Les structures économiques de la Chine, harmonie et développement

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Franck est rentré hier de Chine, et, au vu de ce qu’il a emmagasiné nous allons avoir pas mal de réflexions qui porteront sur deux points essentiels: 1- nous sommes loin de comprendre ce qu’est la Chine et la nature de son modèle de croissance ce qui est traité ci-dessous. 2- nous devons nous mêmes réfléchir dans un tel contexte à ce que signifie le socialisme et nos capacités à dépasser la simple référence à une nécessaire ré-industrialisation. Tout à fait d’accord avec Franck et cela correspond d’ailleurs à l’exigence d’une ré-interprétation du passé de l’expérience socialiste ses exploits et ses échecs parce qu’il est évident qu’il y a dans le socialisme une force prométhéenne que l’on nous a appris à sous-estimer. (Danielle Bleitrach)

Publié par Franck Marsal

Comme cela était souligné dans un article récemment publié sur Histoire&Société, le développement commercial international de la Chine a commencé par des industries de main d’œuvre, le textile notamment. C’était « des millions d’ouvriers et ouvrières chinois avec des machines à coudre ». Il est vrai que, autant que sa souveraineté, la Chine doit son développement économique d’abord aux travailleurs, ouvriers, paysans, techniciens, ingénieurs …

Aujourd’hui, la Chine a considérablement changé, mais elle n’a pas abandonné ses premières industries et appuie toujours son développement sur ses travailleurs. Continuer la lecture de Les structures économiques de la Chine, harmonie et développement

Comment les colonies de vacances doivent se réinventer pour éviter leur disparition

NDLR de Démocrite: Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été en colo: enfant avec mes parents (encadrants pour les pionniers) puis à Labenne (devenu mon QG de l’été) et ensuite ado en camp des Eclaireurs-ses, pour continuer avec des camps de solidarité à l’étranger. C’est donc naturellement que dés 1979, je suis devenu animateur et très vite directeur le tout pendant 41 ans… Militant du droit aux vacances, je continue à prôner l’existence des séjours collectifs accessibles à toute et tous avec des encadrements répondant aux besoins de l’enfant d’aujourd’hui dans le cadre d’un véritable service public d’éducation (j’ai aussi été formateur socio-éducatif durant 30 ans).

Faute d’argent, d’envie ou du fait des craintes de leurs parents, les plus jeunes sont de moins en moins nombreux à partir en centres de vacances. Pour leur redonner le goût des séjours collectifs, les associations retravaillent leurs offres et revendiquent des politiques publiques consacrées aux temps de l’enfant.

Cent cinquante ans après leur invention par un pasteur suisse, qui voulait fortifier la santé de petits Zurichois en les menant à la campagne, les séjours collectifs pour enfants et adolescents ont toujours la cote. Trois quarts des Français en ont une bonne opinion.

Neuf personnes sur dix estiment même que les colonies de vacances, camps de jeunesse et de scouts permettent de découvrir de nouvelles activités, favorisent le vivre-ensemble, développent l’autonomie et contribuent à la déconnexion des écrans, selon une étude de l’Ifop pour des organisations de l’éducation populaire et du tourisme social publiée en juin. Un véritable plébiscite.

Pourtant, les colos attirent de moins en moins : entre 2018-2019 et 2024-2025, on recense 132 000 départs de mineurs en moins (- 9 %). « Sur la seule dernière année observée, le nombre de départs en séjours avec hébergement recule de 4 %, soit 50 000 départs en moins », constate le baromètre 2026 Vacances et activités collectives des 5-19 ans, établi par l’Ovlej (Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes) et le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie). Continuer la lecture de Comment les colonies de vacances doivent se réinventer pour éviter leur disparition

Une année de perte de revenu pour les paysans 

La violence  des incendies  et l’ampleur des dégâts causés  depuis quelques semaines  dans de nombreuses forêts continuent de faire la une de l’actualité. Au point  d’occulter les problèmes  que la sécheresse et les périodes de canicule  multiplient  dans la production agricole  en faisant  souvent  disparaître le revenu des paysans pour les mois à venir. 

