommes déjà au sentiment qu’il y a là une bande d’escrocs qui veulent nous faire les poches.

La Commission européenne a confirmé qu’elle abandonnerait progressivement le terme « Rearm Europe » pour décrire son initiative de plusieurs milliards de dollars visant à réarmer l’Europe, suite à la réaction des dirigeants de l’Italie et de l’Espagne, qui affirment que le nom est excessivement chargé et risque d’aliéner les citoyens.

Désormais, le plan visant à accroître les capacités de défense et la production dans l’ensemble de l’Union sera connu sous le nom de « Readiness 2030« , en référence à la date à laquelle la Russie pourrait disposer des capacités nécessaires pour lancer une attaque contre un État membre de l’UE ou de l’OTAN.

Par ailleurs, le programme spécifique visant à mobiliser et à distribuer 150 milliards d’euros de prêts à faible taux d’intérêt pour faciliter l’achat d’armes et de munitions de pointe sera appelé « SAFE« . Parallèlement, la Commission a également proposé un assouplissement ciblé des règles fiscales afin de mobiliser jusqu’à 650 milliards d’euros, pour un total de 800 milliards d’euros.

« Nous sommes sensibles au fait que le nom en tant que tel peut susciter une certaine sensibilité dans certains États membres, c’est donc quelque chose que, bien sûr, nous écoutons », a déclaré Paula Pinho, porte-parole en chef de la Commission, vendredi après-midi.

« Si cela rend plus difficile la transmission du message à tous les citoyens de l’UE sur la nécessité de prendre ces mesures, nous sommes prêts non seulement à écouter, mais aussi à en tenir compte dans la manière dont nous communiquons à ce sujet ».

Le nouveau nom, « Préparation 2030 », devrait « être considéré dans le contexte d’une portée plus large », a expliqué M. Pinho.

Le changement de marque s’est fait dans un laps de temps remarquablement court.

Lorsque Ursula von der Leyen a dévoilé le projet de 800 milliards d’euros le 4 mars, elle n’a utilisé que le terme « Rearm Europe » pour le décrire. « Nous sommes à l’ère du réarmement. Et l’Europe est prête à augmenter massivement ses dépenses de défense », a déclaré la présidente de la Commission.

Mais en début de semaine, lorsque la Commission a présenté les textes juridiques qui sous-tendent le plan, le terme a été remplacé par « Plan Rearm Europe/Readiness 2030

Avant la présentation, le premier ministre italien Giorgia Meloni avait ouvertement exprimé son malaise à l’égard de ce terme.

« Je pense que « Rearm Europe » est un nom trompeur pour les citoyens, car nous sommes appelés à renforcer nos capacités de défense, mais aujourd’hui, cela ne signifie pas acheter banalement des armements », a déclaré Mme Meloni au Sénat mardi.

Pour M. Meloni, l’objectif doit être plus large et couvrir « l’opérabilité, les services essentiels, les infrastructures énergétiques, les chaînes d’approvisionnement : toutes les choses qui ne se font pas simplement avec des armes ».

« Il n’y a pas de défense sans cette approche », a déclaré Mme Meloni.

Son homologue espagnol, Pedro Sánchez, n’a laissé planer aucun doute quant à son aversion pour ce terme lors d’un sommet des dirigeants de l’UE à Bruxelles, où la défense figurait en tête de l’ordre du jour. À l’instar de Mme Meloni, l’Espagnol a plaidé en faveur d’une définition plus large qui inclurait des domaines tels que la cybersécurité, la lutte contre le terrorisme, l’informatique quantique, l’intelligence artificielle et les connexions par satellite

« Je n’aime pas le terme « réarmement ». Je pense que c’est une approche incomplète. La défense peut être expliquée sous un parapluie beaucoup plus large, qui est la sécurité « , a déclaré M. Sánchez jeudi, ajoutant que les menaces auxquelles est confrontée l’Europe du Sud sont  » quelque peu différentes  » de celles de l’Est.

