Canicules, effondrement du vivant, climatosceptiques… Comment lutter pour le climat sans désespérer ?

L’été 2026 a été celui de tous les records : nombre de canicules, températures extrêmes, hectares de forêt brûlés… Quatre scientifiques de haut rang haussent le ton sur la scène de l’Agora.

Dans quel état d’esprit êtes-vous au sortir de cet été infernal ?

 

Christophe Cassou, Climatologue, directeur de recherche du CNRS, co-auteur du Giec

Ce que nous avons vécu cet été était anticipé par la communauté scientifique. La seule « surprise », c’est que le changement climatique va plus vite que ce que l’on pensait. Il y a du déni sur la gravité de ce changement, avec cette illusion de pouvoir négocier avec les tonnes de carbone qui s’accumulent dans l’atmosphère.

C’est un déni de notre vulnérabilité. Nous pensions pouvoir nous adapter à des chaleurs extrêmes, à des sécheresses. Mais la limite est physiologique, elle n’est pas seulement technologique. À partir d’une certaine température, les végétaux meurent, il peut y avoir des dizaines de milliers de morts.

Magali Reghezza-Zitt, Géographe, directrice des études à l’ENS Paris

Je suis en colère et j’ai honte. On nous parle beaucoup de changement de comportement. Mais ce que je vois, ce sont des gens qui veulent… et ne peuvent pas : manger à leur faim, partir en vacances, assurer à leurs enfants un avenir, ne pas mettre leurs parents dans des Ehpad surchauffés. En tant que scientifiques, ce n’est pas notre boulot d’imaginer un futur qui embarque la population. J’aimerais bien qu’on arrête de demander aux scientifiques de faire de la politique. Notre boulot, c’est de faire progresser les connaissances.

Serge Zaka, Agroclimatologue

Je ressens une certaine forme de lassitude. Lorsque nous sommes intervenus en 2022 pour parler des canicules, les mêmes questions nous étaient posées : faut-il mettre des OGM ? Faut-il des réserves d’eau ou des mégabassines pour irriguer ? Quatre ans plus tard, nous assistons à une faillite des écosystèmes. 10 à 20 % des arbres sont en train de mourir… Et on nous interroge sur la climatisation !

Le changement climatique n’impacte pas que l’homme, il faut aussi trouver des solutions pour les animaux, pour les forêts, pour les sols, pour l’eau, pour l’agriculture. À 42 ou 46 °C, il n’y a plus d’adaptation possible pour un végétal ou un animal. Sortons de notre égoïsme humain et regardons les impacts qu’on a sur les écosystèmes, sur les sociétés, et sur la vie.

Magali Reghezza-Zitt, vous avez publié en mai un livre intitulé Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone (Seuil) dans lequel vous rappelez que les vingt prochaines années sont décisives. Quelles seraient les trois mesures prioritaires à mettre en œuvre en termes d’adaptation ?

Magali Reghezza-Zitt : Réforme de l’éducation nationale, réforme de la Sécurité sociale, réforme de l’accès à l’emploi. La crise climatique l’a révélé cet été : l’hôpital allait mal, l’école et l’agriculture aussi. La crise est surtout un révélateur. L’été qu’on vient de vivre sera la norme dans les prochaines années : il va falloir trouver des moyens de former, de reconvertir, d’accompagner, et… de financer. C’est bien gentil de dire aux agriculteurs : « Alors les gars, maintenant, vous allez devoir faire de l’agroécologie. » Mais il faut les accompagner. Tout cela est une question de choix politique.

Yamina Saheb, Climatologue, co-autrice du GIEC

Pour mettre en place toutes ces politiques de protection mais aussi de préparation des jeunes générations au climat sous lequel nous allons vivre, il y a une décision assez simple que peut prendre le gouvernement français : mettre fin aux subventions à l’économie fossile.