Quand on produit du lait de vache, l’absence  d’herbe depuis des semaines  dans les prairies desséchées, jointe  aux effets négatifs de la chaleur, diminue la  production journalière de chaque vache laitière  et augmente le prix de revient  de chaque litre de lait. Continuer la lecture de Une année de perte de revenu pour les paysans 

Que nous cache-t-on derrière une aide aux achats d’engrais ? par Gérard le Puill

Gérard Le Puill

La sécheresse et les fortes canicules font chuter la production agricole en France tandis que les prix de vente ne couvrent pas les coûts de production. Mais la Ministre de l’Agriculture limite les aides gouvernementales aux achats d’engrais, lesquels doivent accompagner les semis de l’automne prochain, pour être récoltés en 2027.

Selon les chiffres fournis en juin par Eurostat, l’office statistiques de l’Union européenne, entre 2015 et 2025, le nombre de porcs élevés dans les pays membres de l’Union européenne a diminué de 8,9%, celui des bovins de 9,7%, celui des ovins de 12,2% et celui des caprins de 17,5%. Les accords de libre-échange que l’Union européenne a signé ces dernières années avec des pays tiers comme le Canada, le Mercosur, l’Australie, la Nouvelle Zélande, puis un nouvel accord avec les Etats-Unis en juin dernier, font reculer la souveraineté alimentaire dans l’Europe des 27. Continuer la lecture de Que nous cache-t-on derrière une aide aux achats d’engrais ? par Gérard le Puill

Réflexions supplémentaires sur l’économie chinoise : urbanisme, écologie et efficacité par Franck Marsal

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J’ai écrit cet article avant les incendies catastrophiques en Europe et particulièrement en Gironde, où des centaines de milliers d’habitants ont dû être évacués. Tous les pays vont connaître des catastrophes climatiques. Mais le contraste est saisissant entre la puissance d’action publique que nous percevons ici et l’impuissance organisée que nous observons en Europe. Et, nous devinons que cette puissance d’agir se déploie à deux niveaux, dans l’anticipation de la crise et dans la résolution de la crise elle-même – j’y reviendrai dans un article suivant en abordant la présence humaine qui ici, n’est pas supprimée par la technologie pourtant omniprésente. Juste un exemple, des camarades communistes de Gironde ont ressorti un tract de 1999, émanant de syndicalistes de Dassault et proposant que la France engage un programme de conception et de construction d’un nouvel avion bombardier d’eau. La proposition n’a été sérieusement étudiée par aucun des gouvernements successifs et est restée dans les cartons. Les propositions actuelles sont portées par des ingénieurs ayant créé des startups, et sont encore à l’heure des balbutiements. La Chine, à l’inverse, a développé un nouvel avion, le plus gros avions amphibie du monde, l’AG600 Kunlong. Cet avion est capable d’emporter par écopage (directement sur la mer ou sur un lac, donc très rapidement) 12 tonnes d’eau, le double du Canadair actuel. La France, elle, n’a rien anticipé concernant les méga-feux, qui ont frappé le monde depuis déjà quelques années, notamment en Californie et aux USA. Elle se trouve aujourd’hui totalement démunie. Nos pompiers sont trop peu nombreux et insuffisamment équipés (y compris en protection respiratoire, ce qui provoque de trop nombreuses hospitalisations). La France dispose pourtant de tous les savoir-faire nécessaire. Mais, à la différence de la Chine, l’intérêt de classe de la bourgeoise et de ses fondés de pouvoir fait obstacle à la mise en oeuvre des solutions. C’est l’enjeu du renversement du pouvoir de classe et de la construction d’une société socialiste, l’orientation validée par les communistes lors de leur récent 40ème congrès. .

Publié par Franck Marsal

J’ai expliqué précédemment le mode de développement de l’économie chinoise, par vagues successives de modernisation des outils de production. Ces vagues se recouvrent partiellement, mais l’économie voit constamment cohabiter l’ancien et le nouveau dans une dynamique de progrès général. L’ancien peut rester un certain temps en retard sur le nouveau, mais finit par être emporté dans une vague ultérieure. Cette vision dialectique du développement choisi forme aussi la base de la réponses chinoise aux crises écologiques. Il ne s’agit pas d’opposer le développement à l’écologie et à la qualité de la vie, mais de penser le développement afin qu’il apporte des solutions aux problèmes rencontrés.

Cela s’observe dans l’urbanisme et le schéma de développement des villes.