« Je pense que nous devons faire comprendre aux gens que lorsque nous parlons de sécurité et de défense, nous parlons fondamentalement de technologie, souvent de biens à double usage, parce que les drones qui peuvent être utilisés en cas de conflit, comme c’est le cas dans l’est de l’Ukraine, peuvent également être utilisés pour lutter contre les incendies de forêt ».

À la fin du sommet, Mme von der Leyen a semblé réceptive aux critiques et a fait allusion à un changement de marque imminent qui pourrait faire disparaître l’appellation « Rearm Europe ».

« L’approche que nous adoptons a une portée beaucoup plus large », a-t-elle déclaré en parlant de la guerre électronique, de la cybersécurité et des télécommunications.

« C’est pourquoi le nom « Readiness 2030″ a été choisi ».

Les plaintes formulées par l’Italie et l’Espagne ont suscité des interrogations, étant donné que ces deux pays font partie des retardataires de l’OTAN et n’ont pas atteint l’objectif de 2 % des dépenses de défense.

mais derrière ces questions de vocabulaire, il y a l’incapacité de l’Europe a être un interlocuteur crédible au plan international.

l’exclusion de la table des négociations est un symptome

Le cas de l’Ukraine est un révélateur d’un mal plus profond, celui de l’absence de légitimité de ceux qui revendiquent un rôle. Cette semaine les discussions reprennent en Arabie saoudite entre d’un côté américain et Russes et de l’autre US et ukrainiens. Vendredi, un responsable ukrainien s’exprimant auprès de l’AFP sous le couvert de l’anonymat avait expliqué que Kiev espérait lors des discussions de lundi, « au moins » un accord sur une trêve partielle avec la Russie portant sur le secteur énergétique, les infrastructures et la mer Noire. Afin de pousser à une trêve élargie, Kiev a choisi d’envoyer son ministre de la Défense, Roustem Oumerov, selon ce responsable qui a précisé que l’Ukraine était toujours « prête » à un cessez-le-feu « général ». De son côté, Moscou qui n’envoie pas Lavrov mais une délégation plus technique affirme ne s’être entendu à ce stade avec les Etats-Unis que sur une pause concernant les infrastructures énergétiques, bien en-deçà de la suspension générale de 30 jours des hostilités poussée par Donald Trump et les délégués à l’inverse de Lavrov n’ont pas mission d’élargir ou non le cadre du débat. nous sommes toujours dans le cadre des « garanties » et il est peu vraisemblable qu’il y ait une évolution tant qu’il y aura présence sur le sol russe.

Chez les Ukrainiens, on explique que ces pourparlers en Arabie saoudite devraient ainsi se concentrer sur les aspects « techniques » d’un arrêt provisoire partiel des combats: « quels sites », « comment contrôler ce cessez-le-feu, quelles armes? »

Face a cette situation qu’ils s’obstinent à croire , les Européens sont marginalisés dans ces discussions, malgré Toute les gesticulations déployées pour feindre d’avoir une importance quelconque affichée notamment par le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron qui multiplient sommets et rencontres. Leur plan de réarmement est aussi peu sérieux que leur possibilité d’aller sur le terrain porter des troupes aux côtés de celles de Zelenski mais comme ils n’ont rien d’autre pour tenter d’exister sur une ligne aussi aveturière que celle de la « coalition », cela risque de présenter une note très lourde pour les peuples et nations de l’UE et au premier rang les Français.

D’ailleurs la Chine dont nous avons vu qu’elle mettait en place avec d’autres pays du sud, émergents, un groupe de paix a interpellé aujourd’hui les responsables européens en réclamant une clarification de leur position non seulement dans les conflits en cours mais dans leur choix ou non d’appuyer le bellicisme des Etats-Unis; Cette analyse que nous publions par ailleurs dit à quel point l’Europe et les nations européennes divisées énonçant des propos contradictoires (comme d’ailleurs les grandes entreprises multinationales) perdent toute leur crédibilité et ce qu’elles pourraient encore représenter au plan international.

 


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