Ce n’est pas moi qui le dis, mais le FMI – on ne peut pas dire que ce soient de grands écolos. Ces subventions coûtent de 12 à 25 milliards de dollars que la France dépense pour alimenter la machine infernale. S’il y a un sujet sur lequel se battre, c’est celui-là : il faut débrancher l’économie fossile, c’est une économie subventionnée à la sueur de nos fronts.

Estimez-vous qu’en passant sous silence les véritables enjeux, les médias participent à alimenter l’inaction ?

Christophe Cassou : Nous ne sommes plus face à du climatoscepticisme. Les climatosceptiques, notamment sur les réseaux sociaux, sont des ignorants, des idiots qui empêchent de parler des vraies responsabilités et masquent les intérêts privés qui se cachent derrière l’enjeu du climat. Nous sommes face à des stratégies d’obstruction organisées qui s’expriment dans les médias. Cela alimente la confusion entre les faits scientifiques et les opinions.

Cette stratégie vise à casser la confiance dans les scientifiques, à les discréditer, à les présenter comme militants alors qu’ils n’apportent que des faits. C’est facile de rejeter la responsabilité sur nous. Mais c’est un déni de responsabilité des politiques. Personne ne peut dire qu’il ne sait pas. Nous ne sommes plus en 2015, avant l’accord de Paris. Les décisions prises le sont en conscience et en connaissance. Ils ont une responsabilité dans les souffrances actuelles et les morts futures.

Yamina Saheb : Les médias mainstream invitent généralement les scientifiques et les experts mainstream. Au moment de la sortie du rapport du Giec, plusieurs journalistes m’ont dit qu’on ne me connaissait pas. On m’a découverte plus tard grâce aux médias alternatifs. Pendant l’une des canicules, un journaliste m’a appelé, il voulait parler de la climatisation, Moi, je suis ingénieure en climat, je voulais parler des causes. Il me répétait que c’est le climatiseur qui intéresse les Français… On a conclu que je ne convenais pas. Alors va-t-on se laisser bercer par ces médias qui apportent toujours le même argument ou va-t-on se battre tous ensemble pour la liberté de la presse afin d’apporter d’autres arguments ?

Serge Zaka : S’il y a des scientifiques dans la salle, sachez que nous ne sommes pas assez nombreux dans les médias et auprès des politiques pour leur faire comprendre la problématique. Ce n’est pas parce qu’on se fait insulter par les climatosceptiques qu’il faut lâcher le combat. Continuez le combat.

Mon objectif, c’est de répondre aux climatosceptiques, même si je sais que je ne changerai pas leur vie. Prenez Pascal Praud, sur CNews, je ne pense pas qu’en argumentant avec lui, cela va changer grand-chose. Mais s’il n’y a pas de contradiction, à la fin, les gens votent pour des partis qui se moquent du changement climatique.

Yamina Saheb, vous rappeliez récemment dans l’Humanité que la cause première de la crise écologique, c’est le capitalisme. Quelle alternative appelez-vous de vos vœux ?

Yamina Saheb Il faut sortir du capitalisme. On situe le bouleversement que nous vivons aujourd’hui au moment de la crise de 1929 aux États-Unis. C’est à ce moment-là que les associations de protection des citoyens sont devenues des associations de protection des consommateurs. On est passé du statut de citoyen – nous avons des droits et des devoirs – à un statut de consommateur. Quand on est consommateur, c’est votre carte bancaire qui décide de ce à quoi vous avez droit. Quand j’étais petite, nous étions des usagers de la RATP. Aujourd’hui, nous sommes des clients de la RATP. Ce n’est pas la même chose.

Pour nous réapproprier notre citoyenneté, on a besoin de faire société. Nous avons commencé à Aubervilliers ce qu’on appelle les agoras. Les agoras de la sobriété. La sobriété, contrairement à ce qui a été compris en France, où elle n’est présentée que par la restriction, est une théorie de justice distributive pour garantir que chacun ait suffisamment pour bien vivre.

