
A six jours du premier tour des élections municipales, le PCF appelle ses militants et militantes, ses élu·es et ses sympathisant·es à amplifier le débat démocratique mené dans les 35 000 communes de France. Les derniers jours de campagne vont être déterminants alors qu’un tiers des électeurs et électrices se disent indécis et que l’abstention pourrait concerner des millions de Français·es.
Face à la dégradation de la situation internationale et aux risques d’embrasement généralisé du monde et dans le contexte de l’intervention militaire américano-israélienne en Iran et au Liban, les communes seront amenées à jouer, comme elles l’ont toujours fait, un grand rôle aux côtés de nos concitoyen·nes.
Les élu·es communistes, refusant l’économie de guerre que cherche à nous imposer Emmanuel Macron, portent des exigences démocratiques, de paix, de solidarité internationale et de coopération et des propositions concrètes pour protéger la vie quotidienne et le pouvoir d’achat des habitant·es de nos communes grâce au développement des services publics locaux.
Dans ce contexte, nous demandons au gouvernement de protéger les budgets de nos communes des effets de la guerre de l’énergie menée par Donald Trump et de garantir leurs capacités d’action immédiate en prenant des mesures urgentes de maîtrise et de blocage des prix de l’énergie.
Troisième force politique du pays dans ce scrutin avec des milliers d’élu·es municipaux et près de 600 maires, présent au quotidien dans les luttes des travailleurs et travailleuses, des citoyennes et citoyens dans tous les départements ruraux ou métropolitains, le PCF conduit plus de 700 listes et soutient des milliers de listes menées par d’autres formations politiques de la gauche et des écologistes.
Pour l’avenir de nos communes, nous appelons à battre partout la droite et l’extrême droite.
Elles ont en commun une gestion néolibérale qui se traduit systématiquement par une casse des services publics locaux et un recul brutal des politiques sociales de proximité. Elles organisent l’asphyxie du tissu associatif en multipliant les coupes budgétaires, détruisant ainsi la solidarité locale. Elles livrent nos communes à la spéculation, sacrifiant le logement social au profit d’un affairisme immobilier décomplexé.
L’extrême droite constitue quant à elle un péril mortel pour la France. Elle ne se contente pas d’aggraver les régressions sociales et démocratiques. Derrière une imposture sociale mensongère, elle porte un projet raciste et xénophobe qui divise les habitantes et habitants de nos communes et remet en cause les principes fondamentaux de la République.
Face à ces dangers, nous appelons à poursuivre et élargir partout les dynamiques de rassemblement autour des majorités de gauche sortantes pour répondre aux attentes des habitant·es, pour des politiques municipales, protectrices et émancipatrices, de développement de l’emploi et des services publics locaux, notamment en matière de santé, de culture, d’éducation, de mobilités, de logement.
À l’offensive contre les logiques du capital, nos majorités de gauche, fortes de la présence et de la détermination des communistes, démontrent au quotidien qu’une alternative à l’austérité est possible dès l’échelon local. Elles constituent de véritables pôles de résistance et d’alternative pour répondre aux attentes des travailleurs et travailleuses. Elles agissent concrètement pour soustraire la ville aux politiques de marchandisation, reprendre le contrôle démocratique sur les biens communs, arracher de nouveaux droits et prouver par les actes que la politique peut concrètement changer la vie.
Dans toute la France, les militantes et militants communistes ont œuvré au rassemblement des forces progressistes sur la base de projets défendant l’intérêt général et les services publics. Ils agissent pour la défense des communes et de leurs missions avec, toujours, la volonté d’apaiser le débat public et de construire des solutions concrètes, utiles au service de l’intérêt général.
C’est au soir du premier tour et avec l’ambition de faire gagner, partout en France, le maximum de listes portées par la gauche et les écologistes et pour ne donner aucun point d’appui à l’extrême droite dans notre pays, que se décideront, ville par ville et en lien avec notre exécutif national et les fédérations concernées, les choix de second tour.
Nous devons pour cela, dès le 15 mars, réunir les conditions du plus grand nombre de victoires possibles, en faisant élire ou en accordant les dynamiques les plus favorables aux candidat·es communistes et aux listes de gauche et écologistes. C’est notre objectif pour les six jours qui viennent.
Paris, le 9 mars 2026, Parti communiste français.
La liste Union de la gauche à Castelsarrasin!
En savoir plus sur DEMOCRITE "de la vie de la cité à l'actualité internationale"
Subscribe to get the latest posts sent to your email.