Le déploiement de l’urbanisme chinois est très intéressant et nous a frappé dès notre arrivée par sa structure. Les villes chinoises ont connu une énorme extension durant les dernières décennies. La population urbaine de la Chine a triplé au cours des 35 dernières années, passant de 310 millions d’habitants en 1990 à 947 millions aujourd’hui. Il a donc fallu loger dans les villes chinoises en 35 près de 10 fois la population totale de la France. Ces villes constituent aujourd’hui des ensembles urbains un cran au dessus de ceux de l’Europe. Sur le classement des 100 premières métropoles mondiales, l’ensemble de l’Europe en place 5, dans l’ordre Moscou (14 millions d’habitants), Londres, Paris, Madrid et St Pétersbourg. La Chine en place 17, dont 2 (Guangzhou – 30 millions d’habitants et Shanghai – 28 millions d’habitants) dans les 10 premières. L’essentiel de la croissance démographique de ces aires urbaines est désormais réalisée. Il est intéressant de voir comment celle-ci a été planifiée et gérée et comment la Chine entend désormais gérer progressivement gérer le renouvellement urbain afin d’améliorer la qualité de vie des habitants, selon le principe des villes « construite par et pour le peuple ».

La croissance accélérée des grandes métropoles soulève partout dans le monde des problèmes écologiques, sanitaires et économiques majeurs. On sait que, historiquement, les villes ont été installées par la plupart des civilisations sur les terres fertiles. L’extension des villes consomme donc ces terres fertiles. L’artificialisation massive de grandes aires urbaines crée également des problèmes de gestion de l’eau (rareté en période de sécheresse car connsommation excessivement concentrée) et inondations en périodes de pluies intenses car le sol a perdu sa capacité d’absorption.

La Chine n’a pas réglé ce problème en interdisant l’artificialisation des sols mais en la contrôlant. Les problèmes que nous essayons de résoudre de manière maladroite par des lois, comme la lutte contre l’artificialisation des sols, le maintien de la biodiversité et la bonne gestion de la ressource en eau, ont été réglés ici par la planification.

Dans toutes les villes que nous traversons, nous observons plusieurs aspects :

1) le centre historique est demeuré la partie relativement plus vétuste, entourée d’une périphérie qui frappe par son modernisme.

2) En première périphérie, se trouve un mélange de quartiers de bureaux, de parcs verdoyants et d’habitations.

3) En seconde périphérie, un mélange dominé par de vastes zones vertes, dont d’importantes zones agricoles, et parsemé de zones d’habitations, organisées par grappes, formant des villes nouvelles tout autour de la ville centre.

4) Les quartiers d’habitations modernes sont constitués de séries d’immeubles de 20 à 30 étages, quasiment tous climatisés, formant des ensembles homogènes

5) L’ensemble de ces éléments sont reliés par un réseau multimodal de transport et par un vaste réseau de larges routes et autoroutes. Les transports incluent un réseau de trains de banlieue rapides (jusqu’à 160 km/h) et de métro (à Shanghai, il est prévu que 58 % des habitants soient à moins de 10 minutes à pied d’une station de métro), complété par un vaste réseau capillaire d’autobus assurant la desserte fine.

Ainsi, les zones artificialisées sont limitées et réparties au milieu d’un espace vert à vocation écologique et agricole dominant à la périphérie des villes.

Cette organisation découle de plusieurs principes urbanistiques :

1) Ne pas laisser les villes s’étendre de manière sauvage mais maîtriser l’expansion urbaine

2) Créer des villes satellites, dans lesquelles on peut vivre, travailler et se divertir sans aller dans la ville-centre (« villes 15 minutes »)

3) Créer autour des villes centres des « ceintures vertes » et des « couloirs écologiques » obligatoires et très vastes, qui contribuent à la lutte contre la pollution, au maintien de la biodiversité, à la gestion de l’eau, à la sécurité alimentaire et à la qualité de la vie des habitants. La périphérie forme ainsi une zone intermédiaire entre l’urbain et le rural, sans l’étalement urbain des zones pavillonnaires que nous connaissons en France et plus généralement en occident.

