Face à l’explosion des prix,le Gouvernement doit déclarer l’état d’urgence énergétique !

La guerre déclenchée par Washington et Tel-Aviv contre l’Iran n’est pas « là-bas ». Elle est déjà dans le porte-monnaie des Français.es. Elle vient s’ajouter au conflit en cours en Ukraine avec ses conséquences sur les peuples, bien au-delà des champs de bataille.

Même si la perspective d’un cessez-le-feu se concrétise, c’est déjà un tsunami budgétaire pour les ménages, mais aussi pour nos entreprises, nos collectivités et nos services publics. Notre pays fait face à un choc économique mondial.

Il faut agir, vite et fort !

Je demande au Premier ministre de décréter l’état d’urgence énergétique. Plus que jamais, il doit abandonner ses préjugés idéologiques qui nous emmènent collectivement dans le mur.
Même si la situation relative aux prix à la pompe pourrait s’améliorer dans les semaines qui viennent, nous le savons d’expérience, les baisses de prix sont toujours plus longues à se concrétiser que les hausses.

Face à la crise, il faut faire preuve d’audace et prendre des mesures exceptionnelles en bloquant les prix du carburant et en mettant à contribution l’industrie pétrolière.

Nous demandons :

  • De bloquer les prix à 1,60 € le litre pour l’essence sans plomb, à 1,50 € pour le gazole ;
  • De taxer immédiatement les bénéfices de l’industrie pétrolière, qui ont explosé, notamment dans le raffinage. Total Énergies a engrangé 65 milliards d’euros de bénéfices en 4 ans ! ;
  • D’annuler l’augmentation des certificats d’économies d’énergie, décidée par le Gouvernement et effective depuis janvier 2026, qui représente jusqu’à 6 centimes par litre ;
  • D’utiliser une part des réserves stratégiques pour faire baisser les prix et éviter les pénuries.

Pour redonner du pouvoir d’achat aux Français.es, redonner des marges de manœuvre aux entreprises, la bataille de l’énergie doit être menée sur tous les fronts.
Pour un juste prix, baissons tout de suite de 25 à 30% les factures d’électricité en baissant la TVA et en sortant du marché européen de l’énergie. L’Espagne et le Portugal l’ont fait ! Pourquoi la France continue-t-elle de satisfaire les oukases libéraux de Bruxelles ?

Retrouvons notre souveraineté pleine et entière sur l’énergie !

Soyons offensifs en renouant avec l’esprit d’une France qui bâtit, qui produit, qui innove, en assurant à nos concitoyens une qualité et un niveau de vie élevé tout en planifiant son économie et la transition écologique.
Aménagement du territoire, relocalisation de notre industrie, compétitivité en matière énergétique, formation, recherche… Pour relever tous ces défis, il faut arrêter de dire que nous n’avons pas d’argent, pas de richesses ou trop de dette et de fermer ainsi la porte à toute possibilité de se projeter dans l’avenir !

Soyons ambitieux et prenons le problème de l’énergie à la racine car cette question sera au centre de toutes les politiques économiques mondiales des 20 prochaines années. Certains, comme Donald Trump, mènent déjà la guerre en son nom. La guerre est désormais d’abord une guerre énergétique.

Protégeons toutes les sources d’énergie pour les mettre au service des peuples, du progrès, du climat et de la Paix.
L’énergie, aussi bien le pétrole, que l’électricité ou le gaz, n’est pas une marchandise comme les autres et encore moins un objet de spéculation. C’est un bien commun indispensable, autant pour sauver le climat que pour chauffer sa maison ou produire des biens.

Nous proposons de créer un pôle public de l’énergie, en réintégrant nos entreprises productrices et distributrices d’électricité, de gaz et de pétrole. C’est dans cet esprit que nous proposons la nationalisation de TotalEnergies.

Alors que nous fêtons cette année les 80 ans de la nationalisation des secteurs de l’électricité et du gaz, renouons avec l’ambition d’une réelle maîtrise publique de l’énergie.

De même, l’Etat doit changer de braquet pour planifier l’électrification des usages, sortir de l’ère du pétrole et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. C’est au cœur du plan Climat du PCF qui propose, entre autres :

  • Un mix énergétique décarboné reposant sur deux piliers : le nucléaire et les énergies renouvelables.
  • Changer d’échelle avec un programme nucléaire, en planifiant la mise en service de 20 réacteurs EPR2 et de 12 petits réacteurs modulaires d’ici 2050, tout en prolongeant la durée de vie du parc existant. Mesurons l’atout pour la France que représentent nos centrales nucléaires, première énergie décarbonée française, aux côtés des énergies renouvelables.
  • Un plan de décarbonation et de relocalisation de l’industrie pour renouer avec 12% d’industrie dans notre PIB d’ici 2035. Cela nécessitera l’électrification, le recours au biogaz et à l’hydrogène.
  • L’engagement d’un plan massif de rénovation thermique globale des bâtiments, visant jusqu’à 900 000 rénovations par an en 2032 avec un reste à charge nul pour les ménages les plus modestes.
  • Le développement prioritaire du rail et des transports publics, grâce à un investissement supplémentaire de 10 milliards d’euros par an dans le ferroviaire et la mise en place de la gratuité des transports publics urbains.

La France peut compter sur ses millions de travailleurs formés, sur ses ingénieurs, sur ses savoir-faire et ses services publics. Construisons l’avenir avec eux et arrêtons d’opposer les énergies !

La BCE, au sein de l’Union européenne ou la Caisse des dépôts, la Banque Postale, la Banque publique d’investissement en France sont les outils de financement pour de tels projets. Nous ne sommes pas seuls en Europe à réclamer de tels engagements.

Allons y, la liberté et l’indépendance de la France, comme de l’Union européenne, en dépendent !

Le 8 avril 2026,

Fabien Roussel

 


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