
Mardi 7 avril à Saint-Nicolas, l’élection de la présidence de l’intercommunalité Terres des Confluences a révélé bien plus qu’un simple changement de gouvernance : elle a mis en lumière une fracture politique profonde et préoccupante.
Si Thierry Jamain a été élu avec 42 voix, les 17 abstentions du Rassemblement national ont immédiatement donné le ton. Derrière une façade institutionnelle, les tensions se sont rapidement exprimées.
Dès l’élection de la première vice-présidence, R. Lopez, porte-parole des élus RN, a livré une intervention longue et agressive, mêlant ressentiment et menaces à peine voilées.
Loin de toute banalisation, l’extrême droite a montré son vrai visage : celui d’une force politique qui conteste, impose et cherche à peser, y compris en coulisse, en dehors des règles du jeu démocratique qu’elle prétend défendre.
La suite des votes a confirmé ce climat délétère : bulletins blancs en nombre, scrutins tendus, et jusqu’à des votes fantaisistes lors de la désignation des membres du bureau. Une situation indigne des enjeux et des responsabilités attendues.
Mais l’essentiel est ailleurs : malgré les alertes, le RN s’installe durablement dans le paysage exécutif local, bénéficiant de relais et de complaisances bien au-delà de ses rangs. Cette progression n’est pas anodine. Elle porte en elle des idées d’exclusion, de repli et de division qui menacent directement la cohésion de nos territoires.
Dans ce contexte, l’absence quasi totale d’une gauche de transformation — réduite à un seul élu — affaiblit gravement le débat démocratique et laisse le champ libre aux surenchères et aux ambiguïtés. Seule S. Laurent (divers centre) a rappelé que le RN « n’est pas un parti comme les autres » demandant un sursaut républicain.
Face à cette situation, l’heure est à la mobilisation. Les communistes appellent à un large rassemblement citoyen pour faire vivre une alternative sociale, républicaine et laïque. Nous refusons que Terres des Confluences devienne un terrain d’expérimentation de la banalisation de l’extrême droite.
L’heure n’est plus aux constats. Elle est au combat.
Maximilien Reynès-Dupleix, Secrétaire de la Section PCF Castelsarrasin, Valence & Lomagne
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