La Chine a ainsi également développé un vaste réseau de trains à grande vitesse pour relier ces villes les unes aux autres. Ces trains sont rapides, nombreux. Ils permettent de se déplacer rapidement entre les grandes métropoles, mais n’oublient pas de desservir – quitte à perdre quelques dizaines de minutes sur le trajet global – des villes moyennes (de moins d’un million d’habitants à l’échelle de la Chine). Il est ainsi fréquent d’avoir un arrêt tous les 80 ou 100 km. La desserte est pensée dans son ensemble afin de répondre aux besoins globaux de la population. Les moyens (lignes, gares et trains) sont dimensionnés pour cela, avec un réseau, une quantité de rames et des dimensions de gares stupéfiantes. L’ensemble est opéré sans créer de concurrence artificielle entre les villes mais au contraire pour obtenir un développement cohérent et harmonieux entre elles.

Ce principe d’organisation permet également d’organiser une logistique, un système de transport et l’ensemble des éléments de vie sociale avec à la fois qualité et coût réduit, d’autant que l’ensemble du développement est pensé en amont. Au lieu d’opposer le développement à l’écologie, les deux sont pensés et déployés ensemble, par la planification de longue durée. Le problème du renouvellement des centres urbains plus anciens peut ensuite être abordé dans la durée, une fois que ces centres ont été désengorgés.

Comme on peut l’imaginer, cette organisation urbaine est à la fois qualitative, écologique et fonctionnelle. Elle répond à un double objectif d’harmonie et d’efficacité, très caractéristique de la culture chinoise. Dans la pensée chinoise, le passé n’est pas fétichisé. Il est une base pour s’ancrer dans le présent et se projeter dans l’avenir. Il n’y a pas d’opposition entre développement et écologie, mais nécessité de penser le développement afin qu’il résolve les problèmes écologiques. Il n’y a nulle part d’opposition non plus entre le riche patrimoine historique et culturel de la Chine mais articulation entre patrimoine, culture historique et modernité. Cette capacité à s’ancrer dans une culture millénaire pour penser la modernité et s’y adapter est tout à fait saisissante et elle plonge ses racines dans l’histoire longue de la Chine, qui, il y a déjà plus de deux mille ans, bâtissait des infrastructures tout à fait impressionnantes, comme le système d’irrigation et de contrôle des crues de Dujiangang, près de Chengdu ou le grand canal Hangzhou – Beijing.

La France a su aussi, a des périodes clés de son histoire, allier tradition et modernité, trouver en elle-même les ressources de son avenir par son inventivité et son esprit créatif. Ce fut une contribution essentielle des communistes, dans la période 1945 – 1946, que de jeter les bases d’une vaste modernisation de notre pays. Cela mena la France à établir le meilleur système de production électrique d’Europe,à maîtriser l’énergie nucléaire, à inventer le train à grande vitesse, à créer une industrie aéronautique de premier plan, à conquérir l’espace proche et à deux doigts d’inventer internet.

La France n’a pas perdu ses capacités, mais un vaste sursaut est nécessaire. Il devra s’appuyer sur la modernisation de 1945 mais aussi tirer les leçons du vaste recul dans lequel l’anti-communiste, le réformisme et le libéralisme nous ont enfermés depuis 50 ans.

Ce que nous disent les feux extrêmes… Par Patrick Le Hyaric

 

Par Patrick Le Hyaric, ancien directeur de l’Humanité.

Les lances à incendie des courageux pompiers apparaissent bien frêles face aux assauts des monstres de feu tentaculaires qui se déploient sans répit. Sans pitié, sans pause, ces flammes s’étirent, s’élargissent, changent de direction comme pour narguer les efforts humains visant à les dompter. Elles dévorent sans compter, s’épandent tantôt en coulées incandescentes, tantôt en hauts murs de feu de vingt à quarante mètres de haut, défiant même les vents naturels pour fabriquer leur propre courant de vents diaboliques, ravageant des champs, encerclant des villages entiers, s’attaquant aux maisons qu’elles enserrent dans de brûlantes tenailles.