Mais dans le monde tel qu’il est organisé aujourd’hui, tout est fait pour qu’une petite minorité ait beaucoup et que la majorité n’ait pratiquement rien. Nous sommes les esclaves du capitalisme. Et l’esclavagisme a pris fin parce que les esclaves se sont révoltés. Nous devons nous révolter. Révolution, ça ne veut pas dire couper des têtes. Révolution, ça veut dire reprendre le pouvoir sur nos vies, ce pouvoir aujourd’hui marchandisé, que le capitalisme nous a pris.

Les peuples du Sud sont en première ligne face aux catastrophes. On l’a vu tout récemment au Népal, qui ne représente que 0,01 % des émissions de CO2 mondiales. Cette injustice climatique, est-elle synonyme d’une logique coloniale à l’œuvre de la part des pays riches ?

Yamina Saheb : Bien sûr. C’est en rejoignant le Giec que je me suis rendu compte de la colonialité de la science du climat. Je vous donne un exemple. Aujourd’hui, l’Afrique consomme beaucoup moins d’énergie que nous. Dans les projections, en 2050, nous consommerons toujours beaucoup plus qu’en Afrique : cela m’a amenée à qualifier les scénarios du Giec de colonialistes. De quel droit faisons-nous cette projection ? Nous n’avons pas été formés à l’égalité. Elle était où l’égalité quand l’Algérie était colonisée ? À l’époque, on avait inventé le concept qu’on allait les civiliser.

La transition énergétique ou climatique a aussi été conçue avec un esprit colonialiste. La voiture électrique ? D’où viennent donc les matériaux ? Ils viennent des pays du Sud. Et qui en profite ? C’est nous.

La neutralité carbone telle qu’elle a été conçue, ce sont des scénarios qui prévoient encore plus d’extractions dans les pays du Sud pour construire la pseudo-transition dans le Nord. On nous dit qu’en Europe, nous sommes les champions de la décarbonation, mais on n’a jamais réussi à faire décroître les émissions du transport et du bâtiment, parce que ça, on ne peut pas l’exporter ailleurs.

La voiture électrique va nous permettre de décarboner chez nous, mais en déplaçant nos émissions dans les pays du Sud, avec des impacts environnementaux et sociaux incroyables. La crise climatique, c’est la suite de l’esprit colonial ; la façon dont elle est étudiée est colonialiste, et les solutions qu’on propose ne peuvent être que colonialistes.

L’été 2026 a été très difficile, mais hélas, il n’est qu’un avant-goût des années à venir. Les gens ont peur. Comment se saisir de cette peur pour la transformer en espoir, en résistance ?

Magali Reghezza-Zitt : La question, ce n’est plus de savoir si on va décarboner, mais quand. On peut se raconter ce que l’on veut : on va être obligé de décarboner. On peut parfaitement y arriver à condition d’accepter d’abord de s’appuyer sur la science, et ensuite d’arrêter de penser dans des cadres qui ont été construits du XIIIe au XIXe siècle. Comment on construit un système politique, démocratique, idéologique nouveau ? Il faut parler de futur. Tout ça, c’est une politique, ça se joue dans les partis, dans les syndicats, etc. C’est de la politique parce que c’est notre capacité à vivre ensemble, à vivre collectivement.

Réchauffement climatique et contenu de nos assiettes

Pour freiner le réchauffement climatique en cours, la manière dont sera conduite de l’économie au niveau planétaire durant les prochaines décennies comptera beaucoup. Mais les choix de consommation qui relèvent du libre-arbitre de chacun d’entre nous compteront aussi. Pour se nourrir au quotidien, choisir le « flexitarisme » permettra à chaque personne de réduire le bilan carbone de son alimentation.

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Après les canicules et la sécheresse, que faire ? : table ronde avec Yamina Saheb, Alain Bihr et Amar Bellal

Après un été marqué par des canicules et des sécheresses hors normes, l’urgence climatique ne peut plus être pensée comme une simple parenthèse à gérer. Yamina Saheb, Alain Bihr et Amar Bellal interrogent les réponses immédiates à apporter, mais aussi les transformations économiques, sociales et démocratiques indispensables pour s’attaquer aux causes du dérèglement.