Par milliers, elles jettent des familles sur les routes, sonnant l’alarme d’un drame jusqu’ici associé à de lointaines contrées : celui des réfugiés climatiques. Le dragon ne recule devant rien : il avertit qu’il peut neutraliser un aéroport, menacer une centrale nucléaire, détruire une centrale photovoltaïque, bloquer des usines, paralyser la circulation des trains, lécher de ses langues de feu la grande ville, bloquer l’activité économique et imposer le chômage technique. Il ignore les grilles et les murs. Il ne connaît aucune limite de propriété, ni les panneaux d’interdiction. Continuer la lecture de Ce que nous disent les feux extrêmes… Par Patrick Le Hyaric

Incendies en Gironde et dans les Landes : face au désastre, faisons vivre la solidarité nationale + Appel SPF

Le Parti communiste français exprime à nouveau toute sa solidarité avec les populations touchées par les violents incendies qui frappent la Gironde et les Landes, comme avec celles confrontées aux feux dans d’autres départements.

Nous adressons notre soutien aux personnes évacuées ou ayant perdu leur logement, leur véhicule ou leurs biens, ainsi qu’aux sapeurs-pompiers, personnels des services publics, bénévoles et habitantes et habitants mobilisés.

Dans cette situation dramatique, le PCF salue l’initiative du Secours populaire français, dont les bénévoles sont engagés auprès des populations sinistrées, parfois alors qu’ils sont eux-mêmes directement touchés par les incendies.

Le Secours populaire a lancé hier un appel national aux dons financiers afin de répondre aux besoins immédiats mais aussi d’accompagner les familles dans la durée. Continuer la lecture de Incendies en Gironde et dans les Landes : face au désastre, faisons vivre la solidarité nationale + Appel SPF

TotalEnergies : le profiteur de guerre engrange 11,2 milliards de dollars de bénéfice net en 2026, en hausse de 72 % sur un an

Le géant pétrolier TotalEnergies a enregistré un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars au 2e trimestre, de quoi doubler ses profits par rapport à l’année précédente. « La crise énergétique lui a largement bénéficié, tandis que des millions de ménages ont peiné à se fournir en carburant », ont réagi plusieurs organisations non gouvernementales, dont Greenpeace France et Réseau Action Climat, appelant à une taxation de ces bénéfices records.

Le géant pétrolier a engrangé un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars rien qu’au 2e trimestre. © Fourmy Mario/ABACA 

Lire aussi: Fabien Roussel (PCF) : « Profits de guerre, il est temps de nationaliser TotalEnergies ! »

L’habitude n’enlève rien au scandale. La société pétrolière TotalEnergies a de nouveau annoncé, jeudi 23 juillet, une explosion – ici un doublement – de son bénéfice net : 5,4 milliards de dollars au 2e trimestre, contre 2,7 milliards un an plus tôt. Les causes d’une telle trajectoire sont connues : le géant pétrogazier profite de l’explosion des prix – déjà élevés – des hydrocarbures suite à la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient. Continuer la lecture de TotalEnergies : le profiteur de guerre engrange 11,2 milliards de dollars de bénéfice net en 2026, en hausse de 72 % sur un an

Agriculture : une loi qui ne répond ni à l’urgence du revenu ni à celle de la souveraineté alimentaire

Présentée comme une réponse à la crise agricole, la loi d’urgence adoptée par le Parlement ne règle rien. Elle ne garantit aucun revenu supplémentaire aux agriculteurs et agricultrices et laisse intact le système économique qui oblige trop souvent les exploitants à vendre leur production à un prix inférieur à leurs coûts de production, à s’endetter pour rester compétitifs et à produire toujours davantage pour maintenir leur revenu. Continuer la lecture de Agriculture : une loi qui ne répond ni à l’urgence du revenu ni à celle de la souveraineté alimentaire

Les cliniques privées, un modèle à bout de souffle en passe d’exploser ?

Les hôpitaux du privé lucratif, qui soignent 9 millions de patients à travers le pays, alertent sur leurs déficits depuis des mois et la baisse des dotations publiques. Mais la financiarisation pèse lourd sur l’avenir de ce secteur devenu central dans l’offre de soins. Décryptage.

Devenus centraux dans l’offre de soin, les hôpitaux privés lucratifs ont vu leurs déficits se creuser rapidement.

Une main tendue. Fin juin, alors que le deuxième épisode de canicule s’abattait sur le pays saturant l’hôpital public, les cliniques privées, moins en première ligne, se sont dites prêtes à aider. « On est sur le pont, mais on peut encore prendre plus de malades. Il ne faut pas que la régulation du 15 nous oublie », avait déclaré Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP). Continuer la lecture de Les cliniques privées, un modèle à bout de souffle en passe d’exploser ?