La sécheresse a touché l’ensemble de la France cet été. Le lac des Brenets, à la frontière franco-suisse, s’est retrouvé à sec dès le mois de juillet.
© Fabrice COFFRINI / AFP

Canicules à répétition, sécheresses, incendies : l’été 2026 a donné un avant-goût d’un dérèglement climatique appelé à s’intensifier. Mais comment éviter que l’adaptation à l’urgence ne serve de prétexte à renoncer à agir sur ses causes ? La climatologue Yamina Saheb, le sociologue Alain Bihr et Amar Bellal, coauteur du plan « climat-empreinte 2050 » du PCF, confrontent leurs analyses. Tous mettent en avant, au-delà des réponses techniques, la nécessité de transformer profondément nos modes de production, de consommation et d’organisation collective.

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Après cet été qui nous est apparu hors normes, sommes-nous vraiment entrés dans un nouveau régime climatique ? Continuer la lecture de Après les canicules et la sécheresse, que faire ? : table ronde avec Yamina Saheb, Alain Bihr et Amar Bellal

Climat : planifier, protéger, produire autrement – marchons le 26 septembre !

 

Publié le 03 septembre 2026

Canicules meurtrières, incendies dévastateurs, sécheresses, récoltes frappées, biodiversité détruite : l’été que nous venons de vivre, marqué par un mois de juillet le plus chaud de l’histoire de notre pays, confirme brutalement l’accélération du dérèglement climatique.

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« J’emmerde le Giec » : comment malgré les canicules le RN appuie sur l’accélérateur du réchauffement climatique

L’actualité de cet été, marquée par les canicules et les incendies, a poussé le Rassemblement national à revoir son discours flirtant avec le climatoscepticisme. Mais, dans ses votes et son programme, le parti agit comme un accélérateur du réchauffement climatique.

Lors de son grand oral au Sommet international des solutions à impact positif, en février à Paris, Jordan Bardella a récolté un zéro pointé.

Janvier 2024. Jordan Bardella a les sourcils froncés, le ton grave. Quelques mois plus tôt, le dernier rapport du Giec a annoncé « l’augmentation rapide de la fréquence et de l’intensité de plusieurs types d’événements météorologiques et climatiques extrêmes ». L’été précédent, plus de 200 000 hectares de forêts ont brûlé en Europe. À Bruxelles et Strasbourg, le pacte vert, série de mesures pour la transition écologique, bien que loin de répondre totalement au défi climatique, est discuté par les parlementaires. Continuer la lecture de « J’emmerde le Giec » : comment malgré les canicules le RN appuie sur l’accélérateur du réchauffement climatique

Vers un hiver difficile pour nos paysans

Qu’ils soient éleveurs, producteurs de céréales ou de fruits et légumes, le recul du revenu des paysans français ne va pas s’arrêter avec la fin de l’été. Le manque de fourrage va durer jusqu’au printemps pour les éleveurs d’herbivores et la baisse des rendements est importante chez les producteurs de végétaux alors que les coûts de production sont en hausse via le prix des engrais et des carburants.

Pour les éleveurs d’herbivores, à commencer par les bovins, la sécheresse qui dure depuis le milieu du printemps a pour principales conséquences de se traduire par un manque d’herbe dans les prés ce qui conduit à entamer dès l’été le foin destiné à l’alimentation hivernale des animaux. Continuer la lecture de Vers un hiver difficile pour nos paysans

Sainte-Soline : le modèle des mégabassines à sec et à l’épreuve des canicules In Reporterre

La réserve d’eau de Sainte-Soline a vu ses stocks intégralement évaporés par les fortes chaleurs de cet été. Un signe de fragilité qui questionne sur la capacité des mégabassines à aider l’agriculture face au changement climatique.

La Rochelle (Charente-Maritime), correspondance

Sainte-Soline, séchée par les canicules, est révélatrice de la fragilité des mégabassines face au changement climatique. Interdite de remplissage et d’utilisation depuis la décision de la cour d’appel de Bordeaux de décembre 2024, la réserve de substitution de Sainte-Soline s’était vue partiellement remplie par les pluies hivernales à hauteur de 50 000 m³.

Un volume conséquent qui s’est intégralement évaporé durant les deux premières canicules ! Rien qu’entre le 15 juin et le 20 juillet, 40 000 m3 — la consommation annuelle de plus de 900 personnes — ont été dissipés, pschit ! Continuer la lecture de Sainte-Soline : le modèle des mégabassines à sec et à l’épreuve des canicules In Reporterre

Sécheresse et changement climatique : adapter notre agriculture et la gestion de l’eau (PCF)

L’intensification des sécheresses comme des épisodes de précipitations extrêmes impose d’agir à la fois sur les causes du dérèglement climatique et sur ses conséquences.

Atténuation et adaptation sont indissociables. Avec son plan climat Empreinte 2050, le PCF propose de réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre et notre empreinte carbone, tout en adaptant notre agriculture, nos infrastructures et nos territoires. Continuer la lecture de Sécheresse et changement climatique : adapter notre agriculture et la gestion de l’eau (PCF)

« L’adaptation ne repose pas seulement sur l’agriculteur » Serge Zaka, agroclimatologue

Pour l’agroclimatologue Serge Zaka, l’agriculture française a atteint un point où l’adaptation ne peut plus se limiter à gérer les crises au coup par coup. Il appelle à un plan de long terme mêlant nouvelles filières, transformation des pratiques, restauration des sols et meilleure gestion de l’eau.

L’été 2026 montre les limites de notre modèle agricole.

Les canicules qui ont frappé le monde agricole cet été ne relèvent pas d’une crise dont les réponses pourront être ponctuelles. Serge Zaka alerte depuis longtemps sur l’absence de politiques de long terme. À ses yeux, il est urgent de s’adapter à l’horizon 2050.

Les canicules de cet été ont été qualifiées comme un nouveau « cap franchi » par le changement climatique. Est-ce le cas également pour l’agriculture ?

Serge Zaka, Ingénieur agronome, docteur en biologie, agroclimatologue

Quand on dit « franchir un cap », je parlerais plutôt scientifiquement de point de non-retour. Un écosystème est résilient quand, après un choc, il revient à son état initial. Mais depuis 2003 puis 2022, cette résilience devient de plus en plus difficile. Continuer la lecture de « L’adaptation ne repose pas seulement sur l’agriculteur » Serge Zaka, agroclimatologue

Les structures économiques de la Chine, harmonie et développement

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Franck est rentré hier de Chine, et, au vu de ce qu’il a emmagasiné nous allons avoir pas mal de réflexions qui porteront sur deux points essentiels: 1- nous sommes loin de comprendre ce qu’est la Chine et la nature de son modèle de croissance ce qui est traité ci-dessous. 2- nous devons nous mêmes réfléchir dans un tel contexte à ce que signifie le socialisme et nos capacités à dépasser la simple référence à une nécessaire ré-industrialisation. Tout à fait d’accord avec Franck et cela correspond d’ailleurs à l’exigence d’une ré-interprétation du passé de l’expérience socialiste ses exploits et ses échecs parce qu’il est évident qu’il y a dans le socialisme une force prométhéenne que l’on nous a appris à sous-estimer. (Danielle Bleitrach)

Publié par Franck Marsal

Comme cela était souligné dans un article récemment publié sur Histoire&Société, le développement commercial international de la Chine a commencé par des industries de main d’œuvre, le textile notamment. C’était « des millions d’ouvriers et ouvrières chinois avec des machines à coudre ». Il est vrai que, autant que sa souveraineté, la Chine doit son développement économique d’abord aux travailleurs, ouvriers, paysans, techniciens, ingénieurs …

Aujourd’hui, la Chine a considérablement changé, mais elle n’a pas abandonné ses premières industries et appuie toujours son développement sur ses travailleurs. Continuer la lecture de Les structures économiques de la Chine, harmonie et développement